Ken Lewis, directeur général de Bank of America, a déclaré jeudi que la banque était rentable sur les deux premiers mois de 2009, et s"attendait à dégager un profit sur l"ensemble de l"année, rapporte le Financial Times.
Selon les proches du dossier, rapporte the Wall Street Journal, Citigroup a l’intention de prendre comme administrateur quatre experts financiers de renom. Il s’agirait de Jerry Grundhofer, l’ancien CEO d’US Bancorp, de Michael O’Neill, l’ancien CEO de Bank of Hawaii et de William S. Thompsion, l’ancieon co-CEO du géant de la gestion obligataire Pimco. Le quatrième homme devrait être un expert venant du monde de la gestion du risque, probablement un professeur de finance.
Selon une étude démographique d’Allianz Global Investors (AGI), dans le meilleur des cas, la retraite brute versée par le système par répartition se situe à 47 % du dernier salaire brut alors qu’il est communément admis qu’il faut 70 % du dernier salaire brut pour préserver le niveau de vie. Vu l'évolution prévisible, le taux tombera à 41 % pour 2030. Ces estimations s’entendent sur la base de 45 ans de cotisation continue avec un revenu moyen. Autrement dit, souligne AGI, sans retraite complémentaire par capitalisation à l'échelon individuel ou de l’entreprise, les seniors seraient dans l’incapacité de couvrir leurs besoins financiers.
Afin d'économiser la plus grande partie des coûts qui ne sont pas liés directement à la gestion, les sociétés de gestion espagnoles songent à vendre leur back office tandis que, selon les informations d’Expansión, des acteurs comme BNP Paribas, Santander, Socgen (Société Générale), Bancoval (RBC Dexia) ou Accenture enregistrent de plus en plus de propositions. Les sociétés de gestion intéressées font partie des 20 plus grandes d’Espagne et appartiennent surtout à des banques de taille moyenne, mais aussi à des gestionnaires étrangers.Une externalisation de l’administration peut permettre d'économiser jusqu'à 30 % des coûts fixes. Parmi les grands acteurs de la gestion, seul Bankinter a délégué son administration de fonds, en l’occurrence à Accenture.
Une étude de Skandia Investment Group (SIG) fait ressortir que durant les deux années qui viennent le nombre de multigestionnaires devrait diminuer mais bénéficier d’une part plus importante des souscriptions totales. Jamie McLeod, CEO de SIG, estime que si le secteur de la gestion d’actifs est en train de se contracter à cause de la crise économique, la part de marché des multigestionnaires s’accroît parce que les investisseurs et leurs conseillers cherchent de plus en plus à externaliser la sélection et le suivi des gérants de fonds.D’après un récent sondage effectué par SIG auprès de 300 conseillers, 46 % des personnes interrogées s’attendent à une hausse de leurs ventes de fonds en multigestion en 2009 pendant que 51 % pensent qu’elles resteront stables. De fait, si beaucoup de sociétés de gestion ont mis sur pied une activité de multigestion voici quelques années pour essayer d’exploiter ce segment de croissance, certains pourraient avoir mal apprécié le capital intellectuel nécessaire pour opérer avec succès sur le marché de la multigestion, et certains ont déjà succombé aux pressions commerciales qu’ils ont probablement sous-estimées, souligne Jamie McLeod.
Une récente étude publiée par Andrew Clare et Nick Motson, deux chercheurs en finance de Cass Business School (Londres), analyse le comportement à risque des gérants de Hedge Funds. Selon les auteurs, ces spécialistes de la gestion alternative adapteraient le profil risque de leurs fonds en fonction de leur performance. Ainsi des gérants de fonds peu performants auraient tendance à augmenter le profil risque de leurs fonds. Cette étude amène donc à remettre en question le concept selon lequel les hedge funds visent les rendements absolus (absolute returns) et suggère au contraire qu"ils prêtent une attention particulière aux performances de leurs concurrents. Cela peut également être le résultat des agissements des gérants ou d"autres investisseurs qui prennent des décisions en se basant sur la performance relative des fonds dans lesquels ils cherchent à investir. L"étude prend explicitement en compte les caractéristiques de la structure de rémunération des gérants de hedge funds. Cette situation se produit parce que les gérants réclament une prime de performance seulement dans les cas où le fonds produit de bons résultats. Effectivement, le gérant de hedge funds typique touche une commission sur la performance. Afin de mener à bien cette étude, les auteurs se sont basés sur une importante base de données regroupant les résultats des hedge funds. Ces données permettent de déterminer la position de chaque fonds par rapport à ses concurrents et d"évaluer la valeur de ses incentives de performance en calculant le «degré monétaire» (moneyness) de cette option. Ces deux cas de figure permettent également d"évaluer si les gérants adaptent le profil risque de leurs fonds en fonction de la performance des autres fonds ou par rapport au «degré monétaire» de leur option de performance. Les deux chercheurs de Cass suggèrent également que les gérants qui possèdent des options qui vont leur rapporter de l"argent, ont tendance à réduire le profil risque de leur fonds. Toutes proportions gardées, ces gérants protègeront la valeur de ces options vers la fin de l"année. Pour les investisseurs qui souhaitent que leurs gérants prennent d"importants risques quel que soit le mois de l"année, ce résultat peut être décevant. Il suggère qu"il y a une tendance à se protéger (locking in) vers la fin de l"année civile. De façon intéressante, le comportement à risque des gérants qui ont des options qui vont leur rapporter de l"argent ne prennent pas de gros risques, en mettant par exemple tous les ?ufs dans le même panier afin de récupérer des pertes antérieures et d"augmenter la valeur de leurs options. Cela pourrait être une bonne nouvelle pour les investisseurs de hedge funds. Cette attitude conservative pourrait être causée par la peur de la liquidation des investisseurs et/ou la participation souvent importante du gérant dans le fonds. Ces deux éléments découragent le gérant de parier en prenant des risques élevés.
