Eric Daniels, le directeur général de Lloyds Banking Group, a accepté mercredi de renoncer à son bonus 2008 de 2,3 millions de livres, rapporte le Financial Times. Et ce bien que Lloyds ait réalisé un bénéfice l’année dernière en excluant les pertes induites par HBOS.
Avec, pour les fonds bien gérés, un recul limité à -11 % contre - 45 % pour les marchés actions, la gestion alternative a limité la casse, mais la mode est désormais aux produits dont on peut décortiquer les rouages.- Quelles sont vos préconisations en matière d’allocation d’actifs pour 2009 ?Matthieu Grouès : je pense que toutes les classes d’actifs à risque, comme les actions ou les obligations corporate, sont à des niveaux attractifs et qu’elles délivreront des performances très favorables en 2009. Les actions offrent un bon potentiel et je pense que le CAC, par exemple, pourrait terminer l’année autour de 4.000 à 4.100, soit une hausse de 30 %. Le problème c’est que d’ici à la fin de l’année le marché va rester très volatil, avec une forte probabilité de nouveaux trous d"air. A contrario, je pense que le monétaire et les emprunts d’Etat, pour les raisons évoquées plus haut, sont des classes d’actifs à éviter. En effet, des taux monétaires très bas et la remontée des taux sur l"obligataire souverain pèseront sur la performance. - Quel bilan tirez-vous du comportement de la gestion alternative en 2008 ?MG : Je pense que la gestion alternative a plutôt bien tiré son épingle du jeu à condition de choisir les bons fonds. Les fonds de multigestion alternative bien gérés ont, en moyenne perdu de 9 % à 11 % alors que les marchés actions baissaient de 45 %. Ce n’est pas si mal d’autant que l’année a notamment été marquée par l’interdiction de shorter et, surtout, par la faillite de Lehman Brothers, qui était le deuxième prime broker mondial. Cette faillite a été une tragédie financière. - Etiez-vous exposés à la galaxie Madoff ?MG : Non. Nos analyses de son fonds nous avaient invités à nous en détourner. - La demande de vos clients a-t-elle évoluée ?MG : Je pense que la mode va être aux produits plus simples et moins opaques. Les investisseurs veulent des produits qu’ils peuvent décortiquer et dont ils comprennent les rouages. Mais les marchés obéissent à des cycles et dans quelques années on repartira vers des placements plus sophistiqués.A l’heure actuelle, j’estime que mon rôle de gérant est d’inciter mes clients à se positionner sur des actifs risqués car les valorisations sont basses. Le problème, c’est qu’il faut qu’ils aient la capacité de supporter la volatilité à court terme.
Selon une étude d"A.T.Kearney (Green Winners: The Performance of Sustainability-focused Companies in the Financial Crisis) portant sur 99 des plus grandes sociétés jugées comme ?soutenables? par leur appartenance à l"indice Dow Jones Sutainability ou à la Sustain Focus List de Goldman Sachs, les cours des actions de cette catégorie ont surperformé en moyenne de 15 % leur moyenne sectorielle dans 16 des 18 secteurs industriels durant la période mai-novembre 2008. Sous l"angle de la capitalisation boursière, cette surperformance correspond à 650 millions de dollars en moyenne par société.
Covéa Finance, la société de gestion des compagnies d’assurance du groupe Covéa (Maaf - MMA - GMF), lance un fonds sur la thématique du développement durable. Covéa Finance ESPACE ISR, agréé en décembre dernier, est investi dans des actions de sociétés françaises «qui répondent aux préoccupations et besoins fondamentaux des Français», indique le communiqué. Quatre thèmes, à l’origine du sigle ESPACE, ont été identifiés suite à un sondage réalisé par TNS Sofres : l"environnement, la santé, le pouvoir d"achat et les créations d’emplois. Ne sont donc retenues que les sociétés «créatrices d"emplois et qui permettent aux Français de préserver leur pouvoir d"achat ou dont le secteur d"activité est lié à la santé ou à l"environnement», précise le communiqué.
