Selon La Tribune, l’hypothèse d’une entrée de l'État au capital du futur groupe issu de la fusion des Banques Populaires et de l"Écureuil ne suscite pas l"enthousiasme et le conseil de surveillance de l"Ecureuil a voté, jeudi, à une quasi-unanimité contre l’entrée potentielle de l'État. Dans un communiqué conjoint, les deux banques qui semblent s'être mis d’accord sur un périmètre de fusion acceptable, insistent sur le « caractère mutualiste du nouvel ensemble», ce qui est une manière d"indiquer à l"Etat que sa présence n"est pas requise, commente le quotidien.
Selon le Financial Times Deutschland, cité par Reuters, le parquet de Bochum dirige une enquête sur le prince Max von und zu Liechtenstein, directeur général du groupe LGT, du fait de soupçons d'évasion fiscale. « LGT Group a publié un communiqué jeudi soir pour dire que le prince coopérait avec les autorités chargées de l’enquête », précise Reuters.
Le fonds de private equity Sator va prendre la majorité de Banca Profilo en souscrivant une augmentation de capital de 110 millions d’euros sur la base de 20 cents par action. Cette transaction marque le retour sur le devant de la scène de Matteo Arpe, le directeur général et principal actionnaire de Sator, note The Wall Street Journal, rappelant que l’intéressé avait été le CEO de Capitalia avant l’acquisition de cette dernière par UniCredit en 2007.
Selon La Tribune, un plan de soutien bancaire se prépare à Dubaï et cette perspective a suffi à ranimer la Bourse (+ 5,38 % jeudi et + 8 % sur la semaine). « « Si nous voulons que les banques prêtent encore au secteur immobilier, le gouvernement va devoir s’atteler à les y aider », a ainsi déclaré le sultan Ahmed bin Sulayem, en charge de l"évaluation économique, rapporte La Tribune.
Asoka Wöhrmann, qui va devenir directeur de la gestion obligataire de DWS en remplacement de Heinz Fesser, a indiqué au Financial Times Deutschland que la société de gestion de la Deutsche Bank envisage de ramener de 70 à 30 le nombre de ses fonds obligataires et de tailler «drastiquement» aussi dans le nombre de ses fonds monétaires. La gamme obligataire sera composée de fonds au profil de risque plus clairement lisible. Pour les monétaire, il y aura deux sous-groupes de risque qui investiront dans des titres d'échéances différentes.
BGF US Flexible Equity Fund est géré par Bob Doll chez BlackRock. Le compartiment de la SICAV luxembourgeoise BGF, investi majoritairement en grandes capitalisations américaines, réalise depuis le début de l’année une performance de 5,23 %. Alors que les mauvaises nouvelles s’accumulent sur les marchés boursiers du monde entier, Bob Doll manifeste #un optimisme prudent# pour cette année, pourtant caractérisée par une #méchante récession# («nasty recession»). #2009 verra les actifs risqués surperformer les Treasuries et le cash#, affirme le directeur de la gestion actions de BlackRock. Il estime que le point bas sur le marché américain a été atteint en novembre 2008, et anticipe une croissance de 10 à 12 % des actions américaines cette année. Plusieurs éléments plaident en faveur des actions US, #comme l’injection massive d’aides publiques, les incitations fiscales et la baisse du pétrole, sans oublier la faible valorisation des actions qui sont devenues très peu chères#, explique Bob Doll. D’un point de vue sectoriel, le gérant du BGF US Flexible Equity Fund favorise actuellement le secteur de l'énergie. #Les valeurs de ce secteur sont peu chères et bénéficieront de la problématique offre/demande sur le long terme#, estime Bob Doll. Le gérant maintient également une supondération défensive sur les valeurs de santé, #caractérisées par une bonne visibilité et des valorisations attrayantes#. Enfin, les technologies de l’information plaisent au gérant pour leur management prudent, #qui a su tirer les leçons de la bulle technologique du début de la décennie#, souligne Bob Doll, qui reste à l'écart des secteurs comme la consommation, les financières et les industrielles. Parmi les valeurs présentes dans le portefeuille du BGF US Flexible Equity Fund, on retrouve Amgen, Johnson & Johnson, Eli Lilly, Pfizer et Wellpoint pour la poche #valeurs de santé#; Accenture, Broadcom, Hewlett Packard, Symantec et Xerox chez les valeurs de technologie d’information; et Chevron, Anadarko Petroleum, Conoco Philips ou encore Valero Energy issues du secteur de l'énergie.
