DNCA Finance a annoncé ce 22 janvier la promotion de Vincent Rémy au poste de directeur commercial France. Il supervisera les quatre clientèles couvertes par la filiale de Natixis :les conseillers en gestion de patrimoine-CGP (dont le directeur est Benjamin Leneutre), les réseaux spécialisés (avec à sa tête Alexandre de la Raitrie), les institutionnels (dirigé par Adrien Montigny), et l'épargne salariale (sous la direction d’Alban de Marignan). Vincent Rémy a rejoint DNCA Finance en 2013 pour prendre la direction de l'équipe commerciale institutionnels. Il a débuté sa carrière au CM CIC en 2010 en tant que commercial auprès des CGP, puis en 2011 auprès de la clientèle institutionnelle.
A la faveur de l’investiture de Joe Biden à la fonction suprême aux Etats-Unis, et la promesse d’une politique budgétaire et fiscale accommodante, les investisseurs continuent, à l’instar de la semaine dernière, de placer leurs encours dans des actifs qui profiteraient d’un retour de l’inflation. Selon les données du « Flow Show», le rapport sur les flux hebdomadaires de collecte de BofA Global Research, sur la semaine du 14 au 20 janvier, les sous-classes qui protègent de l’inflation, comme les obligations indexées, la gestion value, les actions financières ou du secteur de l'énergie, connaissent un regain d’intérêt depuis le début de l’année. A l’inverse, les fonds monétaires, les grandes capitalisations et le style de gestion actions croissances font partie des rares perdants. Dans le détail, les fonds actions ont collecté cette semaine 21,6 milliards de dollars nets, répartis entre les fonds indiciels cotés (13 milliards) et les fonds gérés activement (8,6 milliards). L’ensemble des zones géographiques a profité de ce mouvement : les fonds américains ont reçu un petit milliard de dollars, contre 1,3 milliard pour les européens, 1,5 milliard pour les japonais, et 4,1 milliards pour les émergents. Sur le principal marché mondial, les Etats-Unis, les fonds de petite capitalisation mènent la danse avec +1,7 milliard, suivis par les fonds «value», +1,0 milliard. A l’inverse, les fonds «croissance» ont rendu 0,9 milliard, et les fonds de grande capitalisation 6,2 milliards. Par secteur, les flux se sont dirigés vers les actions santé (2,4 milliards de dollars), les financières (2,3 milliards), la tech (2,0 milliards), ou encore l'énergie (1,6 milliard). Du côté des fonds obligataires, les fonds «investment grade» dominent toujours la collecte avec +8,5 milliards de dollars sur un total de 17,4 pour l’obligataire. Ils sont suivis par les obligations émergentes (4,3 milliards de dollars), les obligations municipales (1,8 milliard), et les obligations indexées sur l’inflation, pour qui le flux hebdomadaire d’un milliard de dollars est très important au regard de la taille de ce marché. A l’inverse, mécaniquement, les investisseurs ont quelque peu délaissés les obligations souveraines non-indexées, avec une décollecte de 0,1 milliard de dollars. De même, si les fonds monétaires avaient joué un rôle de refuge pendant la crise du Covid-19, ils sont désormais évités par les investisseurs, qui craignent un retour de l’inflation. Ils ont ainsi décollecté 13,5 milliards de dollars sur la semaine. A l’opposé, les fonds or ont collecté 1,6 milliard de dollars.
Les régulateurs hongkongais et thaïlandais, la Hong Kong’s Securities and Futures Commission et la Securities and Exchange Commission of Thailand, viennent de signer un accord de mise en oeuvre d’un protocole de distribution transfrontalier de fonds. Cet accord, nommé «Mutual Recognition of Funds», permettra d’ici six mois à un an aux véhicules des deux juridictions d'être distribués sur chacun des marchés. Hong Kong a déjà noué des partenariats équivalents avec la Chine et la Malaisie. La Thaïlande est pour sa part membre du marché commun de fonds «Asia Regional Fund Passport», qui l’unit à l’Australie, le Japon, la Corée du Sud, et la Nouvelle-Zélande.
