France Télécom ne déçoit pas autant que KPN ou Deutsche Telekom, mais cela ne veut pas dire que ses comptes aient été épargnés par la crise. Cela tient entre autres à l’Espagne, mais le groupe français n’en a pas moins désintéressé ses partenaires dans sa filiale locale Orange España (ex Amena), en l’occurrence le Credit suisse, la Deutsche Bank, le Santander, la CAM et Unicaja moyennant 1,37 milliard d’euros. Cinco Días rapporte qu’ainsi l’opérateur français acquiert 18,2 % supplémentaires de sa filiale, dont il détient 99,85 %. 618 millions sont allés à Credit Suisse et à la Deutsche Bank et 337,6 millions au Santader.
Bilbao Bizkaia Kutxa (Caja de Ahorros de Bilbao y Vizcaya) a finalisé l’acquisition de 60% du capital de la société de gestion Fineco, qui devient désormais la banque privée de BBK. Fineco gère actuellement 20 fonds d’investissement pour un encours de 345 millions d’euros et 25 sicav. A la fin 2008, l’encours total de ses actifs sous gestion s'élevait à 1 milliard d’euros.
Fuite des cerveaux de chez Caja Madrid : deux directeurs, celui de la gestion de portefeuille Juan Fernández Jaquotot et celui de la division obligataire Carlos Barceló Mendiguchía, ont quitté la caisse d'épargne pour créer la family office Attitude, selon des proches du dossier cités par Expansión. Ils démarreront avec un encours voisin de 100 millions d’euros.Attitude va demander à la CNMV son agrément comme conseiller financier (EAFI).
SIA Group, une société de gestion indépendante helvético-suisse, a décidé de fermer certains de ses fonds à la souscription, qui continueront à être gérés, tout en en ouvrant de nouveaux du même type. La société se rémunère en effet au moyen de commissions de performance, qui s'élèvent par exemple à 15% pour son fonds Clasic, dont la performance a chuté de 67% l’an passé. Continuant dans leur style de gestion «value», les dirigeants Carlos Jarillo et Walter Scherck assurent que cette opération, autorisée par l’autorité de marché CNMV, n’entraînera aucun préjudice pour leur clientèle.
Nordea Bank a publié une baisse de 8,7 % de son bénéfice net à 627 millions d"euros au premier trimestre, rapporte le Wall Street Journal. Ses résultats se sont avérés meilleurs que prévu et la banque nordique a confirmé ses perspectives annuelles.
Il y a un an, Giovanni Perissinotto, administrateur délégué de Generali, annonçait un investissement de 8 milliards d"euros dans les hedge funds et le private equity. L"assureur envisageait même de lancer un hedge fund de droit italien. Crise oblige, ce projet a été annulé, annonce Il Sole ? 24 Ore. La joint venture créée à cet effet en partenariat avec Mangart, Mangart Capital Partners, s"est retirée de la liste des sociétés de gestion.
Le fonds souverain d’Abou Dhabi, Mubadala est sur le point d'émettre un emprunt de $ 2 milliards sur le marché international, ce qui est une première pour un fonds souverain. La première tranche (5 ans) est rémunérée à 400 points de base au-dessus des Treasuries américains et la seconde, sur 10 ans, offre un rendement supérieur de 470 points de base au papier américain, rapporte le Handelsblatt. L'émission a été arrangée par Citigroup, Goldman Sachs et Royal Bank of Scotland. Parmi les 14 milliards investis par Mubadala figurent des participations dans Ferrari et AMD. Mubadala a aussi des partenariats avec EADS, General Electric et Rolls-Royce.
Carmignac Gestion lance Carmignac Market Neutral, l"un des compartiments de la Sicav luxembourgeoise UCITS III Carmignac Portfolio. Il s’agit d’un produit d’actions internationales à objectif de performance absolue, géré par Keith Ney.Il a obtenu l’agrément de l’AMF le 3 avril. #Grâce à la mise en ?uvre de stratégies d"immunisation du portefeuille et à l"utilisation de couvertures spécifiques, Carmignac Market Neutral bénéficie d"une exposition nette aux marchés d"actions en moyenne proche de zéro#, explique le communiqué de presse.#Cette gestion décorrélée des marchés vise à obtenir un rendement positif, quelle que soit la direction prise par les marchés. Carmignac Market Neutral cible une volatilité annualisée comprise entre 4 % et 6 %#, poursuit le document.Le fonds bénéficie d"une liquidité quotidienne et fera l"objet d"un reporting hebdomadaire. Il s"adresse à tout type de clientèle, tant retail qu"institutionnelle.
