BNP Paribas REIM a décidé de réorganiser son directoire. Sous la présidence de Jacqueline Faisant, Karl Delattre et Cyril de Francqueville sont nommés membres du directoire et directeurs généraux délégués. Dans cette nouvelle configuration, Karl Delattre sera responsable de la supervision des activités commerciales, marketing, développement, investissements et arbitrages, tandis que Cyril de Francqueville coordonnera les activités d"asset et de fund management.
Dans un courrier électronique adressée à l’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement (Alfi), la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) luxembourgeoise a dressé la liste de 17 organismes de placements collectifs (OPC) luxembourgeois touchés par la fraude de Bernard Madoff, rapporte Les Echos. On trouve en tête les compartiments américains des fonds Herald, Luxinvest et Luxalpha.
Selon La Tribune, citant les analystes d’Alphavalue, les 330 principales sociétés européennes pourraient voir leurs résultats amputés de 360 milliards d’euros en 2009, cette saignée financière reflétant des dépréciations sur la valeur de leurs acquisitions.
Pour le directeur du Centre de recherches économiques BRUEGEL, l"UE n"a pas encore trouvé les réponses adaptées à l"ampleur de la crise économique. Les tensions sur le marché obligataire restent inquiétantes. Et il faut passer les bilans bancaires "à la paille de fer».Jean Pisani-Ferry est directeur du Centre d"études économiques BRUEGEL (Brussels European and Global Economic Laboratory) à Bruxelles. Economiste spécialiste des questions monétaires et européennes, il est professeur associé à l"Université de Paris-Dauphine. Membre du Conseil d"analyse économique, il a été conseiller économique de Dominique Strauss-Kahn. Newsmanagers : Les plans de relance fonctionnent-ils en Europe, alors qu"ils vont creuser les déficits publics ? Jean Pisani-Ferry : Formulée dès le mois de novembre dernier, notre proposition pour la relance économique européenne comportait deux points essentiels. Simultanément aux nécessaires mesures de relance, nous recommandions des mesures destinées à assurer la soutenabilité des finances publiques à moyen terme, par exemple des réformes des retraites. Il nous semblait en outre nécessaire de fixer un seuil limite de 200 points de base pour les spreads obligataires. Tout récemment, ce seuil vient d"être franchi par la Grèce. Dans ce cas, nous préconisions des programmes de type FMI, avec une surveillance renforcée des finances publiques. Ce volet de précaution n"a pas été retenu dans les plans de relance. Ces plans de relance sont-ils suffisants ? J P-F : Nous avions proposé une baisse coordonnée de la TVA, le même jour dans tous les pays. Cette mesure n"a pas été retenue. Les montants annoncés en Europe représentent, selon nos estimations, 0,8 points de PIB pour l"ensemble de 2009. On est loin des 1,5 % proposés par la Commission Européenne et des chiffres encore plus élevés en discussion pour les Etats-Unis. Quels sont les risques sur le marché obligataire ? J P-F : Les marchés sont nerveux en raison de la situation macro-économique. La situation de la Grèce est en effet un vrai signal d"alerte. Il faut rappeler qu"au départ de la crise en 2007, l"Europe se trouvait globalement au même niveau que les Etats-Unis en termes de rapport dette/PIB. Mais l"Europe est fragmentée, certains pays ont des niveaux de dette sensiblement plus élevés (10 % du PIB ou plus) et ils souffrent davantage : les investisseurs exigent des rémunérations plus élevées. Si cela s"aggrave, ils risquent de tomber dans un cercle vicieux d"anticipations de défaut. L"Union européenne a-t-elle pris les mesures adéquates pour aider la Grèce ? J P-F : Une certaine différenciation des spreads est naturelle, elle vient corriger une situation où ceux-ci étaient anormalement bas. Mais on ne peut pas laisser la prime de risque augmenter sans limites. Le problème est que L"UE ne dispose pas d"instruments spécifiques pour traiter ce type de crise. Elle s"est focalisée sur un déficit excessif dans le cadre du Pacte de stabilité et elle ne dispose pas des outils pour une conditionnalité macro-économique. Les banques bénéficient de plans de soutien massif des Etats, mais elles ne desserrent pas le crédit pour autant. Peut-on contraindre les banques à prêter ? J P-F : Nous devons tirer les leçons de la crise bancaire japonaise des années 90. Dans un premier temps, l"Etat japonais avait procédé à leur recapitalisation sans conditions ni même différenciation. Ce fut un échec. Les banques nippones n"ont recommencé à faire du crédit que dans une seconde phase, après un nettoyage à la paille de fer de leurs bilans et de nouvelles recapitalisations au cas par cas. La leçon à tirer est que nous devons continuer. Si les institutions financières continuent à être une source d"inquiétude, la crise perdurera. On ne peut pas forcer les banques à prêter si leur bilan est vulnérable. L"économie a besoin de clarté, c"est la condition d"une reprise durable du crédit.