Selon La Tribune, le fonds d’investissement américain TPG essuie toutes les calamités qui frappent l’industrie du capital-investissement. Le géant du marché du LBO, avec quelque 30 milliards de dollars d’actifs sous gestion, a réduit la taille de son dernier fonds, en proposant à ses investisseurs de leur restituer une parie de leur mise.Par ailleurs TPC Capital pâtit toujours de ses pertes financières, dont celles enregistrées à l"automne 2008 avec la banque américaine Washington Mutual, indique La Tribune.
Pour 2008, Morningstar a réalisé un bénéfice d’exploitation consolidé en hausse de 18,6 % à 139,1 millions de dollars pour un chiffre d’affaires en augmentation de 15,5 % à 502,5 millions. Son bénéfice net est ressroti à 92,5 millions de dollars ou 1,88 dollar par action, contre 73,9 millions et 1,53 dollar pour 2007.Joe Mansueto, chairman et CEO, a estimé que l’exercice écoulé a été globalement bon, mais que la hausse du chiffre d’affaires a significativement ralenti au quatrième trimestre. Il a souligné aussi que 13 % du chiffre d’affaires sont liés à des commissions assises sur des actifs, de sorte que la forte baisse des marchés a eu un impact négatif sur les rentrées.
Investment news rapporte que, selon une note interne de Citigroup, John Longley quitte son poste de CEO de Citi Private Bank pour les Etats-Unis et le Canada, pour se consacrer à d’autres défis#. Il est remplacé provisoirement par Mark connolly et Richard Ditzio en tant que co-CEOs sous la responsabilié de Ned Kelly, global banking head. Mark Connolly était jusqu'à présent responsable des activités de gestion de fortune de la banque aux Etats-Unis (ce qui couvre également Citi Fiduciary Services) tandis que Richard Ditzio était responsable de la clientèle privée haut de gamme.
Le cabinet d’avocats Cremades & Calvo Sotelo, qui a déjà coordonné les procédures à l’encontre de la banque dans l’affaire Madoff, a indiqué jeudi que des souscripteurs du fonds immobilier Santander Banif Inmobiliario ont l’intention de porter plainte contre le Santander, rapporte le Handelsblatt. Ils reprochent à la banque d’avoir organisé et aggravé la pénurie de liquidités du fonds.
Le Santander a annoncé jeudi que 70 % de ses clients particuliers affectés par l’affaire Madoff, ceux qui avaient investi dans le fonds Optimal Strategy US Equity, ont accepté l’offre de dédommagement que leur a faite la banque espagnole tandis qu’entre 7 et 9 % l’ont refusée et ont préféré poursuivre leur action en justice commune contre l'établissement, rapporte Cinco Días.
Selon Le Figaro, si les autorités suisses refusaient de transmettre les noms des clients américains les plus fraudeurs aux autorités du pays, la banque pourrait perdre son droit d"exercice aux États-Unis. La justice US exige maintenant que la banque lui révèle l"identité de 52000 titulaires de comptes secrets illégaux sur lesquels seraient déposés 14,8 milliards de dollars, après avoir déjà obtenu l’identité de 300 clients, dont certains ont d’ailleurs décidé de porter plainte contre l’enseigne suisse pour violation du secret bancaire.
Renta 4 a notifié à la CNMV qu’au 31 décembre son fonds de hedge funds Pictet, le Mosaic Iberia, a accusé en une seule journée des demandes de rachat portant sur plus de 20 % de son encours, indique Funds People. A fin novembre, l’encours était de 1,75 million d’euros.
Les frais de gestion sont demeurés stables l’an dernier dans pratiquement toutes les classes d’actifs, selon l’enquête réalisée par Mercer sur l'évolution des commissions («2008 Asset Manager Fee Survey»). Mais en 2009 et au-delà, les pressions à la baisse vont se multiplier notamment du côté de la gestion alternative, en raison des résultats mitigés enregistrés en 2008. L’enquête montre aussi que ce sont les stratégies d’investissement alternatives qui pratiquent les commissions les plus élevées. Selon Mercer, les investisseurs institutionnels ne sont plus disposés à payer un pourcentage aussi élevé de l’alpha potentiel, tout particulièrement pour les stratégies les plus complexes.
La société de gestion indépendante Gartmore a nommé John Andersen responsable credit de l'équipe fixed income. Transfuge de Rensburg Fund Management où il a passé neuf ans, John Anderson aura en charge le secteur corporate (corporate bond, institutional corporate bond, high yield corporate bond, et Sicav sterling corporate bond funds).
Citigroup remplace Nick Roe, qui était European and global head of prime finance depuis mars 2008 et qui devient global head of prime finance, par Mark Harrison, COO de Cheyne Capital, en tant que European head of prime finance. Hedge Week rapporte que l’impétrant, qui avait créé Carlyle blue Wave après avoir quitté la Deutsche Bank où il était international head of prime brokerage and securities lending, sera chargé de coiffer la prêt de titres et le prime brokerage de Citi pour l’Europe et sera basé à Londres, comme Nick Roe.
