Goldman Sachs Asset Management (GSAM) vient de lancer un nouveau fonds ESG, positionné sur le monde obligataire. Le GS Global ESG Enhanced Income Bond Portfolio sera investi dans les titres obligataires d’entreprises mondiales, marchés émergents inclus. Il exclura notamment les sociétés liées au tabac, ou dont les revenus proviennent à plus de 25% du charbon. La gestion a été confiée à Jonathan Orr.
Vanguard a pratiquement doublé ses encours et le nombre de ses clients sur sa plate-forme de fonds dédiés aux particuliers britanniques, rapporte Financial News. Lancée en 2017, la plate-forme compte plus de 150.000 investisseurs individuels, soit une hausse de 80 % depuis le début de l’année. Les encours ressortent à 4,2 milliards de livres, contre 2,3 milliards fin 2019. Cette plate-forme donne aux investisseurs un accès direct aux fonds actifs et indiciels de Vanguard.
La société de gestion d’actifs immobiliers Savills Investment Management vient de recruter Emily Hamilton comme responsable de l’ESG. Basée à Londres, elle sera chargée de piloter la stratégie globale de Savills IM en matière de développement durable et de définir l’approche ESG du groupe et ses critères. Emily Hamilton arrive de Grosvenor Britain & Ireland, du groupe Grosvenor, où elle était directrice adjointe en charge du développement durable. Elle a commencé sa carrière comme consultante en développement durable chez Capita Symonds, où elle a travaillé sur des projets de planification des infrastructures environnementales et communautaires, puis a été nommée responsable de la durabilité à l’Université d’East London, avant de rejoindre Grosvenor en 2013.
L’Asia Securities Industry and Financial Markets Association (ASIFMA), l’association asiatique de l’industrie financière et des marchés financiers, vient d'élire à sa présidence David Ratliff, un banquier de BNP Paribas à Hong Kong, qui avait déjà occupé cette fonction de 2012 à 2015. Il remplace Filippo Gori, le directeur général de JPMorgan en Asie-Pacifique, dont le mandat de deux ans est arrivé à terme. David Ratliff a rejoint BNP Paribas en 2016 après 26 années passées chez Citi. Il y couvre, depuis la cité-Etat, les gérants d’actifs, les banques et intermédiaires financiers, les hedge funds et les assureurs de la région Asie-Pacifique.
Un euro. C’est le prix symbolique que Cerberus et un fonds concurrent seraient prêts à débourser pour racheter la banque de détail de HSBC France, selon Reuters. Tous deux exigeraient aussi que le périmètre cédé soit recapitalisé à hauteur de 500 millions d’euros par le groupe britannique HSBC, pour donner les coudées franches au repreneur. «Cerberus est effectivement face à un autre fonds», déclare à L’Agefi un bon connaisseur du dossier, sans confirmer la valorisation. Le rival du fonds américain, qui a déjà racheté en France My Money Bank (ex-GE Money), serait le britannique AnaCap, propriétaire de Milleis Banque, l’ex-Barclays France. Tous deux sont souvent cités depuis plusieurs mois. HSBC, son conseil Lazard, et Cerberus ne commentent pas. AnaCap n’a pas répondu à L’Agefi. Seule certitude, les banques françaises ont jeté l’éponge. «Elles ne sont plus de la partie», indique la source, confirmant les informations de Reuters. Un temps intéressée par HSBC France, la Société Générale se concentre sur sa propre restructuration, avec la fusion annoncée des réseaux Société Générale et Crédit du Nord, tandis que La Banque Postale a revu ses priorités après son changement de directeur général à la rentrée, en pleine intégration de CNP Assurances. Plus globalement, le dossier semblait trop lourd à porter pour les banques, déjà aux prises avec la crise économique engendrée par le Covid-19, le contexte de taux bas et la restructuration de leurs réseaux d’agences face à l’essor du numérique. Restent les fonds, pour une opération de retournement à l’issue incertaine. Les 500 millions évoqués par Reuters serviraient sans doute moins à financer les développements futurs qu’à éponger les pertes… et financer un plan social. A fin juin, HSBC France affichait 8,1 milliards d’euros de fonds propres et 499 millions de pertes nettes, selon son rapport semestriel. Sa division de banque des particuliers et banque privée a perdu 225 millions d’euros en six mois, et la banque d’investissement 158 millions. Cette dernière va bientôt lancer un plan de 235 départs, volontaires et contraints, soit un tiers de l’effectif. Dans la banque de détail, nul doute qu’un rachat se solderait par un lourd bilan social pour les 3.000 à 5.000 salariés concernés par le projet de cession. Reste à savoir si le régulateur bancaire donnera son feu vert à la reprise par un fonds. Chez Milleis Banque, AnaCap a supprimé 343 postes, un tiers des équipes, sans retrouver encore le chemin de la profitabilité.
