Mercredi, le Banesto (groupe Santander) présente ses comptes 2008. Les analystes s’attendent à des résultats les plus bas depuis 2003 et d’ailleurs l’action, à 8,07 euros vendredi, a perdu 29 % sur un an pour se retrouver à son niveau le plus bas depuis mai 2003, précise Cinco Días. Chez Renta4, on ne s’attend pas à une surprise négative. Il faut s’attendre à une hausse des créances douteuses et des provisions, ce que prévoit aussi Keefe, Bruyette & Woods (KBW). Si la tendance des recettes est en revanche restée solide, ce n’est pas suffisant pour escompter une remontée du titre.
Vendredi, le BBVA a annoncé avoir placé des obligations 1 milliard d’euros sur cinq ans à 180 points au-dessus des midswaps. Cette émission, qui a été sursouscrite 2,8 fois, a attiré 213 investisseurs institutionnels européens, essentiellement des fonds d’investissement, des fonds de pension et des compagnies d’assurances. Ce placement est aussi le premier d’une financière espagnole sur les six derniers mois.
Khadem Al Qubaisi, directeur général du fonds souverain International Petroleum Investment Company (IPIC) d’Abou Dhabi, a indiqué au Handelsblatt que MAN Ferrostaal obtiendra une part importante des contrats pour le complexe pétrochimique Chemaweyaat, un projet de plus de 50 milliards de dollars dans lequel l’IPIC détient 40 %. L’IPIC prévoit aussi de faire construire des centrales électriques en Libye et au Kazakhstan. Samedi, l’IPIC a officiellement signé le contrat c’acquisition de 70 % de MAN Ferrostaal dont l’allemand MAN conservera les 30 % restant jusqu’en 2010, date à laquelle cette participation sera cédée à l’IPIC. MAN compte lui-même aussi sur des retombées positives avec une meilleure notoriété dans la région du Golfe.
Selon la Börsen-Zeitung, le consortium de 38 banques auxquelles le groupe Merckle doit environ 5 milliards d’euros compte parmi les plus gros créanciers RBS pour environ 3 milliards d’euros, Commerzbank pour moins d’un milliard et la Dresdner Bank pour 600-700 millions. La caisse d'épargne de Heilbronn serait exposée pour 200 millions. La Deutsche Bank figure aussi parmi les bailleurs de fonds.Parmi les acquéreurs éventuels de Heidelberg Cement (donc Merckle détenait 80 %), on cite Holcim. Pour Ratiopharm, le dernier nom ajouté à la liste des repreneurs potentiels est celui de Pfizer.
A fin septembre, 52,4 % des actifs figurant dans le portefeuille des fonds immobiliers offerts au public étaient loués avec des baux arrivant à échéance au-delà du 1er janvier 2013, selon une étude de l’association allemande BVI des sociétés de gestion. La statistique montre aussi que 66,2 % des immeubles en portefeuille sont âgés de moins de 10 ans.D’autre part, le BVI indique avoir recensé 377 achats et ventes d’immeubles par les fonds immobiliers sur les douze mois à fin octobre pour un montant total de 17,8 milliards d’euros. Le nombre d’acquisitions est ressorti à 286 unités pour 15,8 milliards contre 271 et 14,4 milliards pour les douze mois à fin juin. Sur ces achats, 207 ont été effectués à l'étranger, pour 12,1 milliards d’euros. Pour les douze mois à fin juin, le BVI avait compté 99 acquisitions à l'étranger. Les ventes ont porté sur 91 immeubles pour 2 milliards d’euros, dont 18 à l'étranger, pour 1,3 milliard d’euros, contre 129 ventes pour 4,9 milliards d’euros sur les douze mois à fin juin, les cessioons à l'étranger avaient représenté pour juillet 2007-juin 2008 113 opérations pour 3,5 milliards d’euros.
Dans un entretien avec Die Welt am Sonntag, Martin Blessing, président du directoire de la Commerzbank estime que l’Etat fédéral ne revendra certainement pas sa participation de 25 % plus une action ces deux ou trois dernières années. Toutefois, cette participation, de même que l’apport de 16,4 milliards d’euros par le Bund en tant que partenaire dormant, n’a pas vocation à être éternelle. Le banquier précise que la Commerzbank a l’intention de rembourser l’avance le plus vite possible et que les 16,4 milliards fournis par le contribuable seront rémunérés à environ 9 %.