Pour l"économiste Jean Pisani-Ferry, l"euro démontre sa validité dans la crise. Mais les gouvernements n"ont pas pris la mesure des risques de désordre monétaire international.Newsmanagers : Que pensez-vous de la récente baisse des taux décidée par la BCE ?Jean Pisani-Ferry : C"est une bonne chose que la BCE poursuive la baisse des taux engagée. Elle a encore des marges de man?uvre. Nous ne sommes pas encore au même niveau que les Etats-Unis, alors que la situation économique continue de se dégrader en Europe, comme le montrent les dernières prévisions de la Commission.L"Euro fonctionne-t-il comme un bouclier pour les économies européennes ?J P-F : Assurément, l"euro nous protège des manifestations les plus violentes de la crise. Il est significatif que le Danemark manifeste une envie grandissante d"entrer dans la zone euro. Au Royaume-Uni certains y songent aussi, même s"ils sont encore rares.Du côté des pays de l"Europe centrale et orientale, on peut remarquer aussi un mouvement vers l"adhésion. Quelques années plus tôt l"euro était accusé de tous les maux, mais il fonctionne.A lui seul, l"euro ne peut toutefois pas nous protéger de la crise économique et financière. D"ailleurs, les problèmes se portent sur les marchés obligataires.Allons-nous assister à une guerre des devises, avec des blocs économiques pratiquant chacun leur dévaluation compétitive ?J P-F : On sait que dans les situations de choc, la tentation existe d"exporter le chômage par le change, comme de recourir au protectionnisme.Le G 20 a formulé une déclaration claire pour que ses membres évitent le piège du protectionnisme. Il n"a rien dit à ce stade d"aussi net sur le change, mais la question peut se poser bientôt.Cela peut-il suffire à enrayer ce risque ?J P-F : Nous sommes confrontés à un problème de réorientation des flux de capitaux et donc des changes, le grand problème oublié dans le traitement de la crise, jusqu"ici. Mais le dialogue macroéconomique est plus compliqué à conduire dans le cadre du G20 qu"il ne l"était dans le G7.
Selon La Tribune, citant une étude d’Almeida Capital, 56 % des investisseurs institutionnels ont l’intention de diminuer leur allocation dans les fonds de LBO et ils ne sont que 2 % à vouloir l’augmenter. Principal motif de cette désaffection : les rendements sont affectés par les difficultés des sociétés dans lesquelles ces fonds LBO ont pris une participation.A ce jour, ce repli a surtout impacté les fonds anglo-saxons car ce sont eux qui lèvent les montants de capitaux les plus importants, explique la Tribune.
Selon Le figaro, le spectre de la nationalisation rôde autour des établissements britanniques car malgré l"annonce lundi par le premier ministre, Gordon Brown, d"un nouveau plan d"aide aux banques tout le secteur semble en passe de s"écrouler. « Après RBS, les regards se tournent maintenant vers deux autres géants en difficulté : Barclays et Lloyds Banking Group (?) », indique le quotidien. De son coté, l"économiste Willem Buiter de la London School of Economics estime que c"est tout le secteur bancaire britannique qu"il faudrait nationaliser, ce que le gouvernement refuse, poursuit Le Figaro.
En octobre, selon la Handelszeitung, le Credit Suisse aurait perdu 1 milliard de francs suisses par semaine dans son négoce en compte propre et la banque risque d’afficher pour l’ensemble de 2008 une perte nette d’un maximum de 6 %. Ces pertes seraient imputables à la banque d’investissement, qui aurait été prise à contre-pied par l’interdiction des ventes à découvert qui lui servaient à couvrir les positions longues sur les emprunts convertibles des grandes capitalisations. Le porte-parole de Credit Suisse a tenu à préciser que la banque, qui avait su éviter à temps les subprimes, n’a pas augmenté son budget de risque et l’a au contraire diminué, surtout après Lehman.
