La société de gestion spécialisée sur l’univers obligataire Pimco a dévoilé les résultats de son premiersondage mené auprès d’investisseurs de la région Asie-Pacifique pouridentifier d'éventuels biais d’investissement. Dans cette enquête,43% des participants soutiennent que la pandémie de coronavirus a impacté de manière négative la confiance qu’ils placent en leurs propres processus de décision. Quelque 44% des sondés estiment que ce sentiment devrait demeurer. Selon Pimco, cela est «probablement» lié au fait que pour 51% des participants, le Covid-19 a causé un impact négatif sur leurs portefeuilles, dont 10% estimant qu’il s’est agi d’un impact négatif majeur. Le sondage du gestionnaire d’actifs suggère aussi que la pandémie a accru l’intérêt des fonds gérés de manière active. Les portefeuilles de 55% des sondés étaient gérés activement et 46% des répondants ont indiqué qu’ils alloueraient davantage aux stratégies actives au cours des trois prochains mois.
La société de gestion alternative Blackstone a annoncé, lundi, l’acquisition de DCI, une boutique indépendante de San Francisco gérant 7,5 milliards de dollars sur le segment du crédit (high yield, investment grade et obligations émergentes corporate)et appliquant une méthodologie quantitative. DCI sera intégré à Blackstone Credit, la division de prêts privés, syndiqués et d’obligations adossées à des prêts (collateralized loan obligations) dirigée par Dwight Scott. Cette entité gérait 135 milliards de dollars d’encours au 30 septembre 2020.
Credit Suisse a annoncé ce lundi la liquidation du fonds immobilier Credit Suisse Real Estate Fund Global, suite à une mauvaise performance liée à la pandémie du Covid-19. La négociation des parts du fonds a été suspendue, et le titre retiré de la bourse Six. Le fonds a souffert d’une décote de plus de 20% de sa valeur depuis mars, a précisé Credit Suisse, qui invoque également la faiblesse des volumes de transaction pour justifier sa décision. Lors de la dernière séance, le véhicule était valorisé 28% en-deça du prix de lancement, neuf ans plus tôt. Lancé en 2011, le véhicule était composé de biens de haut standing commercial, situés en Amérique, en Asie-Pacifique et en Europe. La valeur de marché s'élève, selon le dernier rapport semestriel de fin juin 2020, à 369,5 millions de francs suisses. Il était géré par Ruth Schmeing, qui est également aux commandes du fonds Credit Suisse (Lux) European Core Property Fund Plus. Les biens immobiliers en portefeuille devraient être transférés au premier semestre 2021 vers un autre fonds de la banque, le Credit Suisse Real Estate Fund International, sur la base d’une valorisation de marché théorique effectuée par une équipe d’experts. Le produit de la vente sera redistribué aux porteurs de parts.
En avril dernier, NewsManagers dévoilait la création de Piquemal Houghton Investments (PHI) par des anciens de Comgest. Les trois associés, Céline Piquemal-Prade, Vincent Houghton et Isabelle d’Imperio annoncent désormais le lancement de leur premier fonds : Piquemal Houghton Global Equities. Interrogée par NewsManagers, Céline Piquemal-Prade, qui exerçait notamment comme gérante principale de la stratégie Monde depuis 2008 chez Comgest, assure être « partie de Comgest en très bons termes. Je dirai même que j’ai eu beaucoup de chance de faire ma carrière dans une telle société. Mais plus le temps passait, plus je me consacrais à du management et de l’administratif. J’avais de moins en moins de temps malheureusement à dédier à la gestion des fonds». Pour leur société de gestion, les trois associés ont en tête un modèle bien précis: celui qui a fait le succès de la boutique parisienne Jousse Mourillon où les associés n’ont jamais rien fait d’autre que de la gestion et n’ont géréqu’un seul fonds pendant prèsde 30 ans. Ce sera la même chose pour PHI, assure sa cofondatrice. «Nous mettons des garde-fous dès le début. Outre le fait que nous avons décidé d’être totalement indépendants d’un point de vue capitalistique, nous voulons être dédiés à un seul et unique objectif: celui de gérer un seul fonds». Celui-ci, un fonds Ucits en actions