L’emprunt de 5 milliards d’euros à trois ans de la Commerzbank garanti par l’Etat fédéral a été sursouscrit deux fois. Selon la Frankfurter Allgemeine Zeitung, il comporte un coupon supérieur de 30 points de base aux midswaps, ce qui représente environ 2,75 %.
Selon la Süddeutsche Zeitung relayée par Die Welt, Hypo Real Estate (HRE) a l’intention de se séparer des trois membres de son directoire encore en poste qui ont été inculpés par le Parquet de Munich. Six autres des responsables présumés des déboires de banque, qui ont été en poste entre novembre 2007 et septembre 2008, ont été mis en examen mais ont quitté la banque, désormais dirigée par Cyril Dunne.
Vendredi, la Deutsche Postbank, qui avait déjà perdu 112 millions d’euros pour janvier-septembre à cause de ses mauvais résultats du troisième trimestre, a annoncé qu’elle s’attend pour l’ensemble de 2008 à un «résultat nettement négatif». Elle indique aussi avoir ramené à zéro son portefeuille d’actions, ce qui a occasionné des pertes importantes, et avoir du passer par profits et pertes une bonne partie de son portefeuille de crédits structurés, ce qui a «significativement impacté» également le résultat. La Deutsche Postbank a mentionné également qu’il faut s’attendre à des moins-values sur son portefeuille obligataire.
Le porte-parole du ministre fédéral des Finances a estimé vendredi qu’il serait «fatal et stupide» pour le Bund de vouloir user de sa minorité de blocage pour s’immiscer dans l’octroi de crédits par la Commerzbank, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung, ajoutant qu’il n’est pas question pour autant de renoncer à nommer des administrateurs. Berlin considère sa participation dans la banque comme devant être limitée dans le temps.
Dans un entretien publié lundi par le Figaro, Jean-Claude Juncker, président de l’Eurogroupe, interrogé sur l"offre de crédit, estime notamment qu"il n’est pas nécessaire de mettre en place «des instruments normatifs» pour le moment. «A ce stade, je ne pense pas (qu’il soit) nécessaire d’y requérir. Mais si les banques devaient persister dans leur attitude, il n’est pas à exclure que les Etats réfléchissent à des formes de pression légale», ajoute-t-il dans les colonnes du quotidien.Quant à la crise, il déclare : «nous nageons en plein brouillard. Je n"ai pas l"impression que la crise se soit aggravée, mais je n"ai pas non plus la certitude que le pire soit derrière nous».
Près de la moitié des pertes estimées de Bernard Madoff ont été subies par des investisseurs non américains, rapporte le Financial Times. La plupart des petits investisseurs touchés semblent être basés aux Etats-Unis. Les plus gros investisseurs viennent de l"étranger.
Selon le New York Times relayé par le Handelsblatt, UBS procède actuellement à la clôture de 19.000 comptes dont les autorités américaines soupçonnent qu’ils ont servi à des opérations d'évasion fiscale. La banque helvétique n’a voulu ni confirmer ni démentir le nombre de comptes, se bornant à rappeler qu’elle a annoncé l’an dernier son intention de fermer les comptes offshore de clients domiciliés aux Etats-Unis. A Zurich, on s’attend à une inculpation par les Américains du président du directoire Marcel Rohner et du président du conseil d’administration Peter Kurer. De plus, l’UBS risque d'être attaquée en justice par des clients qui lui reprochent d’avoir violé le secret bancaire suisse en transmettant des données sensibles au fisc américain.