Pour le responsable de la gestion d’actifs de Lazard Frères, l’heure est au recentrage sur les actifs risqués car une correction du marché obligataire devient probable.- Newsmanagers : Quel est le montant des actifs que vous gérez et quelle est leur répartition ? Matthieu Grouès : Au 31 décembre 2008, Lazard gérait 91 milliards de dollars dans le monde pour compte de tiers exclusivement dont 11, soit 8-9 milliards d"euros, en France par Lazard Frères Gestion. Notre clientèle française se répartit à 49 % dans la gestion institutionnelle et 51 % dans la gestion privée. - Quelles ont été les décisions marquantes de votre gestion durant la crise financière ? MG : Nous avons commencé 2008 en étant sous-pondérés sur le marché actions et nous le sommes restés jusqu"au mois d"août. Nous nous sommes progressivement sur-exposés avec la baisse des marchés financiers, position que nous maintenons. A l’inverse, nous étions surexposés sur le marché obligataire dans le courant 2008, surtout le souverain de la zone euro, et nous avons progressivement allégé nos positions jusqu"à nous sous-exposer avec la violente baisse des taux sur les emprunts d"Etat de la fin de l"année 2008. - Pensez-vous que les Etats vont être contraints de se livrer à une guerre des taux pour attirer des investisseurs que le creusement des déficits inquiète ? MG : Notre scénario central est celui d"une première partie d"année très difficile pour l"économie suivie d"une amélioration au milieu de l’année 2009. De là, je pense que les taux longs, actuellement à des niveaux historiquement très bas, vont se tendre, et que le 10 ans US pourrait passer de 3 à 3,5, voire 4 %. Toutefois, je pense que cette tension n’est pas vraiment inquiétante car les taux partent de très bas et que les émissions des Etats bien notés n’auront pas de mal à se placer. - Peut-il y a avoir un krach sur le marché ? MG : Non je ne pense pas mais une correction est probable.
Afin d’apaiser les craintes des investisseurs à l'égard des produits actions et de permettre aux souscripteurs de revenir progressivement sur cette classe d’actifs, Edmond de Rothschild Asset Management (EDRAM, 7,8 milliards d’euros d’encours fin décembre) a lancé le 30 janvier deux FCP diversifiés en euros, Tricolore Rendement Flexible et Europe Rendement Flexible, nourriciers respectivement de Tricolore Rendement et Europe Rendement.Ces produits assortis d’un droit d’entrée maximum de 4,5 % et d’une commission de gestion maximum de 2,15 % ont la possibilité de s"exposer aux marchés actions entre 20% et 80%. Pour EDRAM, ils #peuvent ainsi capter l"essentiel du rebond de marché tout en diminuant le risque actions au moyen de couvertures en cas de baisse#.L"exposition des fonds Tricolore Rendement Flexible et Europe Rendement Flexible aux marchés actions est pilotée, au moyen d’instruments à terme (futures et options), par l"équipe allocation globale (10 personnes), spécialiste de l"allocation tactique.
Selon l"association espagnole Inverco des sociétés de gestion, l"encours total des fonds se situait fin janvier à 227,62 milliards d"euros, soit 1,19 milliard ou 0,52 % de moins que fin décembre. Pour les fonds de valeurs mobilières, les actifs sous gestion, à 165,39 milliards, affichaient une baisse de 2,24 milliards ou de 1,3 % en un mois, tandis que les remboursement nets de 1,81 milliard atteignaient leur niveau le plus bas depuis juillet 2007, à l"exception d"août 2008. On a noté en janvier des souscriptions nettes de 156 millions pour les fonds obligataires à long terme et de 53 millions pour les obligataires émergents.L"encours des Sicav s"est accru pour sa part de 192 millions pour atteindre 26,97 milliards en fin de mois, tandis que celui des fonds immobiliers baissait de 152 millions ou de 2,1 % à plus de 7,25 milliards d"euros. Enfin, les actifs des sociétés de gestion étrangères sont estimés par Inverco à 28 milliards d"euros pour fin janvier, soit 1 milliard ou 3,7 % de plus qu"un mois auparavant.
Selon l’Agefi, Mead Johnson a réussi mardi la première introduction en Bourse outre-Atlantique depuis trois mois et quatre autres IPO sont attendues cette semaine, pour un montant total de près de 1,2 milliard de dollars. "(?) plus que les IPO, les émissions secondaires ou les obligations convertibles devraient assurer le gros de l’activité primaire actions au premier semestre», indique le quotidien numérique.
