Les sociétés de gestion et de hedge funds se bousculent pour recruter des talents de la Silicon Valley et attirer des scientifiques spécialistes de l’informatique fraîchement diplômés, rapporte le Financial Times. Les spécialistes de la gestion quantitative inventent depuis des années des manières innovantes et complexes d’analyser les résultats des entreprises ou les données économiques. Mais grâce à des progrès immenses en informatique et en recherche algorithmique, ils se lancent désormais dans les « données non structurés » comme les recherches sur Internet, les médias sociaux, les images satellites, les présentations de résultats ou les schémas météorologiques pour identifier des signaux de marché et des opportunités délaissées. Pour ce faire, ils doivent déployer des algorithmes d’intelligence quasi-artificielle de plus en plus puissants et innovants, ce qui dope la demande pour les scientifiques spécialisés dans l’informatique. « Les traders étaient les citoyens de première classe du monde financier, mais ce n’est pus vrai. Les technologistes sont la priorité désormais », indique Jared Butler, un chasseur de tête, pour qui il est plus facile de recruter un scientifique en informatique et de lui enseigner la finance plutôt que l’inverse.
Deux tiers des gestionnaires outre-Atlantique envisagent de renforcer leurs effectifs pour les aider à affronter la transformation numérique, les priorités étant le contenu et l’analyse des données, selon une étude que vient de publier Cerulli Associates (U.S. Product Marketing and Sales Organizations 2015: Devising a Marketing Plan Amid Technological Progress). Les gestionnaires souhaitent notamment améliorer leurs capacités de développement de contenu par le biais des nouveaux canaux numériques que sont les blogs, les vidéos et les réseaux sociaux. Le marketing numérique a manifestement de beaux jours devant lui outre-Atlantique, et probablement ailleurs dans le monde. Le numérique peut contribuer à la mise en œuvre d’une segmentation plus ciblée, à des mécanismes de livraison plus sophistiqués et à des possibilités de mieux vendre sa marque, estime Cerulli.
Credit Suisse a bouclé avec succès l’augmentation de capital approuvée à l’assemblée générale extraordinaire de jeudi dernier. La banque a réalisé une levée de fonds via un placement privé de 58 millions d’actions auprès «d’investisseurs qualifiés» ayant permis de récolter comme attendu 1,32 milliard de francs suisses, a-t-elle indiqué ce matin. Le groupe avait émis 58 millions de nouvelles actions, d’une valeur nominale de 0,04 franc chacune, faisant passer le capital-actions de 65,5 millions à 67,9 millions de francs, précise un communiqué. Le prix d’achat des titres par des investisseurs s’est élevé à 22,75 francs par action.Les nouvelles actions émises dans le cadre de cette opération seront cotées à la Bourse suisse dès ce lundi. Les actionnaires ont également approuvé la réalisation d’une deuxième augmentation de capital destinée aux actionnaires existants, avec l'émission de 261 millions de nouveaux titres d’une valeur nominale de 0,04 franc par action. Cette seconde levée de fonds devrait atteindre 4,7 milliards de francs suisses. Le produit de ces deux opérations devrait permettre à Credit Suisse de renforcer son bilan, afin de répondre aux nouvelles exigences plus sévères en matière de fonds propres durs. Les fonds levés serviront également à financer les restructurations annoncées.
Gérard Fischer, une personnalité reconnue du secteur de la gestion en Suisse, a abandonné tous ses mandats dans le sillage du rachat par la Banque cantonale de Zurich, de Swisscanto dont il était le patron. Gérard Fischer, qui était également membre du directoire de l’association professionnelle Sfama, a rejoint Fusion, l’incubateur suisse de sociétés spécialisées dans les technologies financières. Gérard Fischer a également créé le mois dernier sa propre société de conseil Horizon
GAM adopte un nouveau design pour sa marque, reflétant l’objectif commun de toutes ses équipes à travers le monde: faire fructifier le capital de ses clients. Rajeunie et véhiculant une image plus contemporaine, la nouvelle marque renforcera par ailleurs l’efficacité des opérations de marketing et de communication de GAM, d’où une meilleure visibilité de ses compétences sur le marché.«Cette marque reflète notre identité actuelle et s’inscrit dans notre plan d’avenir stratégique. Les études que nous avons menées ont montré que seule notre ancienne identité est universellement connue– et cette perception doit évoluer», déclare Alexander Friedman, CEO du Groupe, cité dans un communiqué. Fondée en 1983, la société a été la propriété successive de deuxentreprises durant dix ans (acquisition par UBS en 1999, qui l’a vendue à Julius Baer en 2005) avant de reprendre son indépendance en 2009, avec l’ancienne division de gestion d’actifs de Julius Baer.Dans le cadre de son «rebranding», GAM lancera une campagne de marque ciblée– sa première depuis 2008– principalement via les canaux numériques, qui s’adresse aux investisseurs et professionnels de l’investissement. Dans sa nouvelle architecture de marque, GAM conserve la licence mondiale exclusive d’utilisation de la marque commerciale «Julius Bär Funds». Celle-ci est utilisée uniquement pour les produits d’investissement et conjointement à la marque GAM sur des marchés et segments de clientèle où le nom Julius Baer jouit d’une solide reconnaissance.