Le gestionnaire d’actifs BlackRock a ouvert la porte à l’exposition d’au moins trois de ses fonds à la cryptomonnaie bitcoin. Selon des documents enregistrés auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme financier américain, la société de gestion a amendé jeudi la politique d’investissement de ses fonds BlackRock Strategic Income et BlackRock Emerging Markets Flexible Dynamic Bond Portfolio, tous deux compartiments du fonds BlackRock Funds V, ainsi que celle du fonds BlackRock Global Allocation.
Un troisième ETF investi dans des Spac (special-purpose acquisition companies) débarque à Wall Street, rapporte le Wall Street Journal. Le hedge fund Morgan Creek Capital Management et la fintech Exos Financial prévoient de lancer ce nouveau produit mardi, ont annoncé les deux sociétés. L’ETF Morgan Creek-Exos SPAC Originated ETF consiste en un mélange de sociétés qui se sont récemment introduites en Bourse en fusionnant avec un Spac, ainsi que des sociétés vides qui cherchent des start-up à introduire en Bourse. C’est le troisième ETF sur les Spac, les deux autres étant Defiance Next Gen SPAC Derived ETF et le SPAC and New Issue ETF, géré par Tuttle Tactical Management.
Kathleen Murphy va quitter la présidence de l’activité «personal investing» de Fidelity, rapporte le Wall Street Journal. Agée de 57 ans, l’intéressée prévoit de partir au milieu de l’année, selon une note aux salariés envoyée jeudi par la directrice générale Abigail Johnson. La société devrait nommer un successeur dans les mois qui viennent. Kathleen Murphy a l’intention de faire une pause avant de revenir chez Fidelity à un poste différent, mais qui ne sera pas du plein temps. L’activité «personal investing» supervise 3.600 milliards de dollars. Elle a plus que triplé ses actifs depuis l’arrivée de Kathleen Murphy en 2009. Dans une interview, Kathleen Murphy a indiqué qu’elle avait depuis longtemps en tête l’âge de 57 ans pour prendre sa retraite. Elle a approché la CEO concernant son intention il y a un an. Mais la pandémie de coronavirus a douché ses espoirs de partir immédiatement.
Seth Klarman, le fondateur du hedge fund Baupost Group, a écrit à ses clients que les politiques des banques centrales et les plans de relance des gouvernements ont convaincu les investisseurs que le risque «s’était simplement évanoui», laissant le marché incapable de remplir son rôle de mécanisme de découverte des prix, rapporte le Financial Times. Dans une lettre privée aux investisseurs de son fonds, lue par le FT, l’un des principaux investisseurs value se livre à une critique accablante du comportement des marchés. Seth Klarman critique la Federal Reserve pour avoir réduit les taux et inondé le système financier d’argent depuis la survenue de la pandémie, estimant que la décision de la banque centrale a rendu difficile de juger la santé de l’économie américaine. «Avec autant de plans de relance déployés, tenter de savoir si l’économie est en récession revient à essayer d’évaluer si vous avez de la fièvre juste après avoir ingurgité une grosse dose d’aspirine», écrit-il. «Mais, à l’instar des grenouilles dans de l’eau qui est lentement portée à ébullition, les investisseurs sont conditionnés à ne pas reconnaître le danger».
La Banque Postale Asset Management a annoncé ce 21 janvier cinq nominations au sein de ses équipes de gestion et de recherche. Sebastian Paris Horvitz, jusqu’ici directeur de la stratégie d’investissement de la région EMEA et de la gestion discrétionnaire de HSBC Private Bank Suisse, est ainsi nommé directeur de la recherche. Cet ex-économiste du FMI est rattaché à Vincent Cornet, le directeur de la gestion de LBPAM. Il a pour mission d’orchestrer les productions de l’équipe de recherche afin de fournir des réponses rapides et pointues en termes d’analyse de marché aux gérants et aux clients. Il veillera également à garantir une cohérence de vues pour accompagner les gérants dans leurs anticipations et dans la génération de performances. Alvaro Ruiz-Navajas est nommé gérant actions pour les fonds thématiques climat. Il arrive de BNP Paribas, où il était dernièrement gérant de portefeuille. Céline Karsenty est nommé responsable de la gestion de portefeuille au sein de la Direction Actifs Réels et Privés. Elle travaillait depuis 2007 chez HSBC, et était dernièrement gérante de portefeuille de dette LBO, financement de projet et financement export au sein des équipes de financements structurés. Julie Saing est nommé gérante dette immobilière au sein de la Direction Actifs Réels et Privés. Elle arrive de HSBC où elle travaillait depuis 2006. Elle y était depuis 2017 directrice associée au sein de l’équipe de financements structurés immobiliers.
