Mauvaise passe pour M&G. La société de gestion britannique, filiale de Prudential, a en effet accusé une décollecte nette de 2,7 milliards de livres au cours du troisième trimestre 2015 en raison de rachats auprès des clients particuliers, en partie compensés par une solide collecte nette sur le segment institutionnel, a annoncé l’assureur britannique le 10 novembre à l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels. Depuis le début de l’année, sa décollecte nette atteint 5 milliards de livres. Pénalisés par ces sorties nettes, les actifs gérés pour compte de tiers ressortent à 127,3 milliards de livres au 30 septembre 2015, en recul de 4,6 % par rapport au 30 juin 2015 (133,4 milliards de livres d’encours) et en repli de 5% par rapport au 30 septembre 2014 (134,6 milliards de livres d’encours).Dans le détail, au cours du trimestre écoulé, la décollecte nette a atteint 3,9 milliards de livres auprès des clients particuliers, portant à 7,3 milliards de livres les sorties nettes sur ce segment de clientèle depuis le début de l’année 2015 (contre 5,3 milliards de livres de collecte nette sur les neuf premiers mois de l’exercice 2014). Résultat: les encours gérés pour le compte des clients «retail» ressortent à 63,5 milliards de livres au 30 septembre 2015 contre 69,15 milliards de livres au 30 juin 2015 et 73 milliards de livres au 30 septembre 2014.En parallèle, M&G a enregistré une collecte nette 1,2 milliard de livres auprès des clients institutionnels, portant à 2,3 milliards de livres les souscriptions nettes sur ce segment de clientèle depuis le début de l’année 2015 (contre 600 millions de livres sur les neuf premiers mois de 2014). Ainsi, au 30 septembre 2015, les encours externes gérés pour le compte des institutionnels atteignent 63,8 milliards de livres contre 64,2 milliards de livres au 30 juin 2015 et 61,6 milliards de livres au 30 septembre 2014.En intégrant les actifs gérés pour le compte de Prudential et de ses filiales, les encours totaux de M&G ressortent à 247,5 milliards de livres contre 257,3 milliards de livres au 30 septembre 2014, soit une baisse de 4% sur un an.
Wells Fargo n’a pas de projets immédiats portant sur l’acquisition d’une société de gestion au Royaume-Uni, alors que la presse britannique avait annoncé que la banque américaine étudiait plusieurs cibles outre-Manche, rapporte Reuters. Plus précisément, le Sunday Times avait avancé que Wells Fargo ciblait notamment Henderson et Jupiter, valorisés respectivement 3,3 milliards de livres et 2,1 milliards de livres. «Nous n’avons pas de plans immédiats pour acquérir une société de gestion basée au Royaume-Uni», a cependant démenti à Reuters Jim Johnston, président de la banque pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique.
Blanca König vient de rejoindre le pôle de gestion passive de Deutsche Asset and Wealth Management (DeAWM) à Londres où elle aura la responsabilité de la stratégie et du développement de produits obligataires, rapporte le site spécialisé Investment Europe. Blanca König rejoint DeAWM en provenance de BlackRock, où elle travaillait dernièrement en qualité de stratégiste produit, plus particulièrement sur les ETF obligataires d’iShares. Elle est rattachée à Manooj Mistry, responsable des ETP et de la gestion passive institutionnelle dans la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMOA/EMEA).
Le gestionnaire d’actifs britannique Aviva Investors, filiale de la compagnie d’assurances Aviva, a recruté en octobre Michael Grady au poste d’économiste senior et de stratégiste, selon son profil LinkedIn. L’intéressé, qui est basé à Londres, arrive en provenance du hedge fund COMAC Capital où il officiait depuis juillet 2012 en qualité d’économiste senior. Avant cela, il avait travaillé pendant 10 ans au sein de la Banque d’Angleterre.
Investec Asset Management a décidé de fusionner deux fonds dédiés au secteur de l’énergie afin de réaliser des économies d’échelle, a appris Citywire Global. Dans une lettre adressée aux investisseurs, la société de gestion a indiqué que le fonds Investec GSF Enhanced Global Energy sera absorbé par le fonds Investec GSF Global Energy le 11 décembre prochain. Ces deux véhicules étaient gérés par Tom Nelson et Charles Whall.
