La société de gestion américaine BlackRock poursuit son offensive éclair sur le marché des crypto-actifs. Après la récente annonce de son partenariat avec Coinbasedestiné aux clients de sa plateforme de gestion Aladdin, la firme, qui gérait 8.487 milliards de dollars d’encours à fin juin, a lancé, ce jeudi, son premier trust offrant une exposition au bitcoin. La cryptomonnaie avoisinait les 24.000 dollars (23.000 euros) après être montée jusqu'à 68.000 dollars en novembre 2021. Le trust de BlackRock est disponible pour les clients institutionnels américains et suit la performance du bitcoin. «Malgré la forte baisse du marché des actifs numériques, nous constatons toujours un intérêt substantiel de la part de certains clients institutionnels sur la façon d’accéder efficacement et à moindre coût à ces actifs en utilisant notre technologie et les capacités de nos produits. Le bitcoin est le crypto-actif le plus ancien, le plus important et le plus liquide, et constitue actuellement le principal sujet d’intérêt de nos clients dans le domaine des crypto-actifs. Si l’on exclut les monnaies stables, le bitcoin conserve près de 50 % de la capitalisation boursière du secteur», se justifie BlackRock, dont le directeur général Larry Fink a longtemps honni le bitcoin, allant même jusqu'à le considérer en 2017 comme un «indice de référence du blanchiment d’argent». BlackRock indique dans un post de blog qu’il est notamment motivé par le fait que des organisations telles que RMI et Energy Web développent des programmes visant à améliorer la transparence sur le sujet de l’utilisation d'énergie durable pour le minage de bitcoin et «continuera de suivre les progrès de ces initiatives». La plus grosse société de gestion au monde précise aussi qu’elle a planché sur quatre domaines des actifs digitaux et leurs écosystèmes propres dans lesquels elle voit du potentiel pour ses clients et les marchés de capitaux : blockchain, stablecoins, crypto-actifs et tokenisation (digitalisation des actifs, ndlr). Effets potentiels BlackRock pénètre le marché du bitcoin sur l’un de ses points d’entrée les plus bas de ces deux à trois dernières années et dans une phase de développement intense du marché des cryptos tant aux Etats-Unis qu’ailleurs dans le monde. Notamment en Europe avec la prochaine mise en application de la réglementation sur les crypto-actifs Mica. Son arrivée laisse transparaître clairement la volonté du gestionnaire de participer à une éventuelle remontée rapide du cours du crypto-actif - qui n’a réagi que par une très modeste hausse à l’annonce de BlackRock - mais surtout à sa stabilisation ainsi qu'à celle de l'éco-système crypto-actifs en général. De par son réseau et sa marque, BlackRock devrait rapidement détrôner Grayscale Investments du titre de gérant du plus gros trust investi en bitcoin au monde (15,4 milliards de dollars d’encours au 11 août 2022 pour le trust de Grayscale). Son entrée pourrait constituer un signal pour d’autres gérants de taille même si certains ne l’ont pas attendu pour proposer du bitcoin à leurs clients, à l’instar de Fidelity Investments qui permet d’y être exposé dans ses plans d'épargne-retraite 401(K). L’arrivée de BlackRock sur le marché du bitcoin via un trust privé pour clients institutionnels présente d’ailleurs le potentiel pour faire basculer à terme une situation de blocage sur les fonds indiciels cotés (ETF) exposés au bitcoin que le régulateur américain Securities & Exchange Commission (SEC) s’est toujours refusé à agréer. La SEC s’est toujours justifiée par l’impossibilité de prévenir des fraudes liées au bitcoin et l’absence de protection adéquate pour les investisseurs vis-à-vis du crypto-actif. Un certain nombre de gestionnaires s’y sont cassés les dents. Grayscale en a notamment fait les frais car il voulait convertir, de longue date, son trust en ETF, ce que la SEC a refusé. La firme, ayant mal digéré la nouvelle, a porté l’affaire devant la justice américaine.
