Actuellement, l’indicateur avancé de croissance mondiale établi par Pictet continue de pointer à la baisse et annonce un recul du PIB compris entre 2,5 % et 3 %. Pourtant, l’indice MSCI des marchés émergents en moyenne glissante sur six mois est déjà reparti à la hausse en novembre : après avoir touché le fond à - 60 %, il ressort à seulement - 30 %, constate Stephen Burrows, senior investment manager chez Pictet Asset Management Ltd. Dès lors, ces marchés se trouvent en lévitation. Si le flux de nouvelles vient confirmer les indices avancés de reprise, la hausse se poursuivra. Mais les marchés restent pour l’instant vulnérables.Pour ce qui les concerne, les gérants marchés émergents de Pictet (20 personnes, dont 3 recrutées en 2008, couvrant 60 marchés avec une base de donnée sur 6.500 valeurs) surpondèrent l’Asie et notamment la Chine, qui est le seul pays pouvant espérer une reprise par une relance de sa consommation intérieure, même si -en l’occurrence- l’Etat doit prendre le relais des particuliers et donc investir massivement dans les infrastructures. Pour des considérations de valorisation, Pictet privilégie l’Inde et la Turquie, mais aussi la Thaïlande et l’Indonésie. Il favorise aussi le Pérou, qui affiche les meilleures perspectives de croissance économique. En revanche, le groupe helvétique demeure prudent sur l’Europe de l’Est et n’a par exemple aucune valeur polonaise ou hongroise en portefeuille. Stephen Burrows souligne que les fonds marchés émergents de Pictet, qui utilisent une base de données de valorisations, sont obligés d’appliquer aussi une approche macro-économique, vu que les firmes industrielles représentent 70 % de l'échantillon des valeurs. C’est d’ailleurs l’analyse top-down et les risques économiques qui font exclure pour l’instant les valeurs polonaises et hongroises. Le fonds Global Emerging Markets de Pictet ne compte que 104 lignes réparties sur 20 pays tandis que le fonds Asie comprend 90 actions sur 13 pays. L’ensemble des fonds marchés émergents chez Pictet représente un encours de l’ordre de 4 milliards d’euros, soit un peu moins de 2 % du total des actifs (211 milliards d’euros). Sur le plan sectoriel, Pictet estime indispensable de «jouer local» et de privilégier les valeurs des télécoms, des utilities et les financières, qui vont profiter du regain d’activité alors que les biens de consommation, les industrielles et les valeurs de l’informatique figurent dans la case «sous-pondération».
Selon les estimations de Standard & Poor’s, 329,9 milliards d’euros de dette émise par les entités notées en Europe arriveront à échéance en 2009 et 235,3 en 2010. Les sociétés dans les catégories A et BBB devront refinancer en 2009 les montants de dette les plus élevés soit respectivement 130,5 et 115,4 milliards d’euros. Une tendance que l’on retrouve pour les dettes à échéance 2010.Selon l’agence, le risque de refinancement est, dans les trimestres à venir, plus grand pour les émetteurs notés dans la catégorie spéculative. Parmi eux, les sociétés les plus exposées aux conditions macroéconomiques actuelles comme la distribution, l’automobile et la construction devront probablement rencontrer le plus de difficultés pour refinancer leurs dettes. Dans la catégorie investissement, les sociétés notées dans la catégorie BBB montrent le risque de refinancement le plus élevé. Ceci concerne particulièrement les secteurs les plus exposés à la récession comme l’automobile, les entreprises gazières et pétrolières, les télécoms et les «utilities». Les «utilities» affichent le montant le plus élevéde dette à refinancer en 2009 (62,3 milliards d’euros). Les télécoms, les sociétés gazières et pétrolières, l’industrie de automobile et des poids lourds ont également de larges besoins de refinancement allant de 28,8 à 40 milliards d’euros. Standard & Poor’s observe la même tendance pour les dettes à échéance 2010, quoique dans une moindre mesure. L’agence prévoit cette année un ralentissement de la croissance des prêts des banques européennes aux entreprises en raison des difficultés économiques. Pour autant, une contraction des prêts des entreprises n’est pas envisagée. Standard & Poor’s souligne enfin que les ruptures de covenants et les défauts pour les entités notés en dessous de BBB+ ont tendance à s’accélérer. Le taux de défaut pour la catégorie spéculative sur les douze mois à fin juin devrait plus que doubler par rapport aux douze mois précédents, estime Standard & Poor’s.