Scott Stevens, jusque-là responsable du marketing pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique (EMEA) chez BNY Mellon Investment Management, a quitté la société de gestion américaine à la suite de la réorganisation de son équipe commerciale et son équipe de distribution internationale, rapporte Investment Week. L’intéressé a quitté BNY Mellon pour poursuivre d’autres opportunités de carrière. Pour le remplacer, BNY Mellon a promu Anne-Marie McConnon au poste de responsable du marketing pour la région EMEA, après avoir travaillé pendant trois ans au sein de la société au poste de « marketing director ». Elle sera rattachée à Matt Oomen, co-responsable de la distribution mondiale, et à Paul Nobile, directeur du marketing (« chief marketing officer »).
Vanguard Group a lancé son premier ETF d’obligations municipales en août dernier seulement, rapporte le Wall Street Journal. Présentant un coût annuel de 0,12 %, le Vanguard Tax-Exempt Bond ETF (VTEB) suit l’indice S&P National AMT-Free Municipal Bond. Pour l’instant, le fonds n’affiche qu’un encours de 60 millions de dollars, contre 5,6 milliards de dollars pour son équivalent chez iShares, le iShares National AMT-Free Muni Bond ETF (MUB), qui affiche un coût de 0,25 %. Mais le WSJ parie que le lancement de Vanguard va apporter un regard nouveau au secteur.
La société d’investissement qui présente ses résultats du troisième trimestre 2015 ce jeudi 12 novembre fait état d’un chiffre d’affaires de 1,0593 milliard d’euros, en hausse 11,9 % à périmètre Eurazeo constant et +6,6 % à périmètre et taux de change constants. La société note une forte dynamique de rotation du portefeuille au cours du troisième trimestre, avec six opérations réalisées. Sur neuf mois, ce sont neuf opérations qui ont été menées. L’actif net réévalué (ANR) par action est en progression de 12 % au 31 octobre par rapport au 31 décembre 2014. Il s’affiche à 73,8 euros.
La société de gestion américaine Pramerica Investment Management, filiale de Prudential Financial qui gère 947 milliards de dollars d’actifs, a annoncé, le 10 novembre, son intention de changer de nom pour se rebaptiser PGIM à compter du 4 janvier 20106. Plusieurs entités du groupe vont rapidement adopter ce nouveau nom. Ainsi, Pramerica Fixed Income utilisera PGIM en dehors des Etats-Unis dans les marchés où elle utilise actuellement le nom Pramerica. De même, Pricoa Mortgage Capital Company va être rebaptisée PGIM Real Estate Finance mi-2016. Enfin, Pramerica Real Estate Investors va devenir PGIM Real Estate à compter également de mi-2016. « Ce changement de nom coïncide avec le développement de l’activité de Pramerica Investment Management à travers le monde », indique le gestionnaire d’actifs dans un communiqué. De fait, la société de gestion est déjà présente dans 16 pays dans le monde et offre une large palette de produits à travers toutes les classes d’actifs : obligations privées et publiques, dette immobilière et actions, entre autres. PGIM n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Outre son changement de nom, la société de gestion a en effet dévoilé la création de PGIM Funds Plc, une plateforme Ucits destinée à offrir des produits aux investisseurs particuliers et institutionnels au Royaume-Uni et en Europe. « Cette plateforme va permettre à Pramerica Investment Management d’aller au-delà de l’offre obligataire Ucits existante et d’y inclure une gamme de fonds plus large à travers toutes les classes d’actifs », précise le gestionnaire d’actifs américain.