Dans un entretien au Temps, Soren Mose, qui dirige la banque spécialisée dans le trading en ligne Saxo Bank (Suisse) depuis l"été 2007, indique qu"en 2008, « le volume a plus que triplé en Suisse dans les devises et plus que doublé dans les Futures». Le groupe danois emploie environ 1200 collaborateurs dont 90 actuellement en Suisse. «Dans deux mois, 20 collaborateurs supplémentaires travailleront à Zurich, avec la venue d’une équipe allemande aujourd’hui basée à Copenhague», a indiqué Soren Mose. Saxo Bank compte 7000 clients en Suisse, en augmentation de plus de 50% en 2008. Le nombre de partenaires professionnels dépasse les 150. En 2009, à part l’intégration d’une équipe supplémentaire à Zurich, la banque entend ajouter en Suisse la gestion d’actifs sur sa plate-forme et espère augmenter de plus de 50% ses clients. Le volume d’affaires devrait s’accroître de plus de 100%, selon le directeur de Saxo Bank.
Selon l"Agefi, après l’Equateur, l’Ukraine pourrait être le prochain émetteur souverain à faire défaut alors que ses CDS ont atteint un spread record de 3.439 pb. La probabilité de voir l’ex-République soviétique, notée B/B1 par S&P et Moody’s, faire défaut d’ici à cinq ans, est estimée à 93%, indique le quotidien numérique.
Deutsche Asset Manamgement (DeAM) affichait fin septembre un encours de 510 milliards d’euros contre 561 milliards un an auparavant, rapporte la Börsen-Zeitung. Celui de DB Advisors (gestion institutionnelle) était inchangé à 156 milliards (elle a atteint 165 milliards fin novembre) tandis que celui de Deutsche Insurance Asset Management se situait à 102 milliards contre 10- milliards. Dans la gestion alternative, les actifs de RREEF s'étaient tassés à 58 milliards d’euros contre 61 milliards. La plus forte contraction est imputable à DWS (produits retail), où l’encours a baissé de 193 milliards contre 239 milliards.
Barbara A. Knoflach, président du directoire de SEB Asset Management AG et membre du comité de direction de SEB Investment GmbH, a été élue membre du directoire de l’association allemande BVI des sociétés de gestion.Le BVI indique jeudi que Barbara Knoflach terminera l’automne 2011 le mandat de Heiko Beck. Ce dernier a quitté le comité de direction de Commerz Real Investmentgesellschaft pour prendre de nouvelles fonctions dans la division banque du particulier et des professionnels de la Commerzbank.
Moyennant environ 11,3 millions d’euros, tous les actionnaires de la société de courtage financier ZSH ont accepté de vendre leurs parts à MLP. Ce distributeur de produits financiers versera en complément jusqu'à 0,6 million d’euros en fonction des résultats de ZSH au 31 mars 2009.ZSH compte environ 80 conseillers clientèle et environ 50.000 clients aisés parmi lesquels de nombreux représentants des professions médicales. MLP précise que les principaux actionnaires de ZSH étaient le fondateur Wolfgang Zech ainsi que les assureurs vie Axa Lebensversicherung et Alte Leipziger Lebensversicherung, qui détenaient au total 84 % du capital.
Ancien responsable des fonds tiers de Pictet, Jaime Arguello vient de créer sa boutique de gestion à Buenos Aires. Un quasi-retour aux sources pour ce gérant originaire de l"Equateur parlant couramment l"espagnol. Appelée Manager Select Invest, son entité se spécialise logiquement sur l"Amérique latine. Mais, bien qu"il ne néglige pas la clientèle locale, sa priorité est de cibler les investisseurs européens (clients privés et institutionnels). Le premier fonds qu"il conseille ? MSI Latam Equity Selection fund - est d"ailleurs de droit luxembourgeois. Il s"agit d"un fonds de fonds investi en Amérique latine.L"idée de ce produit est née du constat de la pauvreté de l"offre de fonds Amérique latine en Europe. «De plus, la plupart des fonds offerts dans la région étaient gérés depuis Paris ou Londres», ajoute Jaime Arguello. Un éloignement qui avait tendance à produire des gestions assez proches des grands indices et donc assez peu diversifiée. Avec son fonds, Jaime Arguello entend justement se différencier de cette offre. Sa présence sur le terrain et sa bonne connaissance des marchés ciblés - essentiellement le Brésil, le Mexique et le Chili - lui permettent de dénicher des boutiques locales ayant des gestions très typées. Le gérant cite notamment Skoppos, une boutique de gestion créée en 2001 et spécialisée dans les actions brésiliennes (1 milliard de dollars d"encours). Il donne aussi l"exemple du chilien Moneda (2 milliards de dollars), qui est investi sur les moyennes et grandes capitalisations chiliennes. Jaime Arguello réfléchit aussi à un fonds péruvien. Son univers de prédilection est le Brésil, le Mexique et le Chili, mais il n"exclut pas d"aller au Pérou ou en Colombie. En revanche, il évite le Venezuela et l"Argentine. Aujourd"hui, après avoir été lancé en décembre, le fonds affiche un encours de 4 millions de dollars. Un montant encore faible qui s"explique par la défiance des investisseurs dans un contexte peu porteur. Pourtant, pour Jaime Arguello, «l"Amérique latine est une région qui pourra rebondir plus vite dans la sortie de crise. Par exemple, le Brésil a connu une expansion économique très forte ces dernières années, tout en entreprenant des réformes structurelles fondamentales. Le pays connaît l"émergence d"une classe moyenne très forte. Donc la consommation des ménages reste bien orientée même si elle a ralenti. De plus, le Brésil a des réserves fiscales et a les moyens de faire des politiques de relance très importantes. On peut aussi penser que le Brésil va baisser ses taux, ce qui va donner un coup de fouet à l"économie». Le fonds n"est pas encore agréé en France, mais le sera dans les mois qui viennent.