L’épargne investie en produits de taux a augmenté au premier trimestre 2022, selon les données publiées jeudi par la Banque de France, passant de 17,1 milliards d’euros à 24,4 milliards d’euros. Cette hausse s’explique par le «rebond des flux en numéraire et dépôts à vue, et une collecte qui redevient positive sur les livrets d’épargne réglementée (8,3 milliards après -0,2 milliard au T4) – en lien avec la première revalorisation des taux de livrets d’épargne réglementée au 1er février». Le taux du Livret A et du Livret développement durable et solidaire (LDDS) est passé de 0,5% à 1% au 1er février 2022 et a été augmenté à 2% le 1er août. Le taux du Livret d’épargne populaire (LEP) était lui passé de 1% à 2,2% en février et atteint depuis le 1 août 4,6%.
La banque allemande Deutsche Bank vient de recruter Rod Colburn en tant que managing director de la division de gestion de fortune pour les Amériques. Il sera également senior relationship manager. Il sera rattaché à Anthony Valvo, directeur de marché pour New York et l’Asie du Sud-est. Au sein de ce poste, il sera responsable des solutions de prêts pour les clients ultra-high-net-worth. Rod Colburn arrive de Goldman Sachs, où il était managing director pour cette division depuis 2008. Auparavant, il a occupé les postes similaires chez Citi Private Bank et US Trust.
La société de gestion française Carmignac a décidé de donner un nouveau nom à son fonds Carmignac Portfolio Green Gold à compter du 25 août, a-t-elle indiqué dans un avis aux porteurs de parts publié jeudi. «Le conseil d’administration a décidé de renommerCarmignac Portfolio Green Goldcar sa dénomination était jugée ambiguë par certains de nos investisseurs et partenaires commerciaux», indique la lettre. Green Gold (or vert en français) fait donc place à Climate Transition (transition climatique) qui traduit mieux, selon la firme,«la référence au défi mondial que représentent l’atténuation du changement climatique et l’adaptation à celui-ci». Le fonds, classé Article 9 au sens du règlement SFDR et géré par Michel Wiskirski, investit dans des secteurs et des fournisseurs de produits et services qui proposentdes solutions à faible intensité de carbone ou transforment leurs modèles d’affaires afin de favoriser l’avènement d’une économie faiblement carbonée. C’est le deuxième changement de nom en près de deux ans et demi puisque avant de s’appeler Green Gold et d'être recyclée en une stratégie orientée investissement responsable, ce fonds n'était autre que le fonds Carmignac Portfolio Commodities. Son objectif initial, lors de son lancement en 2003, était d’investir dans les entreprises du secteur de l'énergie et des ressources naturelles. Lorsque Carmignac a modifié la dénomination du fonds en avril 2020, il précisait que Green Gold était une référence à la transition énergétique et aux produits d’efficience énergétique par opposition à Black Gold, pour désigner les énergies fossiles. Pour l’emploi du mot Gold, la société de gestion précisait dans ses prospectus qu’il ne constituait pas une référence au métal précieux - l’or - mais à la notion d’or vert «sujet clé de la transition énergétique pour notre planète». Ce qui n’a visiblement pas empêché la confusion dans l’esprit des investisseurs...
Nuveen, filiale de gestion d’actifs du groupe financier américain TIAA, a recruté Kelly Hagg pour le poste nouvellement créé de directeur de l’investissement responsable pour les stratégies et solutions de la firme. Il occupe également les fonctions desenior managing director. Kelly Hagg travaillait précédemment chez Janus Henderson dont il supervisait la stratégie produit et les sujets liés aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) au niveau mondial au sein de l'équipe de distribution.