Amundi a annoncé le 11 novembre que son introduction en Bourse, qui a lieu ce jeudi, se ferait au prix de 45 euros par action, autrement dit plutôt dans le bas de la fourchette indicative préalablement fixée entre 42 euros et 52,50 euros par titre. Sur la base de ce prix, la filiale de gestion d’actifs du Crédit agricole affiche une capitalisation boursière d’environ 7,5 milliards d’euros, indique un communiqué. «L’introduction en bourse d’Amundi sur le marché réglementé d’Euronext à Paris a pour objectif de permettre à Amundi d’accroître la visibilité et la notoriété du groupe, d’accéder à un nouveau mode de financement et d’accroître sa flexibilité stratégique et financière en vue de soutenir son développement en France et à l’international», souligne la société de gestion.La taille initiale de l’Offre porte sur 33 358 336 actions existantes cédées par Société Générale représentant 20 % du capital social d’Amundi, pour un montant d’environ 1 501 millions d’euros (hors exercice de l’option de surallocation). En cas d’exercice de l’option de surallocation, cession par Crédit Agricole SA d’un maximum de 5 003 750 actions cédées supplémentaires, représentant un maximum de 3 % du capital social d’Amundi, susceptible de porter le nombre d’Actions Cédées à un maximum de 38 362 086 actions. L’exercice intégral de l’option de surallocation représente un montant d’environ 225 millions d’euros, susceptible de porter l’Offre à un montant maximum d’environ 1 726 millions d’euros. La cession concomitante d’actions d’Amundi par Crédit Agricole SA à Faithful Way Investment Limited, filiale dédiée (special purpose affiliate) d’ABC International Holdings Limited (plate-forme du groupe Agricultural Bank of China dédiée à la fourniture de services bancaires d’investissement), au prix de l’Offre et à la date de règlement-livraison de l’Offre, porte sur un nombre de 3 333 333 actions ordinaires, représentant 2 % du capital social d’Amundi, soit un investissement de 150 millions d’euros. Concomitamment à l’introduction en bourse, une offre de souscription d’actions est faite aux salariés et ayant droits assimilés, préretraités et retraités des sociétés du groupe Amundi adhérentes au Plan d’Epargne Entreprise de l’UES Amundi ainsi qu’aux salariés des sociétés du groupe Amundi adhérentes au Plan d’Epargne Groupe International d’Amundi. Le prix de souscription de l’Offre Réservée aux Salariés est fixé à 36,00 euros par action, représentant une décote de 20 % (arrondi au centime d’euro supérieur) par rapport au prix de l’Offre.
Affiliated Managers Group (AMG) fait feu de tout bois. Le gestionnaire d’actifs américain, dont les encours s’élèvent à 619 milliards de dollars, vient en effet d’annoncer des investissements dans trois sociétés de gestion différentes. Ainsi, AMG a conclu un accord définitif avec BlueCrest Capital Management en vue d’acquérir une participation majoritaire au capital de Systematica Investments. A l’issue de l’opération, dont la finalisation est attendue pour le 31 décembre 2015, la direction de Systematica continuera de gérer les activités de la société au quotidien. Acteur reconnu aux Etats-Unis des «managed futures», Systematica est une société technologique innovante qui offre différentes stratégies, incluant des stratégies actions quantitatives ou de suivi de tendances à la fois pour des véhicules traditionnels de hedge funds et des véhicules alternatifs liquides. Au 1er octobre 2015, Systematica gérait environ 8,8 milliards de dollars d’actifs pour une large palette de clients (fonds de pension, fonds souverains, fondations, particuliers très fortunés). La société compte 48 professionnels de l’investissement et dispose de bureaux à Genève, Londres, New York, Singapour et Jersey.En parallèle, AMG a dévoilé la signature d’un accord portant sur l’acquisition d’une participation au capital d’Abax Investments, une société de gestion spécialisée dans les actions sud-africaines mais aussi dans les stratégies «fixed income» et les stratégies d’allocation d’actifs stratégique et tactique, ainsi qu’une stratégie actions mondiales. Elle gère environ 5,4 milliards de dollars d’actifs au 30 septembre 2015. Basé au Cap, Abax a été créée en 2003 et est dirigée par les associés seniors Anthony Sedgwick, Marius van Rooyen, Omri Thomas et Steve Minnaar. A l’issue de la transaction, dont la finalisation doit intervenir le 31 décembre 2015, les associés d’Abax conserveront la majorité du capital de la société et continueront de gérer l’activité au quotidien.Enfin, AMG a annoncé l’acquisition d’une participation au capital d’Ivory Investment Management, un hedge fund fondé en 1998 qui affiche 3,6 milliards de dollars d’actifs sous gestion au 30 septembre 2015 dans des stratégies actions «long/short» et «long-only».