Le gérant star Neil Woodford a lancé une nouvelle attaque en règle contre le géant de la pharmacie GlaxoSmithKline et son patron Andrew Witty. A l’occasion d’une conférence à Londres, le gérant a appelé de ses vœux une réorganisation profonde du groupe qui devrait se concentrer sur une ou deux activités. Plus précisément, Beil Woodford indique que le groupe devrait continuer à faire ce qu’il fait bien, à savoir la pharmacie et les vaccins et se dégager du secteur de la santé grand public. A fin septembre, le fonds CF Woodford Equity Income, dont les encours s'élèvent à 7,07 milliards de livres, détenait une participation de 6,12% dans le groupe pharmaceutique.
Aviva Investors a annoncé les nominations d’Ahmad Behdenna et de Marc Semaan en qualité de stratégistes pour la gamme Aviva Investors Multi Strategy (AIMS). Ahmed Behdenna a récemment rejoint l'équipe AIMS en qualité de stratégiste senior multi-classes d’actifs, avec priorité donnée à la génération d’idées d’investissement. Il travaillait précédemment chez Société Générale en tant que stratégiste senior. Marc Semaan, qui rejoint l'équipe en tant que stratégiste multi-classes d’actifs, aura pour mission de proposer des idées de stratégie macro «cross-market» sur les taux et les devises. Il travaillait précédemment chez Friends Life Investments, où il était stratégiste macro et où il a développé une structure de recherche global macro à destination des équipes obligataires.
Graham Glass, responsable de l’obligataire chez City Financial, a récemment quitté la société, rapporte le site spécialisé Investment Week. Graham Glass, qui avait rejoint la société en mars 2013, pilotait la gestion obligataire tout en étant le gérant principal du Defensive Global Bond fund. La gestion du fonds est désormais assurée par Phil Lee, qui a secondé Graham Glass dans la gestion de la stratégie depuis novembre 2013. City Financial envisage toutefois de fermer le fonds dont les encours sont passés d’un peu plus de 100 millions de livres en novembre 2013 à 16,5 millions de livres dernièrement. Graham Glass a rejoint en qualité de managing director la société GLI Asset Management, une filiale de GLI Finance spécialisée dans l’offre de financements alternatifs pour les petites et moyennes entreprises.
Valartis a conclu avec Wiener Privatbank un accord contraignant prévoyant la reprise des activités autrichiennes du groupe en difficulté, pour un montant de 13 millions d’euros. La transaction prendra la forme d’un échange d’actifs, précise un communiqué de Valartis.En cas de succès, l’opération donnera naissance à un nouvel établissement bancaire présentant un bilan de quelque 500 millions d’euros. Elle reste soumise aux conditions d’usage et à l’approbation des autorités autrichiennes. La transaction devrait être bouclée dans le courant du deuxième trimestre de l’année prochaine.L’unité autrichienne pourra alors rembourser un emprunt de 64 millions d’euros à sa maison-mère suisse puis être liquidée. Le versement d’un dividende de liquidation est prévu pour fin 2016. Valartis Bank (Autriche) appartient à Valartis Bank (Liechtenstein), elle-même filiale intégrale du groupe suisse Valartis. Les deux entités bancaires ne sont pas concernées par la demande de prolongation de moratoire déposée la semaine dernière.Valartis avait alors indiqué son intention de s’en défaire pour se concentrer sur ses participations dans les secteurs du Private Equity, de la gestion immobilière et des services financiers.
La société de gestion italienne Arca Sgr, dont les encours s'élèvent à quelque 29 milliards d’euros, aurait reçu trois offres de rachat au cours des tout derniers jours, rapporte le site spécialisé Citywire Global. Ces trois offres, non contraignantes, émanent d’une société de capital investissement américaine, d’une banque d’affaires et une société de gestion italienne, en l’occurrence Anima, selon des sources au courant de l’opération. Anima propose de reprendre 100% du capital d’Arca et valorise la société à environ 800 millions d’euros. Atlas Merchant Capital, basée à New York et fondée par l’ancien CEO de Barclays, Bob Diamond, serait intéressé par une prise de participation de l’ordre de 60% qui valorise la société à environ 1 milliard de dollars. Enfin, Centerbridge Partners, également basée à New York, aurait proposé le rachat de 40% d’une participation minoritaire de 40%, le reste du capital restant entre les mains des actuels actionnaires majoritaires.