Selon L"Echo, le bénéfice net des banques luxembourgeoises s’est effondré de 89% en 2008 à la suite de la crise financière. Les 152 banques de la place financière luxembourgeoise ont enregistré l’an dernier un bénéfice net de 548 millions d’euros, contre encore 4,988 milliards en 2007.
Les gérants de fonds de hedge funds liquides ont-ils tendance à délivrer des alphas inférieurs à ceux des gérants illiquides ? C’est la question que pose Olympia dans une nouvelle étude. Et la réponse est plutôt affirmative : «les investisseurs pourraient bien devoir payer le prix d’un alpha plus faible afin d’obtenir une liquidité plus élevée, notamment dans les stratégies employant des instruments financiers illiquides».L'étude rédigée par Ivan Guidotti montre aussi «qu’investir dans de jeunes fonds ne devrait pas être considéré comme étant une panacée pour des gérants de fonds de hedge funds cherchant des gérants talentueux et liquides». Même si l'étude confirme que les fonds jeunes ont tendance à surperformer les plus vieux, les meilleurs fonds jeunes restent aussi ceux qui sont le plus illiquides.
Les fonds européens ont pour le troisième mois consécutif, en janvier, enregistré des souscriptions nettes, à hauteur de 22 milliards d’euros, selon Lipper FMI. Il s’agit du meilleur score en 14 mois.A première vue, ces chiffres semblent marquer une embellie. Mais en réalité, l’activité n’a été soutenue que par les investissements saisonniers dans des fonds monétaires français et par les ETF, observe Lipper. Ainsi sans les apports des fonds monétaires français (25 milliards d’euros), le secteur des fonds européens aurait terminé dans le rouge. De même, si l’on omet les ETF, les fonds actions auraient accusé des rachats de 4 milliards d’euros. Ils enregistrent sur le mois une collecte nette de 2 milliards d’euros. La vraie bonne nouvelle de janvier, pour Lipper, c’est que les retraits ont ralenti, et particulièrement dans les obligations, qui ont enregistré leur premier mois de collecte sur plus d’un an. La société ayant enregistré les plus fortes souscriptions est Barclays, avec 3,5 milliards d’euros. Sur les actions, hors ETF, c’est M&G qui se distingue avec +390 millions d’euros.
Selon Les Echos citant Thomson Reuters, les sociétés du Cac 40 ont déjà levé 29 milliards d’euros de dette depuis le début de l"année. La part des banques s’est fortement réduite. Les entreprises non financières du CAC 40 ont émis un total de 21 milliards d’euros.
Nasdaq OMX prévoit d"acquérir une plate-forme alternative de transactions en Europe, rapporte le Financial Times. L"annonce a été faite par le directeur général, Bob Greifeld.
Selon La Tribune, ce n’est pas le Refi qui constitue le principal levier de la BCE pour secourir le secteur bancaire et dégeler les marchés interbancaires mais le taux des dépôts qui est devenu le vrai-faux taux directeur de la BCE. " Le loyer de l’argent dans la zone euro se retrouve ainsi à des niveaux analogues, voire meilleur marché, que dans les pays où les banques centrales ont ramené leur taux directeur à un niveau voisin de zéro (?)», commente notamment le quotidien en citant notamment l’Euribor 3 mois, moins cher en Europe qu’aux USA ou au RU.
A mercredi, la proportion de clients de banque privée du Santander sinistrés dans l’affaire Madoff au travers du fonds Optimal Strategic US Equity ont accepté l’offre de dédommagement qui leur a été faite par la banque, rapporte Cinco Días. En revanche, les clients institutionnels du Santander, auxquels il n’a été proposé aucune compensation, réclament un milliard d’euros au Santander devant un tribunal de Miami, selon le cabinet d’avocats Labaton Sucharow.