Placée sous tutelle gouvernementale à cause de ses pertes potentielles de 2 milliards de dollars dans l’affaire Madoff, Bank Medici a de nouveau un directoire. Cet organe est composé du Britannique John Holliwell et de l’Autrichien Werner Tripolt (ce dernier avait démissionné du même poste le 2 janvier).
db x-trackers a tenu le pari de son patron, Thorsten Michalik : la structure dédiée aux ETF du groupe Deutsche Bank a atteint actuellement les 18,6 milliards d’euros au lieu des 17 millliards prévus (lire notre article du 5 mars 2008). Les souscriptions nettes de 2008 ont porté sur 12,01 milliards d’euros, dont 6,77 milliards pour les ETF actions et 5,24 milliards pour les ETF obligataires. Les souscriptions nettes de décembre ont porté sur 2,6 milliards et ont concerné surtout les ETF d’actions, précise Thorten Michalik, qui refuse de fixer des objectifs pour 2009, se bornant à indiquer que le nombre d’ETF de db x-trackers #augmentera au moins de moitié# par rapport aux plus de 100 produits déjà commercialisés (cotés 263 fois au total sur les Bourses de Francfort, Londres, Paris, Milan et Zurich)Thorsten Michalik indique aussi que les souscriptions nettes des quatre premières séances de 2009 ont drainé plus d’un milliard d’euros et il affirme qu’il ne s’agit pas d’un effet de substitution en début d’année lors du réinvestissement des monétaires. En février, db x-trackers compte introduire pour la première fois ses ETF en Asie.
Dans le cadre de la procédure d’OPRO (squeeze-out), Swiss Life a fixé vendredi à 30 euros par action l"indemnisation en numéraire des minoritaires d"AWD. Swiss Life et AWD ont de plus conclu un contrat de transfert des bénéfices. Le squeeze-out et le contrat de transfert des bénéfices requièrent l"approbation de l"assemblée générale d"AWD Holding AG, qui statuera le 24 février 2009.Swiss Life détient actuellement 96,7% des actions d"AWD. L"indemnisation totale à servir aux minoritaires s"élève à environ 38 millions d"euros. Une fois la procédure d’OPRO parachevée, Swiss Life détiendra l"intégralité des actions d"AWD Holding et procédera au retrait des actions de la cote.L’accord de transfert des bénéfices comporte une proposition d"indemnisation en espèces des minoritaires de 30 euros par action ou une compensation annuelle de 2,34 euros bruts par action.L’indépendance dont se targuait Carsten Maschmeyer, fondateur et désormais seulement co-président du directoire d’AWD, n’est plus qu’un souvenir.
Geoff Grand, co-fondateur de Peloton Partners, hedge fund qui a fait faillite, a réussi à lancer un autre fonds, rapporte le Financial Times. Appelé Grant Capital Partners, ce fonds a obtenu près de 100 millions de dollars de la part de Société Générale, selon deux personnes proche du dossier. En tout, il gèrerait 130 millions de dollars.
Jörg Heinecken gérant de portefeuille, a annoncé à Das Investment qu’avec effet immédiat son hedee fund Herald Europe a pris vendredi le nom de Sherpa Absolute Return pour bien marquer que le produit n’a rien à voir avec le fonds Herald USA de Bank Medici et l’affaire Madoff. Le Sherpa AR, qui ne sera distribué sous forme OPCVM III auprès des particuliers qu'à partir de février, a affiché pour 2008 une performance de 9,4 %.
