Dans un entretien à L"Agefi suisse, Alain Bruno Lévy, avocat au barreau de Genève, s"étonne de l"attitude très active de la Finma (Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers) dans le cadre des problèmes rencontrés par UBS aux Etats-Unis et estime que «l"interprétation de la notion de fraude va probablement évoluer. On sera peut-être plus enclin à admettre l"existence d"une fraude si la volonté de donner l"entraide est plus forte, mais cela devra vraisemblablement passer par une modification du droit suisse». En outre, la distinction entre évasion et fraude fiscale «va difficilement résister. Mais cela aura également des conséquences pour la Suisse. Le système interne devra être changé et les moyens d"investigations des administrations fiscales nationales seront probablement renforcés. Mais si nous sommes les seuls à le faire, les conséquences seront graves pour la place financière suisse, en termes d"emplois et de développement futur. Des capitaux migreront vers des cieux plus cléments».
Globalement, les sociétés de gestion allemandes ont accusé en 2008 des remboursements nets de 27,79 milliards d’euros, selon les statistiques du BVI. Mais la dispersion des résultats atteint en la matière presque 24 milliards d’euros, d’après les calculs de l’agence Kommalpha. Le champion toutes catégories des souscriptions nettes a été le spécialiste des ETF du groupe Deutsche Bank, db x-trackers, qui a littéralement aspiré 13,5 milliards d’euros, battant très largement le deuxième, BGI (Deutschland), qui a levé 4,16 milliards nets avec ses ETF de la marque iShares. Le troisième est Universal-Investment, avec des souscriptions nettes de 3,18 milliards d’euros, devant Deka (Luxembourg) avec 2,95 milliards et ETFlab, la filiale ETF de Deka, avec 2,53 milliards d’euros. Kommalpha fait aussi ressortir que Carmignac Gestion Paris figure en quatrième position des sociétés de gestion non-allemandes, derrière db x-trackers, Deka Luxembourg et cominvest Luxembourg (Commerzbank), avec 1,28 milliard d’euros.Des sorties nettes particulièrement fortes ont été accusées par DWS Luxembourg (10,42 milliards); DWS Allemagne (8,35 milliards), Pioneer AM (6,55 milliards), Allianz Global Investors (AGI, 6,42 milliards) et AGI Luxembourg (3,49 milliards).
Le Fonds de stabilisation des marchés financiers (SoFFin) a refusé vendredi de venir en aide à la HSH Nordbank qui n’a pas respecté son engagement d’augmenter à 7 % son ratio de fonds propres en échange de la garantie fédérale de 30 milliards sur ses obligations qui avait été accordée en novembre, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung.Mardi, les gouvernements de Hambourg et du Schleswig-Holstein devront décider d’assumer seuls, ou éventuellement avec le capital-investisseur Christopher Flowers, les aides nécessaires. Les 15 caisses d'épargne du Schleswig-Holstein qui détiennent 15 % de la HSH Nordbank, ont indiqué qu’elles souhaitent vendre leur participation et récupérer le montant du prêt de 105 millions octroyé à la banque lorsqu’il arrivera à échéance dans quelques semaines. Selon les informations du journal, Berlin favoriserait la création d’un holding de droit public auquel les Landesbanken apporteraient chacun leur bad bank, avec un volume de titres toxiques de potentiellement 600 milliards d’euros.
Les trois quarts des certificats de dépôts vendus frauduleusement par Sir Allen Stanford pour 8 milliards de dollars étaient distribués en Amérique latine, rapporte le Financial Times. Les Vénézuéliens en étaient les plus gros acheteurs.
L’agence Kommalpha constate sur la base des statistiques de l’association allemande BVI des sociétés de gestion que sur la chute de 155,3 milliards d’euros de l’encours des fonds allemands en 2008, l’effet de marché, mais aussi les coûts de transaction et administratifs ainsi que les commissions de banque dépositaire et les frais d’audit et de publication ont rogné 127,51 milliards d’euros, puisque les remboursements nets ont porté sur 27,79 milliards d’euros. Les fonds les plus sinistrés par le marché ont été ceux d’actions, puisqu’ils ont affiché des moins values de 94,7 milliards d’euros pour des sorties nettes de 2,27 milliards d’euros sur un encours qui a plongé à 133,55 milliards, c’est-à-dire à un niveau inférieur à celui des fonds obligataires (143,4 milliards contre 148, 1 milliards) qui ont bénéficié pour leur part d’un effet de marché positif de 19,71 milliards.Quant au match Allemagne/Luxembourg, il a tourné l’an dernier à l’avantage, si l’on peut dire, de la première : en effet, les souscripteurs allemands n’ont retiré «que» 11,1 milliards d’euros des fonds de droit allemand, alors qu’ils ont demandé des remboursements nets de 15,28 milliards aux fonds de droit luxembourgeois. Finalement 2008 aura été l’année de la gestion passive, avec la marche triomphale des ETF, qui ont collecté en net quelque 24 milliards d’euros répartis sur db x-trackers (Deutsche Bank), iShares (BGI), ETFlab (Deka) et comstage (Commerzbank). Les fonds de fonds ont collecté 9,26 milliards d’euros en net, ce qui apparaît décevant compte tenu de de l’introduction au 1er janvier 2009 du prélèvement libératoire (withholding flat tax) et le «champion secret», pour Kommalpha est la catégorie des fonds garantis, qui a réussi à drainer 6,12 milliards d’euros, ce qui a presque neutraliser l’effet de marché négatif de 6,78 milliards.