Crédit Agricole Structured Asset Management (Casam) poursuit le développement de sa gamme ETF avec le lancement de Casam ETF Eonia (Euro Over Night Index Average), le premier ETF monétaire de Casam.Casam ETF Eonia combine les avantages d"un fonds monétaire et la liquidité d"un produit négociable en continu en Bourse. Du fait de son exposition à 100% au taux monétaire, il constitue un placement transparent et efficace qui permet de réduire le risque de perte en capital. C"est un outil simple qui permet de placer des liquidités à moyen terme ou de se protéger contre les fluctuations des marchés obligataires ou actions. Les frais de gestion annuels de 0,14% TTC maximum affichés par Casam ETF Eonia sont, à ce jour, les plus faibles des ETF monétaires cotés sur NYSE Euronext. Casam ETF Eonia réplique au plus près l"évolution de l"indice EuroMTS Eonia Investable, intérêts capitalisés, en euros. La gamme Casam ETF se compose désormais de 36 produits. De même que les autres ETF de la gamme Casam ETF, ce produit est distribué par une équipe de vente dédiée de CA Cheuvreux et par les équipes commerciales de Crédit Agricole Asset Management.
EFG Gestion Privée lance Cipango Monétaire Etat zone Euro, un FCP monétaire construit dans le but de répondre aux besoins de sécurité des investisseurs. Le fonds, qui dispose d"un encours proche de 75 millions d"euros, est géré par délégation par Stelphia Asset Management, société de gestion notamment spécialisée dans la gestion d"emprunts d"Etat européens.Cette initiative découle de la volonté d"EFG Gestion Privée de disposer d"une brique d"allocation tactique qui soit à la fois très sécuritaire et parfaitement liquide. Pour parvenir à ce niveau de sécurité extrême, seuls sont éligibles des titres de créance émis par des Etats de la zone euro bénéficiant du rating à court terme maximum (A-1 / P1). Des règles de gestion plus contraignantes que la réglementation AMF ont par ailleurs été édictées en ce qui concerne la durée de vie des titres choisis. Cette méthodologie permet au FCP de proposer une performance régulière et certaine quelles que soient les conditions de marché, même en cas de scénario catastrophe. Elle répond ainsi aux besoins de sécurité des investisseurs, dans un contexte de volatilité durablement élevée sur toutes les classes d"actifs.
Le programme Grande Ecole Sup de Co Reims (Groupe Reims Management School) propose un cours électif de spécialisation dans la finance islamique. Ce nouveau cours, appelé «Islamic Banking and Finance» est coordonné par Ghassen Bouslama, professeur de finance à RMS, et entièrement dispensé en anglais. Il vise à fournir une compréhension des fondements de la finance islamique et de ses applications les plus récentes. Des professionnels et spécialistes interviendront tels que le Dr. Mohammad Damak, credit analyst chez Standard & Poor"s, Valéry Fousse, associé chez KPMG Financial Services, correspondant Islamic finance KPMG France, Anouar Hassoune, vice-président, Senior Credit Officer chez Moody"s, etc?
D’après JP Morgan Chase, les banques d’investissement, hors RBS et Natixis, seront obligées cette année de passer des charges exceptionnelles de 17 milliards de dollars sur des crédits structurés, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Les plus fortes affecteront la Deutsche Bank (pour 4,9 milliards de dollars), qui va devoir lever des capitaux frais, et Barclays (3 milliards). En revanche, BNP Paribas et Credit Suisse s’en tireraient à relativement bon compte avec respectivement 1,1 milliard et 1,2 milliard de dollars.
Selon Hugo Bäniger, responsable de la gestion du risque au directoire de la Deutsche Bank, la crise du crédit est loin d'être terminée, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. D’après cet expert, les banques ont jusqu'à présent supporté des pertes, des dépréciations d’actifs et des provisions pour créances douteuses de 1,3 billion de dollars, mais ce montant pourrait atteindre les 3 billions d’ici à la fin de la crise. Hugo Bänziger estime aussi que la confiance ne reviendra que si les responsables politiques imposent de vastes réformes. Dans ce cadre, il accepterait que les établissements comme la Deutsche Bank, qui revêtent une importance particulièrement pour le système, soient plus strictement régulés que d’autres et soient astreints le cas échéant à des ratios prudentiels plus élevés.