La société de services financiers Stifel Financial, basée à St Louis dans le Missouri, a annoncé avoir conclu un accord définitif pour le rachat de la société Eaton Partners, spécialisée dans le conseil et le placement. Les relations très développées de Eaton avec les sociétés de capital investissement, les hedge funds et les family offices dédiés aux grandes fortunes ainsi que les investisseurs institutionnels constituent pour Stifel «une opportunité de croissance» qui lui permettra de mieux tirer parti de sa plateforme de banque d’investissement et de son activité auprès de la clientèle fortunée qui va comprendre à compter du quatrième trimestre 2015 les activités de Barclays Wealth Americas. Eaton a un effectif de plus de 60 collaborateurs et des relations suivies avec plus de 4.000 investisseurs institutionnels parmi les plus actifs. Depuis sa création en 1983, la société a levé plus de 68 milliards de dollars pour le compte de 90 fonds, dont 25 milliards de dollars au cours des cinq dernières années. Eaton devrait continuer d’opérer sous son nom lorsque l’opération sera bouclée, probablement début janvier 2016.
BNP Paribas Investment Partners (BNPP IP) vient de renforcer son équipe commerciale dédiée à la clientèle institutionnelle en France avec les nominations de Robin Cuisset et Edouard Legrez. Tous deux sont rattachés à Pascal Dumont, responsable de la clientèle institutionnelle France.Robin Cuisset, 43 ans, est nommé responsable de la relation clientèle institutionnelle, en charge du développement des institutions de protection sociale en France. L’intéressé bénéficie de 20 ans d’expérience dans la finance dont 17 années en gestion d’actifs. Il a rejoint en 1996 le groupe Crédit Lyonnais à Hong Kong, avant de rejoindre sa filiale de gestion d’actifs en 1998. En 2002, il intègre Invesco où il est en charge du développement de la clientèle institutionnelle française. Il a exercé cette même fonction au sein successivement d’ABN Amro Asset Management à partir de 2005, puis de Fortis Investments en 2008. Il rejoint BNP Paribas Investment Partners en 2009 en tant que responsable des relations avec les Banques Centrales et Institutions officielles, poste qu’il a occupé jusqu’à aujourd’hui.En parallèle, Edouard Legrez, 43 ans, est nommé responsable de la relation clientèle institutionnelle, en charge du développement de la clientèle Assurance en France. Il compte 15 ans d’expérience dans le secteur de la gestion d’actifs. L’intéressé a débuté sa carrière en 1998 au sein du département Actions Internationales de SG Securities à Londres, avant de rejoindre Coutts & Co comme chargé de clientèle privée. En 2000, il devient responsable du développement de la clientèle institutionnelle France d’Axa Investment Managers. En 2007, il exerce cette même fonction au sein de Schroders Investment Management, puis chez ABN Amro et, enfin, UBS Global Asset Management depuis 2011.
Helaba Invest a annoncé la nomination d’Andreas Weingärtner en qualité de spécialiste de la sélection de fonds à compter du mois de novembre. Il sera basé à Francfort. Andreas Weingärtner travaillait précédemment à la banque centrale régionale du Bade Würtenberg (LBBW), où il aura passé plus de sept ans en qualité de spécialiste sur la sélection de sociétés de gestion. Helaba Invest, filiale de la Landesbank de Hesse Thüringe, gère environ 145 milliards d’euros.
Le groupe belge Degroof Petercam se renforce en Allemagne avec le recrutement de Melanie Fritz, une spécialiste de la distribution, rapporte Fondsprofessionell. Melanie Fritz, qui affiche une expérience de plus d’une vingtaine d’années dans le secteur financier, rejoint Degroof Petercam en provenance de M&G International où elle oeuvrait en qualité de responsable de ventes senior.
La boutique de gestion allemande HC Capital Advisors a indiqué avoir l’intention de mettre en œuvre une procédure de «soft-closing» sur son fonds de petites capitalisations Squad Capital - Squad European Convictions, qui a pratiquement atteint son plafond de 50 millions d’euros, rapporte le site spécialisé Citywire. Le fonds, dont les actifs sous gestion s'élèvent à 46,9 millions d’euros, sera officiellement fermé le 16 novembre. Cette stratégie au format Ucits, distribuée en Allemagne, en Autriche et au Luxembourg, a été lancée en octobre 2014. Elle affiche une performance de 27,47% depuis son lancement jusqu'à fin octobre 2015, contre un gain de 27,28% pour l’indice de référence, le MSCI Europe Small Cap TR USD.