General Electric Co proposera à l’assemblée générale du 22 avril un abaissement à 25 % contre 40 % du capital du seuil à partir duquel les investisseurs seront habilités à exiger la convocation d’une assemblée générale extraordinaire, rapporte The Wall Street Journal. C’est une contre-proposition face à une initiative de deux activistes, John Chevedden et William Steiner, qui réclamaient un abaissement de cette limite à 10 %. Des projets de résolution de ce même ordre ont été recensées jusqu'à présent dans 62 entreprises cette année, indique RiskMetrics Corp.
Près de 700 dirigeants de Merrill Lynch ont obtenu des bonus en cash de plus de 1 million de dollars chacun au titre de 2008, rapporte le Financial Times. Andrew Cuomo, le procureur général de New York, a qualifié la décision de la banque de verser près de 4 milliards de dollars à ses salariés d’"accès surprenant d’irresponsabilité». Une enquête a été ouverte sur les versements effectués par Merrill Lynch.
Selon les experts de l’univers philanthropique, le scandale Madoff va toucher au bout du compte des millions de personnes parce qu’il affecte des associations caritatives et des fondations qui dotaient les institutions de recherche médicale et scientifique qui couvrent un peu tous les domaines depuis le diabète jusqu’aux soins palliatifs, rapporte The Wall Street Journal. Parmi les victimes de l’escroquerie figurent des grands noms des affaires et de la philanthropie comme Mortimer Zuckerman, Leonard Feinstein ou Carl Shapiro, mais aussi? la Bernard L. and Ruth Madoff Foundation.
#Le Crédit Agricole a une chance historique de prendre le contrôle de Caceis pour un prix modeste. S’ils ne proposent pas une offre d’ici à la fin du mois, Natixis retirera le dossier de la vente», peut-on lire dans les colonnes de la Tribune qui cite une source proche du dossier. Initialement, la banque verte devait prendre le contrôle de Caceis à hauteur de 55 %, le solde étant racheté par un fonds d’investissement, probablement TPG, précise le quotidien.
Face à la montée en puissance des CGP et des plates-formes, les «professionnels du patrimoine», au sein de la gestion privée, La Française des Placements (LFP) a structuré une équipe commerciale comprenant déjà trois spécialistes (Emmanuel d’Ythurbide, Stéphane Petit et Percilia Antunes) et à laquelle elle vient de donner un responsable en la personne de David Edmond. L’impétrant a été de 2000 à 2008 responsable des partenariats chez Les Assurances Saint-Honoré Patrimoine (Groupe LCF Rothschild).LFP dispose désormais d’une gamme de fonds spécifique pour les professionnels du patrimoine, avec des produits dont le lancement s’est échelonné (parts P) entre le 10 janvier 2001 (LFP Obligations Latitude) et le 5 septembre 2008 (LFP Activinflation). Elle comporte également les fonds Convictions Premium LFP, LFP Avantages Compétitifs et LFP Allocation ainsi qu’une gamme de fonds à échéances. Le gestionnaire précise qu’un plan d"action a été mis en place qui prévoit un renforcement des partenariats avec les plateformes et une forte présence aux côtés des cabinets de gestion de patrimoine, en allant à leur rencontre directement et au cours de réunions à Paris et en province.
«Le fait d'être pluridisciplinaires nous a permis de résister relativement bien», a déclaré mercredi Xavier Lépine, président d’UFG. En 2008, la société de gestion a certes accusé des rachats nets de 1,86 milliard d’euros sur l’alternatif, et vu ses encours dans ce domaine revenir de 3,54 milliards fin 2007 à 1,49 milliard d’euros fin 2008.Mais cette décollecte a en partie été compensée par des souscriptions nettes sur tous ses autres métiers : l’immobilier (+402 millions d’euros), les valeurs mobilières (+664 millions), le private equity (+28 millions) et les assurances (+163 millions). Au total, UFG limite sur l’année les rachats nets à 612 millions d’euros et voit ses encours baisser à 19,5 milliards d’euros, contre 21 milliards fin 2007. En janvier de cette année, bien que la décollecte se poursuive sur la gestion alternative (-84 millions), UFG enregistre des souscriptions nettes de 812 millions d’euros, notamment grâce aux valeurs mobilières, ce qui permet à la société de repasser la barre des 20 milliards d’euros d’encours. En 2009 toujours, UFG va enrichir son offre avec un nouveau thème : l’investissement socialement responsable. La société a en effet acquis une participation majoritaire dans Sarasin AM, la filiale française de la banque suisse Sarasin, avec laquelle elle va créer une société de gestion, UFG Sarasin, qui démarrera avec 500 millions d’euros d’encours. Dans ce cadre, l’ensemble de la gestion actions d’UFG sera ainsi «ISRisée» comme le dit Bertrand Fournier, président du directoire de Sarasin AM. Mais l’ISR a aussi vocation à s’appliquer aussi aux autres classes d’actifs gérées par UFG. Ainsi, sur l’immobilier, la société de gestion vient de lancer un OPCI ISR (lire article sur le sujet). Des réflexions sont aussi menées sur le private equity et même la gestion alternative.