La crise a porté un coup très dur aux produits structurés, notamment aux plus complexes d’entre eux, mais l’activité reprend timidement alors que la demande privilégie désormais les produits simples et transparents. Selon une étude réalisée par le centre de recherche sur les services financiers de la Steinbeis-Hochschule Berlin pour le compte de la Commerzbank, la part des produits structurés à échéance de cinq ans reste constante dans les portefeuilles, avec par exemple une proportion de 38% pour les actions.Ces produits sont surtout utilisés dans des stratégies long terme, notamment aux fins de couverture des risques. Mais les experts, qui ont interrogé 122 responsables institutionnels, soulignent aussi que les investisseurs recherchent désormais des produits simples, transparents et compréhensibles. Les structures simples sont utilisées par 36% des investisseurs actions, et même par 47% des investisseurs en obligations. Autre conséquence de la crise, la majorité des responsables interrogés considèrent la solvabilité de l'émetteur, et donc le risque de défaut, comme cruciale pour le succès d’un produit structuré. L'étude indique par ailleurs que dans les cinq prochaines années, la part des produits de gestion passive dans les portefeuilles, notamment les ETF, devrait progresser de plus de 50%. A noter enfin que 33% de l'échantillon estime que, grâce à Ucits III, les possibilités accrues de recours aux dérivés dans les fonds devraient donner un coup de pouce à la demande de produits dérivés.
Henderson Global Investors vient de nommer David Turner à la tête de son fonds immobilier commercial paneuropéen Herald qui pèse quelque 900 millions d’euros. David Turner travaillait précédemment chez ProtegoReal Estate Investors en tant que responsable de l’investissement en Europe et de la gestion du fonds fermé Nordic Retail Fund
D’après les premières estimations de Lipper, les fonds d’actions mondiales ont accuse une perte de 11,5 % durant le premier trimestre. Les fonds d’actions latino-américaines n’ont perdu que 0,2 % après avoir plongé de 57,3 % pour l’ensemble de 2008 et les fonds d’actions marchés émergents ont perdu 3,6 %. Mais les plus fortes chutes ont été enregistrées par les fonds d’actions européennes (16,3 %) et japonaises (17,2 %).
La note FoHF M2 de gestionnaire de fonds de hedge funds attribuée au français Olympia Capital Management (OCM) a été confirmée mardi par Fitch Ratings. Ce maintien reflète notamment la solidité du processus de sélection de hedge funds, de la construction du portefeuille et de la gestion du risque. Il tient également compte de l’augmentation des risques pour la stabilité financière d’OCM au terme d’un exercice 2008 difficile en matière de performance et de développement, surtout compte tenu de l’effet de levier consécutif au LMBO de 2006. De plus, le gestionnaire est entré dans la phase finale d’une transition par laquelle les fondateurs vont renoncer à leurs prérogatives opérationnelles pour se consacrer à un rôle de surveillance à partir de juin 2009.
Selon une étude de Credit Suisse Liquid Alternatives, Alpha Strategies, le moment est probablement venu d’investir dans des hedge funds global macro, du moins si l’on en juge par les performances de cette stratégie après les précédentes phases de disclocation des marchés.En effet, les fonds global macro sont ceux qui affichent la meilleure performance depuis le lancement de l’indice Credit Suisse/Tremont, avec une performance annuelle moyenne de 12,57 % entre début 1994 et fin janvier 2009. Cinq éléments expliquent cette surperformance. D’abord, la #flexibilité# et l’allocation tactique, le style d’investissement top-down et l’accent mis sur l’analyse macroéconomique, les possibilités offertes par un environnement mondial, l’aversion aux investissements peu liquides et, enfin, un #risque de participation# faible dans les #crowded trades# (concentration sur des actifs identiques).Derniers éléments en faveur des global macro : cette catégorie de hedge funds a affiché en général des performances à deux chiffres dans les douze mois suivant une dislocation de marché, et ils ont préservé cette performance à deux chiffres sur une base annualisée durant les trois ans qui ont suivi chacune de ces disclocations. Enfin, cette stratégie a en règle générale surperformé les autres hedege funds de 5 points de pourcentage en moyenne dans l’année suivant une disclocation de marché.