Le gestionnaire d’actifs des caisses d'épargne allemandes, Deka Bank, veut se lancer sur le segment des hedge funds. «A compter du printemps 2016, nous voulons être présents sur le marché avec nos propres produits», a indiqué Michael Rüdiger, président du directoire de Deka Bank, à l’occasion de la publication des résultats intérimaires, rapporte Die Welt. Les fondations, les instituts de prévoyance ou encore les groupes d’assurances de taille moyenne sont à la recherche de tels produits, mais simples et transparents.Pour répondre à cette demande, Deka Bank va proposer, dans le cadre de la réglementation européenne, des stratégies long/short par exemple. Ces produits ne seront de toute façon pas distribués en direct dans le réseau des caisses d'épargne mais réservés à la clientèle institutionnelle. En attendant, Deka Bank a fait état pour les neuf premiers mois de l’année d’une progression de 11,4 milliards d’euros de ses encours à 231,8 milliards d’euros. La collecte nette auprès des clientèles retail et institutionnelle s’est élevée à 15 milliards d’euros, soit une progression de 76% par rapport au niveau atteint entre janvier et septembre 2014. La collecte auprès des institutionnels a atteint 7 milliards d’euros contre 5,6 milliards l’année précédente. Les fonds et certificats distribués dans la clientèle retail ont totalisé 8 milliards d’euros contre 3 milliards d’euros l’année précédente. Sur ce total de 8 milliards, les fonds ont drainé 6,3 milliards d’euros contre seulement 1,2 milliard d’euros l’an dernier, précise un communiqué.
Le nombre d’ETF/ETP distribués dans le monde a pour la première fois dépassé les 6.000 unités au mois d’octobre à 6.015 unités, et pour la première fois également, l’encours de ces véhicules a franchi la barre des 3.000 milliards de dollars s'établir à 3.001 milliards de dollars, selon des chiffres communiqués par ETFGI. En octobre, les ETF/ETP ont affiché une collecte nette de 35,6 milliards de dollars, enregistrant ainsi leur 21ème mois de flux nets positifs. Sur dix mois, la collecte atteint le niveau record de 287,3 milliards de dollars, soit une progression de plus de 22% par rapport au précédent record sur dix mois établi l’an dernier en octobre.
Le gestionnaire d’actifs américain Goldman Sachs Asset Management vient de lancer un nouveau fonds obligataire «high yield» asiatique, baptisé Goldman Sachs Asia High Yield Bond, rapporte Citywire Global. Ce nouveau véhicule investira dans des titres obligataires d’entreprises asiatiques ou d’entreprises ayant une exposition significative à l’Asie. Ce fonds, enregistré pour être commercialisé dans toute l’Europe, est un compartiment de la sicav Ucits Goldman Sachs Funds domiciliée au Luxembourg.
Le groupe bancaire italien UniCredit a annoncé le 11 novembre la suppression de 18.200 postes, dont 6.000 par la vente de sa filiale ukrainienne et par la constitution d’une coentreprise entre sa filiale de gestion d’actifs Pioneer et la filiale homologue de Santander, Santander Asset Management. Cette coentreprise avec Santander, dont les discussions en vue de sa création avaient été évoquées l’an dernier par les deux établissements, doit être mise sur pied dans le courant de l’année 2016. Actuellement, Pioneer Investments est une filiale à 100% d’UniCredit alors que Santander Asset Management appartient à 50% à Santander Bank, et à 50% aux sociétés de private equity Warburg Pincus et Genral Atlantic. Par la suite, les activités américaines de la nouvelle entité seront détenues à 50% par UniCredit et à 50% par les deux groupes de capital investissement. Hors Etats-Unis, les activités seront détenues pour un tiers par Unicredit, un tiers par Santander et un tiers par les deux capital-investisseurs. Les actifs sous gestion de la nouvelle entité, qui sera présente dans une trentaine de pays, devraient approcher les 400 milliards d’euros. La compression des effectifs du groupe UniCredit touchera aussi bien les sièges que les établissements en Italie, en Allemagne, en Autriche et en Europe centrale et orientale. La banque italienne compte ainsi réduire la taille de ses réseaux en Italie, en Allemagne et en Autriche en supprimant 800 agences d’ici 2018. UniCredit, dernière des grandes banques européennes en date à annoncer une refonte de ses opérations pour augmenter sa rentabilité et ses fonds propres, a précisé qu’elle anticipait un ratio de capital CET 1 de 12,6% en 2018, au lieu des 10% attendus dans un précédent plan. Elle projette un bénéfice net de 5,3 milliards d’euros en 2018, ce qui est en retrait des 6,6 milliards projetés dans la plan stratégique qui avait été présenté l’an passé mais depuis lors remanié par l’administrateur délégué Federico Ghizzoni. En attendant, les neuf premiers mois de l’année se sont soldés en gestion d’actifs par un bénéfice net de 174 millions d’euros, en progression de 23,3% par rapport aux neuf premiers mois de 2014, les recettes des commissions ayant largement compensé les coûts. Les actifs sous gestion s’inscrivaient fin septembre à 217,27 milliards d’euros, en recul de 1,6% par rapport au deuxième trimestre 2015 mais en progression de 11% par rapport à leur niveau d’il y a un an. Le coefficient d’exploitation ressort à 63% pour les neut premiers mois de l’année contre 64% entre janvier et septembre 2914 (lire par ailleurs Pioneer Investments).