Massimo Mazzini a été nommé administrateur délégué de Pramerica SGR, la société de gestion italienne dont Intesa Sanpaolo vient de prendre le contrôle à 100 %. Massimo Mazzini fait partie du groupe Intesa Sanpaolo depuis 2007. Il a occupé plusieurs postes à responsabilité au sein du pôle gestion d’actifs, tout en pilotant le développement international d’Eurizon, la société de gestion de la banque italienne. Actuellement, il est responsable marketing et développement commercial d’Eurizon, des fonctions qu’il conserve. Il est aussi président d’Eurizon Capital Asia, la succursale de Hong Kong, et membre du conseil d’administration de Penghua, l’un des principaux asset manager chinois dont Eurizon détient 49 %. Cette nomination est une étape supplémentaire dans le rapprochement de Pramerica SGR des activités de gestion d’actifs d’Intesa Sanpaolo, et plus particulièrement d’Eurizon. Intesa Sanpaolo a hérité de 65 % de Pramerica SGR, qui gérait 65 milliards d’euros fin 2020, lors du rachat d’UBI Banca l’an dernier. En début d’année, le groupe italien a acquis les 35 % qu’il ne détenait pas encore à l’américain Prudential Financial. «Nous sommes actuellement en discussion avec nos collègues de Pramerica afin de rapprocher davantage nos deux structures de gestion d’actifs », avait annoncé Saverio Perissinotto, l’administrateur délégué d’Eurizon, en novembre dernier, lors de la présentation des résultats du troisième trimestre. Eurizon pèse 335 milliards d’euros. Massimo Mazzini succède à Andrea Ghidoni, qi était administrateur délégué et directeur général de Pramerica SGR depuis 2015. Celui-ci reste dans le groupe Intesa Sanpaolo et devient directeur général d’Intesa Sanpaolo Private Banking.
La Financière de l’Echiquier (LFDE) va fêter ses trente ans avec le sourire. L’année 2020 fut pour elle historique en terme de collecte, avec un flux entrant net de 1,72 milliard d’euros. Avec un effet marché supplémentaire de 971 millions d’euros, les encours sous gestion de la firme s’élèvent désormais à 12,2 milliards d’euros contre 9,5 milliards fin 2019 (+28%). La collecte nette a été principalement alimentée par les fonds ISR, qui ont attiré 1,3 milliard d’euros. Avec 6 milliards d’euros d’encours sous gestion, l’offre représente près de 51% des encours totaux. Les fonds actions internationales et thématiques, parfois ISR, ont enregistré une collecte nette de plus de 900 millions d’euros en 2020. Sous un autre prisme, les stratégies small-mid cap Europe, qui peuvent également être ISR, ont elles collecté 1,1 milliard d’euros. LFDE souligne par ailleurs avoir réussi à convaincre les investisseurs en dehors de l’Hexagone, avec 36% de la collecte émanant de l’étranger, principalement d’Allemagne, de Suisse et du Benelux. Les clients institutionnels représentent, eux, près de 50% de la collecte.
J.P. Morgan Asset Management a annoncé ce 21 janvier avoir obtenu le Label ISR pour son fonds obligataire «flagship» JPMorgan Funds - Global Bond Opportunities Sustainable Fund. Ce fonds, géré par le directeur obligataire mondial Bob Michele et le directeur international de la gestion obligataire Iain Stealey, est investi de manière flexible dans 15 segments obligataires et dans plus de 50 pays.