Mardi, Fitch Ratings a annoncé qu’elle abaisse à FoHF M2+ contre FoHF M1 la note de gestionnaire de fonds de hedge funds de RMF Investment Management, filiale de Man Group. Cette dégradation s’explique par la baisse des encours depuis le deuxième trimestre 2008 à cause de remboursements et de l’effet de marché, par une perte de 360 millions de dollars sur une exposition indirecte à la fraude Madoff et à une détérioration de la performance. Ces facteurs ont obligé Man Group a intégrer ses deux filiales de gestion de fonds de hedge funds, RMF et l’américain Glenwood, au sein d’une seule société de gestion.
La banque privée Hauck & Aufhäuser (H&A) a souscrit pour un montant non divulgué une augmentation du capital de Cazenove AG (50 personnes) à 2,7 millions d’euros et détient à présent 40 % de cette banque d’investissement. Ces prochaines semaines, elle portera sa participation à 60 % en achetant des parts aux trois membres du directoire qui avaient acquis la société auprès de JP Morgan en octobre, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Cazenove AG prendra le nom de H&A Corporate Finance. La société n’effectuera aucun négoce en compte propre et n’opérera pas sur les dérivés.Pour sa part, H&A est parvenue à maintenir ses actifs sous gestion stables à 18 milliards d’euros en 2008, grâce à 500 millions d’entrées nettes.
Inka a annoncé mardi que le portefeuille de son fonds de droit allemand HSBC Trinkaus Croporate Bonds Europa ne compte désormais plus aucune obligation du secteur financier. Actuellement, ce produit géré par Max Baumann est investi dans 90 valeurs, les lignes les plus lourdes étant des utilities comme E.On, EDF et GDF Suez ainsi que des émissions d’opérateurs de télécommunications comme Deutsche Telekom, Telefónica et France Télécom. Le gérant a également investi dans des titres comme Bayer, Henkel ou Merck. Actuellement, la notation moyenne des obligations en portefeuille est de A- et la duration se situe à 4,35 ans avec un rendement courant de 6,17 %, ce qui représente un spread de 382 points de base par rapport aux bunds.L’indice de référence est le iBoxx EUR Corporates Non-Financials Index. Le droit d’entrée et la commission de gestion ressortent à respectivement 3 % et 0,70 %.
Dans un communiqué commun publié mardi, les gestionnaires alternatifs TCI et Atticus ont annoncé qu’ils cessent de défendre leurs intérêts en commun en tant que gros actionnaires (19,3 % au total) de la Deutsche Börse, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. La Börsen-Zeitung rappelle que les dernières participations déclarées se situaient à 10,06 % pour TCI et à 9,24 % pour Atticus.
Selon Les Echos, le parquet de Paris s’apprête à ouvrir une enquête de police concernant les sociétés Michelin, Total et Adidas, pour blanchiment présumé de fraude fiscale au Liechtenstein.
Selon Les Echos, le courtier néerlandais Van der Moolen est aujourd’hui rattrapée par les Trésors de plusieurs Etats européens. «A ce jour, l’impact, s’il y en a un, qui en résultera sur les activités de Van der Moolen est encore incertain», selon Richard den Drijver, président de Van der Moolen. Il s"est toutefois refusé à toute précision sur cette affaire qui a déjà donné lieu à l’ouverture d’enquêtes en bonne et due forme dans deux Etats de l’Union. Le groupe de courtage a déjà provisionné 43,2 millions d’euros dans ses comptes 2008, soit les deux tiers de ses fonds propres.
Selon Le Temps, la pression redouble sur le Luxembourg et l"Autriche, derniers pays de l"Union européenne à vouloir conserver le secret bancaire, après la décision récente de la Belgique de l"abandonner dès 2010. En effet, le rapport de l"eurodéputé socialiste français Benoît Hamon sur la révision en cours de la directive «fiscalité de l"épargne», qui a été adopté hier par la Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, exige la généralisation de l"échange automatique d"informations au sein de l"UE «au plus tard en juillet 2014, ou deux ans après l"entrée en vigueur du taux d"imposition maximal» actuellement fixé à 35% à partir de 2011. Une demande rejetée fermement par la Suisse, liée avec l"Union par un accord bilatéral, comme quatre autres pays tiers (Monaco, Liechtenstein, Andorre et Saint-Marin).