Selon les proches du dossier, Citigroup Inc est en pourparlers pour obtenir une forte augmentation de la participation de l’Etat dans son capital, rapporte The Wall Street Journal. Ces négociations peuvent encore échouer, mais il est question que le gouvernement prenne jusqu'à 40 % sans que cela coûte un cent supplémentaire au contribuable, mais les autres actionnaires se trouveraient évidemment dilués. Il s’agirait en fait de transformer une grande partie des 45 milliards de dollars d’actions préférentielles détenues par Washington en actions ordinaires. Les dirigeants Citigroup, qui préféreraient limiter la participation de l’Etat américain à 25 %, auraient l’intention de persuader les fonds souverains de Singapour (GIC), d’Abou Dhabi et du Koweit d’accepter également la conversion d’une partie de leurs actions préférentielles en actions ordinaires.
Il faut s’attendre à une détérioration rapide de la qualité de crédit des entreprises américaines en 2009, estime l’agence Standard & Poor’s dans une étude justement intitulée «Le pire est peut-être encore à venir pour la qualité de crédit du corporate US en 2009". En janvier 2009, on a déjà dénombré 1 seul relèvement de notation pour 10 dégradations. Sur l’ensemble de l’année, les défauts pourraient plus que doubler et s’inscrire à des niveaux proches de leurs records. Tout au long de l’année, la qualité de crédit sera notamment déterminée par un environnement économique toujours très négatif qui va déprimer les performances des entreprises et des conditions toujours difficiles sur les marchés de crédit qui ne vont pas aider les entreprises notées en catégorie spéculative. En outre, la qualité de crédit des entreprises se trouve peut-être dans la période récente à ses plus bas niveaux.Il reste que dans les cycles passés, les défauts ont toujours atteint leurs plus hauts niveaux quelques mois après la fin de la récession. Ce qui renforce la conviction de Standard & Poor’s que, même si la récession devait se terminer vers la fin 2009, la détérioration de la qualité de crédit pourrait persister en 2010.
Selon L’Agefi, les secteurs les plus exposées à la récession et aux tensions de liquidité comme l’automobile, l’immobilier et les cycliques (notamment, la construction), sont aussi les plus les actifs sur le marché primaire où cinquante milliards d’euros d’augmentations de capital ont déjà été annoncées.
Depuis le début de 2009, les marchés des actions et des obligations ont divergé. Les investisseurs ont acheté des dizaines de milliards de dollars d’obligations d’entreprises pendant que le Dow Jones tombait à son plus bas depuis octobre 2002, note The Wall Street Journal. Les mutual funds obligataires, y compris ceux spécialistes du haut rendement, ont enregistré depuis le début de l’année une augmentation de leur encours de 15,5 milliards de dollars pendant que les fonds d’actions drainaient 6,04 milliards, selon AMG Data Services. Depuis janvier 2008, les fonds d’actions ont perdu 194,3 milliards de dollars d’encours pendant que les fonds d’obligations d’entreprises enregistraient des souscriptions nettes de 35,95 milliards. Il est sûr que certains investisseurs auront fait de mauvais paris. Le rendement à deux chiffres des junk bonds est certes attrayant, mais le taux de défauts augmente : Moody’s prévoit qu’il va presque quadrupler à un record de 16 % pour 2009. Cependant, les taux de recouvrement sont intéressants. Chez KDP Advisor, on s’attend que les porteurs d’obligations General Motors Corp récupèrent 33 % en cas de faillite, contre 20 % sur le marché actuellement.