internationales, vient d’obtenir son agrément au Luxembourg. Sa période de commercialisation est donc ouverte à partir d’aujourd’hui 1er décembre pour un lancement officiel du fonds le 18 décembre. En termes d’alignements d’intérêt avec nos investisseurs, nous ne pouvions pas faire mieux La dirigeante compte aussi sur la complicité qui la lie avec ses deux associés pour mener à bien son projet. Vincent Houghton a ainsi été pendant 10 ans son «binôme» de gestion. Agé de 56 ans, d’origine anglaise, basé à Singapour la moitié de l’année et qui compte plus de 30 années d’expérience sur les marchés financiers, il se consacrera à la partie gestion, notamment sur l’Asie. L’autre associée, Isabelle d’Imperio était la secrétaire générale de Comgest quasiment depuis sa création («la troisième personne embauchée en 1986 chez Comgest», relate Céline Piquemal-Prade). Elle a accepté de les rejoindre après quelques années de retrait. Elle est directrice générale en charge des opérations et de l’administratif. Pour le reste, toutes les fonctions ont été déléguées au maximum à l’extérieur afin de garantir que la société restera à trois personnes le plus longtemps possible. Une seule exception pourrait être faite sur la partie administrative si Isabelle d’Império avait besoin de renfort en cas de forte progression des encours. Car, si le capital de la société est fermé à toute autre personne ou entreprise, le fonds sera lui bel et bien ouvert aux souscriptions extérieures. Pour preuve, il sera enregistré sur la plateforme d’Axa Thema, un rare privilège pour un produit en phase de lancement. Déjà, des engagements ont été pris. Au lancement, «notre fonds sera doté d’environ 50 millions d’euros sous gestion», indiqueCéline Piquemal-Prade. Sur cette somme, les trois associés apportent 20 millions d’euros. «En termes d’alignements d’intérêt avec nos investisseurs, nous ne pouvions pas faire mieux. Nous gérons notre patrimoine et si des personnes sont intéressées et nous font confiance, elles peuvent investir à nos côtés». Avec un tel concept, la dirigeante espère attirer des souscriptions mais elle assure : «nous n’avons pas d’objectif en termes d’actifs sous gestion. Notre seule et unique priorité est la qualité de la gestion de notre fonds. ».
Carmignac a soldé un contentieux avec le fisc en lui versant 270 millions d’euros en 2019. Cette information, révélée par Challenges, apparaît dans les comptes que l’entreprise vient de déposer. Cette somme correspond peu ou prou aux 300 millions d’euros qui étaient déjà provisionnés par le gestionnaire. Le contentieux concerne les rétrocessions effectuées entre le siège de Paris et sa filiale luxembourgeoise entre les années 2009 et 2017. Le fisc a estimé que ces transferts d’argent avaient été trop élevés en faveur de la structure luxembourgeoise bénéficiant d’un cadre fiscal plus avantageux que la France. Cette somme inclut aussi une amende de 30 millions d’euros réglée la même année par le gestionnaire. Il avait alors signé une convention judiciaire d’intérêt public pour éteindre une action du Parquet national financier concernant notamment le mode de rémunération de certains cadres, par le biais de montages financiers passant aussi par le Luxembourg.
Le Royaume-Uni et l’Union européenne se sont mutuellement adressés lundi une mise en garde sur l’urgence de trouver un accord commercial après le Brexit, effectif au 31 décembre, alors qu’aucune perspective de déblocage des négociations n’est en vue. A Bruxelles, un diplomate européen a indiqué lundi soir que l’UE lancerait formellement mercredi ou jeudi ses plans d’urgence si aucun accord n’a été trouvé d’ici là. Les discussions qui ont eu lieu au cours du week-end ont été difficiles et des divergences massives persistent sur les trois points de blocage: la pêche, les règles de concurrence et les mécanismes de règlement des litiges, selon une source européenne à Bruxelles citée par Reuters. La pêche n’a représenté que 0,1% du PIB britannique en 2019. Londres et Bruxelles sont notamment en désaccord sur le mode de calcul du nombre total des prises autorisées dans les eaux britanniques.