Le gestionnaire d’actifs alternatif Brookfield Asset Management a confirmé, ce jeudi par un commentaire de son responsable des opérations Nick Goodman, sa volonté de coter 25% de son activité de gestion d’actifs d’ici la fin de l’année 2022. L’opération doit se dérouler à la fois à la Bourse de New York et à la Bourse de Toronto. Le reste de la société sera renommé Brookfield Corporation et se concentrera sur l’investissement de son propre capital dans des activités allant de l’immobilier aux projets d'énergies renouvelables. L’ancien gouverneur de la Banque centrale du Canada et de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, deviendra le nouveau président du conseil d’administration de Brookfield AM après sa cotation partielle. Il avait rejoint en août 2020 comme vice-président chargé des investissements ESG et de transition. Bruce Flatt conservera son poste de directeur général de Brookfield AM tandis que Connor Teskey occupera la fonction de président de Brookfield AM qui s’ajoutera à son poste actuel de directeur général énergies renouvelables et transition du groupe. En outre, Anuj Ranjan deviendra président du pôle private equityen plus de ses fonctions actuelles de responsable mondial du développement de l’activité, responsable Europe et Asie-Pacifique du private equity, directeur général Asie du Sud et Moyen-Orient de Brookfield AM. Bahir Manios deviendra, lui, responsable financier. Collecte record de 56 milliards de dollars Brookfield a publié, ce jeudi, ses résultats pour le deuxième trimestre. La firme a enregistré une levée de fonds record de 56 milliards de dollars (54,3 milliards d’euros) sur la période et dispose de 111 milliards de dollars pour investir. Son résultat net au deuxième trimestre s'élève à 1,5 milliard de dollars, en repli de 40% sur un an glissant. «En excluant l’impact des réalisations et des gains de cession enregistrés au cours de l’année précédente, le bénéfice distribuable et le bénéfice net ont augmenté d’environ 25 % par rapport au trimestre de l’année précédente», précise néanmoins le gestionnaire. La firme a vendu pour 21 milliards de dollars d’actifs et déployé 20 milliards de dollars en capital dans de nouveaux investissements entre fin mars et fin juin 2022. Au cours du deuxième trimestre, Brookfield a entre autres procédéà la clôture finale de notre fonds de transition de 15 milliards de dollars. Le gestionnaire canadien est en train de finaliser les premières clôtures de son sixième fonds de capital-investissement de 8 milliards de dollars et de son cinquième fonds d’infrastructure de 20 milliards de dollars. Sa levée de fonds pour son fonds immobilier s'élève à environ 14,5 milliards de dollars. Sa clôture finale est prévue au cours du troisième trimestre. «L’environnement de crédit actuel conduit à un certain nombre d’opportunités d’investissement attrayantes au sein de notre fonds de crédit opportuniste de 16 milliards de dollars. Le fonds est actuellement investi et/ou engagé à 80% et nous prévoyons de commencer la collecte de fonds pour le prochain millésime dans les mois à venir», précise également la société de gestion. Brookfield compte plus de 750 milliards de dollars d’actifs sous gestion.
Samsung AM vient de recruter Jimi Kim comme responsable des ETF. L’intéressé arrive de Lyxor, dont il a dirigé les ventes d’ETF et de hedge funds pour la Corée du Sud pendant dix ans. Auparavant, il a travaillé cinq ans comme responsable des actions mondiales chez Woori Credit Suisse AM, ainsi que comme gérant du fonds général de Hyundai Marine & Fire Insurance.
La firme américaine Ares Wealth Management Solutions vient de recruter Neil Hoyne comme directeur du service client international. Il arrive de Neuberger Berman, où il occupait depuis cinq ans un poste similaire pour les fonds. Auparavant, il a géré les opérations quotidiennes des fonds irlandais de GlobalReach, devenu CrossBorder Capital. Il a aussi administrer des fonds pour HSBC Securities.
Le gestionnaire d’actifs britannique M&G poursuit son rétablissement commercial. Sa collecte nette affiche 1,2 milliard de livres sterling (1,4 milliard d’euros) pour les six premiers mois de l’année, hors impact de son activité «Heritage», dont les clients ne sont autorisés qu'à retirer leurs placements retraite. M&G double déjà sa collecte de 2021 (0,6 milliard de livres) dans un environnement économique pourtant négatif pour l’asset management. Les années précédentes, le gérant avait vécu plusieurs déconvenues. En 2019, la fermeture temporaire d’un fonds immobilier devenu illiquide, avec en arrière plan le Brexit, avait entaché la réputation du groupe. La séparation d’avec Prudential la même année n’avait pas non plus aidé à attirer davantage d’investisseurs, puisqu’il avait enregistré 6,8 milliards de livres de décollecte sur 2020. Au premier semestre 2022, M&G a notamment renoué avec des rentrées d’argent sur le segment wholesale (+0,8 milliard), une première depuis quatre ans. L’année dernière, la société avait rendu 3,4 milliards au premier semestre et 0,4 milliard au second. La collecte auprès des investisseurs institutionnels reste, elle, positive, mais en fort recul. Après des flux nets de +2,2 milliards au premier semestre 2021, puis de +3,6 milliards au second, le début de l’année 2022 se conclut avec seulement +0,3 milliard de collecte nette. Au total, les encours gérés ont tout de même décru de 21 milliards de livres sous l’effet de la baisse des marchés, pour s'établir à 348,9 milliards de livres.