Savills Investment Management (Savills IM) a annoncé ce 21 janvier avoir réalisé plus de 2,5 milliards d’euros de transactions dans le monde en 2020, dont environ 2,1 milliards d’euros en Europe et environ 457 millions d’euros en Asie. Au niveau mondial, les transactions incluent près de 1,7 milliard d’euros d’acquisitions et environ 833 millions d’euros de cessions, ce qui représente un investissement net de 842 millions d’euros. L’entreprise gère actuellement environ 21,2 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Savills IM a réalisé 74 transactions dans 14 pays en 2020, dont huit ont dépassé 100 millions d’euros. 2020 a été une année particulièrement favorable pour la plateforme logistique européenne de Savills IM, qui a atteint 4,7 milliards d’euros d’actifs sous gestion.
Loomis, Sayles & Company, une filiale de Natixis Investment Managers, a recruté Marques Benton en tant que responsable de la diversité, l'équité et l’inclusion (DEI). Il sera rattaché à Kevin Charleston, PDG de Loomis Sayles, et par John Russell, directeur des ressources humaines et avocat principal. A ce poste nouvellement créé, Marques Benton est responsable de l’exécution du plan stratégique diversité, équité et inclusion de la société de gestion. En coopération avec la direction, il aura la responsabilité d’attirer, développer et retenir des talents d’horizons variés, et d’interagir avec tout le personnel pour promouvoir une culture d’inclusion dans toute l’entreprise, explique la société. En intégrant Loomis Sayles, Marques quitte la Federal Reserve Bank of Boston, où il était vice-président et responsable de la diversité depuis plus d’une décennie.
L’autorité hongroise de réglementation des médicaments a donné son feu vert aux candidats vaccins contre le coronavirus du britannique AstraZeneca et le russe Spoutnik V, a déclaré jeudi le chef de cabinet du Premier ministre Viktor Orban. S’il obtient un accord d’expédition avec la Russie, la Hongrie deviendra le premier membre de l’Union européenne à recevoir le vaccin russe, reflet de l’empressement de la Hongrie à lever les mesures de confinement et relancer l'économie. L’autorité européenne de réglementation des médicaments n’a toutefois pas encore donné son feu vert pour Spoutnik V. L’Agence européenne des médicaments (EMA) n’a pas non plus approuvé le vaccin développé par AstraZeneca et l’Université d’Oxford, mais une décision est attendue le 29 janvier.
La Réserve fédérale (Fed) va commencer à réduire ses achats d’actifs à la fin de cette année, avant une première hausse des taux à la fin 2022, a estimé Ian Shepherdson, économiste à Pantheon Macroeconomics, lors d’une conférence. Selon lui, les Etats-Unis pourraient parvenir à une immunité collective au printemps, ce qui pourrait déclencher une frénésie de consommation chez les ménages, dont l'épargne est abondante. La hausse des loyers et le retour des tensions sur le marché du travail devraient en définitive inciter la Fed à retirer son soutien monétaire. Le rendement de l’obligation du Trésor américain à 10 ans s’inscrit en hausse de 1 point de base, à 1,099%, retrouvant quasiment son niveau de février 2020, avant la pandémie.
Emmanuel Macron a averti jeudi les étudiants français qu’aucun «retour à la normale ne peut être envisageable au deuxième semestre» de l’année universitaire en raison de l'épidémie de coronavirus, lors d’un dialogue avec des étudiants à l’université Paris-Saclay. Le chef de l’Etat a annoncé plusieurs mesures pour améliorer le quotidien et réduire la précarité des jeunes dans les universités, dont la possibilité, d’ici la fin du mois, pour tous les étudiants non boursiers et internationaux d’accéder à deux repas par jour à un euro dans les restaurants universitaires. Il a aussi annoncé que la France va investir 1,8 milliard d’euros dans les technologies quantiques sur les 5 prochaines années, avec un milliard d’euros de la part de l’Etat et 800 millions par des acteurs privés.