En 2009, une dégradation des taux de couverture est probable alors que, pour la première fois depuis 20 ans, l"encours des fonds monétaires américains dépasse celui des fonds actions, estime Romain Boscher, le directeur de la gestion actions de Groupama AM. Dans ce contexte, mieux s"en tenir à une approche défensive.NM : Dans ce contexte, quelle est votre stratégie d"investissement ? RB : Nous allons continuer à bannir les produits dont on ne maîtrise pas le fonctionnement. De même, nous continuons à éviter les sociétés tributaires d"un appel au marché en 2009, qu"il s"agisse du marché actions ou obligataire. NM : Quelles sont les principales zones de risques en 2009 ? RB : Je pense notamment qu"il faudra aussi considérer le marché obligataire avec beaucoup de circonspection car les taux de recouvrement vont se dégrader. Les marchés avaient l"habitude d"espérer, en cas de faillite, un taux de recouvrement de près de 30 % du nominal de l"obligation. Même si les spreads sont à des niveaux historiques, il faut donc continuer à aborder ces marchés avec prudence. Le scénario le plus noir serait qu"une crise de confiance relative à la solidité des principaux Etats, derniers dominos, s"installe. Cela aurait un effet désastreux pour la dette souveraine. On a récemment vu qu"en Allemagne les 6 milliards d"euros émis par l"Etat allemand n"ont été que partiellement souscrits et c"est un signe inquiétant. Toutefois, ce risque de crise sur les emprunts d"Etat n"est pas notre scénario central. NM : Le marché monétaire vous inquiète-t-il ? RB : Aujourd"hui, les taux courts sont à zéro aux Etats-Unis et l"encours des fonds monétaires américains dépasse celui des fonds actions, ce qui n"était plus arrivé depuis 20 ans. Voir autant d"argent amassé là a quelque chose de périlleux et lorsque les investisseurs retrouveront le goût du risque, ce type de segment sera, nous l"espérons, un pourvoyeur de capitaux pour les classes d"actifs risquées, actions en tête. Au final, tout dépendra du comportement des épargnants qui ont le choix entre le risque 0 à taux proche de 0 et un rendement élevé au prix d"un risque qui l"est, il est vrai, tout autant à ce stade. Ce qui peut légitimer le fait de placer durablement à un taux proche de 0 serait une déflation durable et non transitoire comme escomptée en 2009. NM : Quelles sont les bonnes allocations d"actifs en 2009 ? RB : Nous restons favorables à une approche prudente. La crise financière n"est malheureusement pas terminée et la crise économique ne fait que commencer. Aussi, nous tenons nous toujours à l"écart des secteurs financiers et cycliques. Les télécoms, la santé et la consommation courante sont nos secteurs préférés. De même, nous privilégions les sociétés qui n"auront pas besoin de faire appel au marché. NM : Et en termes de zones géographiques ? RB : La crise de 2008 a démontré que les remparts s"effondrent et que la globalisation financière fait baisser presque dans les mêmes proportions les grandes places financières comme cela a été le cas en 2008 aux Etats-Unis, en Europe et au Japon. Il n"y a pas de zone géographique à l"abri d"un possible trou d"air possible en ce début d"année.
Pour Romain Boscher, directeur de la gestion actions de Groupama AM, rare société de gestion à avoir développé sa collecte en 2008, les indices boursiers pourraient se stabiliser, fin 2009, sur la base des niveaux atteints? fin 2008.Newsmanagers : Comment avez-vous passé l"année 2008 ?Romain Boscher : La gestion actions de Groupama représente environ 13 milliards d"euros, répartis entre la gestion ALM, la gestion active benchmarkée, la gestion satellite et la gestion internationale ; indifféremment en OPCVM ou sous mandat.En 2008, notre situation a évolué a contrario de celle de la Place puisque nous enregistrons une collective positive de près de 200 millions d"euros pour le pôle action. Nos performances financières, très supérieures aux indices, conjuguées aux performances commerciales, ont nettement ralenti la diminution mécanique (avec l"effondrement des Bourses) des encours gérés en actions.NM : Quelles leçons tirez-vous de la crise financière de 2008 ?RB : Ce qui s"est passé l"année dernière ne nous a pas vraiment surpris car nous faisions partie des rares sociétés de gestion à avoir indiqué, dès le début de l"exercice, que le marché allait connaître un environnement très dégradé et une baisse des résultats des sociétés cotées. Nous avions vu juste sur la tendance. Mais l"ampleur et la rapidité de la baisse nous ont surpris. Par ailleurs, si nous craignions aussi une propagation de la crise, n"adhérant pas aux théories de découplage, nous avons cependant été impressionnés par la vitesse de propagation.NM : Quelles sont vos prévisions pour 2009 ?RB : Contrairement au consensus, qui mise sur une stabilité du profit des entreprises, nous estimons que les bénéfices vont encore baisser de 35 % en zone euro. De même, nos anticipations en matière de PIB ne sont pas favorables puisque nous anticipons une baisse de 1,75 % du PIB des grands pays développés comme les Etats-Unis, le Japon et l"Europe. Par ailleurs, certains pays émergents sont en risque de décrochage comme l"Afrique du Sud, la Corée ou l"Estonie. NM : Quel est votre scénario central ?RB : Notre scénario central est que le pire de la crise économique et financière sera atteint au premier semestre 2009. Les Bourses pourraient se stabiliser, en fin d"année, sur des niveaux voisins de ceux atteints à la fin 2008. En effet, le niveau actuel des indices est compatible avec le recul des profits de 35 % dont je parlais plus haut. L"ampleur de la baisse anticipée s"explique par l"impact cumulé de la dégradation du résultat d"exploitation, du résultat financier (forte hausse des coûts de financement) et du résultat exceptionnel (dépréciation d"actifs, déficit des fonds de pensions) ; sans parler de la dilution des BNPA inhérentes aux augmentations de capital.