Le groupe UFG lance le premier OPCI dédié à l’immobilier ISR via sa filiale UFG Estate Managers. UFG IMMO SR est un OPCI RFA EL ouvert à destination des investisseurs institutionnels qualifiés. Sa philosophie générale est de développer un fonds immobilier qui délivre la performance de cette classe d’actifs tout en introduisant la dimension environnementale, sociale et sociétale qui en fait un produit ISR affirmé. L’approche ISR ne néglige pas pour autant la performance puisqu’elle devrait en l’occurrence apporter aux investisseurs une bonification des portefeuilles, notamment grâce à un meilleur taux d’occupation des locataires et une optimisation de la valorisation des actifs dans la mesure où la demande locative se concentre désormais sur des locaux moins consommateurs d'énergie et plus respectueux de l’environnement.A côté de son engagement ISR, le véhicule se distingue également par sa volonté d’investir dans des actifs physiques. UFG IMMO SR vise une allocation à trois ans comprenant 90% d’immobilier et 10% d’actifs financiers labellisés ISR. Ses investissements couvrent l’ensemble des typologies d’actifs immobiliers situés en France métropolitaine : entreprise, résidentiel, services et santé, infrastructure immobilière, foncier ou encore actifs dédiés à la production d'énergie. La sélection portera bien entendu sur des actifs immobiliers répondant aux critères ISR mais aussi sur des actifs non ISR avec l’objectif de les faire progresser, entre autres sur le plan environnemental. Donc une approche #value added# qui viendra compléter une stratégie #core#, donnant la préférence aux actifs offrant un couple rendement/risque maîtrisé grâce à des investissements situés dans des zones privilégiées et bénéficiant d’une bonne structure locative.L’UFG souligne que le lancement de ce produit constitue la première illustration concrète du partenariat initié fin 2008 avec la filiale française de la Banque Sarasin. A au moins deux titres. D’une part, l’association avec la Banque Sarasin marque pour l’UFG l’amorce d’une démarche responsable qu’elle souhaite étendre à l’ensemble de ses activités. D’autre part, le processus de gestion appliqué à UFG IMMO SR repose sur la matrice ISR développée conjointement par UFG REM et le Centre de recherche de la Banque Sarasin en Suisse. Une matrice structurée selon trois dimensions principales, l’environnement pour 50%, le social et le sociétal pour 25% chacun.
Le 19 janvier, S&P avait retiré son triple A à l’Espagne, mais pour l’instant ni Moody’s ni Fitch ne lui ont emboîté le pas, note Cinco Días. Moody’s indique que cela ne doit pas être compris comme un avertissement ou une mise sous surveillance avec implication négative, mais considère que l’Espagne est mal armée pour affronter la crise à cause de son manque de compétitivité. Le pays figure en 18ème et dernière position des pays classés par leur capacité à supporter l’ajustement économique, pour la compétitivité et la capacité d’innovation. Il est 13ème pour le profil démographique, 12ème pour la diversification économique. En attendant, le spread des bonos par rapport aux bunds est passé de 15,6 à 100 points de base tandis que celui de la dette souveraine irlandaise bondissait à 200 pb contre 22.
Après avoir levé 24 millions de dollars depuis le lancement le 19 janvier, Deutsche Bank Fund Solutions commercialise désormais au Luxembourg et à Singapour son nouveau DB Platinum CROCI Asia Pacific Fund destiné aux institutionnels. Ce produit est disponible dans d’autres pays européens et asiatiques sous forme de placement privé.Le fonds réplique l’indice Deutsche Bank CROCI Asia Pacific (CROCI est l’abréviation de Cash Return on Capital Invested) qui vise à identifier les actions dont les valorisations sont les plus intéressantes dans la région Asie-Pacifique hors Japon. Le portefeuille se compose de 30 lignes sur un univers de 150 valeurs avec les plus forts flottants. La Deutsche Bank précise que la commission de gestion pour la part institutionnelle se situe à 0,75 % et que le fonds, conforme à la directive OPCVM III, offre une liquidité journalière.