CPR AM va prochainement mettre sur le marché un OPCVM destiné à soutenir l’économie française et à accompagner la relance post-Covid. Dénommé «Ambition France», le fonds a été homologué dans le cadre de l’initiative de place Relance durable France promue par la Fédération Française de l’Assurance et la Caisse des Dépôts et Consignations. Il sera initialement soutenu par Crédit Agricole Assurances, qui lui fournira ses premiers encours. Le véhicule, de droit français, et ouvert à tout type de souscripteurs, doit voir le jour en octobre. L'équipe de gestion, dirigée par Eric Labbé, le spécialiste des small caps chez CPR AM, investira dans des petites et moyennes capitalisations françaises (smidcaps) cotées. La stratégie sélectionnera trois types d’entreprises : - celles "à soutenir pour éviter, le moment venu, la destruction de leur capital physique et humain» - celles «qui œuvrent à combler les lacunes dans les chaînes d’approvisionnement ou en faveur de la souveraineté nationale dans le domaine de la santé, du numérique, de l’alimentaire, de l’énergie...» - celles «qui prennent part à l’émergence d’une économie plus en adéquation avec les aspirations de la société». L'équipe de gestion appliquera égalementun filtre ESG renforcé sur les critères sociaux ainsi que des indicateurs d’impact liés à la création d’emplois en France, aux conditions de travail et aux inégalités. Le fonds postulera par ailleurs au label France Relance délivré par le Trésor.
La société de gestion italienne Tages Capital SGR a nommé Daniele Spada directeur général, rapporte Bluerating. Rattaché au conseil d’administration de la société, il travaillera aux côtés du président, Umberto Quadrino. Il s’occupera de la commercialisation en Italie des solutions d’investissement d’Investcorp-Tages Limited, la joint-venture de Tages et Investcorp dans les fonds alternatifs liquides et l’impact investing. Daniele Spada siégeait précédemment au comité exécutif de Lyxor Asset Management, comme responsable de la stratégie et du développement. Il était aussi CEO de SG 29 Haussmann, la société de gestion de Société Générale dédiée à la gestion des fonds et portefeuilles de la clientèle privée du groupe. Il a occupé plusieurs fonctions au sein de Lyxor AM, et a notamment été à la tête de la plateforme de comptes gérés et de la sélection de fonds. Il a auparavant aussi travaillé chez BNP Paribas Asset Management.
Permian Fund Services, une société de gestion de fonds alternatifs, a recruté Rune Selmar en tant que managing director. L’intéressé était dernièrement directeur général et directeur des investissements d’Odin Fund Management, une société de gestion norvégienne.
Crispin Odey, l’un des gérants de hedge funds et donateurs politiques les plus en vue au Royaume-Uni, a plaidé non coupable d’une accusation d’attentat à la pudeur devant un tribunal lundi, rapporte Reuters. L’intéressé, âgé de 61 ans, a été accusé en mai d’attentat à la pudeur sur une femme en 1998 en vertu de la loi sur les infractions sexuelles. Comparaissant devant le tribunal de Westminster, le fondateur d’Odey a pris la parole pour confirmer son nom et son adresse et nier l’accusation. L’homme est toujours en liberté sous caution et son procès a été provisoirement fixé aux 17 et 18 février de l’année prochaine au tribunal de Hendon. Le procureur Aaron McCalister a déclaré au tribunal que l’agression présumée a eu lieu le 13 juillet 1998, lorsque le gérant de fonds a ramené une employée de banque chez lui à Chelsea, dans l’ouest de Londres. Il aurait alors enlevé son costume pour revêtir une robe de chambre, et aurait mis sa main dans la chemise de la plaignante et dans sa jupe.
