L’industrie des gestionnaires de fonds britanniques a enregistré une hausse de 6 % de ses actifs sous gestion, qui ont atteint 10 000 milliards de livres l’année dernière, mais un ralentissement est probable en raison notamment des effets de la guerre en Ukraine, a déclaré mardi l’Investment Association (IA) selon une dépêche Reuters. Le taux de croissance de 2021 est inférieur à l’augmentation annuelle moyenne composée de 11 % observée au cours des dix dernières années, selon une enquête de l’IA. Près de la moitié des actifs de l’enquête sont désormais soumis à des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), et les actifs appliquant des exclusions atteignent 28 %, contre 25 % un an plus tôt.
Ark Investment Management a changé pour la troisième fois d’organisation en trois mois, écrit Les Echos. Sa patronne Cathie Wood, la papesse de la tech, laisse plus de place à ses lieutenants, à moins qu’elle ne tire les conséquences des mauvaises performances de sa société depuis le dégonflement de la bulle tech. Elle a ainsi renoncé à gérer les deux fonds indiciels, 3D Printing (192 millions de dollars) et Israel Innovativ Technology (110 millions). Will Scherer lui succède. En juin, Sam Korus et Nicholas Grous avaient été nommés gérants de portefeuille associés (jusque là Cathie Wood était la seule gérante).Sam Korus est ensuite devenu directeur de la recherche et Dan White, ex-responsable d’un portefeuille clients, gérant de portefeuille associé.
La Banque Postale Asset Management va à son tour se lancer dans le private equity. La filiale de La Banque Postale (groupe La Poste) a en effet annoncé ce 26 septembre le recrutement de Grégory Clemente, jusque là directeur général de Proparco, la filiale de l’Agence Française de Développement (AFD) dédiée au financement du secteur privé. Il a pris le poste de directeur du private equity depuis le 14 septembre. Basé à Paris, il est chargé de créer et de développer une expertise de capital-investissement, au service du groupe français et au service d’investisseurs tiers. Il sera rattaché à Emmanuelle Mourey, présidente du directoire et il sera également membre du comité exécutif. L’objectif de ce recrutement est d’enrichir l’offre de La Banque Postale AM dans les actifs non cotés, alors que pour le moment, elle est connue sur ce segment avant tout sur les produits de dette. Pour Emmanuelle Mourey, citée dans un communiqué, il s’agit d’une «composante désormais incontournable de l’allocation d’actifs de nos clients, tant institutionnels que particuliers». La dirigeante espère «imposer» la marque de la La Banque Postale AM sur cette classe d’actifs. Grégory Clemente était directeur général de Proparco depuis 2016. Il a travaillé à l’AFD pendant près de 16 ans, après y être entré en 2000 en tant qu’opérateur du marché. Il a été promu au poste de responsable de cette division en 2005 avant d’être nommé au rang de directeur financier adjoint en 2008. Il a ensuite été promu au poste de directeur de l’Asie en 2011, où il a piloté les activités opérationnelles. Il est devenu directeur exécutif des risques en 2014 ainsi que membre du comité exécutif de l’AFD. Au début de sa carrière, il a été chargé de mission pour l’Institut Emission d’Outre-mer (IEDOM-IEOM), où il a travaillé au sein de la réglementation bancaire et statistiques monétaires. La Banque Postale AM et sa filiale Tocqueville Finance géraient 60 milliards d’euros au 31 décembre 2021.