Le climat est une priorité pour 53% des 181 institutionnels interrogés qui détiennent 7 367 milliards d’euros d’actifs, mais rares sont encore ceux qui décident d’exclure les énergies fossiles de leurs investissements, indique la huitième édition de l’enquête Novethic sur les pratiques d’investissement responsable des investisseurs institutionnels européens, réalisée avec le soutien de la Banque Degroof Petercam dans 13 pays. Les investisseurs institutionnels européens consolident leurs pratiques d’investissement responsable. Près de 90% du panel de 181 investisseurs interrogés par Novethic ont adopté au moins une stratégie : l’exclusion, la sélection sur des critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG) ou l’engagement actionnarial. Mais le développement de l’investissement responsable reste disparate puisqu’on peut distinguer trois niveaux de maturité en Europe Les pratiques d’investissement responsable créent un terrain favorable à l’intégration du changement climatique dans la gestion financière. Le focus sur les stratégies adoptées par les institutions financières pour lutter contre le changement climatique montre que près de 40% d’entre elles disent le prendre en compte dans leur politique d’investissement responsable et que 20% prévoient de le faire.
Le fonds de capital investissement CVC Capital Partners a fortement réduit sa participation dans le concessionnaire autoroutier Abertis en revendant à des institutionnels, une participation de 6,3%, assortie d’une décote de 6,4% sur le cours de clôture de jeudi dernier. CVC ne conserve plus qu’une participation de moins de 1%.Le placement, qui a permis à CVC de lever 818 millions d’euros, s’est fait au prix de 13,68 euros par titre, en deçà des 15 euros payés par CVC il y a cinq ans. CVC avait pris une participation de 15,6% en 2010 et a commencé son désengagement cette année. Il avait placé en mars une participation de 7,7% à raison de 16,4 euros pièce. CVC, via Trebol, était l’un des principaux actionnaires d’Abertis, avec le groupe financier La Caixa (24,1%) et le groupe de BTP espagnol OHL (16%).
Deka Immobilier a annoncé avoir acheté un ensemble immobilier, «The Bank», à Amsterdam pour un montant d’environ 275 millions d’euros. L’opération a été réalisée pour le compte du fonds immobilier ouvert Deka-ImmobilienEuropa. Le vendeur est un family office néerlandais, précise un communiqué. «The Bank», qui affiche environ 26.000 m2 de bureaux et 5.250 m2 de surfaces commerciales, est occupé à 100% et compte des locataires prestigieux comme BNP Paribas.
La société de gestion Amplegest a annoncé lundi qu’elle se rapprochait de SGI Management, spécialiste de la gestion privée. Créée en 1984, SGI affiche 250 millions d’euros d’encours. Son fondateur Jacques Bruxer devient actionnaire de la Financière Amplegest et rejoint le conseil de surveillance du groupe. Après l’opération, Amplegest disposera d’une équipe de 25 personnes et bénéficiera d’un encours global de plus de 900 millions d’euros, auquel se rajoute la supervision de 450 millions d’euros en family office.
L’indice PMI flash des services recule à 51,3 en France en novembre contre 52,7 le mois dernier. «Nous pensons que les attentats sont la principale raison de ce ralentissement», déclare Chris Williamson, chef économiste de Markit, alors que plus de la moitié des répondants ont fait parvenir leurs réponses à l’enquête mensuelle après les attentats du 13 novembre. Au total, le secteur privé français connaît en novembre son dixième mois consécutif de croissance, avec un indice composite (industrie et services) qui ressort à 51,3, contre 52,6 en octobre.
La confiance du consommateur s’est redressée davantage que prévu en novembre dans la zone euro, a fait savoir vendredi la Commission européenne. L’indice de confiance du consommateur s’est établi à -6,0, soit une hausse de 1,6 point par rapport au chiffre révisé, à -7,6, du mois d’octobre. Pour l’ensemble de l’Union européenne, la confiance du consommateur a progressé de 1,3 point en novembre à -4,4.
La Banque du Japon (BoJ) va lancer avant la fin du mois une nouvelle série d’indicateurs d’évolution des prix. La banque centrale utilisait jusqu’à présent comme principale référence l’indice de base des prix à la consommation défini par le gouvernement, qui exclut les produits alimentaires frais mais inclut l’énergie. Le nouvel indice des prix à la consommation exclura au contraire les coûts de l’énergie, en baisse depuis plusieurs mois, mais inclura ceux des produits alimentaires transformés et importés, orientés à la hausse. Ce nouvel indice afficherait ainsi une inflation dépassant 1% sur les derniers mois.