Le géant de la gestion d’actifs BlackRock vient de commercialiser une version synthétique de son fonds indiciel coté répliquant l’indice S&P 500, a appris ETF Stream. Le véhicule, dénommé iShares S&P 500 Swap UCITS ETF (I500), est fabriqué avec des swaps sur les cinq cents plus importantes capitalisations américaines. Les contreparties bancaires des dérivés sont JPMorgan et Citi. L’ETF est d’ores et déjà coté sur Euronext, et le sera dès ce mardi sur le London Stock Exchange et Xetra. La version physique, le «iShares Core S&P 500 UCITS ETF», représente 37 milliards de dollars d’encours sous gestion, soit le plus gros ETF du marché européen, précise le média spécialisé.
L’Union Financière de France (UFF) vient de recruter Laurent Fouquet pour prendre sa direction des risques, de la conformité et du contrôle permanent. L’intéressé arrive du Crédit Agricole, où il a réalisé la grande majorité de sa carrière. Entré en 1997 au sein de l’Inspection générale de Crédit Agricole Indosuez, il rejoint ensuite Crédit Agricole Corporate & Investment Bank en 2001, où il connait une carrière internationale. Secrétaire général et responsable des opérations à Tokyo, il est ensuite directeur des opération de la banque de financement et d’investissement et de la banque privée, à Séoul et Madrid, puis dirigeant effectif, à Shanghai, avant d'être nommé directeur mondial des opérations l’Union des Banques Arabes et Françaises. Membre du comité de direction français chargé de la mise en place de la ligne mondiale services client digital et Data pour la France, le Luxembourg et l’Allemagne chez Caceis entre 2017 et 2019, il était dernièrement directeur finance, risques, recouvrement, juridique et contentieux du Crédit Agricole des Côtes d’Armor.
A l’occasion du cinquième anniversaire du lancement des 17 objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies, la succursale espagnole du gestionnaire néerlandais Robeco et le média Funds People se sont associés pour faire la promotion des investissements durables et d’impact. Un focus particulier sera apporté à l’ODD 17 qui porte sur les partenariats pour la réalisation des objectifs, ou «renforcer les moyens de mettre en oeuvre le partenariat mondial pour le développement durable et le revitaliser.» Les deux entités envisagent ainsi la création d’un ImpactLab dans l’industrie financière espagnole, conçu comme «unespace de réflexion sur les investissements d’impact».
Nestadio Capital, la société de gestion de fonds d’investissement de proximité (FIP) et fonds commun de placement dans l’innovation (FCPI) de Florent de Kersauson, est sous le coup d’une décision de l’Autorité des marchés financiers (AMF) lui retirant son agrément à compter du 31 décembre 2020. La Commission des sanctions de l’AMF a infligé une amende de 10.000 euros et un blâme à la société. Elle a également prononcé une sanction de 100.000 euros à l’encontre de son dirigeant de l’époque Florent de Kersauson, assortie d’une interdiction d’exercer la profession de gérant ou de dirigeant d’une société de gestion pendant une durée de cinq ans. La Commission reproche notamment à la société et à son dirigeant d’avoir porté atteinte à l’intérêt des porteurs en réalisant certaines avances en compte courant et virements au profit d’une société rencontrant des difficultés.
Deux sociétés françaises ont été radiées des Principles for responsable investment (PRI). Il s’agit de la BPE, la banque privée de La Banque Postale, et de Delta Alternative Management, une société de gestion entrepreneuriale. Seulement cinq investisseurs ont été radiés de la liste des signataires des PRI qui compte plus de 3.000 membres. Les trois autres sont l’investisseur néerlandais Stichting Gemeenschappelijk Beleggingsfonds FNV (GFB) et les sociétés de gestion indonésienne Corfina Capital et américaine Primary Wave IP Investment Management. L’ensemble représente un encours de moins de 6 milliards de dollars, BPE formant l’essentiel avec plus de 5 milliards de dollars. Une porte parole de BPE a expliqué a NewsManagers (Groupe L’Agefi) que la banque «n’a pas été en mesure de répondre pleinement à un des six principes fondamentaux des PRI» concernant la gestion sous mandat «pour des raisons juridiques». L’intégralité de l’article est à retrouver sur www.newsmanagers.com
Une page se tourne au sein des équipes de gestion fondamentale actions chez Degroof Petercam AM. Après 22 ans à la directions des investissements, Guy Lerminiaux, va partir prochainement à la retraite. Et ses fonctions vont être transmises à deux proches collaborateurs. La direction de DPAM Fundamental Equity sera désormais de la responsabilité d’Alexander Roose, tandis que la responsabilité des stratégies actions européennes et de la zone euro sera désormais entre les mains de son cogérant actuel Koen Bosquet. Le premier dirige la gestion actions durables, qui comprend cinq fonds, depuis 2006, tandis que le second, recruté il y a six ans, avait peu à peu pris la gestion principale des fonds actions européennes et zone euro.