L’investissement socialement responsable (ISR) est sur toutes les lèvres des professionnels de la finance. Mais les investisseurs individuels ne la connaissent toujours pas. Le sondage annuel Ifop publié par le Forum pour l’Investissement Responsable (FIR) à l’occasion de sa semaine de la finance responsable, lancée ce lundi à l’Académie du Climat, fait ressortir des chiffres assez stables et faibles concernant la notoriété de l’ISR. Selon celui-ci, seulement 11% des épargnants ont entendu parler de l’investissement socialement responsable, et 7% ont investi dans des fonds ISR. Pourtant, 60% des Français pensent que les enjeux sociaux et environnementaux sont importants en matière de placements. L’institut de sondage Ifop explique cet écart, une nouvelle fois, par la faiblesse de la promotion de cette approche par les banques traditionnelles. Ainsi, selon l’étude, seulement 8% des épargnants se sont vu proposer une offre ISR par leur conseiller bancaire. Pourtant, un quart d’entre eux sont prêts à investir dedans. L’appel aux réseaux bancaires est à nouveau lancé puisque, selon le sondage, deux-tiers des investisseurs individuels font avant tout confiance en leur banquier pour choisir leurs supports. L’intérêt populaire pour l’ISR est donc là. Mais les épargnants restent sceptiques. Si près de la moitié des sondés pensent que l’approche peut avoir un impact, les trois-quarts voient dans ces trois lettres avant tout un argument marketing, et 71% pensent qu’elle va dégrader la rentabilité. Une approche pour résoudre cette défiance pourrait être de répondre aux attentes pratiques des consommateurs. Les épargnants ont déclaré vouloir avant tout avoir un impact sur le climat, la pollution, les droits humains et le bien-être au travail. Les sujets de gouvernance sont, eux, quelque peu ignorés. A l’inverse des pratiques professionnelles. Besoin de clarifications pour gommer le blabla vert Et l’émergence de l’idée de greenwashing dans les débats entre experts risquent bien de peser négativement dans le développement de cette offre, alors que le sujet émerge à peine dans les consciences. La tentative de «verdisation» des acteurs économiques a été profondément remise en cause par les quatre participants d’un débat sur le sujet organisé à l’occasion du lancement de cette semaine de la finance responsable. La dissonance entre les mots et les actes est perçue par les consommateurs, et cela affecte la crédibilité d’une possible transition via l’ISR. Par exemple, «la neutralité carbone est utilisée comme un outil marketing», selon Valérie Martin, cheffe du service Mobilisation Citoyenne et Médias de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME). La responsable estime que les entreprises utilisent à tort et à travers le concept, dont l’usage devrait se limiter aux Etats. Cela occulte, selon elle, le véritable sujet de la réduction brute des émissions carbones, induit en erreur les citoyens sur les efforts de consommation à fournir pour réduire l’impact sur le changement climatique, et pénalise les institutions qui réalisent de véritables efforts. Les ONG présentes ont, pour leur part, ciblé avant tout les acteurs financiers. Elles expliquent que, notamment, les banques peuvent utiliser une imagerie verte, alors que «chacune des trois grandes banques du CAC 40 ont une empreinte carbone plus importante que la France», rappelle Alexandre Poidatz, chargé de plaidoyer Finance et Climat chez Oxfam France. La raison principale, leurs financements de nouveaux projets dans les énergies fossiles. Il estime toutefois que La Banque Postale et Crédit Mutuel ont réalisé des efforts en matière de plans de transitions du financement d’énergies fossiles. La conseillère en gestion de patrimoine Pascale Baussant a, elle aussi, un peu critiqué l’industrie de la gestion d’actifs. «Je partage le sentiment de défiance envers certains produits d’investissements, notamment à cause de la présence [d’entreprise du secteur des] énergies fossiles [dans les portefeuilles]. Les