Le groupe Rothschild & Co (ex-Paris Orléans) souhaite renforcer sa gestion d’actifs à Londres et à New York. «Nous voulons diversifier notre offre en faisant monter en puissance Risk Based Investment Solutions (RBIS), notre société londonienne spécialisée dans les stratégies smart beta, explique à L’Agefi Jean-Louis Laurens, associé-gérant responsable de l’asset management du groupe». RBIS gère pour le moment 180 millions d’euros, contre 27,5 milliards chez Rothschild & Cie Gestion à fin 2015. Cette équipe de 14 personnes, dont un gérant bientôt basé à New York, décline les solutions algorithmiques développées par Abdelkader Bousabaa, responsable de la recherche. Au-delà de la gamme actions (un ETF lancé avec Source et des mandats), «nous allons créer un premier fonds obligataire et nous avons des réflexions pour une solution retraite», indique Jean-Louis Laurens. Rothschild veut aussi élargir le spectre de sa gestion new-yorkaise, dotée d’un nouveau patron depuis l’an dernier. Comme Rothschild & Cie Gestion, la branche locale Rothschild Asset Management est connue pour sa gestion active «de conviction», centrée sur les actions américaines. Une brique alternative complète désormais ses 5,8 milliards d’encours. «Nous avons déplacé le centre de gravité de notre multigestion alternative à New York en y recrutant une nouvelle équipe dont le responsable Shakil Riaz est devenu le CIO pôle alternatif du groupe», indique l’associé-gérant.
Legg Mason voit triple. Ce 22 janvier, le gestionnaire d’actifs américian a dévoilé trois opértions de croissance externe. D’abord, la société de gestion a annoncé, l’acquistion d’une participation majoritaire au capital de Clarion Partners, une société d’investissement indépendante spécialisée dans l’immobilier. Clarion Partners, dont le siège est à New York, gère environ 40 milliards de dollars d’actifs. Dans le détail, Legg Mason va débourser 585 millions pour acquérir 83% du capital de Clarion Partners. La direction actuelle de Clarion Partners conservera 17% du capital. De fait, l’ancien partenaire financier de Clarion Partners, à savoir Lightyear Capital, a décidé de céder l’intégralité de ses parts au capital de la société. L’opération devrait être finalisée au cours du deuxième trimestre 2016, précise Legg Mason dans un communiqué. A l’issue de la transaction, Clarion Partners opérera comme filiale immobilière indépendante de Legg Mason. Par ailleurs, Steve Furnary, actuellement président («chairman») et directeur général de Clarion Partners, conservera ses fonctions à l’avenir et officiera au sein du conseil d’administration de la société de gestion, indique Clarion Partners dans un communiqué séparé. En parallèle, Legg Mason a dévoilé deux autres opérations majeures visant à développer significativement ses expertises sur le terrain de la gestion alternative. Dans un premier temps, le gestionnaire d’actifs a annoncé l’acquisition d’une participation minoritaire au capital de Precidian Investments, une société spécialisée dans la création de produits et solutions innovantes sur le marché des ETF. Selon les termes de l’accord conclu, Legg Mason va acquérir 19,9% du capital de Precidian Investments, avec une option pour devenir actionnaire majoritaire dans le futur. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. A en croire Joseph A. Sullivan, président («chairman») et directeur général de Legg Mason cité dans un communiqué, Precidian Investments «est le partenaire parfait pour travailler avec Legg Mason sur le développement de produits dans le domaine en forte croissance des ETF». Enfin, Legg Mason a annoncé la signature d’un accord visant à combiner Permal, sa propre plateforme dédiée aux hedge funds, avec EnTrust Capital, un gestionnaire d’actifs alternatif et spécialiste des hedge funds basé à New York dont les encours s’élèvent à 12 milliards de dollars. «La combinaison de ses deux activités va donner naissance à une nouvelle société de gestion alternative d’envergure mondiale avec 26 milliards de dollars d’actifs sous gestion pro-forma et des actifs totaux de 29 milliards de dollars, indique Legg Mason dans un communiqué. La société disposera d’une offre diversifiée de produits d’investissement propriétaires avec un nombre significatif d’investisseurs institutionnels et très fortunés.» A l’issue de l’opération, Legg Mason détiendra 65% de la nouvelle structure, baptisée EnTrustPermal, tandis que le solde de 35% sera détenu par Gregg S. Hymowitz, cofondateur et «managing partner» d’EnTrust. Gregg S. Hymowitz deviendra d’ailleurs président («chairman») et directeur général d’EnTrustPermal. La nouvelle entité comptera une équipe de plus de 55 professionnels de l’investissement et plus de 150 produits à travers 18 stratégies d’investissement différentes. Cette opération devrait être finalisée mi-2016.