Pour 2008, DekaBank affiche un bénéfice #économique# (résultat IFRS avant impôt et valorisation des instruments financiers) de 167,9 millions d"euros, ce qui représente une chute de 67,3 % sur 2007 et, malgré une perte nette #d"un montant peu élevé à deux chiffres en millions d"euros#, le gestionnaire d"actifs des caisses d"épargne compte servir un dividende inchangé d"environ 30 millions d"euros.Les souscriptions nettes ont chuté de 84,4 % à 1,94 milliard d"euros (aussi bien pour les valeurs mobilières et l"immobilier) pendant que l"encours au 31 décembre se situait à 142,5 milliards d"euros, ce qui représente une diminution de 13,8 % en un an. Les placements bruts de parts de fonds offerts au public se sont tassés à 48 milliards d"euros contre 49 milliards en 2007.
Selon des estimations préliminaires sur la base de 58 % des encours de l'échantillon, l’indice Credit Suisse/Tremont des hedge funds aurait affiché pour janvier une performance de 0,80 %. Les deux stratégies enregistrant les meilleurs résultats sont celles de l’arbitrage de convertibles (+ 7,43 %) et du global macro (+ 2,54 %) tandis que les plus fortes pertes ont été accusées par les fonds multi-stratégies (-1,59 %) et les long/short equity (-1,17 %).
Selon Le Figaro, les actionnaires belges du groupe ont voté, mercredi 11 février, à 50,26% contre la cession d"actifs à l"État belge, préalable à la vente de 75% de Fortis Banque à BNP Paribas. "(?) BNP Paribas s"apprête à tirer un trait sur son ambitieux projet de reprise de la banque belge et de sa soeur luxembourgeoise, négocié dans l"urgence le 6 octobre dernier», assure le quotidien même si la banque reste engagée jusqu"au 28 février prochain par le protocole d"accord conclu avec le gouvernement belge.
Le courtier irlandais de produits à effet de levier Delta Index a ouvert mercredi sa plate-forme «germanophone» de contracts for difference (CFD) X-Deal, sur laquelle il est possible de négocier dans un premier temps environ 500 CFD. Les coûts de transaction pour les ordres sur X-Deal sont de 0,1 % du volume négocié.Delta Index indique avoir 3.000 clients environ en Irlande, au Royaume-Uni et en Hongrie.
Van Kampen Investments Inc (84 milliards de dollars sous gestion ou administration) annonce avoir recruté Elizabeth Hughes Eginton comme managing director, head of product and marketing. Elle est subordonnée à Jerry Miller, president and CEO et sera responsable de la direction et du développement des produits ainsi que du marketing. Elle quitte Legg Mason Capital management où elle était senior vice president et director of corporate strategy, après avoir été principal pour la gestion d’actifs chez McKinsey & Company.
Eaton Vance Corp (124,9 milliards de dollars d’encours fin décembre) a annoncé le nomination de Niall Michael Quin comme managing director d’Eaton Vance Management International à Boston où il aura la responsabilité de développer l’activité de la société de gestion américaine à l’international. Il est subordonné à Lisa Jones, head of institutional. L’impétrant était jusqu'à présent head of business developement chez Gartmore Investment Management Ltd à Londres.
L’endowment de l’Université d’Harvard (qui pesait 36,9 milliards de dollars fin juin) a declaré à la SEC un portefeuille de 70 actions et de fonds cotés pour 571 millions de dollars à fin décembre, contre environ 200 actions et autres véhicules pour 2,9 milliards de dollars trois mois auparavant, rapporte The Wall Street Journal.
Après le départ à la retraite de Dwight Churchill (55 ans), Fidelity Investments a nommé à titre intérimaire Charles Morrison CIO pour l’obligataire, rapporte le Handelsblatt. Charles Morrison reste aussi responsable de la gestion des fonds monétaires.