épargnants demandent systématiquement s’il y en a, et si oui, ils n’en veulent pas», témoigne-t-elle. La fondatrice de Baussant Conseil a indiqué favoriser le label Greenfin, qui exclut notamment les énergies fossiles, mais a regretté que peu de produits s’y conforment. L’autrice du livre «Agir pour le climat en famille» a également rappelé qu’au final, le sujet central reste la méconnaissance des épargnants. L’obligation à venir pour les conseillers en gestion de patrimoine de demander les préférences en matière de durabilité, conformément à la réglementation Mifid 2, devrait faire réfléchir les épargnants, rappelle-t-elle. Et si le sondage du jour lui donne raison en matière d’envie de plus d’ISR, la puissance de communication reste entre les mains des grands groupes. Pour corriger la situation, il resterait alors deux approches: la normative, via le pouvoir politique, vers laquelle tend Alexandre Poidatz, et la prise de conscience individuelle, notamment au niveau des élèves d’institutions prestigieuses, pour Remi Vanel du collectif «Pour un réveil écologique». Le premier compte sur l’Etat pour poser un nouveau cadre forçant à l’investissement durable, tandis que le second souhaite que les élèves et les enseignants se forment davantage sur ces sujets. Les nouvelles générations vont peut-être faire prochainement bouger les chiffres du sondage. En espérant qu’elles soient bien rémunérées…
Amplegest a obtenu la note B au Clean Score. Cet outil, créé par les conseillers financiers Anne Delaroche et Vincent Auriac (d’Axilya), permet d'évaluer les sociétés de gestion de portefeuille sur trois marqueurs fondamentaux : le climat, la mixité sociale et la philanthropie. «Mais surtout de mieux éclairer les conseillers en gestion de patrimoine et les épargnants qui cherchent des placements utiles mais aussi des intervenants financiers responsables et engagés», explique un communiqué. La moyenne de la profession des sociétés de gestion est de « E » (sur une échelle allant de A, la meilleure note à F, la moins bonne).
Le conseil de surveillance d’Arkéa Investment Services, entité regroupant les activités de gestion d’actifs et banque privée du Groupe Crédit Mutuel Arkéa, a nommé deux nouveaux membres au directoire : Carole Imbert et Guillaume David. Carole Imbert est responsable de la recherche financière et ESG chez Arkéa IS. Elle avait rejoint Schelcher Prince Gestion en mai 2012 après avoir travaillé chez Eurazeo. Guillaume David est directeur marketing & communication depuis 2019. Avant cela, il avait la responsabilité de l’équipe marketing client et data mangement chez Rothschild & Co Asset Management Europe. Le directoire d’Arkéa IS est désormais composé de cinq membres : François Deltour (président), Olivier Nigen, Yves Marie Le Cerf, Carole Imbert et Guillaume David. Dans le même temps, le conseil de surveillance de Federal Finance Gestion, société de gestion affiliée à Arkéa Investment Services, a nommé Florent Segalen membre du directoire. L’intéressé est responsable risques & reporting. Le directoire de Federal Finance Gestion est désormais composé de quatre membres : Alain Guelennoc (président du directoire), Caroline Delangle, François Deltour et Florent Segalen.
Les fonds Ucits ont accusé des rachats nets de 24 milliards d’euros en juillet 2022, soit bien moins que les 69 milliards d’euros de décollecte en juin, selon les dernières statistiques de l’Efama. La collecte s’est concentrée sur les fonds actions, qui ont vu sortir 22 milliards d’euros, après 17 milliards en juin. Les fonds multi-actifs sont aussi dans le rouge, à hauteur de 4 milliards d’euros. En revanche, les fonds obligataires enregistrent des entrées nettes de 1 milliard d’euros, alors qu’ils avaient rendu 36 milliards d’euros en juin. Les fonds monétaires engrangent 2 milliards d’euros. Enfin, les AIF ont quant à eux subi une décollecte nette de 19 milliards d’euros. Au total, les actifs globaux des Ucits et AIF ont progressé de 4,4 % en juillet, atteignant 20.326 milliards d’euros.