Quaero Capital entend passer à la vitesse supérieure. L’ex-Argos Investment Managers, qui a changé de raison sociale fin 2015, espère en effet porter ses encours sous gestion à plus de 2 milliards d’euros d’ici à trois ans, indique Thierry Callault, son directeur général. Selon L’Agefi, Quaero Capital affichait à fin décembre 633,5 millions d’euros d’actifs sous gestion, contre 352,1 millions un an plus tôt. Le gérant a collecté en net 226 millions d’euros, somme équivalente à la taille de son navire amiral, le fonds Argonaut. La société de gestion compte mettre en avant son fonds Family Entreprise et son fonds long/short actions européennes Equity GPS. Pour développer sa clientèle institutionnelle et gonfler ses encours en Suisse ainsi qu’en France, où sa filiale est agréée par l’AMF, Quaero entend accélérer le développement de son autre expertise dans les infrastructures.
Les actifs sous gestion de Third Avenue Management ont chuté de plus de 1 milliard de dollars cette année, six après la décision de la société de geler les remboursements de son « mutual fund » obligataire en pleine tourmente, rapporte le Financial Times. La société de gestion américiane supervisait 6,3 milliards de dollars à la fin de l’année 2015 mais des pertes d’investissemets combinées à des rachats nets de la part des clients ont, depuis, réduit ses actifs sous gestion à environ 5 milliards de dollars, selon trois sources proches du dossier. Third Avenue a décidé de fermer son fonds Focused Credit Fund après que ses encours soient passés de 3,6 milliards de dollars en juillet 2014 à moins de 800 millions de dollars.
A l’occasion de la publication de résultats préliminaires, Close Brothers Asset Management (Close Brothers AM) a fait état d’une chute de 13% de ses encours du 31 juillet 2015 au 31 décembre 2015. De fait, au 31 décembre 2015, ses actifs sous gestion s’établissent à 9,4 milliards de livres contre 10,8 milliards de livres au 31 juillet 2015. Un repli que la société de gestion attribue «aux mouvement de marchés négatifs et la cession» de certaines activités. Sur le plan commercial, la situation semble plus clémente. Si la société ne dévoile aucun chiffre, elle indique que «le pôle asset management a continué d’enregistrer de solides collectes nettes» au cours de la période sous revue. Il faudra attendre le 8 mars 2016, date de publication de ses résultats semestriels clos au 31 janvier 2016, pour en savoir davantage.
En 2015, l’effet négatif des marchés financiers ont pesé sur les résultats des sociétés de gestion, qui n’ont pas su attirer assez de souscriptions nettes pour contrer la baisse des performances. C’est ce que constate le consultant Casey, Quirk and Associates dans une récente étude, qui note que c’est l’année la plus difficile pour l’industrie de la gestion d’actif depuis la crise de 2008/2009. Les encours s’affichent ainsi en baisse à fin 2015, subissant une baisse de 2,4 % sur l’année, pour atteindre 65.000 milliards de dollars dans le monde, contre 67.000 milliards fin 2014. Les bénéfices sont également en baisse, de 2,9 % à 309 milliards de dollars contre 319 milliards un an auparavant. La baisse est également visible sur les marges d’exploitation médianes, qui se situent pour 2015 à 32 %, en baisse comparées aux 34 % de 2014.Les souscriptions nettes se sont établies en 2015 à 1,6 % du total des encours, contre 2,6 % en 2014. Pour la période 2015 à 2020, Casey, Quirk and Associates s’attend à ce que les flux nets se situent à 1,7 % en moyenne. Le consultant note que dans un environnement de faible croissance et de pression sur les frais facturés aux clients, les investisseurs individuels deviennent la principale source de revenu pour les sociétés de gestion. Ces derniers sont particulièrement attirés par les gestions passives et les ETF. Selon les données du consultant, ces produits ont attirés 747 milliards de collecte nette l’an dernier, contre 312 milliards pour les stratégies de gestion actives. Par conséquent, la part de marché des fonds de gestion passive est passé de 11 % en 2009 à 19 % en 2015.
La filiale de banque privée de Credit Suisse vient de nommer, avec effet au 1er janvier 2016, Christian Huber au poste de directeur des opérations («chief operating officer») pour l’Asie-Pacifique, selon Asian Investor. L’intéressé, qui était précédemment directeur des opérations et co-responsable de la banque privée pour Credit Suisse au Japon, remplace François Monnet, nommé en décembre responsable de la Grande Chine pour le groupe bancaire suisse. Basé à Singapour, Christian Huber est rattaché à Francesco de Ferrari, responsable de la banque privée de Credit Suisse en Asie-Pacifique. En parallèle, Masahide Ohashi, qui était co-responsable de la banque privée au Japon, devient désormais seul responsable de cette activité à Tokyo. En outre, Bryan Mark a été nommé directeur des opérations de la banque privée au Japon pour remplacer Christian Huber. Bryan Mark travaillait auparavant chez HSBC à Tokyo au poste de directeur des opérations pour le Japon.