Les taux offerts sur sa facilité de prêts SLF ont été ajustés vers les niveaux de marchés et seront utilisés comme plafond d’un corridor de taux cible.
La Banque nationale suisse (BNS) devrait agir davantage pour protéger l’économie des effets de la surévaluation du franc, affirment des économistes dans la presse dominicale en Suisse. «La Banque nationale doit affaiblir le franc», lance ainsi Franz Jaeger, professeur d’économie à la retraite, dans le journal NZZ am Sonntag. Il ajoute que lui et d’autres experts réputés ont exprimé leur inquiétude auprès du président de la BNS, Thomas Jordan. Cité dans le journal Schweiz am Sonntag, Peter Buomberger, économiste au sein du cercle de réflexion Avenir Suisse, réclame pour sa part la définition d’un nouveau cours plancher pour le franc. Thomas Jordan a déclaré dans une interview publiée vendredi que le franc était surévalué mais qu’il s’affaiblirait avec le temps.
La Grande-Bretagne ne risquera pas forcément une dégradation de sa note souveraine si elle choisit de sortir de l’Union européenne lors d’un référendum appelé à être organisé avant fin 2017, a déclaré la principale analyste chargée du pays au sein de l’agence Moody’s. «Ce dont nous nous préoccupons, c’est la vigueur de l’économie et notre opinion est que l’impact économique d’un Brexit serait négatif. La question est la suivante: quelle sera l’ampleur des dégâts ? Assisterions-nous simplement à une modération de la croissance sur le court terme tandis que la Grande-Bretagne met en place d’autres politiques qui atténuent les autres effets à la baisse ?», a déclaré Kathrin Muehlbronner au Sunday Telegraph. «Dans ce cas, il se pourrait bien qu’il n’y ait pas d’impact sur la note», a ajouté la vice-présidente de Moody’s.
Le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a annoncé samedi la conclusion d’un accord sur le déblocage d’une nouvelle tranche de deux milliards d’euros à la Grèce, dans le cadre du programme d’aide conclu en juillet, d’un montant global de 86 milliards d’euros. Cet accord autorise également le versement d’une somme, pouvant atteindre 10 milliards d’euros, destinée à recapitaliser les quatre principales banques grecques. Cette décision intervient deux jours après l’approbation par le parlement grec de mesures réclamées par les créanciers d’Athènes. Jeroen Dijsselbloem a déclaré que le gouvernement d’Athènes avait mis en œuvre toutes les réformes figurant dans un premier volet de mesures convenues avec ses créanciers.
La gouvernement chinois a dévoilé dimanche une série de mesures visant à stimuler la consommation intérieure. Sur son site internet, le Conseil d’Etat promet d’encourager les banques et institutions de crédit à accepter une large palette de garanties pour élargir les prêts destinés à financer des «activités liées au style de vie». Il dit vouloir étendre le crédit à la consommation, améliorer les systèmes de paiement par internet et examiner la gestion des commissions sur les paiements par carte bancaire «afin de réduire davantage les dépenses globales» liées à leur usage. Le Conseil d’Etat s’engage parallèlement à lutter contre les prix excessifs, la vente de produits contrefaits et la concurrence déloyale.
«Nous espérons que assez prochainement, nous seront raisonnablement confiants dans le fait que l’inflation rebondira vers son objectif de 2%», a déclaré le président de la Fed de New York à l’université Hofstra, ajoutant qu’il était «très logique» de s’attendre à ce que les conditions de la Fed en matière d’inflation et d’emploi soient «bientôt» remplies, permettant ainsi aux responsables monétaires de «commencer à penser à relever les taux d’intérêt à court terme». «Je ne peux pas vous dire quand nous le ferons car cela dépendra des indicateurs», a ajouté William Dudley.
L’agence de notation Standard & Poor’s a relevé vendredi la note souveraine des Pays-Bas de AA+ à AAA, soit la plus élevée, avec une perspective stable. S&P explique sa décision par le fait que «la reprise économique aux Pays-Bas est, et les perspectives de croissance sont, plus fortes que ce que nous avions précédemment anticipé». En raison notamment de la vigueur de la demande intérieure dans un pays où le revenu par habitant est élevé, l’agence s’attend désormais à une accélération de la croissance du produit intérieur brut (PIB) néerlandais qui devrait s’approcher de 2% annuellement sur la période 2015-2018. Elle dit aussi prendre en compte «un long passé de politiques macro-économiques prudentes et flexibles qui se reflète, entre autres éléments, dans l’amélioration de sa situation budgétaire».