Le gestionnaire d’actifs alternatif canadien a confirmé jeudi sa volonté de coter 25% de son activité de gestion d’actifs d’ici à fin 2022. L’opération doit se dérouler sur les Bourses de New York et de Toronto. Par ailleurs l’ancien gouverneur de la Banque centrale du Canada puis de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, deviendra le nouveau président de Brookfield AM après la cotation partielle de la gestion d’actifs de Brookfield. Il avait rejoint la firme en août 2020 comme vice-président chargé des investissements ESG. Brookfield qui revendique plus de 750 milliards de dollars (726 milliards d’euros) d’actifs sous gestion a publié ses comptes du deuxième trimestre 2022, marqués par une levée de fonds record de 56 milliards de dollars sur la période. Il dispose de 111 milliards de dollars pour investir.
L’épargne investie en produits de taux a augmenté au premier trimestre 2022, selon les données publiées jeudi par la Banque de France, passant de 17,1 milliards d’euros à 24,4 milliards d’euros. Cette hausse s’explique par le «rebond des flux en numéraire et dépôts à vue, et une collecte qui redevient positive sur les livrets d’épargne réglementée (8,3 milliards après -0,2 milliard au T4) – en lien avec la première revalorisation des taux de livrets d’épargne réglementée au 1er février». Le taux du Livret A et du Livret développement durable et solidaire (LDDS) est passé de 0,5% à 1% au 1er février 2022 et a été augmenté à 2% le 1er août. Le taux du Livret d’épargne populaire (LEP) était lui passé de 1% à 2,2% en février et atteint depuis le 1 août 4,6%.
La société américaine Strive Asset Management vient de lancer un fonds indiciel coté (ETF) visant à combattre l’introduction des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans le secteur de l'énergie et de profiter d’un potentiel marché haussier pour ces actions. Dénommé Strive U.S. Energy ETF, cet ETF s’appuie sur le soutien des milliardaires Peter Thiel et Bill Ackman. Strive AM va utiliser ses droits de vote pour rejeter les résolutions liées à l’ESG, et permettre à ces entreprises de produire davantage de pétrole, de gaz et d’autres types d’énergie. La société de gestion estime que les entreprises énergétiques américaines doivent être capables de saisir les opportunités économiques à venir afin de répondre à la demande croissante d'énergie au niveau mondial. Le fonds va répliquer la performance de l’indice Solactive GBS United States 1000 Index.
Credit Suisse vient d’engager un recours auprès de la Haute Cour de justice d’Angleterre pour entamer une action en justice contre SoftBank, a appris le Financial Times. La banque suisse cherche à récupérer 440 millions de dollars prêtés par le fonds de financement de supply chain Greensill au groupe américain de construction Katerra, détenu par SoftBank. Katerra est actuellement en procédure de faillite, et compte plus d’un milliard de dollars de dettes.