Le britannique M&G Real Estate a promu Ng Chiang Ling au poste de directrice générale et directrice des investissements pour l’Asie en remplacement de Scott Girard, rapporte le site spécialisé Asian Investor. L’intéressée, qui prendra officiellement ses nouvelles fonctions à compter du 1er avril, a rejoint la société de gestion immobilière il y a deux ans en qualité de directrice des acquisitions. Elle restera basée à Singapour. Pour sa part Scott Girard restera au sein de la société jusqu’en septembre pour assurer une transition en douceur avant de retourner en Australie pour des raisons familiales.
A l’occasion de la conférence trimestrielle de Carmignac, Didier Saint-Georges, managing director et membre du comité d’investissement, a annoncé que le gérant français a collecté 917 millions d’euros l’an dernier. Carmignac Patrimoine, qui a engrangé une performance de 0,72% en 2015, contre +8,35% pour son indicateur de référence, a collecté 1,33 milliard d’euros, tandis que Carmignac Capital Plus et Carmignac Sécurité ont engrangé respectivement 444 et 249 millions. Carmignac Investissement a à l’inverse enregistré des sorties de capitaux à hauteur de 564 millions d’euros, tout comme Carmignac Emerging Patrimoine (-237 millions) et Carmignac Emergent (-258 millions).
Le ministre russe de l’Economie, Alexeï Oulioukaïev, a déclaré lundi avoir discuté avec son homologue français, Emmanuel Macron, de la possibilité que des banques françaises participent au financement du projet Yamal LNG. Ce projet de 27 milliards de dollars (25 milliards d’euros) est l’un des plus grands projets de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde et sa mise en production est prévue pour l’an prochain. Mais son financement a pris du retard en raison des sanctions internationales qui touchent le groupe russe Novatek, principal actionnaire du projet aux côtés du français Total et du chinois CNPC.
Déroger aux 35 heures «n’est plus une transgression», a déclaré lundi Manuel Valls en annonçant, sans plus de précision, que la future réforme du Code du travail modifierait le mode de rémunération des heures supplémentaires. L’ancien ministre de la Justice Robert Badinter a remis lundi au Premier ministre des propositions sur le futur Code du travail qui serviront de base à la réforme que présentera la ministre du Travail, Myriam El Khomri, le 9 mars prochain. Dans la législation actuelle, le taux minimal de majoration est de 10%.
La société de private equity américaine, JC Flowers a annoncé ce matin le rachat des activités australiennes et asiatiques de plates-formes de trading actions et de services technologiques de Chi-X Global. Elle va ainsi mettre la main, d’ici à la fin du premier trimestre de 2016, sur Chi-X Australia, Chi-X Japan et Chi-Tech Hong Kong. Et ce, pour un montant non déterminé. A la fin de l’année dernière, Chi-X Global avait déjà cédé Chi-X Canada au groupe Nasdaq.
Le climat des affaires en Allemagne a enregistré une baisse plus marquée que prévu en janvier, ce qui semble confirmer que les dirigeants d’entreprise de la première économie européenne commencent à s’inquiéter pour leurs perspectives d’exportation compte tenu du ralentissement à l’oeuvre dans les pays émergents. Selon l’enquête mensuelle publiée lundi, l’indice Ifo, calculé à partir d’un échantillon de 7.000 entreprises, est revenu à 107,3, après 108,6 en décembre. Les économistes interrogés par Reuters avaient anticipé en moyenne un indice à 108,4 pour janvier.
Le ministre belge des Finances Johan Van Overtveldt a jugé «inacceptable» le projet actuel de taxe sur les transactions financières (TTF), considérant qu’il n’a plus rien à voir avec la proposition de départ acceptée par la Belgique. «L’accord de gouvernement dit explicitement que la taxe doit se focaliser sur les actions et les dérivés ayant un caractère spéculatif, mais qu’une telle taxe ne doit pas avoir d’effet négatif sur l’économie réelle. Or, dans les textes actuellement sur la table, la sauvegarde de l’économie réelle est loin d’être garantie», estime Johan Van Overtveldt, membre du parti flamand N-VA. Il estime que la taxe dans sa forme actuelle affecterait les fonds de pensions et menacerait l’industrie financière belge. Il lui reproche aussi de risquer «d’augmenter le coût de financement de la dette publique». Enfin, la taxe serait «incompatible» avec le projet d’Union des marchés de capitaux. Le ministre précise toutefois que la Belgique poursuivra les négociations avec les neuf autres Etats impliqués - dont la France, l’Allemagne et l’Italie.