Grantham Mayo van Otterloo (GMO) a confirmé mercredi soir, selon Pensions & Investments, la nomination de Marc Mayer comme CEO. L’intéressé, qui a passé 20 ans chez AllianceBernstein (groupe Axa IM) où il était en dernier lieu executive vice president et CIO de l’asset allocation group, rejoindra GMO en mars. Il sera le premier CEO de GMO qui avait depuis une dizaine d’années une direction collégiale.Chez AllianceBernstein, Seth J. Masters remplacera Marc Mayer tout en conservant la responsabilité de la division contributions définies.
La femme de Bernard Madoff, Ruth, a retiré un total 15,5 millions de dollars de Cohmad Securities, un courtier du Massachusetts qui fournissait des clients à son mari, dans les trois semaines avant son arrestation le 11 décembre, selon des documents juridiques déposés par les régulateurs boursiers du Massachusetts, rapporte le Financial Times.
Pour Christophe Nijdam, analyste secteur banque chez Alpha Value, plus le temps passe et plus les synergies anticipées initialement avec Fortis deviennent illusoires.Newsmanagers : Les actionnaires de Fortis ont refusé la cession d"une partie des actifs à BNP Paribas, quel est votre commentaire ?Christophe Nijdam : Il s"agit d"un commentaire à chaud sur la base d"informations partielles et laconiques. Apparemment, d"après Cercle Finance, seuls 20 % des actionnaires auraient décidé de voter contre et l"auraient donc emporté pour des questions de quorum. En d"autres termes, les absents ont toujours tort ou encore, qui ne dit mot consent. Dans ce dossier complexe, on a sous-estimé le rapport de force de ceux qui avaient tout perdu? et qui n"avaient donc plus rien à perdre?Pensez-vous que ce refus soit surmontable ou, est-ce que BNP Paribas a intérêt à jeter l"éponge ?CN : Je ne suis pas juriste pour dire si ce refus est surmontable et notamment si BNP Paribas peut intenter un recours juridique à l"encontre de ce vote. Par contre, je pense que BNP Paribas a désormais intérêt à jeter l"éponge. Trop de temps s"est écoulé depuis le premier accord du 6 octobre et la règle des 6 jours/6 semaines/6 mois, qui a fait le succès des intégrations précédentes par la BNP, a perdu sa raison d"être et donc, sa dynamique. Les synergies anticipées initialement seraient désormais illusoires. De surcroît, la mariée s"est avérée en bien plus piteux état que prévu avec des pertes provisoires de ? 19 milliards pour 2008. Les dirigeants de BNP Paribas sont des gens qui disent ce qu"ils font et qui font ce qu"ils disent. Et ils ont dit qu"ils n"iraient pas plus loin que le deuxième accord du 29 janvier.Si ce dossier capote, quelles seront les conséquences pour Fortis et la BNP aura-t-elle à nouveau le loisir de s"intéresser à d"autres dossiers comme, par exemple, celui de la SocGen ?CN : Fortis se retrouve avec l"Etat Belge comme actionnaire qui devra assurer le refinancement du bilan de cette banque, qui s"élevait à près de ? 900 milliards en 2007. D"un côté, vous aviez la BNP Paribas avec un total de bilan de l"ordre de ? 1.700 milliards ; de l"autre, vous avez désormais un Etat souverain avec un PIB de l"ordre de ? 330 milliards et un taux d"endettement public de l"ordre de 80% du PIB. On comprend mieux ainsi le désir de l"Etat Belge d"adosser Fortis à la BNP.Oui, la BNP aura ainsi le loisir de s"intéresser à d"autres dossiers, mais je ne pense pas que ce soit une priorité. Quant à un rapprochement BNP-SocGen, c"est un scénario auquel je ne crois pas aujourd"hui à cause des cultures d"entreprise trop éloignées. Cela dit, restons prudents dans les pronostics car l"année passée nous a appris, et encore aujourd"hui, que le certain est de plus en plus incertain?
Robert L. Reynolds, president and CEO, a annoncé que jeudi Putnam Investments (101 milliards de dollars d’encours) va licencier environ 260 salariés, soit quelque 10 % de son effectif. Cette mesure affectera principalement la distribution et l’opérationnel mais également un peu la force de vente, annonce Pensions & Investments. De plus, Putnam va ralentir ses efforts en matière de distribution hors des Etats-Unis.
Selon Le Figaro, la Macif lancera en mars-avril, sa banque, qu"elle promet fidèle aux valeurs mutualistes, «avec des produits accessibles, à prix raisonnables».