Pictet AM vient d’annoncer le lancement du fonds Pictet Human, une stratégie actions qui cherchera à tirer profit du potentiel de croissance caractérisant les services aux consommateurs axés sur l’amélioration du bien-être individuel et collectif. La gestion a été confiée à Alice de Lamaze, avec le soutien de Marien-Baptiste Pouyat comme gérant d’investissement, et de Gillian Diesen en spécialiste produits, «La stratégie [...] se concentre sur les services conçus pour faciliter notre adaptation aux évolutions démographiques et technologiques qui transforment en profondeur nos modes de vie, telles que la précarisation de l’emploi, la fondation plus tardive d’une famille, l’allongement de l’espérance de vie et le développement des activités en ligne (divertissements, sports et rencontres)», indique la firme suisse dans un communiqué. L’univers d’investissement du fonds comprend trois segments principaux. - Formation: entreprises présentes sur le marché de la formation tout au long de la vie, dans des domaines allant de l’éducation de la petite enfance au perfectionnement professionnel en passant par les technologies éducatives. - Soins et soutien: entreprises proposant des services utiles aux familles, aux proches aidants, aux animaux de compagnie et, plus largement, à la collectivité. - Loisirs: entreprises permettant aux consommateurs de vivre des expériences dans les domaines du divertissement, des voyages, de la gastronomie ou de la culture. Le véhicule, domicilié au Luxembourg, dispose d’ores et déjà d’un encours de 53 millions d’euros. Il sera distribué en Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Italie, Irlande, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni et Suède.
Swiss Life Gestion Privée vient de recruter Gwenaël Lessard au sein de son équipe de gestion sous mandat. Celui-ci arrive d’Oddo BHF, où il occupait un poste équivalent depuis vingt ans. Auparavant, il fut également gérant sous mandat chez Pinatton Gestion Privée.
La facture est salée. Carmignac a soldé un contentieux avec le fisc en lui versant 270 millions d’euros en 2019. Cette information, révélée par Challenges, apparaît dans les comptes que l’entreprise vient de déposer. Cette somme correspond peu ou prou aux 300 millions d’euros qui étaient déjà provisionnés par le gestionnaire. Le contentieux concerne les rétrocessions effectuées entre le siège de Paris et sa filiale luxembourgeoise entre les années 2009 et 2017.
Marlene Hassine Konqui, directrice de la recherche ETF chez Lyxor, la filiale de gestion de la Société Générale, a quitté la société récemment peut-on lire sur son profil Linkedin. Elle indique vouloir «mener un nouveau projet en toute indépendance» d’aide à la construction de portefeuilles entre gestion active et passive.. «Sous une nouvelle forme, je continuerai à vous fournir des informations sur la construction de portefeuille. Dans un monde en mutation, je poserai des questions fondamentales que le marché ne pose pas, mais qu’il devrait poser. Mon objectif est d’aider les clients à construire des portefeuilles toujours plus performants», explique-t-elle..
Le ministère de l’Economie et des Finances s’oppose à tout déblocage exceptionnel de l'épargne salariale enfranchise d’impôt, malgré la demande du Sénat et de la CFE-CGC, a appris Les Echos. Bercy estime que toucher aux intéressements et participations «n’est pas nécessaire» pour soutenir la consommation, alors que les Français ont accumulé 90 milliards d’euros de cash durant la crise du Covid-19. Les sénateurs républicains ont pourtant fait passer un amendement à la loi de finances 2021 permettant le déblocage de l’intéressement jusqu'à 8.000 euros permettant «l’achat d’un véhicule neuf électrique, hybride rechargeable ou thermique peu polluant, ainsi [que] la réalisation de travaux de rénovation énergétique de la résidence principale du bénéficiaire».