Les actionnaires de Yoigo sont en pourparlers avec le capital-investisseur britannique Doughty Hanson en vue de lui céder une participation minoritaire dans le quatrième opérateur de téléphonie mobile espagnol, rapporte Expansión. L’idée est surtout de ramener la participation de TeliaSonera en dessous des 50 % pour que le géant nordique n’ait plus à consolider les pertes, qui se sont élevées à 102,6 millions d’euros pour 2008. Les autres principaux actionnaires de Yoigo sont ACS (17 %), FCC (3,4 %) et Telvent (3 %).
D’après Mercer, les fonds de pension belges ont affiché une perte moyenne de 25,2 % en 2008. L’allocation aux actions a baissé de 8,65 points pendant que celle aux obligations s’accroissait de 10,13 %, indique IPE.Willy Santemans, «principal» de Mercer à Bruxelles, précise que la performance moyenne annuelle des fonds de pension belges a été de 1,1 % sur cinq ans, de 1 % sur 10 ans et de 4 % sur 15 ans.
Les banques espagnoles résistent car elles bénéficient notamment d’un système de «provisionnement dynamique», estime S. Lebayon, chercheur à l’OFCE, dans le cadre de cette contribution à Newsmanagers.L’Espagne est en récession depuis le troisième trimestre 2008. La chute est brutale pour ce pays qui caracolait encore à 3,7% de croissance en 2007. La situation des finances publiques s’est franchement dégradée : après un excédent de 2,2% du PIB en 2007, le gouvernement prévoit un déficit de 3,4% en 2008 et de 5,8% en 2009, en lien avec l’effondrement immobilier, l’explosion du chômage (14,4% fin 2008) et les mesures de relance. En 2008, les mesures ont surtout profité aux ménages (baisse d’impôts...), tandis qu’en 2009 les entreprises et l’investissement seront privilégiés (infrastructures, avances de trésorerie...). Au final, ces plans de relance se monteront à 2,7 points de PIB en 2008 et 2009. Face à la dégradation des comptes publics et aux mauvaises perspectives de croissance, amplifiées par l'éclatement de la bulle immobilière, Standard & Poor’s a abaissé la note de la dette publique de l’Espagne de AAA à AA+ à la mi-janvier 2009, Moodys et Fitch ayant pour l’instant laissé leurs notes inchangées. Comme ses partenaires européens, l’Etat espagnol a adopté plusieurs mesures durant l’automne pour soutenir les banques : garanties pour les nouveaux prêts bancaires (jusqu'à 100 milliards d’euros), hausse de la garantie sur les dépôts (qui passe de 20 000 à 100 000 euros) et création d’un fonds doté initialement de 30 milliards pour le rachat d’actifs aux banques (19 milliards ont pour le moment été dépensés). Malgré la hausse du taux de défaut sur les crédits (faillites de promoteurs ou d’entreprises du BTP, défauts de paiements des ménages), les banques espagnoles ? peu exposées aux crédits subprime- ont bien résisté en 2008 à la crise financière internationale et au ralentissement immobilier domestique. Le système de provisionnement dynamique imposé par la Banque d’Espagne qui les oblige à constituer des provisions dès l’octroi de crédits (ie avant l’apparition d’impayés), permet de limiter le provisionnement en cas de ralentissement conjoncturel. Cependant, si la crise persiste et que les défauts s’amplifient, les résultats des banques en pâtiront nécessairement. S. Lebayon/OFCE
Selon les dernières statistiques de la Banque d’Espagne, l’augmentation des dépôts auprès des banques a porté sur presque 78,1 milliards d’euros. Dans le même temps, les remboursements nets des seuls fonds de valeurs mobilières, d’après les calculs de l’association Inverco des sociétés de gestion, avait porté sur 69,53 milliards d’euros.
Selon les Echos, les avocats des investisseurs français lésés dans l’affaire des fonds luxembourgeois liés à Madoff ont multiplié les procédures la semaine dernière contre la banque suisse UBS. «Mais celle-ci résiste toujours. D’autant que la commission de surveillance du secteur financier lui a retiré la maîtrise de la sicav luxembourgeoise Luxalpha», souligne le quotidien. BNP Paribas a essayé à son tour, selon Bloomberg, «d’obtenir devant le juge à Luxembourg le paiement d’un ordre de rachat de 1,05 million d’euros passé le 10 novembre sur Luxalpha et d’un autre de 1,5 million d’euros concernant le fonds Groupement Financier», ajoute les Echos.
Intesa Sanpaolo et UniCredit ont déclaré qu’ils étudieraient les «Tremonti-bond», rapporte Il Sole. Ces titres hybrides (convertibles en actions seulement sur demande de la banque) émis par les établissements de crédit et souscrits par le ministère de l’Economie ont pour objectif de renforcer le capital Core Tier 1 des banques cotées en Bourse et donc de faciliter les crédits aux entreprises.