Selon nos informations, Alain Wicker, 64 ans, président de La Française des Placements, s’apprêterait à vendre la société de gestion, dont il est le fondateur, au groupe UFG. Patrick Rivière et Alain Gerbaldi, deux anciens de la société de gestion Fimagest qu"Alain Wicker avait également créée en 1986, occupent respectivement au sein du groupe UFG les postes de vice-président du directoire et de directeur général en charge du développement institutionnel. Fin 2008, les encours d’UFG ressortaient à 19,5 milliards d’euros, tandis que ceux de LFP se situaient, mi-novembre 2008, autour de 7,5-8 milliards d’euros.
Avec le départ pour Natixis de l’un de ses deux associés-gérants, Laurent Mignon, Oddo & Cie doit réorganiser sa direction, commente l"Agefi. «Tarek Achich, directeur exécutif des opérations, et Grégoire Carbit, gérant d’Oddo & Cie, secrétaire général et DRH, devraient voir leurs compétences élargies à l’ensemble des fonctions supports et de maîtrise des risques, Philipe Oddo se recentrant de son côté sur les activités opérationnelles», précise le journal, citant des sources proches de l"entreprise.
«Pour nous, la fusion de Société Générale Asset Management avec Crédit Agricole Asset Management ne change rien», a déclaré Etienne Deniau, directeur conservation et services dépositaires chez Société Générale Securities Services, en préambule à une conférence. En effet, explique-t-il, «il est convenu que chaque prestataire (SGSS d’un côté et CACEIS de l’autre) conserve ses parts de marché». Il souligne aussi par ailleurs que SGAM représente moins de 10 % des revenus. «SGAM est un client important, mais si nous le perdons, nous continuons à vivre». Enfin, quant à un éventuel rapprochement avec Caceis, Etienne Deniau estime que ce n’est pas parce que deux métiers d’un même groupe s’allient que tous les métiers de ces groupes doivent faire de même.
Après deux années passées chez Oddo, Laurent Mignon rejoint Natixis. Sa nomination en tant que directeur général sera proposée au Conseil de Natixis qui se tiendra le 30 avril 2009 à l"issue de l"assemblée générale des actionnaires du même jour, a indiqué Natixis mercredi dans un communiqué. Il sera également membre du comité de direction générale. Natixis indique par ailleurs que, sur décision de François Pérol, président du directoire de la Caisse Nationale des Caisses d"Epargne (CNCE) et directeur général de la Banque Fédérale des Banques Populaires (BFBP), le renouvellement de Dominique Ferrero comme directeur général de Natixis ne sera pas proposé au conseil d"administration du 30 avril appelée à statuer sur le mode d"administration de la société. Dominique Ferrero sera nommé conseiller de François Pérol, président du conseil d"administration du nouvel organe central.
Daniel Bouton, président de la Société Générale, présentera sa démission au conseil d’administration le 6 mai. Selon Les Echos, celui-ci pourrait désigner Anthony Wyand, l’un de ses administrateurs. Une solution externe n’est pas exclue, admet le quotidien, et le nom de Philippe Lagayette, président de JP Morgan France, est évoqué. Parmi les autres candidats possibles figure Jean-Martin Folz, ex-patron de PSA préside le comité de sélection et de rémunération de la Société Générale.
Selon La Tribune, BNP Paribas annonce qu’elle a obtenu des mandats de la part de trois sociétés du Golfe en vue d’arranger des émissions d’obligations islamiques (maturité entre 3 et 5 ans, pour des montants compris entre 200 et 300 millions de dollars). BNP Paribas espère pouvoir lancer les émissions d’ici la fin du mois de juin.