Mercredi, Freddie Mac a déclaré une perte de 23,9 milliards de dollars pour le quatrième trimestre (contre 2,45 milliards au T4 de 2007), ajoutant qu’il a besoin d’une injection de 30,8 milliards de dollars de la part du Trésor, rapporte The Wall Street Journal. Sur l’ensemble de l’an dernier, Freddie Mac affiche une perte de 50,1 milliards de dollars contre 3,1 milliards. Sur deux ans, l'établissement de crédit hypothécaire a donc perdu plus que les 42 milliards de bénéfices réalisés entre 1971 et 2006. En octobre décembre, une partie de la perte est due à une moins-value de 11,8 milliards de dollars sur le portefeuille de dérivés.
Selon VDOS Stochastics, les investisseurs espagnols commencent à remettre du risque dans leurs portefeuilles. Alors qu’ils avaient privilégié jusque récemment les fonds monétaires et les dépôts bancaires, ils achètent à présent de l’obligataire long terme sous forme de titres d’Etat ou de dette corporate, rapporte Expansión. Ces derniers mois, 500 millions d’euros sont sortis en net des fonds monétaires pendant que l’allocation nette aux fonds obligataires représentait presque 300 millions, ce qui s’explique en partie par la baisse de la rémunération des dépôts bancaires, comme le note Joaquín González-Llamazares, responsable du fixed income chez DWS Investments.
En pleine période de turbulences dans l"immobilier de bureau, «l’Allemagne pourrait se présenter comme un havre de paix pour les investisseurs», notent les chercheurs de l’institut IW de Cologne cités par Les Echos. Traditionnellement stable par rapport à d’autres pays européens, l’immobilier de bureau n’y a pas connu de hausse sensible des loyers comme dans les pays anglo-saxons. Par ailleurs, le système fédéral et la diversification régionale rendent le marché allemand moins volatil.
Le président du directoire Wilhelm Zeller, qui prendra sa retraite au 30 juin, compte que cette année Hannover Rückversicherung affichera un ROE de plus de 15 % et un bénéfice net de 600 millions d’euros, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Pour 2008, en revanche, le réassureur a accusé la première perte de son histoire (127 millions) contre 722 millions de bénéfice net en 2007. Cela est dû à la chute du résultat financier et à une moins-value de 480 millions d’euros sur le portefeuille d’actions. Mais, à présent, Hannover Rück n’a plus de risque de ce côté, puisqu’elle n’a plus une seule action en portefeuille.
Dix-sept des dix-neuf hedge funds communiquant leurs résultats à l’association Inverco des sociétés de gestion ont accusé une contraction de leurs encours durant les deux premiers mois de l’année, rapporte Funds People. Si l’on excepte ceux du BBVA et d’UBS qui sont en phase de liquidation, les plus touchés ont été les fonds de hedge funds Copérnico du Banco Madrid, qui a vu s'évaporer 99 % de ses actifs (à 21.000 euros fin février), et le CAAM Multiestrategia Alternativa, dont l’encours a fondu de 67,38 %, à 2 millions.Parmi les single hedge funds, le Mosaic Iberia de Pictet et le Foncaixa Privadas Ideas ont perdu respectivement 74 % et 30 % de leurs encours.
Dirk Pahlke et Dirk Lotter, les deux directeurs généraux de la filiale allemande de la banque d’investissement Rothschild, ont rapporté mercredi que le ralentissement de l’activité fusions-acquisitions a pu être compensé durant l’exercice au 31 mars par une augmentation des recettes tirées du conseil en restructurations, indique la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le chiffre d’affaires devrait être inférieur à celui, record, de 2007-2008 (où il avait gonflé des deux tiers), mais se situer au niveau de celui de 2006-2007.Il subsiste des possibilités dans le domaine des fusions-acquisitions parce que la crise va obliger plusieurs entreprises à céder des actifs. C’est par exemple le cas du groupe Merckle, qui devra céder Heidelberger Cement et Ratiopharm.
Le CEO de J.P. Morgan Chase, Jamie Dimon, a déclaré mercredi qu’il est optimiste tant pour l’avenir de son établissement que pour celui de l'économie américaine, rapporte The Wall Street Journal. Il a précisé que JP Morgan a été bénéficiaire en janvier et en février.
Sir Allen Stanford refuse de coopérer avec les enquêteurs du gouvernement américain dans l"affaire de la fraude de 8 milliards de dollars qui porte son nom, rapporte le Financial Times. L"intéressé invoque le cinquième amendement. Il est apparu, par ailleurs, que des dirigeants de Stanford s"étaient inquiétés de l"exactitude des états financiers du groupe quelques semaines avant que les régulateurs américains agissent.
