Le Handelsblatt indique que Siemens a levé en quelques heures 4 milliards d’euros en deux tranches alors qu’il avait initialement envisagé de lever 2 milliards. Le produit de cette émission sursouscrite cinq fois et montée par Deutsche Bank, RBS, Commerzbank et UniCredit serait destiné au refinancement d’engagements à court terme. La tranche 2013 s’est placée à 158 points de base au-dessus des midswaps, la 2017 avec un spread de 200 pb.
En décembre, les sociétés de gestion ont liquidé ou fusionné presque 100 de leurs fonds et elles recommencent actuellement, note Expansión. Ainsi la CNMV a annoncé jeudi la fusion de 16 fonds d’Ahorro Corporación qui se trouvent regroupe en deux produits. Il y a quelques jours, Santander a fait de même avec plusieurs de ses fonds d’actions tandis que Consulnor liquidait son fonds de hedge funds. Il est certain qu’avec la chute des encours et la sortie des investisseurs de plus en plus de produits cessent d'être rentables pour les gestionnaires. Ces derniers optent alors soit pour la fermeture, soit pour une fusion qui est la procédure la plus rapide. D’après les dernières statistiques d’Inverco, plus de 400 fonds n’atteignent pas le minimum d’actifs sous gestion exigé par la CNMV, ce qui devrait en principe se traduire par une disparition dans les prochains mois.
Selon l’agence VDOS, 154 produits ont été lancés sur le marché espagnol l’an dernier, entre les nouveaux fonds et les fonds garantis qui ont été prolongés. Cela représente d’après Cinco Días une chute de 36 % par rapport à 2007. Les deux gestionnaires les plus actifs ont été BBVA Gestión avec 17 produits et Santander Asset Management,, avec dix fonds. Sur les 154 nouveaux fonds, 57 sont des garantis. Parmi les 97 autres, 25 sont des fonds de la catégorie «globale», 18 des monétaires euro et 17 des fonds alternatifs.
Il se peut que le crédit soit plus rare que jamais. Pourtant Telefónica est parvenu à boucler son plus gros refinancement de dette depuis l’acquisition d’O2, constate Cinco Días : en l’espace de quatre semaines, l’opérateur historique est parvenu à placer en 90 minutes pour 2 milliards d’euros d’obligations nouvelles à cinq ans et obtenu le report de deux ans du remboursement d’un crédit de 4 milliards qui devait initialement arriver à échéance en 2011. Tout cela a un coût : les obligations paient 250 points de base au dessus des midswaps, même si avec la baisse des taux cela ne représente que 5,5 %, ce qui est moins élevé que le coût moyen de la dette de Telefónica. D’autre part, l’opérateur a dû faire des concessions pour obtenir le report d'échéance, en payant 150 pb au dessus du taux interbancaire pour la période de sursis, contre 20pb pour le délai initial.
Parmi les 81 sociétés de gestion fournissant des données à l’association Inverco, 28 (soit 34,6 %) ont affiché des souscriptions nettes en janvier, alors que dans l’ensemble la profession a affiché une décollecte de 1,81 milliard sur les fonds de valeurs mobilières. Les sociétés ayant affiché une collecte nette font partie des petites et moyennes : seules sept d’entre elles affichent des encours supérieures au milliard d’euros, et deux dépassent les 2 milliards, à savoir Caixa Catalunya Gestión (2,76 milliards d’encours) et 46,9 millions de souscriptions nettes en janvier et BBK Gestión avec 2,45 milliards et 23,2 millions d’entrées nettes. En revanche, les deux poids lourds du secteur, BBVA Gestión (33,02 milliards) et Santander Asset Management (32,31 milliards) ont accusé des sorties nets de respectivement 1,36 milliard et 966 millions.
Le Parquet de Manhattan a commencé à auditionner des salariés de Bernard Madoff, selon les proches du dossier, rapporte The Wall Street Journal. Les enquêteurs ont entendu deux assistantes, Semone Anderson et Winnie Jackson, qui ont fait du travail de bureau pour Annette Bongiorno laquelle travaillait depuis près de 40 ans chez Madoff et qui avait la responsabilité des comptes de certains des plus vieux clients de Bernard Madoff. Aucune des trois femmes n’a été mise en accusation et il n’existe aucune preuve qu’elles aient été au courant de la fraude.