L’Union Bancaire Privée (UBP) vient de recruter Sergio Trigo Paz, l’ancien responsable dette émergente de BlackRock. Il devient directeur des investissements et responsable dette émergente au sein de la banque suisse. Basé à Londres, il prend la direction d’une équipe composée de neuf professionnels de l’investissement répartis entre Zurich, Londres et Hong Kong. Jusqu’en mars dernier, Sergio Trigo Paz était responsable dette émergente chez BlackRock, où il a passé une dizaine d’années. Avant d’intégrer la société de gestion américaine, en 2012, il a assumé les fonctions de responsable dette émergente, puis de directeur de la gestion auprès de BNP Paribas Investment Partners. Précédemment, jusqu’en 2004, il a occupé divers postes dédiés aux activités de trading, et notamment à la tenue de marché, sur le segment de la dette des pays émergents auprès de plusieurs institutions, à NewYork, Londres et Paris. L’équipe dette émergente d’UBP a également été rejointe par Soledad Rocio Acoroni, en tant que gérante de portefeuille, basée à Zurich. Elle travaillait jusque-là chez LarrainVial AM au Chili, comme gérante de portefeuille spécialisée dans les stratégies en dette d’entreprise d’Amérique latine (LatAm), ainsi que celles en dette LatAm ESG ‘bas carbone’, ou encore celles en dette souveraine et en dette d’entreprise d’Argentine.
BlackRock vient de recruter Tomoko Ueda en tant que directrice de la stratégie et du développement en Asie-Pacifique. La société de gestion américaine a également nommé Aarti Angara au poste de directrice produits pour cette région. Tomoko Ueda arrive de Nikko Asset Management, où elle était directrice mondiale de la planification stratégique depuis 2017. Elle était entrée dans la société de gestion japonaise en 2013 en tant que responsable de ce département. Auparavant, elle a occupé le poste de managing director au sein des marchés actions chez Merrill Lynch et Morgan Stanley. Au début de sa carrière, elle a travaillé comme responsable dans le département des opérations de maintien de la paix à l’Organisation des Nations Unies. Elle a aussi été associée chez Mercer Management Consulting. Aarti Angara, pour sa part, arrive de Caravel Asset Management, une société de gestion hongkongaise. Elle y était directrice des investissements depuis 2017. Auparavant, elle a travaillé chez Morgan Stanley à partir de 1999 comme analyste au sein du département des fusions et acquisitions. Elle a ensuite été nommée au poste d’associée dans cette division en 2004. Elle a ensuite été promue en 2006 au poste de co-directrice des situations spéciales du groupe pour l’Asie hors Japon.
BNY Mellon Investment Management et Newton Investment Management Limited ont annoncé ce 26 septembre le lancement du BNY Mellon Sustainable Global Emerging Markets Fund. Libellé en dollars, ce fonds sera géré par Ian Smith et Paul Birchenough, deux gérants spécialisés actions émergentes chez Newton. Classé article 9 selon le règlement SFDR, le fonds utilisera l’approche d’investissement durable de Newton pour cibler les opportunités d’investissement sur les marchés émergents dans des sociétés qui sont jugées comme cherchant à gérer les facteurs sociaux et environnementaux de manière optimale, dans le but de générer des rendements durables. Ces opportunités englobent des fournisseurs de solutions répondant à des besoins sociaux et environnementaux urgents, des opérateurs et des entreprises qui s’engagent à investir dans les futurs besoins environnementaux et sociaux et à s’y adapter de manière jugée constructive.
Meeschaert AM a annoncé ce 26 septembre le lancement de MAM Target 2027, un fonds à échéance d’une durée de 5 ans, principalement investi dans des obligations à haut rendement, 100% en euros, classé SFDR Article 8. Le processus de gestion du fonds vise à sélectionner des émetteurs leaders dans leurs secteurs et présentant une bonne visibilité sur leurs cash flows, leur permettant ainsi une bonne résilience dans une phase de normalisation de la croissance. La gestion se veut également réactive avec une forte attention portée à l’environnement macroéconomique et à la liquidité des marchés obligataires. Le fonds est cogéré par Guillaume Truttmann, gérant obligataire, et Aurélien Buffault, directeur de la gestion obligataire, avec l’appui d’une équipe pluridisciplinaire, composée de huit gérants et analystes.