La société de gestion de fortune belge Merit Capital se rapproche de la faillite. Après avoirperdu sa licence de société de Bourse, l’entreprise, qui semble en difficulté financière, n’a plus de candidat au rachat. Le Luxembourgeois Fuchs & Associés a renoncé à faire une offre, a appris le quotidien économique flamand De Tidj. Celui-ci se retire car les «les conditions de marché, économiques et réglementaires» ne sont pas idéales, précise Fuchs dans un communiqué confirmant ces informations. «[Merit Capital] flirte avec les conditions de la faillite, sans pour autant dire qu’elle les remplit déjà», a déclaré son administrateur Kjell Swartelé. Merit Capital a attiré l’attention il y a deux ans, à la suite d’un article du Financial Timesl’impliquant dans les transactions avec H2O AMconcernant les obligations illiquides Tennor. La société belge aurait agi en tant que courtier dans le cadre d’un «buy and sell back» portant sur 370 millions d’euros d’obligations. Une information que Merit Capital avait démenti. L’entreprise est détenue depuis 2018 parDuet Group, dont le directeur général Henry Gabay est un associé de Lars Windhorst, le patron de Tennor.
Dyal Capital, filiale dufournisseur américain de solutions de financement aux marchés privés Blue Owl, pourrait entrer au capital de la société deprivate equityfrançaise PAI Partners, rapporte Bloomberg, citant des sources anonymes proches du dossier. Les discussions en seraient à un stade préliminaire pour une prise de participation minoritaire. Interrogé par L’Agefi, PAI Partners n’a pas fait de commentaires. Selon Bloomberg, le gérant d’actifs Meridiam, spécialisé dans les infrastructures, envisagerait lui aussi d’ouvrir son capital à un investisseur pour financer sa croissance. Le groupe, qui a racheté 40% du «nouveau Suez», pourrait ouvrir jusqu'à 20% de son capital.
Goldman Sachs AM (GSAM) a annoncé ce 9 août les nominations des dirigeants du gérant néerlandais NN IP, acquis plus tôt dans l’année. Satish Bapat, le directeur général, va prendre la direction des opérations de GSAM en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. Il conserve parallèlement ses fonctions actuelles. Valentijn van Nieuwenhuijzen, le directeur des investissements, est lui nommé responsable mondial de la durabilité pour l’investissement public de GSAM. En outre, Hester Borrie, le directeur de la clientèle de NN IP, est désormais co-responsable de l’activité clients institutionnels EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique) pour GSAM, avec Chloe Kipling, responsable de l’activité Clients institutionnels au Royaume-Uni et en Irlande. Martijn Canisius conserve pour sa part son rôle de directeur des finances et des risques de NN IP et ses responsabilités de co-directeur de l’intégration de NN IP dans la gestion d’actifs aux côtés de Glenn Thorpe, directeur de l’exploitation de Goldman Sachs Asset Management International. Bob van Overbeek conserve, lui, son poste de directeur de la technologie et des opérations de NN IP, et va diriger l’intégration de l’ingénierie et des opérations dans Goldman Sachs. Pour ce faire, il rejoindra les équipes de direction mondiales Asset Management Operations et Engineering. Enfin, MariekeGrobbe poursuivra son rôle de responsable de la gestion du capital humain de NN IP.
Le réassureur Swiss Re vient de constituer une filiale américaine dédiée au conseil de gestion de titres ILS (insurance-linked securities), a appris le site spécialisé Artemis. Dénommée Swiss Re Insurance-Linked Investment Advisors Corporation (SRILIAC), elle est enregistrée auprès de la SEC. La firme couvrira principalement les obligations catastrophes, et servira une clientèle institutionnelle. Elle apportera le savoir-faire de Swiss Re en matière d’investissement dans ces titres, ainsi que dans la modélisation de scénarios de catastrophes naturelles et de souscription à ce type d’assurance. Les encours gérés en interne dépassent le milliard de dollars, précise Artemis. La direction a été confiée à MariaGiovanna Guatteri, une vétérane de Swiss Re qui dirige la gestion de titres ILS.
Le fournisseur de recherche et de données sur les fonds indiciels cotés ETFGI calcule que les ETF ont collecté 157,7 milliards de dollars au cours du deuxième trimestre 2022. Les encours des produits indiciels (ETP et ETF) s'élevaient fin juin à 8.856 milliards de dollars investis dans 10.483 produits selon ETFGI.