Dans un entretien aux Echos, Henri de Castries, le président du directoire d’Axa, défend la solidité de son groupe. " AXA a dégagé 8 milliards d’euros de cash-flow en assurance-vie, gagné plus de 1 million de nouveaux contrats individuels en dommages et dégagé un résultat net de près de 1 milliard d’euros», souligne-t-il. Il s’explique également sur les résolutions soumises ce jeudi à l’assemblée générale des actionnaires l’autorisant à émettre pour 2 milliards d’euros d’actions préférentielles. Malgré cette résolution, Henri de Castries affirme ne pas avoir l’intention de faire une augmentation de capital.
Jean-Manuel Richier rejoint Jean-Michel Steg pour développer l’activité de Blackstone Advisory en France et en Europe. En dernier lieu managing director et deputy head of investment banking chez Citigroup pour la France, il intégère le bureau de Paris de The Blackstone Group comme senior managing director. On peut s’attendre que le bureau parisien, d’ouverture tout récente, compte assez vite quelque cinq personnes.
«Il est évident que la configuration des marchés a évolué, avec la césure de la crise. Il faut désormais s’attendre à des rendements neutres au lieu de constamment positifs ainsi qu'à une volatilité et une dispersion élevées, au lieu de faibles», constate en substance Christophe Lemarié, directeur de la gestion actions, allocation et arbitrage de Crédit Agricole Asset management (CAAM). Pour tenir compte de ce nouvel environnement, la société de gestion a réfléchi à un reprofilage de son offre. Maintenant que les écarts de performance deviennent importants, elle est convaincue que l’heure de la gestion active a sonné, en y ajoutant des approches nouvelles et avec le cas échéant des long/short equity. D’autre part, dans des marchés agités où le risque s’est accru, les investisseurs recherchent également des produits pour profiter des périodes de croissance? en minimisant le risque. Tel est exactement l’ambition d’un nouveau FCP de droit français, CAAM Actions Objectif Variance, lancé pour sa partie retail le 29 décembre 2008. Ce fonds d’actions européennes, concocté en fonction du cahier des charges réglementaire d’un investisseur institutionnel, a été à l’origine lancé le 7 décembre 2007 et il affiche environ 30 millions d’euros d’encours, répartis sur 52 lignes actuellement (85,6 % du portefeuille), le reliquat étant placé en monétaire. Pour couvrir le risque, le gérant, Melchior Dechelette, vend des futures sur indices (actuellement 60,4 %), ce qui réduit en fait l’exposition nette à 25-30 %. L’idée de départ consiste à limiter la volatilité subie à 10 % et de générer une performance régulière, avec des variations de valeur liquidative qui ne dépassent pas 0,6 % dans les deux sens. La volatilité du portefeuille actions se situe en ce moment aux alentours de 25-26 %, pour une volatilité du marché à 40 %. Un processus à trois étages Comme socle, Melchior Dechelette utilise la méthode de la variance minimale appliquée à une sélection d’actions européennes en fonction du risque. «Autrement dit, plus un titre est volatil, moins il a de chances de se trouver ou de se maintenir dans le portefeuille», précise le gérant, qui «vend quand la volatilité, donc le risque, augmente». Cette partie du processus est gérée par un optimiseur dans lequel ont été intégrés, comme deuxième étape, certains paramètres correcteurs pour éviter les biais indésirables (value, petites capitalisations, sociétés endettées). Il en résulte un portefeuille de 50-60 lignes puisées dans la sélection effectuée par l'équipe de gestion sectorielle européenne (3,8 milliards d’euros d’encours pour «actions Europe et thématiques»). Cela dégrade certes la volatilité par rapport à l’optimum, mais pour augmenter l’espérance de rendement. Les principales lignes au 31 mars étaient BP (2,80 %), Roche et GlaxoSmithkline (2,35 % chacun), BAT et Carrefour (2,33 % et 2,29 %). La troisième étape est celle de la couverture en vendant des futures pour demeurer dans la limite des 10 % de risque absolu qui constitue le budget initial, ce qui réduit l’exposition aux actions (actuellement cette volatilité se situe à moins de 11 %). Le risque de change n’est pas couvert. Historiquement, l’exposition moyenne nette aux actions est voisine de 39 %. En bref, la volatilité est présentement d’environ un tiers de celle du marché et la perte d’un cinquième. En rétropolation sur 10 ans, cette stratégie participe à 30 % des marchés baissiers et capte 70 % des hausses. Depuis la création au 7 décembre 2007 (part I2) jusqu’au 31 mars 2009, le fonds affiche une volatilité de 10,4 % contre 29,7 % pour le MSCI Europe (la référence) et une perte de 11 % contre 50,7 % pour l’indice. La sélection de titre a généré 36 % de la surperformance, la gestion de l’exposition produisant les 64 % restants. La commission de souscription pour la part P se situe à 2,50 % et la commission annuelle de gestion à 1,50 %. CAAM facture par ailleurs 20 % au maximum de commission de surperformance pour un rendement supérieur à l’indice MSCI Europe dividendes réinvesti, le tout plafonné à 1,5 % de l’actif net, sachant que la période d’observation est d’un an minimum à 3 ans maximum.