Le gouvernement se donne au moins une semaine supplémentaire pour déterminer si les mesures en vigueur pour contenir l'épidémie de Covid-19 en France sont suffisantes malgré la menace d’un variant du coronavirus plus contagieux, indiquent jeudi soir plusieurs médias, citant une source de Matignon. Interrogé sur TF1, Olivier Véran, le ministre de la Santé, s’est contenté de dire que le gouvernement saurait «bientôt (...) si le couvre-feu est efficace sur le plan national». Outre le couvre-feu, le gouvernement mise sur la campagne de vaccination lancée fin décembre. Olivier Véran a estimé que 1,3 à 1,4 million de personnes seraient vaccinées fin janvier en France alors que l’objectif initial était plutôt d’un million.
Columbia Threadneedle Investments a recruté Michaela Collet Jackson en tant que directrice de la distribution, Europe Moyen-Orient et Afrique (Head of Distribution EMEA). Elle dirigera les ventes et le service client à l’échelle régionale pour les canaux Wholesale, Institutional et Insurance et sera placée sous la responsabilité de Nick Ring, CEO EMEA, à partir du 21 mars prochain. Michaela Collet Jackson travaillait auparavant chez BlackRock, où elle était Managing Director, Deputy COO EMEA Distribution. Columbia Threadneedle Investments,est la division internationale de gestion d’actifs du groupe américain Ameriprise Financial. Elle compte environ 200 employés, dont 450 professionnels de l’investissement basés en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. Ses actifs géré s'élèvent à 425 milliards d’euros sous gestion pour le compte de tiers.
Le groupe Primonial a présenté ce 21 janvier ses résultats de collecte pour l’année 2020. La société de conseil, dirigée par Stéphane Vidal, a réalisé une collecte nette de 4,76 milliards d’euros sur l’exercice, amenant ses encours sous gestion à 50,66 milliards à fin décembre. La collecte en brute s'élève à 10,19 milliards d’euros. Les OPCVM représentent 6,15 milliards d’euros, principalement grâce à sa filiale La Financière de l’Echiquier (5,64 milliards). L’assurance vie et les comptes titres ont eux attiré 1,29 milliard d’euros. Enfin,la collecte immobilière s’élève à 2,35 milliards d’euros. Cela se partage entre la distribution des fonds immobilier retail de Primonial REIM (1,89 milliard d’euros), et les club deals immobiliers (458 millions d’euros). Pour le compte de clients particuliers, au travers des différents canaux de distribution (direct, indirect, et plateformes d’Assurances), le groupe Primonial réalise une collecte brute de 5,83milliards d’euros.
UBP a enregistré des souscriptions nettes de près de 9 milliards de francs suisses en 2020, soit un doublement par rapport à 2019. Cette collecte provient essentiellement de la clientèle privée dans les principaux marchés de la banque suisse (Suisse, Royaume-Uni, Moyen-Orient, Europe, Asie). «Ces apports importants ont permis de contrebalancer les effets de change négatifs sur la période (-CHF 7,3 milliards)», indique un communiqué. Les encours sous gestion sont ressortis à 147,4 milliards de francs suisses à fin 2020, en hausse de 5,1 %, soit 7,1 milliards de francs suisses. Les revenus de l’activité sont restés stables (+0,4%), à 1,071 milliard de francs suisses dans un contexte marqué par la détérioration de la marge nette d’intérêts due au recul des taux américains. Cette diminution de la marge d’intérêts (-CHF 74,6 millions) a pu être intégralement compensée par la croissance des commissions (+CHF 58,8 millions, +8,7%), liée à l’augmentation des avoirs sous gestion ainsi qu’à une forte activité transactionnelle de la part des clients, et également par les bons résultats enregistrés dans les opérations de change et de négoce (+CHF 22,9 millions, +27,3%), note la banque. Les charges d’exploitation sont en légère baisse (-0,9%) et totalisent 718,4 millions de francs suisses malgré «des investissements importants consacrés au digital ainsi qu’au recrutement de nouvelles équipes sur les marchés de croissance clés de l’UBP», selon le communiqué. Le résultat opérationnel progresse donc de 8,7%, tandis que le bénéfice net s’inscrit en retrait de 3,4% (+1,9% hors bénéfice exceptionnel). Il s’établit à 181,4 millions de francs suisses, contre 187,8 millions de francs suisses à fin 2019, qui intégrait une plus-value exceptionnelle liée à la vente d’un immeuble à Londres. Enfin, le coefficient d’exploitation demeure stable, à 67,1% (contre 67,9% à fin 2019). «L’UBP dispose de l’assise financière nécessaire à son développement en Suisse et à l’international», souligne un communiqué. Le total du bilan s’inscrit à 37,8 milliards de francs suisses au 31 décembre 2020 (contre CHF 32,8 milliards à fin 2019). Le ratio Tier 1, qui s’établit à 27,7%, est largement supérieur au minimum exigé par Bâle III et la FINMA. Le ratio de liquidité à court terme (LCR) s’élève, pour sa part, à 307,5%.