Baring Asset Management annonce trois modifications majeures à son fonds Baring Directional Global Bond Trust qui seront effectives à compter du 10 mars 2009. Le fonds, rebaptisé Baring Absolute Return Global Bond Trust, sera désormais classé comme un fonds de performance absolue (absolute return) au lieu de global bond et une part institutionnelle sera introduite. Le changement de classification fait suite à la décision de l’IMA (Investment Management Association) prise l’an dernier d’introduire un secteur absolute return que Barings a jugé plus approprié pour décrire ce fonds.
L’agence spécialiste de la gestion du risque et du gouvernement d’entreprise reprend Innovest, le fournisseur de recherche IRS à destination de la communauté des investisseurs institutionnels. RiskMetrics propose déjà de la recherche ISR à plus de 350 établissements internationaux. Innovest représente une force de frappe d’une cinquantaine d’experts.
Sal. Oppenheim a annoncé jeudi qu’elle regroupe ses participations dans un holding indépendant dont le financement sera intégralement apporté par les quelque 40 actionnaires familiaux, lesquels ont par ailleurs tout récemment souscrit une augmentation de capital de 200 millions d’euros.Le holding portera les participations de 28,6 % dans Arcandor, de 20 % dans IVG Immobilien ainsi que les 20 % de Continental détenus pour le compte de Schaeffler et la nouvelle filiale Sal. Oppenheim Private Equity Partners. Cette opération permet à la banque privée de se concentrer sur les métiers de la gestion de fortune et de la banque d’investissement.
L"ISDA (International Swaps and Derivatives Association) indique dans un communiqué que les principales banques se sont engagées par le biais d"un courrier adressé au commissaire européen Charlie McCrrevy dans la voie d"une compensation centralisée pour les CDS. « Cet engagement fournit la base d"un dialogue constructif avec la Commission européenne, à la fois pour les dispositifs de compensation centrale et pour les questions réglementaires afférentes», a déclaré à cette occasion le président de l"ISDA, Eraj Shirvani. Selon l"ISDA, les banques ont promis de « travailler étroitement avec les fournisseurs d’infrastructures, les régulateurs et la Commission européenne pour résoudre les problèmes encore en suspens sur les plans technique, réglementaire, légal et pratique ». Les cosignataires du courrier sont Barclays Capital, Citigroup Global Markets, Credit Suisse, Deutsche Bank, Goldman Sachs, HSBC, J.P. Morgan, Morgan Stanley and UBS.
Selon Le Financial Times, dans le cadre de l’enquête du fisc contre UBS, accusé d’avoir favorisé l'évasion fiscale de clients américains, la banque suisse a décidé d’accepter un règlement. Elle s"est engagée à verser aux autorités américaines une amende de 780 millions de dollars. Le secret bancaire sera levé pour certains clients.
Selon L"Agefi suisse, l"Union européenne revendique le même traitement que les Etats-Unis, suite aux concessions d"UBS à l"administration américaine. Le quotidien cite notamment Maria Assipakopoulou, la porte-parole du commissaire européen à la fiscalité, Laszlo Kovacs, qui a «favorablement accueilli le fait qu"une assistance de la Suisse ait été possible» et souligné que «si une demande similaire (à celle des Etats-Unis) est formulée par un Etat membre de l"Union européenne, elle doit assurément être traitée de la même façon».
Une fois de plus, le constat est sans ambiguité. A l"occasion de la publication d"un rapport sur l"état des lieux en matière d"infrastructures post-marché, le Comité européen des régulateurs de marchés (CESR) souligne que « beaucoup reste à faire pour éliminer les obstacles existants pour créer un marché unique des services post-marché ».
La banque privée Reichmuth & Co a déploré jeudi que l’Autorité de surveillance des marchés financiers (Finma) lui ait refusé l’autorisation de créer une «side pocket» sur environ un quart de l’encours du fonds de hedge funds Matterhorn sinistré à hauteur de 8,5 % par ses investissements «Madoff» (lire notre article du 15 décembre 2008). Dès lors, ce fonds va être liquidé, et environ 50 % de l’encours seront remboursés aux porteurs en avril. Le reliquat sera versé trimestriellement et Reichmuth compte que les remboursements seront bouclés au plus tard pour la fin de 2010. En attendant, comme le fonds a généré une performance moyenne de 7,4 % par an depuis le lancement en 1997 jusqu'à fin 2008 contre 4,2 % pour le HFRI fund of funds index, Reichmuth a décidé de lancer prochainement un autre produit mettant en ?uvre la même stratégie.