Moody’s Investors Service a abaissé la note senior non garantie de State Street Corp à «A1» contre «Aa3» tout en maintenant la perspective négative. Standard & Poor’s avait fait de même la veille, rappelle The Wall Street Journal. Cette démarche s’explique par le gonflement des moins-values latentes dans le portefeuille de State Street ainsi que dans les portefeuilles que le groupe gère pour ses clients. Mercredi, l’action State Street, aidée par des rumeurs de fusion, a regagné 15 % à 17,07 dollars, après un plongeon de 59 % mardi.
Mercredi, Fitch Ratings a confirmé la note Fund of Hedge Fund Manager ?FoHFM2-" (FoHFM2 moins) attribuée à UFG Alteram pour ses activités de multigestion alternative, puis a retiré cette note. L"agence n"assurera plus la notation ni la couverture analytique des activités de multigestion alternative de la société.Fitch avait abaissé à ?FoHFM2-" la note d"UFG Alteram le 17 décembre 2008. «Cette décision reflétait les changements intervenus au sein de l"équipe de gestion d"UFG Alteram, avec le départ à la retraite du responsable des investissements début 2008, suivi en octobre par celui du responsable de la sélection des fonds. L"abaissement de la note prenait également en compte la pression croissante pesant sur la rentabilité de la société de gestion, alors que ses actifs sous gestion avaient fortement diminué en 2008, principalement à cause du retrait des investisseurs de son fonds monétaire dynamique», précise l"agence. «La note continuait cependant de refléter des processus de sélection de fonds et de gestion de portefeuilles rigoureux et disciplinés s"articulant autour de comités bien définis. Elle traduisait les due diligence légales et opérationnelles complètes et détaillées mises en ?uvre par une équipe indépendante de la gestion, ainsi que la qualité de la plateforme informatique pour la tenue de positions, la gestion des ordres et les opérations de front-office. Par ailleurs, le soutien du groupe Crédit Mutuel Nord Europe, actionnaire de référence de la société de gestion, était également pris en considération dans la note», poursuit-elle.
A fin 2008, l’encours d’Aberdeen Asset Managers Deutschland en Allemagne et en Autriche ressortait à 1,7 milliard d’euros contre 1 milliard douze mois plus tôt, les souscriptions nettes surcompensant l’effet de marché, indique Hartmut Leser, directeur général, dans un entretien avec la Börsen-Zeitung. D’autre part, Hartmut Leser indique qu’Aberdeen est plus intéressé par les encours de Credit Suisse, surtout les fonds monétaires, que par les 550 salariés de la division Global Investors du groupe helvétique. L’acquisition a en plus été réalisée à un prix très bas correspondant à 0,6 % de l’encours alors que la norme était de 2-2,5 % avant la crise financière.
Selon La Tribune, plus le coût de l’assurance contre le défaut de paiement d’un État, mesuré par le « credit default swap (le CDS), est élevé plus sa monnaie est sous pression.Pour exemple, le CDS des Etats-Unis s'élevait hier à 71,8 points de base, ce qui « veut dire qu’un investisseur paye 71.800 dollars par an pour assurer 10 millions de dollars d’obligations à cinq ans outre-Atlantique », explique le quotidien. De leur côté, les CDS de l’Allemagne et de la France restent respectivement à un niveau - raisonnable - de 56 et 65 points de base mais les taux ont bondi à 158 en Espagne et 292 en Grèce, après la dégradation de ces deux pays par S&P.