La société de conseil en distribution transfrontalière de fonds FundGlobam vient de recruter deux nouveaux commerciaux pour son antenne parisienne. Il s’agit de Jean-François Poulnais, qui va assurer le développement des activités auprès de la clientèle institutionnelle, et Fabienne Sottovia, qui assurera le développement commercial sur la place de Paris. Jean-François Poulnais était jusqu’ici directeur commercial et marketing de Legtech. Il a auparavant travaillé près de dix ans dans les domaines juridiques et commerciaux d’Amundi Services, et quatre ans comme directeur juridique d’AllianzGI France. Fabienne Sottovia arrive du third party marketer FG Conseil. Elle fut également, par le passé, commerciale pour le TPM Compagnie Financière Jacques Coeur, mais aussi chez Ecofi Investments, Financière Atlas, et Citibank Paris.
Deux sociétés françaises ont été radiées des Principles for Responsable Investment. Il s’agit de la BPE, la banque privée de La Banque Postale, et de Delta Alternative Management, une société de gestion entrepreneuriale. Au total, seulement cinq investisseurs ont été radiés de la liste des signataires des PRI qui compte plus de 3.000 membres. Les trois autres sont l’investisseur néerlandais Stichting Gemeenschappelijk Beleggingsfonds FNV (GFB) et les sociétés de gestion indonésienne Corfina Capital et américaine Primary Wave IP Investment Management. L’ensemble représente un encours de moins de 6 milliards de dollars, BPE formant l’essentiel avec plus de 5 milliards de dollars. Invitée à réagir face à cette exclusion, une porte parole de la BPE a expliqué que la banque «n’a pas été en mesure de répondre pleinement à un des six principes fondamentaux des PRI» concernant la gestion sous mandat «pour des raisons juridiques». En effet, «la Gestion Sous Mandat de BPE investit dans des sociétés cotées pour le compte de ses clients, et donc n’est pas légalement propriétaire de ces titres. Par conséquent, elle n’est en mesure de participer aux assemblées générales et de voter les résolutions dans le respect des principes ESG comme l’exige les PRI», détaille la BPE. La banque assure travailler actuellement à «la résolution de cette contrainte légale» afin d’adhérer à nouveau aux PRI. Egalement contactée par NewsManagers, Delta n’a pas répondu à nos sollicitations. Ces exclusions, qui restent des mesures exceptionnelles et prise «en dernier ressort», constituent le dénouement d’un processus qui a duré deux ans et qui s’est déroulé en plusieurs étapes. En 2018, les PRI annonçaient l’adoption de trois critères minimum à respecter. Cela répondait à la demande de certains membres qui constataient une ruée sur les PRI, notamment de la part des sociétés de gestion, qui ne s’accompagnait pas forcément d’une remise en cause des pratiques, avait expliqué Marie Luchet, responsable de l’Europe continentale pour les PRI dans l’équipe Relations avec les investisseurs signataires, en mai 2019. Ces critères exigent premièrement de disposer d’une politique d’investissement responsable qui couvre plus de 50 % des encours. Ensuite, il faut avoir un collaborateur en interne ou en externe qui soit responsable de la mise en œuvre de cette politique. Enfin, il est demandé que la mise en œuvre de cette politique d’investissement soit supervisée par un membre du comité exécutif. Un processus de deux ans 165 signataires ne respectaient pas ces critères minimum en avril 2018. Ils ont eu deux ans pour y remédier. Un an plus tard, en avril 2019, ils n’étaient plus que 69 mauvais élèves, et en juillet 2020, ce nombre était réduit à dix. Ces derniers ont alors été informés qu’ils allaient être radiés et ont eu la possibilité de faire appel de la décision. Et au final, cinq sont éliminés. Source : PRILe nombre d’exclusion reste faible au regard du nombre de membres et les PRI voient cela «comme une indication d’un processus d’engagement réussi». Notons toutefois que sur les 165 signataires identifiés au départ, 23 ont eux-mêmes décidé de renoncer aux PRI ou ont été exclus pour ne pas avoir publié leur rapport annuel sur les PRI. De plus, d’autres membres pourraient sortir l’année prochaine. Pour 2021, quinze membres risquent d’être radiés s’ils ne respectent pas les critères minimum.