Selon Les Echos, la médiatrice du groupe BNP Paribas, Annie Batlle, a reçu l"an dernier 2.876 demandes d’intervention de clients, contre 2.689 en 2007, soit une progression de près de 7 %. Les réclamations concernant les placements financiers et boursiers ont grimpé de 11 % (à 326) et les avis rendus ont été multipliés par trois. Les réclamations sur la gestion courante des comptes et les moyens de paiement restent le plus grand catalyseur des demandes (40 %). Nouveauté pour 2009, un médiateur spécialisé sur les clients entrepreneurs a pris ses fonctions hier au sein du groupe.
Dans son dernier rapport UBS research focus, UBS Wealth Management Research conclut à un rythme de croissance économique mondiale moins rapide qu’au cours des dernières décennies et à une révision probable à la hausse des anticipations d"inflation. Compte tenu du pessimisme affiché, les bénéfices des entreprises tendront sans doute à nouveau vers une croissance plus durable, quoique plus faible que celle qui prédominait avant la crise, notamment au sein du secteur financier. Le rapport souligne cependant que les fondamentaux continuent de soutenir une forte croissance dans les marchés émergents une fois le pire de la crise financière passé. Dans ce contexte, l'étude met l’accent sur «les bienfaits de la diversification à tous les niveaux de risque». «Plus que jamais, souligne UBS, il convient de connaître la vulnérabilité «réelle» de son portefeuille, notamment en ce qui concerne les actifs traditionnellement réputés pour leur sécurité».
Le fonds de pension ABP a accusé une baisse de 20 % de ses encours en 2008 à 173 milliards d’euros pendant que ses engagements augmentaient de 38 % à 193 milliards. Son taux de couverture ressortait ainsi fin décembre à 89,5 % contre 140 % un an plus tôt, rapporte The Wall Street Journal. Dès lors, ABP (2,5 millions d’adhérents parmi les fonctionnaires et les enseignants) majore ses primes de 1 % le 1er juillet et de 2 % le 1er janvier 2010, ce qui produira 5 milliards d’euros sur cinq ans et remontera le ratio de couverture au niveau légal de 105 % en 2012 contre 83 % fin février. Parallèlement, jusqu'à 2013, ABP ne dédommagera plus les retraités de l’inflation. Ces versement reprendront en partie en 2013 et ne seront rétablis en totalité que lorsque le taux de couverture aura franchi la barre des 135 %.
La valeur du portefeuille du AP Alternative Assets, un fonds de private equity proche d’Apollo Management, a plongé de 60 % en 2008, rapporte The Wall Street Journal. Le fonds a aussi passé des charges exceptionnelles de 1,2 milliard de dollars sur son portefeuille. A Amsterdam, l’action AP Laternative Assets a chuté de 88 % sur un an et se traitait récemment à 1,39 dollar, ce qui est inférieur de 84 % à la valeur liquidative du fonds (8,77 dollars par action), signe que les investisseurs s’attendent à une nouvelle dépréciation des actifs en portefeuille.
Barclays a entamé des négociations exclusives avec CVC Capital Partners pour lui vendre iShares pour environ 3 milliards de livres, rapporte le Financial Times. L"opération serait financée à 60-70 % par un prêt de Barclays, lequel recevrait aussi des warrants équivalant à 20 % des parts. Le pôle prêt de titres d"iShares ne serait pas concerné par la transaction, précise le FT.
Julius Baer a annoncé mercredi que sa filiale GAM (UK) Ltd va acheter le londonien Augustus Asset Managers Ltd (AAML), une société de gestion spécialiste de l’obligataire et des devises. Le montant de la transaction n’a pas été divulgué. L’essentiel de l’encours d’AAML (7,6 milliards de dollars d’encours fin 2008) provient des fonds Julius Baer Absolute Return Bond et Local Emerging Market Bond mais aussi des hedge funds comme le JB Global Rates Hedge Fund. AAML a été créée au début de 2007 dans le cadre d’un MBO chez Julius Baer Holding Ltd pour permettre à cette filiale de se développer en tant que gestionnaire d’actifs indépendant tout en en continuant de desservir les fonds à la marque Julius Baer, son principal client. Malgré de bonnes performances pour la majorité des mandats en 2008 et au premier trimestre 2009, AAML et Julius Baer ont considéré qu’il serait préférable pour les clients de réintégrer AAML au sein d’une organisation de plus grande taille, précise le communiqué.
Depuis le début de l’année, les souscriptions nettes enregistrées par la gamme de fonds d’actions CROCI (Cash Return On Capital Invested) sur la plate-forme Fund Solutions de la Deutsche Bank ont dépassé les 300 millions d’euros et l’encours de cette stratégie représente désormais plus de 1,3 milliard d’euros, a indiqué Manfred Schraepler, head of fund structuring.