Les hedge funds se sont quelque peu repris en juillet après avoir été malmenés au cours d’un premier semestre qui leur a fait perdre 183,4 milliards de dollars d’encours en raison de leurs mauvaises performances. En juillet, ils ont enregistré leurs gains les plus élevés depuis 15 mois, calcule le fournisseur américain de données et d’indices sur les hedge funds HFR. Son indice phare, le HFRI 500 Fund Weighted Composite Index, a augmenté d’1,3% en juillet, ce qui a réduit le déclin de la performance globale des hedge funds depuis le début de l’année à -2,7% fin juillet. Cet indicecouvre les performances des plus gros hedge funds fournissant leurs données à HFR, ouverts aux investissements et offrant une liquidité trimestrielle ou mensuelle. Les composants de l’indice, recalculé sur une base trimestrielle, sont classés en fonction de leur stratégie (equity hedge, event-driven, macro, relative value, risk premia). HFR indique que la dispersion des performances des hedge funds s’est réduite à un écart de 15,7% sur le mois de juillet entre les déciles supérieur et inférieur des composants de l’indice HFRI 500 Fund Weighted Composite Index. Cet écart était de 26,8% en juin et de 22,1% en mai. Le fournisseur de recherche note que de janvier à fin juillet 2022, le décile supérieur des composants de l’indice a vu sa performance grimper en moyenne de 28,9% tandis que celle du décile inférieur a perdu 26,6% en moyenne. Cela suggère un écart de 55,5% relatif à la dispersion des performances des hedge funds sur la période. Près de 60% des hedge funds ont affiché des performances positives en juillet, note HFR. Le mois dernier, les hedge funds de type equity hedge et event-driven ont affiché les meilleures performances avec des hausses constatées sur leurs indices respectifs - HFRI 500 Equity Hedge Index et HFRI 500 Event-Driven Index - de 3,2% et de 2,4%. L’indice HFRI 500 Relative Value Index, qui englobe les stratégies obligataires alternatives, a progressé d’1,1%. Les hedge funds spécialisés sur la macro ont, en revanche, observé un déclin de leurs performances, leur indice dédié HFRI 500 Macro Index reculant de 1,5%. Au sein de ce segment, l’indice des stratégies focalisées sur les matières premières, HFRI 500 Macro: Commodity Index a progressé de 1,9% en juillet, ce qui porte à +37,1% sa performance depuis début 2022.
La société de gestion Franklin Templeton vient d’annoncer en début de semaine la nomination de Yu Qing en tant que managing director et directrice de la Chine. Au sein de ce poste nouvellement créé, elle sera chargée de la direction de l’activité en Chine continentale. Elle sera rattachée à Ben Meng, vice-président exécutif et président de l’Asie Pacifique. Yu Qing arrive de Nomura, où elle était présidente du conseil d’administration de Nomura Orient International Securities Co., Ltd et managing director de l’activité de Nomura Securities en Chine. Auparavant, elle a été vice-présidente du groupe de China Reinsurance Group. Elle a également occupé plusieurs postes au sein du ministère des Finances en Chine. En Chine, Franklin Templeton possède une entreprise détenue entièrement (Wholly Foreign Owned Enterprise – WFOE) à Shanghaï ainsi qu’un bureau représentatif à Pékin. Elle compte également deux joint-venturesdans cette région : Franklin Templeton Sealand Fund Management Co., Ltd à Shanghai et China Life Franklin Asset Management Co., Limited à Hong Kong. Franklin Templeton gérait 1400 milliards de dollars d’encours au 30 juin 2022.
La société de gestion londonienne BlueBox Asset Management a annoncé, en début de semaine, la nomination de Mark Dainty en tant que gérant de son futur fonds sur les sciences de la vie et la biotech dénommé BlueBox Precision Medecine Fund. Il était depuis avril 2016 gérant de portefeuille spécialisé sur le secteur de la santé au sein de Norges Bank Investment Management, le gérant d’actifs du fonds souverain norvégien. Auparavant, il avait occupé des postes d’analyste sur le secteur de la santé chez BlackRock et sur le secteur pharmaceutique chez Citi. Chez BlueBox, il retrouvera d’anciens collègues de BlackRock dont William de Gale, ancien gérant du fonds BGF World Technology de BlackRock, qui est à l’origine du partenariat avec le multi-family office genevois Blue Box Wealth Management ayant entraîné en 2018 la création de BlueBox Asset Management.