Xavier Niel semble décidé à imposer en France le Spac (Special Purpose Acquisition Company) ce véhicule financier très prisé aux Etats-Unis - une société cotée en Bourse pour lever des fonds afin de réaliser des acquisitions. L’entrepreneur des télécoms a annoncé dimanche dans un communiqué le lancement d’un deuxième Spac en France, destiné à mener des acquisitions dans la production et la distribution de biens de consommation durable. Il s’est associé avec Matthieu Pigasse, à la tête du bureau français de la banque américaine CenterView. Ils avaient déjà créé ensemble Mediawan en 2016 avec le producteur Pierre-Antoine Capton : c’était alors le premier Spac français, destiné à investir dans les médias audiovisuels. Le Spac consiste à introduire en Bourse une coquille vide, qui permet d’obtenir des fonds de la part d’investisseurs pour financer l’acquisition d’une société-cible qui reste secrète - l’absence d’acquisition donnant lieu à restitution des fonds levés lors de l’introduction. Pour lancer ce nouveau Spac, baptisé 2MX Organic, ils se sont associés cette fois-ci à Moez-Alexandre Zouari, fondateur du groupe Zouari, qui devrait prendre la direction générale de la nouvelle société. Il est devenu une des personnalités qui comptent dans la distribution alimentaire, étant devenu cette année actionnaire de référence du groupe Picard Surgelés, et a été en lice pour l’acquisition de Bio c’Bon. Il doit imposer la société dans l’univers de la consommation responsable, en profitant de la vogue du bio. Il sera bien entouré: 2MX Organic compte parmi ses administrateurs Cécile Cabanis, numéro 2 de Danone, et Gilles Piquet Pellorce, ex-patron de Biocoop, selon Le Figaro. Les fondateurs détiendront un maximum de 29,6% du capital et des droits de vote, indique le communiqué. Leur ambition : lever au moins 250 millions d’euros, voire 300 millions, avec ce SPAC, qui sera introduit en Bourse à Paris. Il sera coté sur le compartiment professionnel d’Euronext, et prévoit de réaliser sa première acquisition dès 2021 pour un montant qui pourrait atteindre «entre 1,5 et 2 milliards d’euros», selon l’agence Reuters. Ce qui en fait potentiellement la plus importante introduction en Bourse depuis le début de l’année. Elle a reçu le feu vert de l’Autorité des marchés financiers. Elle débute ce lundi et devrait se clôturer le 7 décembre. L’opération a été coordonnée par Deutsche Bank et Société Générale.
Le fondateur de Bridgewater, l’américain Ray Dalio, pourrait prochainement installer à Singapour un family office pour ses propres investissements et projets philanthropiques, selon un porte-parole contacté par Bloomberg. Aucun plan stratégique n’a été détaillé pour le moment. Néanmoins, le milliardaire a d’ores et déjà réalisé un don de 25 millions de dollars à l’association singapourienne Wealth Management Institute, destiné à lancer un programme d’investissement durable. A fin septembre, le hedge fund Bridgewater gérait 148 milliards de dollars d’encours.
La société suisse Decalia AM vient de recruter Roberto Magnatantini pour gérer le fonds Silver Generation. Il remplace Clément Maclou, qui quitte la société. Roberto Magnatantiniétait jusqu’ici responsable des actions mondes chez Syz AM. Depuis 2008, il y gérait deux stratégies, Oyster World Opportunity Fund et Oyster Global High Dividend Fund, et était cogérant des fonds multi-assets. Auparavant, il a géré le fonds HSBC PB World Opportunities Fund de 2004 à 2008, et fut gérant chez Lombard Odier de 1999 à 2003. Decalia AM a également annoncé hier la promotion d’Antonio Garufi au poste de gérant principal du fonds Decalia Circular Economy, qu’il cogérait avec Clément Maclou depuis son lancement. Antonio Garufi travaille chez Decalia depuis 2017. Auparavant, il fut gérant de portefeuille et analyste d’un fonds multithématique chez Astor Investment (2009-2017).
Santander Asset Management, la filiale de gestion d’actifs du groupe financier espagnol Santander, a nomméTomás García Purriños au sein de son équipe dédiée aux solutions d’investissement multi-actifs. Cette unité est responsable de l’allocation d’actifs, de la construction de portefeuilleet de la sélection d’actifs etde fonds tiers.Tomás García Purriños occupait précédemment les fonctions de responsable des solutions d’investissement multi-actifs et desclients institutionnels chez Morabanc.
L’assureur néerlandais Aegon a annoncé, dimanche, la vente de son activité de gestion d’actifs, d’assurance et de retraites basée en Europe centrale et de l’està Vienna Insurance Group pour un montant de 830 millions d’euros. Ces activités couvraient la Hongrie, la Pologne, la Roumanie et la Turquie. Selon le directeur général d’Aegon, Lard Friese, cette transaction «simplifiera» les activités de la firme et renforcera son bilan.