Dans un entretien à L"Agefi suisse, Colleen Denzler, gérante chez Janus Capital, estime qu» »il y a clairement une demande pour les obligations à haut rendement. Nous avons d"ailleurs enregistré une entrée nette d"argent frais au cours de ces trois derniers mois. Les investisseurs restent toujours attirés par un coupon élevé, surtout en période de crise. Et, pour ceux qui sont encore réticents face au marché actions, les produits high yield permettent de les rémunérer en attendant la reprise ».
Dans un entretien au Temps, Eckhard Plinke, chef de la recherche en développement durable pour Sarasin, indique que «tous les fonds en énergies renouvelables ont beaucoup souffert en 2008". Il ajoute toutefois que «cette année, nous bénéficions à nouveau d"afflux de fonds. Les évaluations sont très attractives et si l"on croit au potentiel à long terme de ces énergies, c"est une occasion unique. Elle ne se produit qu"une fois par génération. Mais rien ne sert de se précipiter. La banque privilégie encore la prudence à court terme». En ce qui concerne le scénario durable pou les deux prochaines années, Eckhard Plinke estime que «dès que le système se sera stabilisé, probablement dès le milieu de l"année, les perspectives positives à long terme reprendront le dessus. N"oublions pas que le réchauffement climatique n"attend pas la fin de la récession».
Selon L’Agefi, citant CMA DataVision, le swap de défaut de crédit à cinq ans (CDS) sur la dette française est ressorti à 95,3 pdb contre 88,5 pdb, à 153,2 pdb contre 145,4 pdb sur la dette belge et à 88,8 pdb contre 82,4 pdb sur la dette finlandaise.
Selon les données d’EuroPerformance-SIX Telekurs du mois de janvier citées par Les Echos, seuls les fonds monétaires traditionnels ont enregistré des souscriptions nettes significatives (un peu moins de 30 milliards d’euros). Par ailleurs, «la faiblesse des rendements de ces produits explique le regain d’intérêt pour les fonds monétaires dynamiques (qui s’efforcent de faire mieux que le taux Eonia grâce à différentes techniques). Ils sont parvenus à collecter près de 1 milliard d’euros», note le quotidien.
Selon La Tribune, le Fonds stratégique d’investissement (FSI) filiale à 51 % de la Caisse des dépôts (CDC) a activé la semaine dernière un milliard d’euros de liquidités sur les 6 milliards à sa disposition et il s’apprête réaliser une, voire deux opérations dans les jours qui viennent. # Afin d’asseoir la légitimité de ses interventions, la filiale de la CDC détaillera sa doctrine d’investissement en même temps qu’elle annoncera sa première opération#, précise notamment le quotidien financier.
Dans un entretien à L’Agefi suisse, le consultant indépendant François Néri estime que la crise du subprime est loin d"être terminée, «car beaucoup de titres sont détenus par l"intermédiaire de sociétés offshore. Même en adoptant une approche conciliante, on peut estimer à 1000 milliards de dollars le montant global de titres liés à l"immobilier encore dissimulés à ce jour. Les banques le savent, d"où la difficulté voire l"impossibilité d"un retour à la confiance aussi longtemps que cette situation ne sera pas clarifiée. L"exercice est périlleux: on est saisi de vertige à l"idée que la majeure partie des 100 premières institutions financières mondiales seraient en situation de dépôt de bilan si la transparence était totale».
Selon La Tribune, en 2008, les encours de la gestion alternative sont revenus de 470 milliards de dollars à 1.400 milliards de dollars, ce qui, avec la disparition de près de 1000 fonds, donne bien la mesure de l'étendue des dégâts. Malgré un léger mieux, la baisse des encours devrait continuer en 2009 et elle provoquera «la poursuite de la disparition de fonds et d’acteurs notamment de petite taille qui draguent de grosses maisons pour négocier une reprise ou le recrutement d'équipes arrivant avec leurs fonds», estime la Tribune.En 2009, poursuit le quotidien, deux profils d’investisseurs émergeront. Ceux qui demandent des produits liquides et une performance moindre en échange de cette prime à la liquidité. Et ceux qui achètent des produits moins liquides en exigeant un retour sur investissement important.
Changement d’attitude chez BAA, filiale de Ferrovial : l’opérateur accepterait à présent de vendre Stansted, l’aérodrome londonien de l’Essex qui traite 23 millions de passagers/an et qui est le grand aéroport pour les lignes à bas coût. BAA est déjà en train d’essayer de vendre Gatwick et l’un de ses plus gros aéroports écossais., rappelle The Sunday Times. Trois repreneurs potentiels restent en lice pour Gatwick : un consortium animé par Global Infrastructure Partners, un autre dirigé par le fonds d’infrastructures de Citigroup et un autre composé du fonds canadien Borealis et de la société qui gère l’aéroport de Manchester.