Selon Les Echos, Standard & Poor’s table sur un recul de 13,3 % des dividendes du S&P 500. «Howard Silverblatt, analyste sur les indices, estime à 214,7 milliards de dollars le montant versé aux actionnaires cette année, après 247,9 milliards en 2008 et 246,6 milliards en 2007", indique le quotidien.
The Wall Street Journal rapporte que la SEC mène actuellement une enquête pour déterminer si les gestionnaires alternatifs SAC Capital Advisors, Third Point et Kynikos Associates ont effectivement agi de concert et payé l’analyste John Gwynn ainsi que son employeur, Morgan Keegan, pour répandre des informations fausses et diffamatoires sur l’assureur canadien Fairfax Financial Holdings entre 2002 et 2007.
Selon le site Boursorama, reprenant une dépêche de l’AP, la récession a réduit de 20 % environ la richesse globale des Américains sous le triple effet de la baisse du prix des logements, des portefeuilles boursiers et de la valeur des entreprises.
Selon l’Agefi, une délégation de banques continentales emmenée par la Fédération bancaire européenne rencontre aujourd’hui à Francfort les experts de la Banque centrale européenne à propos de la compensation des CDS, un marché évalué à 600.000 milliards d’euros.Cette première réunion, permettra de dresser un cahier des charges du côté des utilisateurs européens et sera suivie, le 24 février d’un autre rendez-vous consacré aux infrastructures. La BCE, qui facilite la négociation, a déjà fait savoir qu’elle ne comptait pas développer l’infrastructure en son sein, rappelle notamment le quotidien numérique.
Au terme d’une année désastreuse, les fonds européens ont à la surprise générale enregistré des souscriptions nettes en décembre, pour 6 milliards d’euros, selon les dernières statistiques de Lipper FMI.Ce solde positif s’explique par plusieurs raisons, commente Lipper, qui cite notamment le placement annuel de l’argent du fonds de pension suédois (2,5 milliards d’euros). Mais surtout, on constate une baisse des sorties des investisseurs. Ce ralentissement est notamment perceptible en France, un marché qui enregistre habituellement des sorties de 15 milliards d’euros en décembre, les investisseurs sortant des fonds monétaires pour honorer des taxes, assurer le paiement des bonus etc. Or, cette année, la France a terminé sur une collecte, même si celle-ci est très faible (40 millions d’euros). Il semblerait que les investisseurs français soient devenus tellement averses au risque qu’ils ont mis tout ce qu’ils avaient dans les fonds monétaires, si bien que le cycle normal de rachats a été plus que compensé par les flux entrants, analyse Lipper. Les investisseurs français ont aussi investi dans des fonds actions. Là encore, les volumes sont faibles (474 millions d’euros), mais ils intègrent peu d’ETF et sont concentré sur les valeurs locales. En Europe, les actions ont eu la faveur des investisseurs, enregistrant les plus fortes souscriptions depuis février 2007 (10 milliards d’euros). Les ETF ont représenté la moitié de ce total. Il n’en reste pas moins que, sur l’année, les fonds européens ont accusé des rachats nets de 300 milliards d’euros. Les encours sont ainsi descendus à 3.900 milliards d’euros, en repli de 27 % sur un an. En mai 2007, les encours avaient culminé à 5.500 milliards d’euros. La seule classe d’actifs ayant enregistré des souscriptions nettes sur l’année est le monétaire (96 milliards d’euros). Les actions ont terminé dans le rouge, à 119 milliards. Le groupe ayant enregistré les plus fortes souscriptions sur l’année est Barclays, avec 18 milliards d’euros.