L’ancien Chancelier de l’Echiquier britannique (de 2013 à 2016) et ex-secrétaire d’EtatPhilip Hammond va rejoindre le comité consultatif du Fintech Growth Fund, d’après les informations du média britannique Sky News. Ce nouveaufonds au nom provisoire vise à financer les fintechs britanniques les plus prometteuses et viserait une levée de fonds d’un milliard de livres sterling auprès d’investisseurs institutionnels. Seraient notamment ciblés Barclays, le London Stock Exchange Group ou encore Mastercard. L'équipe du Fintech Growth Fund devrait également inclure Al Lukies, ancien ambassadeur des fintechs au sein du gouvernement britannique, et Phili Vidler, qui dirige la FintechTech Alliance, selon Sky News.
C’est une affaire cocasse quoique très sérieuse au regard du préjudice subi qu’a examiné, le 20 juillet dernier, le centre de médiation et d’arbitrage de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI). Celui-ci arbitre, entre autres litiges, ceux liés aux noms de domaine sur Internet. Selon un document publié début août et consulté par L’Agefi, l’institution a dû trancher entre l’opérateur boursier pan-européen Euronext et un certain… Stéphane Boujnah. Non pas le directeur général d’Euronext mais un faux Stéphane Boujnah. L’individu a usurpé l’identité du dirigeant d’Euronext et la marque Euronext elle-même en enregistrant en date du 9 mai le nom de domaine euronext-fund.com. En tant que propriétaire de la marque Euronext et ses dérivés, l’opérateur boursier n’a pas mis longtemps à réagir en transmettant sa plainte le 27 mai au centre de médiation et d’arbitrage de l’OMPI. Entretemps, en utilisant le nom de domaine euronext-fund.com, le faux Stéphane Boujnah met en place le site internet d’une société baptisée Euronext Fund. Celle-ci se présente comme «une plateforme d’investissement intégrée dont l’engagement en faveur de la transition des investissements se traduit par des actions concrètes dans le but de satisfaire les besoins humains fondamentaux grâce aux ressources naturelles et aux technologies modernes». Une description fumeuse aux relents environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) assez éloignée toutefois de la mission portée par le vrai Euronext. Le faux Stéphane Boujnah utilise les noms et les photographies officielles des vrais membres du directoire et d’autres directeurs senior d’Euronext, les faisant passer pour les propriétaires du fonds Euronext Fund. Il va même jusqu’à répertorier les adresses, réelles, des filiales française et irlandaise d’Euronext et à utiliser un logo très ressemblant à celui de l’opérateur boursier pour apporter une touche de crédibilité supplémentaire à son site. L’histoire ne dit pas dans quoi le fonds d’Euronext Fund proposait d’investir pour «satisfaire les besoins humains fondamentaux» puisque lors de la réception de la plainte, le site avait déjà été suspendu. La finance et les banques, premières cibles De toute évidence, pour le centre de médiation et d’arbitrage de l’OMPI, le faux Stéphane Boujnah, qui n’a pas répondu à ses sollicitations, ne pouvait pas ne pas être au courant des activités et de la renommée d’Euronext au moment de la création du site. Autre évidence pour les panélistes de l’OMPI, la confusion entretenue par le site avec Euronext était intentionnelle avec l’objectif de réaliser un gain hypothétique. Par conséquent, l’OMPI a transféré la propriété du nom de domaine euronext-fund.com à Euronext, qui n’a, pour l’instant, pas prévu de s’en servir. L’an dernier, Brian Beckham, responsable de la section du règlement des litiges relatifs à l’Internet au sein de l’OMPI, indiquait à L’Agefi qu’en 2020, le secteur bancaire et financier avait été le plus ciblé avec 384 plaintes sur 4.204 recensées (soit environ 9% des cas) devant les secteurs de la pharmarcie/biotech et des technologies de l’information.Amundi, société de gestion de portefeuille du groupe Crédit Agricole, avait par exemple récupéré un nom de domaine incluant sa marque en Mauritanie qui renvoyait vers une plateforme proposant des services privés de collection d’ordures aux résidents parisiens.