Coupé de la puissante machine à vendre des fonds de Natixis qui a aidé à H2O à atteindre plus de 30 milliards d’euros d’actifs à son apogée, Bruno Crastes est confronté à la plus grande épreuve de sa carrière de plus de 30 ans, écrit le Financial Times dans un long article dédié au gérant star. Il aura besoin de tout son charisme et de sa confiance en soi pour retenir les investisseurs, dont beaucoup le considéraient autrefois comme le meilleur gérant de fonds européens de sa génération. Il était vu par certains comme le Georges Soros français. Si Bruno Crastes ne peut pas guérir la crise de foi de certains de ses disciples, ce sera une chute stupéfiante pour un gérant de fonds star, autrefois porté aux nues pour ses paris lucratifs sur la direction des marchés obligataires et monétaires, observe le FT. La popularité de Bruno Crastes n’est pas un mystère. Sur 25 ans à fin 2019, il a enregistré un étonnant rendement de près de 2.500 %, selon les documents marketing de H2O. Sur les dix premières années, la société de gestion a dégagé des performances annuelles plus de 30 % à cinq reprises. Les comptes 2019 montrent que le bénéfice discrétionnaire partagé entre l’équipe de gestion de H2O et Natixis a atteint 400 millions de livres en 2019, soit la plus forte somme annuelle jamais versée à l’actionnaire. Bruno Crastes a refusé d'être interviewé pour cet article.
L’Université Paris-Dauphine et l’institut JurisCampus viennent de mettre sur pied un master en allocation d’actifs et sélection de fonds dédié aux professionnels, a appris H24 Finance. Il visera tout particulièrement les conseillers et banquiers privés. Le programme débutera en février 2021, avec une quarantaine de journées de cours et trois séminaires sur une période de 10 mois. Une visite d’une société de gestion à Londres devrait clôturer l’année scolaire. Les inscriptions sont possibles jusqu’au 17 janvier. Le diplôme complet coûtera 12000 euros. La direction pédagogique sera notamment assurée par Pierre Bermond, le directeur associé d’EOS Allocations, avec deux Maîtres de conférences de l’Université, Arnaud Simon et Kevin Beaubrun-Diant.
Après plusieurs années difficiles, La Financière de l’Echiquier s’est illustrée en 2020 par une forte collecte. La société de gestion, qui fait partie du groupe Primonial depuis 2018, a enregistré des souscriptions nettes de 1,2 milliard d’euros à fin octobre. Selon Morningstar, c’est la deuxième meilleure collecte de l’année en France à fin septembre, derrière Comgest. Les encours sont ressortis à 11 milliards d’euros. Bettina Ducat, qui a pris la direction de LFDE le 1er juillet, a souligné que la collecte a concerné l’ensemble des stratégies actions de la société, lors d’une visio-conférence dédiée à la presse internationale. Ainsi, les gestions petites et moyennes capitalisations ont drainé 800 millions d’euros, les stratégies internationales et thématiques ont attiré 550 millions d’euros et l’investissement responsable et l’impact ont levé 250 millions d’euros. La diversification des flux ne s’est pas limitée aux classes d’actifs. La société est parvenue à susciter l’intérêt de tous les types de clients et de différents pays d’Europe. Ainsi, plus de la moitié de la collecte s’est faite auprès de la clientèle institutionnelle, un tour de force pour cette société de gestion historiquement plus «retail». Désormais, 36 % des encours sont gérés pour le compte d’investisseurs institutionnels. Parallèlement, 35 % de la collecte nette totale est venue des pays européens (350 millions d’euros) en 2020, ce que Bettina Ducat qualifie de «prometteur». Accélérer sur l’Europe Le développement en Europe est en effet l’un des objectifs de la nouvelle directrice générale. Cette ambition n’est pas nouvelle pour LFDE. Le développement en Europe a été amorcé avant l’arrivée de Primonial au capital de la boutique française en 2018. La société commercialise ses fonds dans 8 pays (Allemagne, Italie, Espagne, Belgique, Autriche, Pays-Bas, Suisse, Grèce) et la part de ses encours à l’international est de 20 %. Bettina Ducat affirme vouloir «accélérer» sur le sujet. Cette accélération prendra la forme de recrutements et d’ouvertures de bureaux locaux dans plusieurs pays. Bettina Ducat précise vouloir se développer à Zurich, renforcer son équipe en Espagne et chercher un responsable de l’Italie. Dernièrement, un commercial a été recruté en Allemagne. La croissance de LFDE pourrait éventuellement aussi se faire par le biais d’acquisitions. Stéphane Vidal, le président de Primonial et de LFDE, s’est dit ouvert à des acquisitions opportunistes dans un secteur de la gestion d’actifs en pleine concentration. Avec en ligne de mire les actifs alternatifs et les réseaux de distribution...
Le gérant avait souscrit des green bonds émis par SBI. Depuis, la banque indienne a décidé de financer un projet très controversé de mine de charbon en Australie.