Depuis le début de l’année, les fonds d’actions spécialistes de l’Amérique latine affichent une performance de 13,6 % surtout du fait de leur forte exposition au Brésil, rapporte Cinco Días. Ce pays bénéficie à la fois de la reprise des matières premières, de taux d’intérêt élevés et de prévisions de croissance intéressantes. L’indice Bovespa a gagné 7,86 % depuis le 1er janvier, et même 17,89 % si l’on tient compte de l’effet de change et les fonds qui investissent seulement au Brésil affichent des performances voisines de 20 %. Pour Félix López, gérant chez Atlas Capital, la hausse du Bovespa s’explique par l'évolution positive des deux principales entreprises, Petrobras et CVRD, qui pèsent 32 % de l’indice. De plus, note Mercedes Camacho, d’IGF, le Brésil a favorisé l’entrée de capitaux grâce à un important différentiel de taux d’intérêt.
Entre fin janvier et mercredi, l’indice Baltic Dry est passé de 1070 à 2055, avant de corriger à 1989 jeudi, rapporte la Börsen-Zeitung. S’il ne faut pas surestimer ce phénomène parce que ce pourrait être simplement une réaction à l’effondrement de l’an dernier (11793 en mai 2008, 663 le 5 décembre), il n’en demeure pas moins que cet important indicateur économique non seulement ne baisse plus mais a entamé une forte remontée. Cela pourrait vouloir dire que l'économie mondiale a désormais passé son point d'étiage.
En janvier, les fonds commercialisés en Suède ont enregistré des souscriptions nettes de 3,9 milliards de couronnes suédoises, selon les dernières statistiques de Fondbolagens, l’association suédoise des fonds d’investissement. Les fonds actions ont enregistré une collecte nette de 2,6 milliards de couronnes et les fonds monétaires ont engrangé 1,7 milliard. Les fonds diversifiés ont aussi affiché un solde positif, de 0,2 milliard. En revanche, les hedge funds et les fonds obligataires ont accusé des rachats nets de respectivement 0,4 milliard et 0,2 milliard de couronnes suédoises.
Depuis le début de la crise des subprime, les fonds souverains des pays émergents ont investi 63,23 milliards de dollars pour prendre des participations dans des établissements financiers occidentaux, selon les calculs de Bloomberg, rapporte Expansión. Les principaux fonds concernés sont ceux du Qatar, du Koweit, de Singapour, de Chine et d’Abou Dhabi, qui ont investi dans des banques comme Citi, Morgan Stanley, Merrill Lynch, UBS et Barclays. D’autre part, les Etats, des deux côtés de l’Atlantique, ont apporté 628,93 milliards de dollars pour sauver le système financier.
Selon L"Agefi suisse, les banques cantonales ont profité de la crise de confiance qui s"est abattue sur les grandes banques en 2008 et ont attiré de nouveaux clients dans la gestion de fortune. Ils ont ainsi été 18.000 à rejoindre la Banque cantonale de Lucerne (LUKB) l"an dernier, a révélé l"établissement. Cette popularité grandissante s"est traduite par un afflux net de fonds de 2,88 milliards de francs, cinq fois plus important que celui de 2007. L"arrivée d"argent frais a même atteint un record à la Banque Cantonale de Saint-Gall (SGKB) en 2008, avec 3,9 milliards de francs. Mais cette collecte nette n"a pas toujours compensé la baisse des marchés. La masse sous gestion des deux établissements a soit reculé (à 27,1 milliards pour la LUKB), soit stagné (à 37,8 milliards pour la SGKB).
Alors que le métal jaune a vu son prix doubler depuis 2005, la catégorie «or et métaux précieux» comprenant 16 fonds répertoriés par Morningstar chute de 19,8 %. «Le prix d’une action dépend de multiples facteurs difficiles à évaluer comme les coûts de production et d’exploration, les réserves effectives de matière précieuse, la qualité du management, les aspects régionaux, politiques, fiscaux...», rappelle Les Echos, ajoutant que le bijou a un caractère précieux qui en fait «un bien durable, une monnaie en cas de besoin, une valeur refuge quand aucun autre placement ne paraît attractif à court terme».
En janvier, les hedge funds ont enregistré une performance de +1,53 %, selon le Lyxor Hedge Fund Index, calculé sur la base de la performance et des actifs des fonds de la plateforme Lyxor (groupe Société Générale). Sur le mois, la stratégie alternative ayant enregistré la meilleure performance est le «Fixed Income Arbitrage» avec +4,19 %, suivi de la stratégie " Special Situations» (+ 4,08 %) et la stratégie «CTAs Short Term» (+ 3,30 %).