Selon le Wall Street Journal, les négociations entre le Trésor américain et les créanciers de Chrysler ont échoué, ce qui rend certaine une faillite du constructeur américain. La plupart des hedge funds ont refusé de réduire une partie de la dette du groupe US, indiquent des personnes proches du dossier. Le chapitre 11 devrait ouvrir la voie à une reprise de Chrysler par Fiat.
L’AG de Bank of America a voté mercredi l'éviction de Kenneth Lewis en tant que chairman. Mais, bien qu’affaibli, il demeure president & CEO, rapporte The Wall Street Journal. La résolution a été adoptée par 50,34 % des voix. C’est la première fois qu’un tel phénomène se produit, d’après RiskMetrics. Cela posé, dans la pratique, cela ne limitera pas sensiblement les pouvoirs de Ken Lewis, dont le remplaçant comme chairman, Walter E. Massey, est l’un des proches. Ken Lewis a aussi annoncé qu’il quittera son poste de CEO dès la crise terminée et au plus tard dans trois ans.
The Munich-based wealth management firm Mayr Investment Managers has been granted a mandate to consult to the WM Fund Sachwertportfolio fund, which was launched in April by Hauck & Aufhäuser Investment Gesellschaft (HAIG), Das Investment reports. The fund invests in businesses in sectors which are relatively resistant to the crisis, and which have the least possible connection to the financial sector. Target businesses also must have low levels of debt, the value of the business must include physical assets, and their cash reserves must be minimal. The objective of the fund is not performance, but rather to construct a portfolio which would be likely to survive an economic and financial crisis.
?For us, the merger of Société Générale Asset Management and Crédit Agricole Asset Management doesn’t change anything,? Etienne Deniau, director of custody and depository services at Société Générale Securities Services, has stated in the opening address at a conference.?It has been agreed that each provider (SGSS on one side and CACEIS on the other) will retain its separate market share,? he explains.He also emphasizes that SGAM represents less than 10% of revenues. ?SGAM is a major client, but at the same time, if we lost it, we would survive.?As to a potential merger with CACEIS, Deniau declares that, just because two activities within a single group are merging, it doesn’t necessarily mean that all activities within those groups should do likewise.
Gartmore is planning an offensive on the retail hedge fund market, Ignites Europe reports, citing Reuters. The British management firm is planning to recruit 10 people for this project.
Initially, DWS (Deutsche Bank) was expected on Wednesday morning to assert its control of the second-largest German fund management firm. But the announcement has been delayed, probably to next Tuesday, due to last-minute consultations within the group about the global organizational role of the head of DWS within asset management activities at the bank, according to sources close to the firm, cited by Handelsblatt. The newspaper says that part of the problem is due to the fact that, although asset management activities at the group have lost money (EUR173m in first quarter, and EUR525m in 2008), DWS has earned profits of over EUR100m, and losses are due to poor investments made outside Germany, under the watch of Kevin Parker, global head of asset management. Stefan Kunze, who was head of European activities at DWS, had to leave the group at the beginning of the month, apparently because he did not allow Parker to make cuts in his part of the group, on the grounds that his activities were profitable.
Marc Bulstrode, director of wealth management activities at Barclays, will join Skandia Investment Group (SIG, GBP53bn) as chief commercial and finance officer. He will report to Jamie MacLeod, CEO of SIG.