Avec la crise financière, la situation des caisses de pension suisses est entrée dans une zone de turbulences qui peut inquiéter. Dans un communiqué diffusé à l"occasion de la publication de son rapport annuel sur la situation financière des institutions de prévoyance et des assureurs-vie, l"Office fédéral des assurances sociales (Ofas) estime que la situation générale des caisses de pension «s"est sans doute fortement dégradée en 2008".A la fin 2007, le taux de couverture moyen des caisses de droit privé s"élevait à 116 %. Elles n"ont pas pu le maintenir à ce niveau puisque elles ont besoin d"un rendement moyen de l"ordre de 4 % par an rien que pour conserver leur taux de couverture et qu"entre janvier et fin novembre 2008, l"indice Pictet LPP 25 a perdu 8 %. Avec un taux de couverture moyen de couverture de 103 % à 104 %, ce sont entre 30 % et 50 % des caisses qui devraient présenter un découvert en 2008, ce pourcentage pouvant fluctuer à la hausse comme à la baisse en raison de la forte volatilité des marchés. L"Ofas remarque toutefois que la dégradation de la situation ne signifie pas pour autant que les prestations des caisses sont en danger. «Les risques de la prévoyance n"ont que peu de rapport avec ceux du système bancaire», souligne l"Office. «Par exemple, les caisses gèrent leurs liquidités de manière autonome et, de ce fait, ne sont pas dépendantes de prêts provenant d"autres caisses». Il n"existe donc ni risque systématique ni danger de «contagion», conclut l"Ofas.
Michael Hasenstab est gérant du fonds obligataire FTIF Templeton Global Bond Fund chez Franklin Templeton. Pour les trois mois à venir, les principales sources de performance sont selon lui les baisses de taux d’intérêt, les devises asiatiques et la dette émergente en dollars. Il explique sa position d"achat sur les devises asiatiques par sa confiance en la croissance en Asie (hors Japon), qui devrait selon lui #rester positive, même si elle ralentit#.
Selon Le Temps, les sociétés qui travaillaient avec Bernard Madoff et qui se présentaient comme des «sélectionneurs» de fonds, ont monté - ou fait monter - des fonds relais dont l’unique but était de canaliser les capitaux de leurs riches clients chez Madoff. En touchant au passage d’importantes commissions. Les huit plus importantes d’entre elles géraient 27 milliards de dollars, selon l’agence Bloomberg, rappelle le quotidien. Vendredi, une caisse de retraite de Los Angeles a attaqué en justice la firme américaine Fairfield Greenwich, qui gérait le plus gros - et le plus ancien - fonds relais alimentant Madoff (7,5 milliards de dollars), en lui réclamant le remboursement d’un milliard de dollars de commissions indûment perçues. La plainte pourrait se transformer en «class action».
Les investisseurs de Northern Rock vont entamer cette semaine leur bataille contre le gouvernement sur leur droit à recevoir une compensation, rapporte le Financial Times. Les hedge funds SRM Global et RAB Capital, qui détenaient tous les deux environ 20 % de la banque avant sa nationalisation en février, ont rejoint la horde de 150.000 actionnaires individuels qui portent plainte contre le Trésor.
A fin novembre, les actifs sous gestion des fonds commercialisés de droit français étaient de 773,74 milliards d’euros contre quelque 921,83 milliards d’euros en décembre 2007, soit une baisse de 16,1 %, rappelle La Tribune en citant des chiffres d"Europerformance. Si 2009 s"engage aussi mal que 2008, «une concentration du secteur n’est pas à exclure» et «beaucoup de structures pourraient voir leurs réserves constituées ces dernières années fondre comme neige au soleil, ce qui les mettrait en danger», estime notamment le quotidien financier.