Le patron de la Libyan Investment Authority a annoncé jeudi que son fonds et Mediobanca prévoyaient de lancer un fonds commun de 500 millions de dollars qui prendrait des participations dans des sociétés italiennes en difficulté, rapporte le Wall Street Journal.
Pour Florence Pisani, économiste chez Dexia AM, les taux longs resteront sages aux Etats-Unis comme en Europe et, pour le court terme, la BCE pourrait baisser sa garde de 50 à 100 points de base.Newsmanagers : pourquoi le plan de relance bancaire US suscite-t-il un tel scepticisme chez les investisseurs ?Florence Pisani : Ce plan, aussi positif soit-il, manque cruellement de précisions. On ne sait par exemple pas quels types d’actifs seront rachetés par la «bad bank», ni à quels prix. De même, l’emploi des 50 milliards de dollars destinés à aider les emprunteurs immobiliers en difficulté est flou. Enfin, Geithner a annoncé une augmentation de 200 à 500 voire 1.000 milliards de dollars de la taille du programme destiné à financer l"achat de créances titrisées adossées à de nouveaux crédits à la consommation ou aux PME, mais il faut rappeler que les premiers achats de ces créances titrisées n’ont toujours pas commencé !Par ailleurs, le plan de relance fiscal ? dont les marchés espéraient qu"il soit voté avant même l"entrée en fonction d"Obama ? vient à peine d"être voté par les Chambres et on n"en verra pas les premiers effets avant le début du printemps?Quel effet peut-on attendre de ce plan ?FP : Ce plan devrait soutenir l’activité au T2 et au T3. Il devrait ajouter 2 à 3 points de PIB sur chacun de ces trimestres, puis 1 point supplémentaire au T4. Le pari de l"équipe Obama est qu’ensuite la dépense privée prendra le relais, mais aussi que les prix d"actifs se stabiliseront. Si tel n"est pas le cas, le soutien retombera?Selon certains observateurs, la situation financière de la Russie pèse sur l’euro. Est-ce aussi votre point de vue ?FP : Non je ne pense pas que la situation des banques russes pèse sur l’euro même si la situation de la Russie, comme d"ailleurs celle de certains pays d"Europe de l"Est, est préoccupante.Pensez vous que les Etats vont se livrer à une surenchère en matière de taux pour drainer l'épargne des investisseurs institutionnels ?FP : Non. Les taux d"intérêt publics devraient rester bas assez longtemps et ce, malgré la dégradation des finances publiques. Pour que la croissance américaine redémarre, il est en effet essentiel que le coût du crédit pour les emprunteurs baisse? et donc aussi que les taux «sans risque» ne remontent pas. La Fed fera donc tout pour éviter de trop fortes tensions sur les taux longs américains? Elle a d"ailleurs déjà annoncé qu"elle maintiendra son taux directeur à 0-0,25 % pendant plusieurs mois.La Fed a aussi annoncé son intention de racheter des T-bonds si nécessaire. N’est-il pas paradoxal qu’un Etat se rachète lui même sa propre dette ?FP : Non, la Fed a toujours acheté des titres publics ! Elle le ferait bien sûr, cette fois, dans une autre logique, pour faire baisser les taux longs. Cela n"est toutefois pas non plus inédit : après la seconde guerre mondiale, la Fed avait fait savoir qu’elle était prête à cette éventualité de façon à permettre aux taux longs de rester bas, malgré un endettement public très important? et cela avait marché !Craignez-vous un redémarrage de l’inflation ?Non, pas à court terme en tout cas. Je pense qu"à l"horizon des prochaines années, le risque est plutôt celui de la déflation aux Etats-Unis que d"une résurgence de l"inflation.Quelles sont vos perspectives de taux d"intérêt ?FP : Notre scénario est celui d"une relative stabilité des taux longs, autour de 2,8 % aux Etats-Unis et un peu supérieurs à 3 % dans la zone euro. Quant aux taux courts, nous estimons que la BCE pourrait baisser son taux directeur d"au moins 50 points de base, voire peut-être de 100 points, si la situation économique de la zone continuait de se détériorer.