L’Inde a annoncé vendredi un recul de 7,5% de son produit intérieur brut de juillet à septembre, au deuxième trimestre de son année budgétaire, entrant ainsi officiellement en récession technique pour la première fois depuis son indépendance en 1947. Cette baisse de 7,5% en glissement annuel marque une amélioration par rapport à la chute historique de 23,9% essuyée en avril-juin, au premier trimestre de l’exercice. Elle illustre néanmoins les difficultés de la troisième puissance asiatique à relancer son économie en pleine pandémie, avec 9 millions de cas. L’industrie manufacturière a progressé après un plongeon de presque 40% d’avril à juin 2020 en raison du confinement.
La décision de reporter cette année les Jeux olympiques de Tokyo à cause de l'épidémie de coronavirus a coûté environ 200 milliards de yens (1,6 milliard d’euros), ont estimé les organisateurs, rapporte dimanche le journal Yomiuri. Le Comité international olympique et le gouvernement japonais ont été forcés en mars de reporter d’un an les olympiades. Avant le report, le coût des jeux était chiffré à 1.350 milliards de yens (près de 10,8 milliards d’euros), ajoute le journal japonais. Bien qu’important, le surcoût a été réduit grâce à la simplification de certains événements, poursuit Yomiuri.
Alors que de nombreux commerces dits non essentiels ont pu rouvrir leurs portes samedi en France après de longue semaines de reconfinement, pour les commerces qui n’ont pas encore pu rouvrir, notamment les restaurateurs, Bruno Le Maire a annoncé un doublement du plafond d’aide mensuel à 200.000 euros dans le cadre du fonds de solidarité. Le fonds de solidarité est étendu à l’ensemble des entreprises du secteur, sans limite de taille, pour les entreprises fermées (cafés, bars, restaurants, discothèques notamment) ou connaissant une perte de chiffre d’affaires d’au moins 50% (comme les hôtels ou les traiteurs organisateurs de réceptions), précise le ministère de l’Economie et des Finances dans un communiqué. Ces entreprises continueront de bénéficier d’une aide pouvant aller jusqu’à 10.000 euros ou pourront opter pour une aide nouvelle de 15% du chiffre d’affaires mensuel visant à couvrir leurs charges fixes.
Invité comme les autres membres à donner son avis sur le futur des Principles for responsible investments (PRI), le fonds souverain norvégien NBIM, membre fondateur des PRI, s’étonne notamment d’un changement dans l’objet même du groupe, résumé dans le document de travail présentant le plan stratégique 2021-2024 par la formule «Investisseurs mondiaux menant vers un futur soutenable». Le NBIM juge qu’il s’agit d’un changement de direction, et que cette nouvelle stratégie met davantage l’accent sur l’alignement entre les décisions d’investissement et les conséquences dans le monde réel. Il pense donc qu’en vertu des statuts de l’association, ses signataires devraient pouvoir débattre de ce nouvel objectif -qui dépasse la mission actuelle- avant de le soumettre à un vote. Les signataires ont jusqu’au 4 décembre pour répondre à la consultation des PRI.
A l’occasion d’un entretien avec L’Agefi Hebdo, Frédéric Oudéa, directeur général de la Société Générale s’est refusé à tout commentaire sur les rumeurs de vente de Lyxor relayées par la presse ces dernières semaines. Il a toutefois rappelé à propos de l’offre de fonds d'épargne en architecture ouverte du groupe que la Société Générale avait «signé en novembre dernier de nouveaux accords de distribution (en matière de produits d’investissement et d’épargne ainsi qu’en conservation de titres, NDLR), avec Amundi qui reste notre partenaire privilégié, mais non exclusif. D’autres partenariats seront annoncés prochainement».
Le groupe bancaire espagnol Banco de Sabadell a annoncé vendredi que son conseil d’administration avait décidé de mettre fin aux discussions avec Banco Bilbao Vizcaya Argentaria au sujet d’une éventuelle fusion. Le conseil a pris cette décision car «les parties n’ont pas réussi à trouver un accord sur le ratio d'échange des actions des deux groupes», a précisé Sabadell. Le 16 novembre, la banque BBVA avait annoncé qu’elle menait des discussions avec sa rivale espagnole et que les deux groupes avaient entamé un audit préalable et nommé des conseillers extérieurs.