Le gestionnaire d’actifs espagnol Bestinver a recruté Juan Rodriguez-Fraile au poste de responsable de l’activité auprès des institutionnels, rapporte le site spécialisé Funds People. L’intéressé arrive en provenance d’Altair Finance où il occupait déjà le poste de responsable de l’activité institutionnelle. Auparavant, Juan Rodriguez-Fraile a travaillé chez Allfunds Bank pendant plus de six ans. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions chez Bestinver, il sera rattaché à Gustavo Trillo, directeur commercial de la société de gestion.
La Financière de l’Echiquier, qui a développé très tôt une activité d’incubation, a présenté mardi 10 novembre sa dernière protégée : la société Obafrica. Dans son giron depuis deux ans, elle en détient un tiers du capital et a «seedé» en partenariat avec d’autre investisseurs son premier fonds Africa Picking Fund. La Financière de l’Echiquier apportera également son soutien à la nouvelle société pour une durée minimum de 3 ans, et participera à son contrôle interne ainsi qu’à la gestion du post-trade (réconciliation des flux valorisateurs et dépositaires). Actuellement, la Financière de l’Echiquier a endossé le rôle de société de gestion et Obafrica celui de société de conseil. A terme, cependant, la société présidée par Ouissem Barbouchi et dirigée par Umulinga Karangwa deviendra la société de gestion du fonds, les deux responsables étant d’ores et déjà gérant et co-gérant. Sur le plan de la gestion, le fonds qui a été lancé il y a un an et affiche un encours de 5,34 millions d’euros cherche à se distinguer de la concurrence en s’affichant comme un fonds de stock-picking dédié à l’Afrique, sous pondérant nettement - voire excluant - la thématique ‘commodities’. A la suite de l’application de critères quantitatifs sur un ensemble de 1 450 sociétés cotées, puis la prise en compte de critères qualitatifs permettant d’identifier 115 sociétés, une sélection de 40 à 50 sociétés est réalisée. Le tout est réparti sur une dizaine de pays africains – essentiellement le Nigéria, l’Afrique du Sud, l’Egypte et le Kenya. Les critères décisionnels qui ont été retenus anticipent un potentiel de gain de 50 % et une bonne liquidité du titre. A noter que la gestion peut incorporer à la marge, quelques sociétés européennes exposées au marché africain. L’exposition sectorielle se veut également diversifiée : dix secteurs sont représentés au sein du portefeuille, avec une prépondérance des secteurs Finance, Consommation et Télécommunication. L’absence de couverture de la devise est compensée par une diversification géographique du portefeuille et l’achat de titres de sociétés qui réalisent une part significative de leurs revenus hors de leur marché domestique.Depuis le début de l’année, Africa Picking Fund a enregistré un gain de 2,58 %. Caractéristiques d’Africa Picking Fund FCP de droit françaisEncours au 30 octobre 2015 : 5,3M€ Distribution sur les principales plateformes d’assurance vie : AXA, CARDIFF, GENERALI, 1818… Frais de gestion: 2,5% brut Commission de surperformance: 10% Indice de référence : MSCI Afrique hors Afrique du Sud TR en eurosValeur liquidative hebdomadaire
Jorrit Arissen rejoint l'équipe spécialisée sur l’immobilier de Kempen Capital Management en qualité de gérant de portefeuille senior, poste qu’il a occupé ces six dernières années dans l'équipe immobilier mondial de PGGM, où il se focalisait sur l’analyse des entreprises immobilières cotées en Amérique du Nord et en Europe, rapporte le site Fondsnieuws.