Selon l’Agefi, les fonds de LBO, face à l’absence des sorties en Bourse et des cessions financières comme à la faiblesse des sorties industrielles, peinent à céder leurs participations, ce qui allonge leur horizon de conservation. Selon Pierre de Fouquet, président de l’Afic, un décalage d’un ou deux ans dans les sorties aura un impact sur le TRI, mais il ne s’agit pas d’un problème structurel, précise le quotidien numérique.
Malgré la crise, la collecte globale des FIP et FCPI créés en 2008 a progressé de 22% en 2008 à environ 1,13 milliard d’euros contre 928 millions l’année précédente, selon l’enquête réalisée par l’Association française de la gestion financière (AFG) et l’Association française des investisseurs en capital (Afic). Elle s'élève à 562 millions d’euros pour les 46 FIP créés l’an dernier et à 567 millions pour les 41 FCPI contre respectivement 333 et 595 millions. Au total, 87 fonds d’investissement ont été créés et commercialisés en 2008 par 33 sociétés de gestion qui ont assuré la collecte auprès de 145 000 souscripteurs, dont 80 000 pour les FCPI et 65 000 pour les FIP.Cette évolution est due pour l’essentiel à la loi TEPA d’août 2007 qui a permis aux souscripteurs de parts de fonds de capital investissement redevables de l’ISF de bénéficier de mesures d’abattement. Les professionnels du capital investissement se félicitent de cette mesure qu’ils avaient vivement souhaitée. Dans les prochains mois, les fonds devraient investir au moins 680 millions d’euros dans les PME et entreprises innovantes au titre de la collecte réalisée courant 2008, en prenant pour hypothèse la part minimum de 60% de l’actif net investi en entreprises éligibles pour les FCPI et les FIP. Les FCPI, qui devraient investir au minimum 340 millions d’euros dans des sociétés innovantes au cours des prochaines années, déclarent vouloir investir en priorité dans le secteur de l’informatique, des biotechnologies et du médical, des télécoms et sur des projets orientés développement durable. Les FIP, qui devraient également investir un minimum de 340 millions au cours des prochaines années, veulent concentrer leurs investissements dans les régions Ile-de-France, Bourgogne et Rhône-Alpes. A noter que deux FIP sont spécialisés sur une seule région, respectivement la région Corse et la région Poitou Charente, et que FIP gérés par une société de gestion ciblent des entreprises situés en Grèce.
La crise actuelle va renforcer l’intérêt de l’investissement socialement responsable chez les investisseurs institutionnels dans les années à venir. Ils sont 86 % à le penser, selon un sondage réalisé en janvier par Seeds Finance pour Sparinvest auprès de 39 directeurs des investissements ou responsables des placements d’institutions françaises représentant plus de 300 milliards d’euros d’encours. Lorsqu’il s’agit de passer à l’acte, les candidats sont moins nombreux, mais tout de même 71 % des répondants estiment que la crise va renforcer l’intérêt de l’ISR, en particulier dans leurs propres portefeuilles.Commentant les résultats de cette étude jeudi à Paris, Ulrika Hasselgren, fondatrice et directrice général d’Ethix, une société de conseil dans l’ISR basée à Stockholm, estime que cet intérêt plus marqué s’explique d’une manière générale par le fait que la crise a braqué les projecteurs sur les mauvaises pratiques des entreprises. Pour elle «la crise constitue pour les investisseurs une occasion de bâtir une nouvelle forme d’investissement plus durable». Aujourd’hui, 56 % des institutions ou sociétés interrogées ont intégré une démarche ISR en général. Si on restreint les choses à la gestion financière, 45 % du panel déclare avoir intégré l’ISR dans le processus d’investissement et la sélection de gérants. Mais tous ne sont pas impliqués de la même manière. Ainsi, il y a d’un côté les «timides», selon Benoît Schouler, directeur général de Sparinvest en France, pour qui l’ISR représente moins de 1 % de l’allocation globale (35 % de la population). Et de l’autre, les «impliqués», qui ont plus de 10 % d’ISR dans leurs portefeuilles (24 %). La manière d’investir diffère également selon les investisseurs. 32 % ont retenu une approche «développement durable, nouvelles thématiques», tandis que l’approche «best in class» et ESG est à privilégiée par 22 % d’entre eux. Dernier enseignement de cette étude, 95 % des investisseurs sont sensibles à la qualité du reporting sur les variables extra financières lorsqu’ils sélectionnent un fonds ISR.