Advenis Gestion Privée a annoncé ce 26 septembre le recrutement de Christophe de Courtivron au poste de directeur commercial distribution externe. Il couvrira une clientèle composée de conseillers en gestion de patrimoine, d’assureurs, de banques et de plates-formes de distribution. Basé à Paris, il reporte directement au directeur commercial Jean-Michel Naigeon. Christophe de Courtivron a effectué une grande partie de sa carrière au sein du Wealth Management d’AXA France pour AXA Thema, avant de prendre la tête, en 2019, de la direction des partenariats CGP de Perial AM.
La société de gestion française Natixis Investment Managers vient de nommer Dora Seow au rang de directrice générale pour le bureau singapourien à partir du 10 octobre. Elle sera rattachée à Fabrice Chemouny, directeur de l’Asie Pacifique. Dora Seow arrive de Franklin Templeton, où elle travaillait depuis près de 20 ans, dernièrement en tant que responsable pays et directrice générale adjointe pour l’activité singapourienne depuis 2019. Elle a rejoint Franklin Templeton en 2001 comme analyste avant d’être promue au rang de responsable pour la gestion des projets internationaux dans l’Asie Pacifique en 2004. Elle a occupé plusieurs postes seniors comme directrice de l’activité institutionnelle pour l’Asie du Sud-est ainsi que directrice de la distribution pour cette région.
Sofidy a annoncé ce 26 septembre le lancement de SoLiving, Organisme de placement collectif en immobilier (OPCI) labellisé ISR immobilier, dédié au marché européen du résidentiel et de l’hébergement. Les gérants viseront : le résidentiel (libre, intermédiaire ou social), les résidences gérées (résidences étudiants, résidences services seniors, crèches ou le coliving), les actifs d’hébergement touristique comme les hôtels ou les résidences de tourisme, et des actifs financiers à thématique immobilière. La stratégie ESG de SoLiving repose sur une approche mixte «Best in class» (acquisitions d’actifs performants et neufs) et «Best in progress» (acquisition d’actifs offrant un potentiel d’amélioration via la rénovation).
La société de gestion CPR AM a annoncé ce 26 septembre le recrutement de Sébastien Textoris au poste de commercial au sein de l'équipe «Le Comptoir», qui couvre les clients conseillers en gestion de patrimoine (CGP). Il s’occupera plus précisément de la région Nord Est. Il arrive d’Axa, où il a travaillé une dizaine d’années. Il a notamment évolué sur la partie commerciale d’Axa Life Invest, avant d'être responsable du réseau commercial auprès des CGPI d’Axa Wealth
Vanguard a annoncé ce 26 septembre qu’il allait liquider le fonds indiciel coté Vanguard U.S. Liquidity Factor ETF à la fin novembre. Le véhicule, lancé en 2018, n’a jamais réussi à attirer suffisamment d’encours. Ceux-ci s'élevaient au dernier comptage à 44 millions de dollars. Cette liquidation ne remet pas en cause l’offre d’ETF factoriels, qui représentent 3,4 milliards de dollars d’encours, précise la société. Cette gamme est gérée par le Vanguard Quantitative Equity Group, qui compte 46,6 milliards de dollars d’encours.
Legal and General Investment Management (LGIM) vient de recruter Mauro Gerli pour diriger son nouveau bureau de représentation à Zurich. L’intéressé occupera le poste de directeur Suisse pour les clients institutionnels. Il couvrira entre autres les fonds de pension, les entreprises, les compagnies d’assurance et les consultants. Il est rattaché à Silvia Schaak, co-directrice des clients institutionnels pour l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse. Mauro Gerli arrive de Fisch Asset Management, dont il dirigeait les ventes en Suisse depuis près de huit ans. Auparavant, il a notamment travaillé chez AQ Advisors, Credit Suisse, et Noble Investments.