Selon Le Financial Times, le London Stock Exchange (LSE) a rejoint le consortium emmené par le courtier britannique ICAP, qui compte une dizaine de banques d’investissement donc Société Générale et Morgan Stanley. Le consortium a pour objectif de racheter la chambre de compensation londonienne LCH.Clearnet.
Credit Suisse a annoncé jeudi que l’augmentation de capital de 200 millions de francs suisses du CSA Real Estate Switzerland (CSA RES) a attiré des souscriptions de 1,07 milliard de francs. Le fonds affichait fin janvier un portefeuille de plus de 4 milliards. Credit Suisse indique aussi qu’une nouvelle période de souscription pourrait être ouverte eu deuxième trimestre pour ce fonds qui était fermé aux investisseurs depuis le 8 janvier 2004.
La banque privée zurichoise a vu son bénéfice net amputé de plus de moitié l’an dernier par rapport à 2007, à 112,8 millions de francs. Le résultat d’exploitation a reculé de 24% à 756 millions de francs suisses.Cela dit, à l’instar d’autres établissements suisses, Vontobel a aussi bénéficié de la perte de confiance de la clientèle de l’UBS et du Credit Suisse. L’afflux d’argent frais s’est inscrit à 3,9 milliards de francs l’an passé, dont 2,8 milliards du côté des clients privés et 1,1 milliard dans la gestion institutionnelle. En raison toutefois des turbulences sur les marchés financiers, les actifs sous gestion se sont contractés de 22% à 62,4 milliards de francs suisses. Le conseil d’administration proposera aux actionnaires un dividende 1,20 franc suisse. Malgré le tassement des revenus, du bénéfice et des actifs sous gestion, Vontobel veut maintenir ses objectifs tout en réduisant ses coûts et ses effectifs. Le groupe vise des économies entre 40 et 50 millions de francs supplémentaires d’ici à la fin 2010. Dans ce contexte, l’administration des fonds pourrait être externalisée. Mais le groupe compte malgré tout franchir le cap des 100 milliards de francs d’actifs en 2010. En banque privée, «la montée en régime des activités sur le marché allemand sera poursuivie de manière systématique», indique le communiqué. La Bank Vontobel Europe AG, qui a obtenu une licence bancaire complète de la Bafin, sera opérationnelle au printemps 2009.
Dans un entretien à L"Agefi suisse, Thierry Ashcroft, avocat inscrit aux Barreaux de Bruxelles, Luxembourg, Madrid et Genève et professeur à l"Université libre de Bruxelles, estime qu"en matière de secret bancaire, «tout dépend de ce qui se passera au niveau mondial. Les seules attaques à redouter, ce sont celles qui pourraient venir de l"OCDE et du G7,8 ou 20. Dans ce contexte, c"est paradoxalement un Etat communiste, la Chine, qui détient la clé du secret bancaire. C"est en effet à Hong Kong qu"il est le mieux protégé ? Pékin en a besoin. Aussi longtemps que Hong Kong tiendra bon, le secret bancaire survivra partout sous une forme ou sous une autre. Or, Hong Kong est jusqu"à présent resté sourd aux appels de l"Union européenne et Singapour s"abrite derrière lui ».
Les pays dits émergents vont prendre plus d"importance au sein de l"Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV ou IOSCO). Le Comité technique de l"OICV, qui compte actuellement quatorze participants, a décidé d"inviter trois poids lourds de l"économie mondiale à devenir membres à part entière, à savoir le Brésil, la Chine et l"Inde. Les autorités de marchés de ces trois pays (CVM pour le Brésil, CSRC pour la Chine et Sebi pour l"Inde), déjà membres du Comité des marchés émergents de l"organisation, devraient rejoindre le Comité technique à l"occasion de sa prochaine réunion de juin. « Les nouveaux membres ont été choisis sur la base de la taille de leurs marchés de capitaux, le caractère international de leur marchés et le développement de leurs autorités et systèmes réglementaires », indique l"OICV dans un communiqué.
Dans un entretien à L"Agefi suisse, Charles Poncet, avocat à Genève, estime qu"avec la communication des noms des clients d"UBS, « les Américains ont bien joué le coup et on ne peut que déplorer la veulerie d"UBS » qui n"a pas pris ses responsabilités car « plutôt que de se se confondre en excuses auprès de ces clients et d"assumer sa décision de les trahir, la banque a choisi de demander à la Finma (l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers) de la couvrir. Car celle-ci n"aurait jamais ordonné la diffusion de ces noms de son propre chef, et sans véritables bases légales ».