Campbell Fleming, le responsable mondial de la distribution de Standard Life Aberdeen (SLA), quitte la société à la fin du mois suite à un examen du CEO Stephen Bird, rapporte Investment Week. L’examen, mis en place depuis que Stephen Bird est devenu PDG de la société en septembre, a été conçue pour «répondre aux besoins changeants» des clients de SLA et pour «positionner la société pour la croissance dans les quatre vecteurs existants - gestion d’actifs, plateformes de conseillers, épargne et patrimoine, et partenariats stratégiques», selon un porte-parole. Le départ de Campbell Fleming fait suite aux nominations d’Alex Hoctor-Duncan, directeur commercial, de Noel Butwell, CEO de Standard Life Savings, de Julie Scott, CEO de 1825 Financial Planning, et de Richard Charnock, CEO d’Aberdeen Standard Capital, dans l'équipe de direction de Stephen Bird.
L’association irlandaise des sociétés de gestion (IAIM) a nommé l’ancien ministre d’Etat irlandais en charge des services financiers (2017-2020) et ex-sénateurMichael D’Arcyau poste de directeur général. Il collaborera avec le président de l’association John Corrigan sur le développement du plan stratégique de l’IAIM. Il auranotamment pour mission de revoir les priorités de l’association dans le contexte de marché post-Brexit. Michael D’Arcyestime que l’Irlande a une «opportunité énorme» à saisir dans la conception du futur agenda de l’industrie des fonds d’investissement alorsque le Royaume-Uni quitte l’Union Européenne. Il souhaite entre autres faire de l’Irlande la première destination des investissements verts et durables. Les sociétés de gestion basées en Irlande gèrent plus de 1.000 milliards d’euros selon l’association.
La Commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF) vient de prouver, si besoin était, qu’une société de gestion peut se voir retirer son agrément et faire ensuite l’objet d’une sanction. C’est ce qu’il vient d’arriver à Nestadio Capital, la société de gestion de fonds d’investissement de proximité (FIP) et fonds commun de placement dans l’innovation (FCPI) de Florent de Kersauson. Alors que le gestionnaire est sous le coup d’une décision de l’AMF lui retirant son agrément à compter du 31 décembre 2020, la Commission des sanctions de l’AMF a infligé une amende de 10.000 euros et un blâme à la société. Il a également prononcé une sanction de 100.000 euros à l’encontre de son dirigeant de l’époque Florent de Kersauson, assortie d’une interdiction d’exercer la profession de gérant ou de dirigeant d’une société de gestion pendant une durée de cinq ans.
Deux sociétés françaises ont été radiées des Principles for responsable investment (PRI), les Principes pour l’investissement responsable des Nations-Unies. Il s’agit de la BPE, la banque privée de La Banque Postale, et de Delta Alternative Management, une société de gestion entrepreneuriale.
L’organisation indépendante britannique City Hive, qui promeut une industrie de lagestion d’actifs plus durable, diverse et inclusive, a envoyé vendredi une lettre aux aux responsables de plusieurs sociétés de gestion. Dans ce courrier, City Hive tacle le manque d’action concrète de la part du secteur de la gestion d’actifs pour faire une priorité des questions de diversité et d’inclusion. Si Bhavini Shah, la directrice générale de City Hive, relève qu’il y a eu une hausse de l’attention portée à ses sujets à travers les récentes campagnes comme #IAM, #BlackLivesMatter ou #Metoo, elle estime que les sociétés de gestion doivent changer leur culture de manière importante et que cela commence en haut de la hiérarchie. «Les directeurs généraux (des sociétés de gestion) tiennent de beaux discours, achètent régulièrement des tables lors des remises de prix, sponsorisent des événements, postent durant les jours ou mois de commémoration et signent des initiatives quant à leur engagement sur l’amélioration de la diversité dans l’industrie et au sein de leurs propres sociétés. Cependant, sans action concrète, cela revient simplement à cocher des cases», écrit Bhavini Shah, qui insiste sur le manque de preuves tangibles démontrant que la diversité et l’inclusion sont une priorité dans l’industrie. «L’amélioration de la diversité, qu’elle soit de genre, ethnique, LGBTQ, d'éducation, socio-économique ou en termes de neurodiversité, doit être inscrite comme un objectif clé de l’activité des sociétés de gestion, et ne pas être un objectif une fois dans l’année lors de la journée internationale de la femme ou quand il vient d’avoir une grosse injustice.La diversité et l’inclusion comptent 365 jours par an», souligne Bhavini Shah.