Malgré une semaine très chahutée, Credit Suisse n’avancera pas son calendrier. La banque helvète a indiqué ce lundi qu’elle prévoyait toujours de présenter ses choix stratégiques à l’occasion de la présentation de ses résultats trimestriels le 27 octobre prochain. Alors que les rumeurs de presse le concernant vont bon train, le groupe a toutefois confirmé sa volonté de renforcer son activité de gestion de fortune et de transformer sa banque d’investissement en un établissement moins gourmand en capitaux et recentré sur les métiers du conseil. Ces évolutions pourraient entraîner des «désinvestissements et cessions d’actifs», a indiqué l’entreprise dans son communiqué. Les dirigeants évaluent aussi «des options stratégiques pour l’activité de produits titrisés». Plongeon boursier Ces annonces avaient peu d’effet sur le cours de Bourse ce lundi. En début de matinée, l’action Credit Suisse reculait de 0,5% après avoir perdu 19% la semaine dernière. Vendredi, le titre avait plongé de 12% après des informations de Reuters selon lesquelles la banque sonderait des investisseurs en vue d’une potentielle augmentation de capital. En juillet dernier, le groupe suisse secoué par plusieurs scandales au cours des dernières années avait annoncé le départ de son directeur général et la mise en place d’une nouvelle stratégie.
Maxime Alimi, ancien économiste chez Goldman Sachs et ancien directeur des investissements d’Axa IM, a annoncé la semaine dernière sur son profil Linkedin le lancement d’une société de gestion privée baptisée Equinoxe. Le fondateur a quitté Silex, qu’il avait rejoint en mars 2019, ce mois-ci pour mettre à jour son projet. Sur le site internet de la nouvelle société, on peut lire qu’Equinoxe est une entreprise à mission, et qu’elle «aspire à être utile à la société dans son ensemble en contribuant activement à la lutte contre le dérèglement climatique». Maxime Alimi est entouré de deux autres cofondateurs que sont Olivier Corbeau et Gary Gahnassia. Après un passage chez Silex, le premier vient du business angel Humble+ et est en charge des solutions d’investissements, tandis que le second vient de HSBC et est responsable des investissements chez Equinoxe.
Apicil Asset Management, filiale de gestion du groupe de protection sociale Apicil, vient de lancer un fonds obligataire à échéance 2027 sur le segment high yield. Le fonds commun de placement (FCP), baptisé Apicil Haut rendement 2027, est classé article 8 selon la réglementation SFDR et sera commercialisé jusqu’en juillet 2023. Il est géré selon une approche buy and watch (et non pas buy and hold) avec suivi constant du portefeuille visant à réaliser des arbitrages permanents de prise de profit et d'évitement des défauts. L’univers d’investissement repose sur environ 300 obligations à haut rendement (dites obligations spéculatives) et convertibles, en grande majorité au sein de l’OCDE, en euro ou autres devises. Il aura un minimum de 75% de titres dont l’échéance tombe avant la date du 31 décembre 2027. Un filtre ESG est appliqué pour arriver à un portefeuille final d’environ 80 titres. Apicil explique que la classe d’actifs affiche un niveau de rendement qu’elle n’avait plus connu depuis mars 2020 en pleine crise de la Covid 19, avec un rendement moyen de plus de 6,5% pour l’indice Bloomberg Euro High Yield. Les indices high yield ont une sensibilité taux très réduite par rapport aux autres classes d’actifs obligataires. «Avec une duration de 3.6 pour l’indice high yield le point mort, niveau de hausse de taux nécessaire avant d’avoir une performance négative, se situe désormais à 2%. En d’autres termes, on peut encore avoir un écartement de 2% avant d’avoir une performance négative sur la classe d’actifs», explique un document de présentation, qui ajoute que «dans un contexte de normalisation des politiques monétaires, le High Yield euro s’est historiquement démarqué en étant naturellement plus résilient face à une remontée des taux d’intérêt».