L’Agefi suisse rapporte que, selon Hedge Fund Research (HFR), les actifs sous gestion des hedge funds ont fondu de 315 milliards de dollars, dont 152 milliards de remboursements nets, pour octobre-décembre. A fin 2008, l’encours était ainsi tombé à 1.400 milliards de dollars contre 1.930 milliards six mois plus tôt, soit une baisse d’un quart.D’après HedgeFund.net, la contraction aurait même atteint 36 %, pour ramener les actifs à 1.840 milliards. Au dernier trimestre, les remboursements nets et les fermetures de fonds ont représenté 471 milliards contre seulement 185 milliards pour les moins-values imputables à la baisse des marchés.
Comme le montre également le sondage de Merrill Lynch, les investisseurs institutionnels retrouve une relative sérénité et l’indice de confiance State-Street Global Markets remonte pour janvier de 12,1 points à 60,3 par rapport au niveau corrigé de 48,2 enregistré pour décembre (au lieu des 48 primitivement annoncés). Cette hausse a pour principal moteur la remontée de 21,2 points enregistrée dans l"indice de la confiance des investisseurs institutionnels en Amérique du Nord, suite à sa chute record en décembre de 51,8 à 30,6 points (en données corrigées). La confiance des investisseurs européens s’améliore de 6,7 points, à 73,0. En Asie, la confiance fléchit légèrement, l’indice revenant de 86,6 à 86,3 points.Selon Ken Froot, le professeur de l’Université de Harvard qui adéveloppé l’indice avec State Street Associates, la hausse de l’indice global pour janvier est la plus forte depuis août 2007, ce qui n’est pas très étonnant après la chute record de décembre. Bien que les investisseurs institutionnels n"aient au cours du quatrième trimestre 2008 jamais montré un intérêt aussi vif que maintenant pour les actifs à haut risque, il reste à savoir selon Ken Froot si ces réallocations sont effectivement motivées par des convictions à long terme quant à la valeur de ces actifs.
Les investisseurs affichent un moindre pessimisme mais restent très liquides, indique la dernière enquête mensuelle (janvier) réalisée par Merrill Lynch auprès des gérants de fonds. L"indicateur composite de Merrill Lynch sur les perspectives de croissance a progressé à 30 en janvier, contre 25 en décembre et 17 en octobre. Par ailleurs, les gérants sont plus nombreux à prévoir plutôt un scénario inflationniste que déflationniste. On observe ainsi que 35% des personnes interrogées tablent désormais sur une augmentation des taux à long terme au cours des douze prochains mois, contre seulement 10% en décembre.En Europe, le pessimisme reste dominant, la totalité des personnes interrogées prévoyant une récession contre 91% en décembre. Dans ce contexte, les positions en cash ont atteint en Europe leur plus haut niveau depuis 2001. Prudence oblige, 42% des personnes interrogées dans la zone sont surpondérés en cash contre 29% en décembre. A noter par ailleurs que pour la première fois depuis sept ans, la livre sterling est considérée comme sous-évaluée.
Saluant le premier jour de Barack Obama à la Maison Blanche, le DJ a progressé de 279,01 points 8.228,10 points, soit une hausse de 3,51%, à l"issue de la séance du mercredi 21 janvier.
Le gestionnaire munichois TMW Pramerica Property Investment a annoncé à son tour être dans l’incapacité de rouvrir son fonds immobilier offert au public TMW Immobilien Weltfonds aux remboursements. La fermeture avait eu lieu le 28 octobre. Pour faire face aux demandes de remboursement, le fonds (1 milliard d’euros fin octobre) doit vendre des actifs. Afin de ne pas brader ses immeubles, le gestionnaire proroge jusqu'à fin octobre 2009 la suspension des rachats, tout en se réservant le droit de prolonger alors cette mesure d’un an supplémentaire. TMW Pramerica a décidé de reprendre en revanche le versement des plans de sortie en rente, mais en puisant sur ses fonds propres et non sur l’encours du fonds, pour se conformer à une disposition édictée par l’Autorité de surveillance financière (BaFin).