Les fonds d’obligations gouvernementales ont enregistré leur plus forte collecte nette hebdomadaire depuis un an : celle-ci atteint 5,1 milliards de dollars sur la semaine au 20 janvier, selon une note de BoA Merrill Lynch s’appuyant sur les statistiques d’EPFR. Ces flux illustrent l’inquiétude des investisseurs vis-à-vis des actifs risqués. Les fonds high yield et de dette émergente ont subi des rachats nets de 2,3 milliards et 4,9 milliards respectivement. Les fonds actions ont connu des sorties nettes de 2,8 milliards. Les 24 milliards de rachats nets sur les fonds actions depuis le début de l’année ne représentent toutefois que 0,3% de la totalité de leurs actifs sous gestion, souligne BoA Merrill Lynch.
La Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) a clos son premier emprunt de l’année, d’un montant de 3,5 milliards de dollars à 3 ans. La transaction a été conclue avec une marge de 49 points de base au-dessus de la courbe des swaps américains (soit 50,2 pb au-dessus du bon du Trésor américain de maturité 3 ans). BNP Paribas, Goldman Sachs, HSBC et Morgan Stanley dirigeaient la transaction, souscrite à 54% par des banques, suivies par les banques centrales et institutions officielles pour 36% et les gérants de fonds pour 10%. La Cades prévoit de lever l’équivalent de 24 milliards d’euros en 2016.
Les cours du pétrole ont bondi vendredi sur le marché new-yorkais Nymex en raison de l’arrivée d’une vague de froid aux Etats-Unis, qui a dopé la demande de produits raffinés et a obligé certains investisseurs à solder dans l’urgence des positions à découvert. Le contrat mars sur le brut léger américain WTI a gagné 9%, à 32,19 dollars le baril. Le Brent s’est adjugé 10%, à 32,18 dollars. Le baril de brut a ainsi regagné 15% en deux jours après la chute qui l’avait fait tomber sous le seuil des 30 dollars pour la première fois depuis 12 ans.
La Chine et l’Iran ont exprimé leur volonté de renforcer leurs relations bilatérales et de porter leur commerce à 600 milliards de dollars (550 milliards d’euros) dans les dix années à venir, a déclaré samedi le président iranien Hassan Rohani lors de la visite à Téhéran de son homologue chinois Xi Jinping. La visite a lieu une semaine après la levée des sanctions internationales qui pesaient sur l’Iran. Les deux pays ont signé dix-sept accords, dont la relance de l’ancienne route de la soie et la mise en place d’une coopération dans l’énergie nucléaire.
Standard & Poor’s a annoncé vendredi avoir relevé sa note souveraine de la Grèce, qui passe de CCC+ à B- avec une perspective stable. «D’ici la fin du mois de mars, malgré des divergences entre le gouvernement et ses créanciers, nous nous attendons à ce que la Grèce ait respecté les conditions attachées à son plan de soutien financier de 86 milliards d’euros, ce qui ouvrira la voie à des discussions sur un allègement de la dette», précise S&P. Elle constate aussi que l’économie grecque s’est révélée plus résistante que prévu. L’agence prévoit une «reprise plus solide» après 2016.
Les socialistes espagnols ont sommé samedi Mariano Rajoy, président du gouvernement de droite sortant, de tenter de former une nouvelle équipe ou de se démettre, tandis qu’ils ont refusé la proposition du parti de gauche radicale Podemos, lancée sans négociation préalable. Ils s’inquiètent en effet du referendum d’autodétermination promis par Podemos à ses alliés catalans. Rajoy avait créé la surprise vendredi en renonçant momentanément à former un gouvernement.
Marcelo Rebelo de Sousa, candidat de la droite, a remporté hier dès le premier tour l’élection présidentielle au Portugal, selon les résultats provisoires. Cette élection opère un retour de balancier politique: le président dispose du pouvoir de dissoudre le parlement et de démettre le Premier ministre, alors qu’un cabinet de gauche est entré en fonction fin novembre après des semaines d’instabilité et que l’économie du pays est encore convalescente.
Christine Lagarde, qui s’est portée candidate vendredi à un second mandat de directrice générale du FMI, a reçu de nombreux soutiens au Forum économique mondial de Davos. Le ministère britannique des Finances George Osborne a annoncé qu’il soutenait sa candidature. La France, l’Allemagne et l’Italie ont suivi. Plus significatif, la Chine, la Corée du Sud et le Mexique ont profité de Davos pour annoncer qu’ils soutiendraient la Française, écartant de fait la possibilité d’une candidature des grands pays émergents. Aucun pays n’a évoqué son renvoi devant la Cour de justice de la République dans l’affaire de l’arbitrage sur la revente d’Adidas en faveur de Bernard Tapie.