L’assureur britannique Aviva a publié, mercredi 10 août, ses résultats pour le deuxième trimestre 2022. Sa filiale de gestion d’actifs, Aviva Investors, a vu ses encours baisser de 8,3% sur la période de 253 à 232 milliards de livres sterling, en ligne avec la moyenne du secteur. La chute d’encours est de 13,4% sur le premier semestre 2022. Par ailleurs, le bénéfice opérationnel du gérant est de 14 millions de livres sur le semestre, en repli de 26% sur un an glissant. Pour la première moitié de 2022, la décollecte nette d’Aviva Investors se porte à 4,3 milliards de livres hors fonds monétaires et cash. La firme explique qu’il s’agissait de sorties nettes internes attendues et de rachats de clients en France après qu’elle se soit délestée de sa filiale française Aviva Investors France, incluse dans la cession d’Aviva France au groupe Aéma. La collecte nette d’Aviva Investors au deuxième trimestre a été réalisée en externe, s’élevant à 200 millions de livres. Aviva Investors revendique également quelque 50 milliards de livres d’encours en Europe investis dans des fonds classés Article 8 au sens du règlement européen sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur financier SFDR.
Le ministre allemand des Finances, Christian Lindner, a annoncé mercredi que Berlin allait adopter une série de mesures fiscales d’un montant de 10 milliards d’euros en 2023 pour atténuer l’envolée des prix. Ce paquet de mesures consiste notamment à relever le seuil à partir duquel le taux maximal d’imposition sur le revenu de 42% s’applique et à augmenter le montant des allocations familiales. Ces mesures sont notamment destinées à compenser l’effet multiplicateur selon lequel une personne passe dans un barème d’imposition plus élevé en raison d’une augmentation de salaire pour compenser les effets de l’inflation, et voit donc son pouvoir d’achat diminuer au bout du compte. Si rien n’est fait, quelque 48 millions de personnes vont subir une augmentation d’impôts à partir de janvier 2023, a indiqué Christian Lindner.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a indiqué mercredi dans un communiqué que son homologue chypriote, la Cyprus Securities and Exchange Commission (CySEC), avait publié le 3 août 2022 «une décision de suspension partielle d’autorisation de l’entreprise d’investissement VPR Safe Financial Group Limited concernant l’exercice de ses activités et la fourniture de services d’investissement sur le territoire français, en raison de suspicions de manquements à la réglementation en vigueur».
Dyal Capital, filiale dufournisseur américain de solutions de financement aux marchés privés Blue Owl, pourrait entrer au capital de la société de private equity française PAI Partners, rapporte Bloomberg, citant des sources anonymes proches du dossier. Les discussions en sont à un stade préliminaire pour une prise de participation minoritaire. Dyal Capital prend des parts minoritaires dans des hedge funds et des sociétés de private equity et a précédemment investi dans Silver Lake, Starwood Capital ou encore Vista Equity Partners. PAI Partners, historiquement ancienne branche d’investissement de Paribas, revendique 25,2 milliards d’euros d’encours sous gestion sur son site internet. La firme est dirigée parRichard Howell, Laurent Rivoire et Frédéric Stévenin.
Les autorités fédérales américaines enquêtent sur la société de conseil en investissement Concord Management, qui supervisait les investissements de plusieurs milliards de dollars du milliardaire russe Roman Abramovitch dans des hedge funds, rapporte le New York Times. Ces investigations sont conduites par le Bureau fédéral d’investigation (FBI) et la Securities and Exchange Commission (SEC). Elles s’intéressent à la manière dont les associés de l’homme d’affaires russe et ancien propriétaire du club de football de Chelsea ont utilisé plus d’une douzaine de sociétés écran offshore, basées dans les Iles Vierges britanniques et à Jersey, pour investir 8 milliards de dollars dans des hedge funds et des sociétés de private equity, relate le New York Times qui cite des sources proches de Concord Management.