Le total de l’argent redistribué aux actionnaires n’a que légèrement fléchi, et ce malgré la crise. Selon Les Echos, les entreprises de l’indice CAC 40 ont racheté 11,2 milliards de leurs propres actions et versé presque 43 milliards de dividendes en 2008. Les analystes s’attendent à une diminution de 20 à 30 % cette année des dividendes versés, précise le quotidien.
Selon Le Figaro, Le CAC a cédé 2,09 % hier, retombant ainsi sous le seuil des 3 000 points, perdant ainsi 8% depuis le début de l’année après avoir abandonné 42% en 2008. Les valeurs bancaires ont poursuivi leur baisse, BNP Paribas restant notamment sous pression (? 5,47 %) après le rejet du rachat de Fortis.
Selon L"Echo, les pays émergents, massacrés l"an dernier, ont repris de la vigueur depuis le 1er janvier, surperformant de loin les Bourses européennes et américaines. Les rebonds sont particulièrement marqués dans les BRIC. L’indice composite de la Bourse de Shanghai signe une hausse de plus de 23 % cette année, soit la meilleure performance des Bourses mondiales. L’indice Micex de la Bourse russe a progressé de 18 % depuis le 1er janvier et le Bovespa de la Bourse de Sao Paulo de 8,8 %. Avec un recul de moins de 2 %, l’indice Sensex de la Bourse de Bombay réalise néanmoins la quatrième meilleure performance des 15 premiers marchés boursiers mondiaux. Les valorisations encore trop élevées ne permettraient toutefois pas de compenser les risques.
Nouveau chapitre de l’affaire Madoff. Les avocats s’intéressent aujourd’hui à la responsabilité des avoirs investis et plus précisément à la responsabilité du dépositaire, rapporte Les Echos. «UBS et HBSC ont endossé ce rôle, respectivement pour les sicav luxembourgeoises Luxalpha et Herald», rappelle Les Echos, ajoutant que les sicav ont été retirées de la liste officielle des organismes de placement collectif (OPC) de la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF). L’autorité de régulation luxembourgeoise n’indique pas la cause principale du retrait des fonds Herald et Luxalpha. «Mercredi, le cabinet de conseil aux actionnaires Deminor a lancé une deuxième procédure au Luxembourg afin d’obtenir le détail des contrats signés entre Luxalpha, Access Management Luxembourg, UBS Luxembourg et BMIS, la société d’investissement de Madoff», ajoute Les Echos.
A quelques heures de l’ouverture du G7 Financs et alors que le scepticisme s’installe quant à l’efficacité du plan de relance Obama, l’euro regagnait du terrain face au billet vert vendredi à 1,2904 dollar pour un euro contre 1,2861 la veille.
Selon le site Boursorama, qui se fait l'écho d’une dépêche de Reuters, le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, a estimé jeudi que la crise financière mondiale n’avait pas encore complètement atteint l'économie réelle et que ##2009 sera certainement une année plutôt mauvaise pour la croissance, et pas seulement dans les économies avancées, mais également dans les économies émergentes#.
MPC Münchmeyer Petersen Capital AG (dont l’action figure dans le SDax) a annoncé avoir réalisé l’augmentation de capital décidée le 16 janvier par le directoire. L’opération s’est effectuée par l'émission de 19 actions nouvelles pour 50 anciennes à un prix unitaire de 8 euros, ce qui a généré au total 48,5 millions d’euros. Cela porte le capital à 121 millions d’euros et le quotient des fonds propres à environ 50 %. Le flottant se situe à 33,25 %. Le gestionnaire de fortune et d’actifs est contrôlé principalement par MPC GmbH (29,79 %) et le luxembourgeois Corsair III Investments (29,90%).