Près de trois mois aprèsla démission surprise de son patron Martin Zielke, le conseil de surveillance de Commerzbank a annoncé samedi soir avoir désigné à l’unanimité sur l’actuel directeur des activités de banque privée de Deutsche Bank, Manfred Knof. Il prendra la tête à compter du 1erjanvier 2021 du deuxième groupe bancaire allemand. Martin Zielke assurera d’ici-là la transition. Il est «un cadre expérimenté et très efficace qui a fait ses preuves dans un large éventail de tâches dans le secteur des services financiers», s’est félicité dans un communiqué le nouveau président du conseil de surveillance de Commerzbank, Hans-Jörg Vetter.Manfred Knof, 55 ans,a passé l’essentiel de sa carrière au sein del’assureur Allianzdont il a restructuré plusieurs filiales, avant de diriger son activité allemande du groupe durant deux ans et demi. Depuis un an, il avait rejoint Deutsche Bank.
Le premier ETF activement géré et conforme à la charia au monde commencera à être négocié à Londres mercredi, rapporte le Financial Times fund management Almalia Sanlam Active Sharia Global Equity ETF visera à obtenir une croissance du capital à moyen et long terme en investissant dans des sociétés à forte rentabilité et à faible effet de levier, tout en veillant à ce que ses actifs soient éthiques, garantis et soumis à une bonne gouvernance. Le nouveau fonds est le fruit d’un partenariat entre Almalia, un spécialiste de la finance islamique basé à Londres, et Sanlam Investments, la branche britannique de la société de services financiers cotée à Johannesburg. Amanie Advisors, une société de conseil en finance islamique, supervisera le processus de sélection des investissements afin de s’assurer que l’ETF reste conforme aux principes de la charia.
La scission de M&G de Prudential en octobre dernier devait permettre au gestionnaire d’actifs de tracer une nouvelle voie audacieuse, libérée des contraintes liées à l’appartenance au groupe d’assurance tentaculaire, écrit le Financial Times. Mais plutôt que de trouver la liberté de s'étendre sur de nouveaux marchés et de faire des acquisitions importantes, la société de gestion a dû faire face à une année tumultueuse, frappée par une crise de liquidité de son fonds immobilier et une accélération de la sortie des investisseurs particuliers provoquée par la pandémie de coronavirus. «M&G a eu une première année à oublier», a déclaré Amin Rajan, directeur général de la société de conseil Create-Research. «Ses projets ont été entravés par la tempête parfaite de Covid-19 qui l’a forcée à se mettre en mode défensif et par l’impuissance des gestionnaires d’actifs face aux fonds passifs». Comme ses concurrents, M&G est victime des bouleversements sismiques qui affectent le secteur de la gestion active. Mais la société est également confrontée à des défis individuels. En tant que gestionnaire d’actifs, elle est surtout connue pour sa franchise de vente au détail, dont plusieurs fonds à succès qui font aujourd’hui l’objet d’une hémorragie d’actifs. Dans le même temps, l’activité institutionnelle de M&G est moins réputée et n’a pas le poids nécessaire pour compenser les sorties de fonds des particuliers.
Vanguard va liquider ses fonds monétaires Vanguard Pennsylvania Municipal Money Market Fund (1,8 milliard de dollars d’encours) et Vanguard New Jersey Municipal Money Market Fund (1,2 milliard de dollars) en novembre. Les produits ont d’ores et déjà été fermés aux nouveaux investisseurs. “Après un examen minutieux, Vanguard a estimé que l’offre limitée de titres municipaux spécifiques à court terme disponibles en Pennsylvanie et au New Jersey ne permettait plus d’atteindre les objectifs d’investissement et de maintenir la diversification et le profil de risqué” de ces deux fonds, indique la société de gestion américaine dans un communiqué.