Eiffel Investment Group vient de lancer un fonds destiné aux particuliers et devant leur permettre de participer au financement de l’économie verte et de la transition énergétique, Eiffel Infrastructures Vertes. Ce fonds investira principalement au travers d’obligations et d’obligations convertibles de sociétés de projet contribuant à la transition énergétique et détenant des actifs de production d’énergie renouvelable (solaire, éolien, hydroélectricité, méthanisation…). Eiffel Investment Group revendique dix années d’ancienneté dans les investissements d’infrastructures vertes, pilotés par une équipe de 20 personnes. Au 30 juin 2022, la société a investi près de 1,5 milliard d’euros dans plus de 3.800 infrastructures de production d’énergie renouvelable au travers de 170 transactions. Le fonds est accessible en unité de compte dans le cadre de l’assurance-vie, des contrats de capitalisation et de l’épargne retraite.
Mirova, l’affilié de Natixis Investment Managers dédié à l’investissement durable, vient de lancer deux fonds obligataires durables. Il s’agit des véhicules dénommés Mirova Euro High Yield Sustainable Bond Fund et Mirova Euro Short Term Sustainable Bond Fund. Ils sont catégorisé Article 9 sous le règlement européen Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR). Ces deux fonds investiront dans des obligations vertes et sociales ainsi que dans des obligations conventionnelles d’entreprises s’inscrivant dans une trajectoire de transition durable ou d’innovation environnementale. Ils seront également alignés sur un scénario de réchauffement climatique de 2°C maximum au regard de l’Accord de Paris. Mirova Euro High Yield Sustainable Bond Fund cherche à identifier des entreprises dans le segment du haut rendement affichant un potentiel de rehaussement de la notation de crédit, un rendement robuste ainsi que des solutions contribuant à accélérer la transition vers une économie bas carbone. Mirova Euro Short Term Sustainable Bond Fund complète pour sa part la gamme de fonds durables de la maison avec une formule de courte duration. Il cherche à réduire l’impact négatif d’une hausse des taux sur la performance absolue du portefeuille et de profiter de rendement sur des maturités inférieures à quatre ans devenues à nouveau attractives.
Bank of China (Hong Kong) va bientôt distribuer en exclusivité un fonds de Ninety One, a appris Citywire Asia. Il s’agit de la part renminbi du fonds Ninety One Global Strategy Fund-Global Environment Fund, une stratégie actions, et dont la thématique est la décarbonation.
HSBC Asset Management a annoncé les nominations d’une directrice des institutionnels d’Asie du Nord, et d’une directrice des fonds de pension à Hong Kong. Le premier rôle revient à Brenda Wrong, et le second à Jasmine Hung. Il s’agit de deux nouveaux rôles. Elles sont rattachées au directeur commercial mondial pour les institutionnels Paul Griffiths, et à la directrice Asie-Pacifique et Hong Kong Daisy Ho.
UBS a annoncé ce 22 septembre avoir noué un partenariat de sponsoring avec la US National Association of Investment Companies, un réseau de sociétés de gestion alternative. L’association compte plus de 170 membres et plus de 300 milliards de dollars d’encours gérés pour des investisseurs institutionnels.
La société de gestion espagnole Santander Asset Management a nommé son actuel directeur général en Espagne, Miguel Ángel Sánchez, au poste de responsable mondial de la distribution, rapportent Bloomberg et Funds People. Tous les responsables des succursales locales de Santander seront rattachés à lui. MiguelÁngel Sánchez, qui évolue depuis plus de neuf ans chez Santander, sera remplacé parNicolás Barquero au poste de directeur général de Santander AM en Espagne. Arrivé il y a deux ans chez Santander en tant que responsable de la banque privée, il avait précédemment évolué au sein de Deutsche Bank, notamment en tant que responsable de la gamme de fonds pour le continent européen.