Jusqu"à 40 % des sociétés de capital-investissement pourraient faire faillite dans les trois prochaines années en raison de l’aggravation de la crise économique, selon un livre blanc, publié récemment par l’IESE Business School en partenariat avec le cabinet Boston Consulting Group (BCG). De 2003 à 2007 «presque toutes les sociétés de capital-investissement ont été en mesure de croître de manière exponentielle grâce à un climat financier et économique exceptionnellement favorable. Cela a particulièrement été possible grâce à quatre grands moteurs de croissance : une quantité massive de dettes bon marché, la hausse de la rentabilité dans tous les secteurs industriels, l’escalade des prix des capitaux et la répartition d"importants actifs des investisseurs institutionnels vers des fonds de capitaux privés», affirment les deux auteurs, le professeur Heinrich Liechtenstein de l"IESE Business School et Heino Meerkatt, expert en capital-investissement chez BCG à Munich. «La récente crise financière et économique a bousculé tous ces facteurs dans des directions opposées». Bien que les auteurs prévoient un grand nombre de cessations de paiement parmi les sociétés de portefeuille, ils ne prévoient pas une «vague de choc» économique. «Nous sommes certains que ces sociétés - même si elles sont en cessation de paiement - ont les mêmes chances de survie que les entreprises qui ne sont pas contrôlées par des sociétés de capital-investissement», indiquent-ils. Ce sont les sociétés de capital-investissement que cela touchera le plus, estiment les auteurs qui prévoient une disparition de 20 à 40 % de ces entreprises. 30 % d"entre elles devrait survivre, disent-ils, mais les autres seront en balance. Les sociétés de capital-investissement devraient prendre trois mesures pour faire face à la crise : se concentrer sur des améliorations opérationnelles, chercher des occasions de prendre des participations dans des sociétés de portefeuille contrôlées par d’autres sociétés de capital-investissement et envisager de proposer des actions plus largement dans le monde des entreprises.
Deborah Fuhr est responsable de la recherche sur les ETF chez Barclays Global. Dans un entretien aux Echos, elle rappelle qu"à la fin d’octobre, les ETF européens ont enregistré une collecte de 61 milliards de dollars. Leur succès repose notamment sur leur transparence, souligne-t-elle. #Ils sont également simples, liquides, peu coûteux et peuvent être achetés ou vendus à n’importe quel moment de la journée#, ajoute Deborah Fuhr. En 2009, elle anticipe que les investisseurs en ETF #devraient davantage se tourner vers des produits obligataires, de crédit. Ils pourraient revenir sur des indices d’actions larges comme le marché américain, européen, et japonais#, précise-t-elle au quotidien.
Selon Arturo Bris, professeur à l’IMD, interviewé par le quotidien helvétique Le Temps, le short selling (opération qui consiste à vendre un titre qu’on ne détient pas aujourd’hui et espérer le racheter plus tard à un plus bas prix) est en voie de réhabilitation à condition d"être entouré d"une transparence accrue. Pour l"enseignant, qui s"apprête à publier une étude portant sur 799 actions américaines et sur divers marchés internationaux ayant interdit le short selling, «il n’y avait pas de raison valable à l’interdiction».
Selon l"Agefi, le début du mois de janvier a été marqué par la vente de 11,25 milliards d’euros d’obligations corporate contre moins de 8 milliards en 2008, ce qui témoigne du dynamisme de ce compartiment. Mais les investisseurs sont néanmoins très sélectifs puisque «seuls des émetteurs notés au moins A, bien connus et leaders dans leur secteur, ont pu se présenter sur le marché», relève notamment le quotidien numérique.
Dans un entretien accordé à l"Agefi, Hanna Stekelorom, responsable de la gestion crédit chez Natixis Asset Management, estime notamment que l"abondance de l"offre devrait maintenir les marges de crédit sur le marché primaire à des niveaux élévés. #Le resserrement des marges de crédit ne pourra se faire que quand les conditions de financement sur les marchés interbancaires vont se détendre et quand les marchés financiers seront rassurés sur l’efficacité des politiques mises en places et la pérennité de la reprise éventuelle#, précise-t-elle notamment dans les colonnes du quotidien numérique.