Selon une étude de l’European Economic Advisory Group (EEAG) relayée par le Handelsblatt, les défaillances dans le private equity devraient être relativement peu nombreuses malgré les prix d’achat élevés et l’endettement excessif de ces dernières années. Car les fonds de capital-investissement ont profité pendant toutes ces années de conditions de financement excessivement favorables, de sorte que la récession ne devrait pas trop les sinistrer. En revanche, ils risquent de devoir conserver des investissements qui ne généreront pas des rendements raisonnables pendant des années.
Barclays Capital has announced the launch of the Barcap AUB Inspire index, the first of the new Inspire range, whose objective is to provide ?wholesale? investors with liquid exposure to inflation on markets where inflation is illiquid. This may be the case in Australia, for example. The AUD Inspire fund aims to provide synthetic protection against Australian inflation by using a combination of swap indexes of inflation in the United States, the United Kingdom, and the Euro zone, with optimized weighting. Barcap says the index is cost-effective and of a tradeable volume.
BanSabadell Inversión has notified the CNMV that it will undertake an extraordinary audit of the portfolio of the real estate fund Sabadell BS Inmobiliario (about EUR1bn in assets, 14,400 subscribers), but that it has no intention of closing the fund. Funds People reports that the real estate fund is one of only two in Spain which posted an increase in assets in 2008 (of 35%); the other is Caixa Catalunya (+16%). According to Expansión, the Sabadell BS Inmobiliario has EUR71m in liquidities, and the next redemption window will be open from 15 March to 15 April.
According to Mercer, Belgian pension funds posted average losses of 25.2% in 2008. Asset allocation to equities fell 8.65 points, while allocation to bonsd rose 10.13%, IPE reports.Willy Santemans, Mercer’s principal in Brussels, states that average annual performance for Belgian pension funds has been 1.1% over five years, 1% on ten years, and 4% over 15 years.
In January, the two hedge fund indices from Greenwich Alternative Investments posted positive results: the Greenwich Global Hedge Fund Index (GGHFI) returned 0.42%, after a gain of 0.7% in December, and the Greenwich Composite Investable Index (GI2) posted a 0.1% gain, compared with 0.3% the previous month. Over one year, the indexes show respective losses of 13.2% and 15.9%.Over one year, only four strategies show gains within the GGHFI index: merger arbitrage (1.1%), statistical arbitrage (2%), dedicated short bias (27.8%), and futures (17.2%). In the G2I index, only the directional trading group shows positive performance (10.8%). The worst results for the GGHFI were for convertible arbitrage (-32.3%), while on the G2I, this «honour» belongs to the specialist strategies group, with losses of 34.1%.
Putnam Investments has announced the recruitment of David Glancy as managing director and portfolio manager. Glancy, founder of Andover Capital, was also a portfolio manager at his former employer, after serving as the only portfolio manager at Fidelity to manage both equities and bond funds. At Putnam (USD101bn in assets at the end of 2008, compared with USD178bn one year earlier), he will cover equities, high yield, and bank-issued bonds.Putnam also announces the recruitment of four experienced analysts: Shobha Frey (formerly of K Capital partners) for insurance, Lucas Klein (from RiverSource Investments) for consumer products, George Gianarikas (from Wellington Management), for IT and telecoms, and Vinay Shah (formerly of Morgan Stanley and Fidelity) for durable consumer goods.Putnam also announces that, to assist in its return to the pension market, it has recruited Edmund F. Murphy III (formerly of Fidelity) as managing director and head of defined contribution.
Santander Asset Management has notified the CNMV that the advisor for three hedge funds from its private banking affiliate Banif, the Banif Optimal Low Volatility Fund, Banif Fairfield Impala and Panif Allfunds Springbuck, will be Allfunds Alternative, a joint venture from Allfunds Bank and Goldman Sachs Asset Management. In fact, Allfunds Alternative already advises the Banif Allfunds Springbuck, and will now be taking over the Optimal Low Volatility from Optimal Alternative Investment, and the Banif Fairfield Impala from Fairfield Greenwich Advisors, Funds People reports.Meanwhile, Santander AM reports that redemptions in the quarter total over 20% of assets for the Banif Optimal Low Volatility and Banif Fairfield Impala, but that this will not have an impact on the investment policies at these funds, whose existence is not in danger.