Selon L’Agefi suisse, le choix de Boris Collardi, 34 ans, au poste de CEO de la banque, qui met un terme à une plusieurs mois d"incertitude, ne semble pas faire l"unanimité. Selon certains analystes, cette nomination indique que dans un proche avenir, il ne faudra en tout cas guère s"attendre à des changements de stratégie radicaux. D"autant moins que le nouveau CEO a été très proche de son prédécesseur Alex Widmer.
Si l’on se fonde sur la configuration habituelle, la Chine devrait être en avance de trois à six mois sur la reprise du PIB mondial, estime Lan Wang Simond, senior investment manager chez Pictet et gérante depuis mai 2003 du Greater China Fund (environ 400 millions de dollars actuellement contre un pic de 1,3 milliard de dollars en octobre 2006). Dès lors, il est temps, selon elle, de se positionner sur la République populaire, alors que Taïwan (un tiers du fonds) et Hong-Kong (19 %) sont actuellement sous-pondérés, le premier à cause de sa petite taille, le second à cause du grand écart dû à l’indexation de sa politique monétaire sur celle de la Fed? dans un environnement conjoncturel chinois. Néanmoins, Lan Wang Simond insiste sur le fait que la situation commence de s’améliorer à Taiwan, dans la mesure où la baisse des prix à l’importation s’avère désormais plus rapide que celle des prix à l’exportation.Faute d'être au vert, les clignotants du tableau de bord économique chinois sont repassés à l’orange. Ainsi, l’inflation recule à cause de la baisse des prix du pétrole, les termes de l'échange s’améliorent, de même que les marges des sociétés industrielles, et la Banque de Chine a relâché son étreinte sur les taux ainsi que sur les réserves obligatoires. En novembre-février, les crédits ont augmenté davantage que durant les douze mois à fin octobre. Et puis le gouvernement de Pékin a mis en place un plan de relance de 550 milliards de dollars ou 12 points de PIB, ce qui est relativement aisé pour un pays dont les réserves de change représentent 1,9 billion de dollars. Les dirigeants du pays se lancent dans un déficit budgétaire de 3 % du PIB et ils ont compris qu’il n’est pas possible de relancer la consommation intérieure par le biais des ménages, même si ces derniers affichent un taux d'épargne astronomique de 45 %. Dès lors, Pékin met en ?uvre des investissements d’infrastructures, qui peuvent d’autant plus aisément être financées que les bilans des banques ont été nettoyés par l’Etat en 2003. L’investissement immobilier est déjà en reprise grâce aux pouvoirs publics et les ventes de voitures devraient atteindre cette année les 9 millions d’unités (même si les capacités permettraient d’en produire 17 millions). La taxe de mise en circulation a été réduite de moitié, à 5 %, pour les cylindrées inférieures ou égales à 1,6 litre, afin d’encourager le redémarrage des ventes de petites voitures peu chères. Actuellement le Greater China Fund comporte 86 lignes ; ce produit a généré une performance annuelle moyenne de 14 % contre 8,2 % pour l’indice de référence (MSCI Golden Dragon). La gérante privilégie actuellement les pétrolières (comme CNOOC) et les cycliques, mais est revenue à une position neutre (5 %) sur China Mobile qui était encore à 8,6 % fin février. Elle mentionne aussi Dongfeng Motor, qui est le partenaire de joint-venture de Peugeot, Nissan et Honda, et qui représente environ 3 % du portefeuille.
Francisco Pardo, responsable de Banif Institucional, a indiqué d’après Funds People que la part de la clientèle institutionnelle aux encours de la banque privée du Santander est passée de moins de 10 % en mai 2008 à plus de 15 % actuellement. La division institutionnelle recourt aux conseillers de la Banif ainsi qu'à la capacité d’analyse des fonds d’Allfunds Bank. Elle propose notamment des services de gestion de fonds et de conseil immobilier aux assureurs ainsi que des produits ISR aux congrégations religieuses.
La participation de Capital Research and Management Company au travers des fonds Capital Group dans Inditex est revenue à 4,927 % contre 5,01 %, selon une notification à la CNMV relayée par Fund People. Ce paquet de titres représente actuellement 865,6 millions d’euros aux cours actuels.