L’autorité hongroise de réglementation des médicaments a donné son feu vert aux candidats vaccins contre le coronavirus du britannique AstraZeneca et le russe Spoutnik V, a déclaré jeudi le chef de cabinet du Premier ministre Viktor Orban.
State Street a l’intention de se séparer d’environ 1.200 employés, a déclaré Eric Aboaf, vice-président exécutif et directeur financier du groupe américain, à l’occasion de la publication des résultats annuels 2020. Selon le site Pionline.com qui a écouté la conférence de résultats, le dirigeant a précisé que les emplois touchés faisaient partie du «middle management» et que les départs seront «partiellement compensés par l’internalisation d’activités et des embauches importantes au cours de l’année». «Cela vient en suppléments des réductions de postes de cadres supérieurs que nous avons réalisées il y a deux ans et à la baisse continue des postes subalternes rendue possible par l’automatisation de tâches et qui a été reportée en raison de la pandémie de Covid-19», selon une transcription de l’appel. Le groupe a enregistré une charge de 82 millions de dollars pour les indemnités de licenciement au quatrième trimestre dans le cadre de cette action, a-t-il déclaré
Morgan Stanley a enregistré des souscriptions nettes pour ses stratégies long terme (hors monétaires) de 41 milliards de dollars en 2020 pour son activité Investment Management. C’est bien plus que les 15,4 milliards de dollars affichés en 2019. Les encours sont ressortis à 781 milliards de dollars, contre 552 milliards de dollars fin 2019. Ses revenus nets sont restés relativement stables, à 3,7 milliards de dollars. Dans sa présentation, James P. Gorman, le PDG de Morgan Stanley, a annoncé que l’acquisition d’Eaton Vance en 2020, qui doit être bouclée au deuxième trimestre de cette année, doit permettre de créer une société de gestion de premier plan, avec des encours à 1.400 milliards de dollars.
Le groupe financier espagnol BBVA a trouvé un accord avec KKR pour revendre à ce dernier un portefeuille de prêts et d’actifs immobiliers de sa filiale Unnim etd’une valeur brute de 700 millions d’euros. L’opération a pour but de réduire l’exposition de BBVA aux actifs «non-productifs». Le portefeuille vendu au fondsKKR Private Credit Opportunities Partners se compose de prêts avec ou sans garantie hypothécaire et d’actifs immobiliers ayant été saisis. Ces trois dernières années, BBVA s’est délesté de nombreux portefeuilles de ce type. Le groupe espagnol a également cessé son activité immobilièreen 2018 et l’a revendue à Cerberus Capital Management.
Le groupe australien Perpetual Investment Management a annoncé avoir sélectionné State Street Corp. comme nouveau dépositaire et administrateur de son activité de gestion d’actifs. State Street fournira des services de conservation, de middle office, d’administration, de valorisation, de comptabilité et de reporting fiscal aux fonds proposés par Perpetual au cours du premier semestre 2021. Le groupe américain remplace RBC, dépositaire de Perpetual depuis 20 ans, mais qui compte se retirer du marché australien
David Tovey, gérant principal des fonds actions européennesBSF European Absolute Return et BSF European Opportunities Extension, va quitterBlackRocken avril après 23 ans passés au sein du gestionnaire américain, rapporte le média espagnol RankiaPro. Stephanie Bothwell, récemment nommé gérante, remplacera David Tovey aux côtés de Stefan Gries, co-gérant du fonds BSF European Absolute Return (2,4Md€d’encours au 20 janvier 2021), et de Christopher Sykes, co-gérant du fonds BSF European Opportunities Extension (940M€ d’encours au 20 janvier 2021). En décembre 2020, Matt Williams, alors administrateur et stratégiste produits sur les actions européennes de BlackRock, avait quitté la firme américaine pour rejoindre GAM Investments au poste de responsable des spécialistes de l’investissement en actions.