Un verdict doit être rendu ce vendredi sur la plainte du procureur de New York qui veut forcer la Bank of America à livrer le nom des bénéficiaires de 3,62 milliards de dollars de primes chez Merrill Lynch, établissement qui a perdu 15,64 milliards de dollars au T4, rapporte the Wall Street Journal. En tous cas, selon Andrew Cuomo, le procureur, un des avocats de Merrill Lynch a assuré dans une lettre du 24 novembre au président d’une commission de la Chambre des Représentants qu’aucune décision n’avait encore été prise sur les bonus, alors que le comité des rémunérations avait déjà voté depuis deux semaines les bonus qui devaient être versés en décembre.
Selon le 23è classement annuel du magazine Forbes, on ne compte plus que 793 milliardaires dans le monde, contre 1.125 l’an dernier, rapporte Les Echos. Au 13 février 2009, #la valeur nette totale des membres du classement 2009 ne s'élevait plus qu'à 2.400 milliards de dollars contre 4.400 milliards de dollars en 2008#, précise le quotidien. Les milliardaires indiens et les Russes sont les plus affectés par la crise, fortement touchés par la volatilité des prix des matières premières.
Selon La Tribune, citant le baromètre Equinoxe, les marchés alternatifs tels que Chi-X ou Turquoise ne captent pas les flux d’ordres émanant des particuliers. Et pourtant, le coût d’un ordre de Bourse passé par les particuliers sur Euronext est de 1,25 euro alors que celui d’une transaction réalisée sur les plates-formes alternatives Chi-X, Nasdaq OMX ou Bats-Europe ne dépasse pas 10 centimes d’euro, indique le quotidien.
Selon L"Echo, la Belgique figure sur la nouvelle liste des pays non-coopératifs en matière d'échange d’informations fiscales, établie à titre informel et provisoire par l’OCDE. Cette liste a été établie à la demande de la France et de l’Allemagne. Les autorités belges s"étonnent que la Belgique, troisième pays le plus taxé au monde, puisse être assimilée à un paradis fiscal.
Selon une étude de l’Edhec, les gérants de portefeuille manquent de connaissances pour utiliser les techniques de gestion de portefeuille pourtant disponibles gratuitement et largement diffusées et gérer les risques de manière optimale. Interrogés sur les insuffisances de la mise en application des recherches sur la construction de portefeuille et sur les moyens de sortir de la situation actuelle, plus de la moitié des répondants considèrent le niveau de connaissances au sein de leur profession comme le principal obstacle.95% des répondants partagent les conclusions de l’EDHEC concernant la pratique de construction de portefeuille et les améliorations qui doivent y être apportées. Même si les récents événements sur les marchés financiers sont susceptibles d’accroître les besoins de prise en compte des scénarii extrêmes de marché pour diverses catégories d’actifs, les gérants de portefeuille ne tiennent pas pleinement compte des risques extrêmes lors de la construction de portefeuille. Ils n’utilisent pas non plus les techniques qui permettent d'éviter la concentration excessive des portefeuilles du fait de la qualité insuffisante des estimations des paramètres d’entrée. 86% des professionnels ayant répondu au questionnaire indiquent qu’une meilleure formation et plus d’efforts de la part des gestionnaires d’actifs sont les points clés pour diminuer l'écart entre les pratiques et les recommandations de la recherche académique.
Selon le Figaro, les entreprises du CAC 40 ont réalisé un bénéfice cumulé d’environ 65 milliards d"euros en 2008, soit un net recul, de l"ordre de 35%, par rapport au millésime précédent. #La chute des profits se concentre sur une poignée d"entreprises dont les résultats nets ont été faussés par des éléments exceptionnels (EDF ou France Télécom notamment), et sur deux secteurs : la finance et l"automobile#, précise le quotidien en relevant que Axa, BNP Paribas, Crédit agricole SA, Société générale) engrangent environ 7 milliards d"euros contre 18,5 milliards en 2007. En 2009, tous secteurs confondus, les analystes anticipent une baisse des profits de 30%, rappelle le Figaro.
Selon l’Agefi, citant Thomson Reuters, le private equity dans son ensemble et le LBO ont respectivement diminués de 24,9% et de 26,4% durant l’année 2008, du fait de la chute des valeurs entrées en portefeuille et de la baisse des valorisations liée aux actifs cédés dans l’année. Toutefois, sur le moyen terme, la donne financière du secteur reste correcte, précise le quotidien numérique.
Selon le Financial Times, Paris cherche à ouvrir le capital d"Areva à des fonds souverains du Moyen-Orient afin de renforcer son influence politique et ses perspectives dans la région. Des négociations ont débuté concernant des prises de participations minoritaires entre 1 % et 5 % du capital.