La Süddeutsche Zeitung rapporte que les hedge funds Deutsche Bank CQ Capital et Deutsche Bank Distressed Opportunities, commercialisés auprès des particuliers fortunés aux Etats-Unis, ont accusé pour 2008 des pertes respectives de 47,2 % et de 42,4 % (alors que l’indice HFRX des hedge funds affiche une perte moyenne de 23,3 % pour l’an dernier). La souscription minimale pour ce type de fonds se situe à 250.000 dollars. L’ensemble des hedge funds de la Deutsche Bank commercialisés aux Etats-Unis représentent un encours de l’ordre de 8 milliards de dollars.
Le fonds Santander Banif Inmobiliario ne ferme pas, mais la valeur de son portefeuille va faire l’objet d’une actualisation extraordinaire qui impactera sa valeur liquidative, rapporte Cinco Días. Il s’agit du plus gros fonds immobilier espagnol, avec 69.000 souscripteurs et un encours de 3,4 milliards d’euros qu’il faut ajuster à la réalité d’un marché en crise.
Russell Investments a annoncé qu’Andrew S. Doman a été nommé CEO et membre du board avec effet au 2 février. Il remplacera John Schlifske qui est president and CEO et qui retourne prendre ses fonctions d’executive vice president chez Northwestern Mutual, la maison-mère de Russell après avoir assuré l’intérim à la tête de la société de gestion (150 milliards de dollars d’encours à fin décembre) après le départ de Craig Ueland.En dernier lieu, Andrew S. Doman a été le directeur fondateur de l’activité asset management Europe de Mc Kinsey au Royaume-Uni.
BNY Mellon va réduire son offre de fonds, annonce Ignites Europe. Une porte-parole de la société de gestion précise que la rationalisation va concerner sa gamme de fonds internationale pour les fonds ayant moins de 10 millions d"euros d"encours.
Le fonds de pension des fonctionnaires de Californie, CalPERS (178 milliards de dollars d’encours), a depuis le 12 janvier, un nouveau CEO en la personne d’Anne Stausboll en remplacement de Ken Marzion, qui assurait l’intérim depuis le départ de Fred Buenrostro en juin. Elle avait repris des fonctions chez CalPERS en tant que chief investment operating officer, puis, en avril 2008, comme CIO par intérim après le départ de Russell Reed. Auparavant, elle a été chief deputy Treasurer de l’Etat de Californie.D’autre part, CalPERS annonce pour mars l’arrivée comme CIO de Joseph A. Dear, executive director du Washington State Investment Board (WSIB) et chairman du Council of institutional investors. Il aura la responsabilité de 220 professionnels de l’investissement.
Le bénéfice net de BlackRock a chuté l’an dernier de 21 % sur 2007 à 419 millions de dollars ou 5,91 dollars par action, pour un chiffre d’affaires en augmentation de 5 % à 5,06 milliards de dollars. En revanche, le bénéfice d’exploitation a marqué un gonflement de 23 %, ou de 9,5 % après ajustement, à 1,59 milliard de dollars. Les pertes financières sont imputables aux co-investissements avec les clients et à l’amorçage de nouveaux produits. Le bénéfice net du quatrième trimestre est tombé à 53 millions de dollars contre 322,44 millions pour la période correspondante de l’année précédente.Au 31 décembre, l’encours se montait à 1.307,15 milliards contre 1.258,6 milliards fin septembre et 1.356,64 milliards douze mois auparavant. Les souscriptions nettes se sont montées à 167,6 milliards pour l’ensemble de l’année et à 129,06 milliards pour le dernier trimestre. Cependant, l’effet de marché et l’effet de change ont été négatifs de 188,95 milliards et 28,15 milliards de dollars, dont 64,54 milliards et 15,97 milliards pour octobre-décembre.
DWS Investments (Deutsche Bank) a annoncé mercredi la commercialisation en France du compartiment Commodity Plus de sa Sicav luxembourgeoise DWS Invest (lire notre article du 22 septembre 2006), un fonds de matières premières qui a été lancé en 2005. L’encours se situe actuellement à 123 millions d’euros alors qu’il atteignait 350 millions il y a presque deux ans et demi.Olivier Renard, responsable de DWS Investments en France souligne que le fonds est «l’un des rares produits accessibles sur le marché français offrant une exposition directe et diversifiée aux matières premières avec une liquidité quotidienne». Le timing est intéressant selon lui dans la mesure où le Commodity Plus offre la possibilité aux investisseurs de se positionner en bas de cycle et de bénéficier ainsi d"un rebond des matières premières sur le long terme.