BlackRock a mis à jour ses principes et des lignes directrices de vote pour 2021 au niveau mondial. Parmi les principaux changements mis en place par le gérant américain qui a pris un virage «responsable» pour ses investissements l’an dernier, figurent des ajustements de sa position sur le risque climatique, le lobbying, la diversité et l’inclusion ainsi que sur l’intégration des intérêts des principales parties prenantes dans le processus décisionnel de l’entreprise. BlackRock explique que ces ajustements sont guidés par le fait qu’il attende des entreprises qu’elles alignent leurs activités sur l’objectif de limiter le réchauffement climatique à un niveau bien inférieur à 2 degrés Celsius et d’atteindre un niveau d'émissions de carbone nettes nul à l'échelle mondiale d’ici 2050. Ainsi, il compte renforcer son dialogue sur le risque climatique avec les 1000 entreprises de sa» liste prioritaire» et «envisager des actions de vote accéléré si la substance des engagements et des publications liés au climat des entreprises ne répond pas à nos attentes» Il estime aussi que les facteurs liés au développement durable ont un impact positif sur la capacité des entreprises à générer des rendements à long terme, ajustés en fonction des risques. Ses ajustements se basent aussi sur son analyse de l’impact de ses votes sur le comportement des entreprises. BlackRock a en effet relevé que lorsque les propositions des actionnaires en matière d’environnement et de social reçoivent un soutien important, les entreprises ont tendance à répondre à la demande formulée dans la proposition (même lorsque la proposition ne reçoit pas un soutien suffisant pour être adoptée). C’est ce qu’a constaté BlackRock, par exemple lorsque les résolutions ESG des actionnaires ont reçu 30 % ou plus de votes de soutien, 75 % des sociétés ont répondu. Lorsque le soutien à la proposition se situait entre 30 et 50 %, 67 % des entreprises répondaient entièrement ou partiellement à la demande formulée dans la proposition. Et enfin, lorsque les propositions des actionnaires en matière d’ESG ont reçu un soutien de 50 %, les entreprises ont agi pour répondre à la demande dans 94 % des cas.
Santalucía Asset Management, boutique de gestion de l’assureurespagnolSantalucía, a enregistré auprès du régulateur hispanique CNMV un fonds investi en ETF répliquant des indices d’actions américaines, rapporte l’agenceEuropa Press. Le fonds Santalucia Renta Variable EEUU Cubierto est ainsi le premier produit de la société de gestion focalisé uniquement sur le marché actions US. L’exposition aux ETF répliquant des indices d’actions US peut atteindre 100% tandis que le fonds se laisse la possibilité d’investir directement, à hauteur de 25% en actions de moyenne et grande capitalisation d’entreprises américaines ou basées dans des pays de l’OCDE, soit en obligations publiques et privées. Santalucía gérait 3,6 milliards d’euros fin 2020, incluant les 1,4 milliards d’euros d’encours gérés via les fonds deSantalucía AM.
Perial Asset Management a annoncé avoir réalisé une collecte brute de 500 millions d’euros sur l’année 2020 au sein de ses quatre SCPI ( société civile de placement immobilier). Cette collecte a été intégralement investie dans l’acquisition de 23 nouveaux immeubles, avec recours au crédit, pour un volume global d’investissement de 815 millions d’euros. Les investissements déjà réalisés s'élèvent à 640 millions d’euros, auxquels s’ajoutent 175 millions engagés, qui seront investis début 2021. La firme a également réalisé 150 millions d’euros de cessions sécurisées en 2020, réparties entre 126 millions de ventes actées, et 24 millions sous promesse. Les encours sous gestion s'élèvent désormais à 5 milliards d’euros.