Investec Asset Management (Investec AM) s’est associé à la société immobilière cotée sud-africaine Growthpoint Properties en vue de créer une coentreprise dédiée à l’investissement immobilier dans plusieurs marchés africains. International Finance Corporation (IFC), membre de World Bank Group, est également partie prenante au projet. Cette coentreprise à 50/50 doit donner naissance à une nouvelle activité dont la vocation est de lancer et de faire croître un nouveau véhicule d’investissement immobilier panafricain (hors Afrique du Sud) à destination des institutionnels tiers. Growthpoint et Investec AM détiendront chacun 50% de cette nouvelle structure. En outre, Growthpoint investira un montant initial de 50 millions de dollars dans le nouveau véhicule d’investissement tandis que IFC investira 40 millions de dollars. IFC, qui dispose d’équipes locales et de bureaux dans 22 pays africains, fournira également des services de conseil en qualité de partenaire local pour ce véhicule d’investissement. Doté de 90 millions de dollars d’engagements initiaux, ce nouveau véhicule souhaite lever un total de 500 millions de dollars auprès d’investisseurs institutionnels locaux et internationaux. Cette nouvelle coentreprise sera dirigée par Thomas Reilly, précédemment directeur général («CEO») de l’activité de fonds immobiliers africains de Sanlam. Il est également chargé de piloter le nouveau véhicule d’investissement. Ce fonds immobilier panafricain ciblera initialement des investissements dans des pays comme la Namibie, le Botswana, le Mozambique, la Zambie, l’Ouganda, la Tanzanie, le Kenya, le Nigeria, le Ghana et le Maroc, parmi d’autres.
Eastspring Investments, la société de gestion spécialisée sur l’Asie du groupe Prudential, a réalisé une collecte nette record de 4,9 milliards de livres au cours des neuf premiers mois de l’année 2015, a annoncé le 10 novembre l’assureur britannique. Au cours du seul troisième trimestre, les souscriptions nettes sont toutefois demeurées modestes, ressortant à 400 millions de livres seulement. Pour autant, les actifs sous gestion ont connu une progression de 18% sur un an pour s’établir à 82,4 milliards de livres au 30 septembre 2015 contre 72,6 milliards de livres au 30 septembre 2014.
Dans son dernier rapport mensuel paru jeudi, l’Opep signale que sa production a diminué en octobre et elle estime que celle des producteurs de pétrole concurrents baissera l’an prochain pour la première fois depuis 2007. Elle juge que la production hors Opep diminuera de quelque 130.000 barils par jour (bpj) l’an prochain après une croissance de 720.000 bpj cette année, «dans la mesure où une réduction des investissements de près de 200 milliards de dollars cette année et la suivante créeront un trou béant dans l’offre».
Les prix à la consommation ont augmenté de 0,1% en octobre en France sous l’effet de la hausse saisonnière des prix des produits frais et de certains services alors que ceux de l’énergie ont enregistré un nouveau recul, montrent les statistiques publiées jeudi par l’Insee. Ils avaient diminué de 0,4% en septembre après un rebond de 0,3% en août. Sur un an, ils affichent une légère hausse (0,1%) après deux mois consécutifs de stagnation. L’indice des prix harmonisé IPCH, qui permet des comparaisons avec les autres pays de la zone euro, a lui aussi progressé de 0,1% et affiche une hausse de 0,2% sur un an. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient une stabilité sur le mois et une hausse de 0,1% sur un an.
Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a une nouvelle fois déclaré jeudi que l’institution était prête à prendre de nouvelles mesures pour soutenir les prix et l’activité, dans un discours adressé aux membres de la commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen. Le banquier a notamment souligné que le raffermissement de l’euro depuis mai était l’une des causes de la révision en baisse des perspectives d’inflation. Ces propos ont fait reculer la monnaie unique, qui est brièvement tombée sous les 1,07 face au dollar jeudi matin.