Norbert Walter, chef économiste de la Deutsche Bank, a révisé ses prévisions pour 2008. Au lieu d’une baisse du PIB allemand de 4 %, il escompte désormais un plongeon de 5 %, voire davantage si une reprise ne se manifestait pas à partir de cet été, rapporte Die Welt. Pour Norbert Walter, il faut pour sortir de la crise un programme de relance coordonné à l'échelon mondial, sous la direction du président américain Obama, pour générer une augmentation des dépenses publiques et privées.
Thorsten Michalik, qui dirige l’activité ETF de la Deutsche Bank, n’exclut pas que l’encours de ces fonds en Europe atteigne les 150 milliards d’euros dès cette année (au lieu de fin 2010, comme officiellement prévu par sa maison) et 180 milliards à la fin de l’an prochain, rapporte le Handelsblatt. Le boum des ETF attire les émetteurs. Le Credit Suisse, dont l’encours d’ETF est de 4 milliards d’euros, a l’intention de faire coter plusieurs de ces produits en Europe, et entre autres en Allemagne, vers le milieu de cette année. Crédit Agricole Asset Management prévoit d'élargir sa gamme à 70 produits pour la fin de l’année contre 24 actuellement.Il y a également beaucoup de rumeurs concernant les gestionnaires américains (Goldman Sachs, Morgan Stanley, JPMorgan, State Street et Vanguard) qui voudraient se lancer sur le marché européen, mais rien de concret pour l’instant.
Tandis que BGI estimait récemment que l’encours des ETF européens s'était accru en dollars de 11,2 % en 2008 à 142,82 milliards (lire notre dépêche du 16 janvier), db x-trackers (Deutsche Bank) rapporte que le marché européen a gonflé en euros de 24,3 % ou de 22,1 milliards, à 112,9 milliards fin décembre. Trois émetteurs se partagent plus des trois quarts du marché : 38 % pour Barclays Global Investors (avec les IShares), Lyxor (Société Générale) avec 22 % et db x-trackers (16 %). Au total, les ETF ont enregistré en Europe des souscriptions nettes de 52,4 milliards d’euros alors que toutes les autres catégories de fonds accusaient des sorties nettes de 357,4 milliards. D’ailleurs, db x-trackers souligne que ces rentrées nettes ont compensé l’effet de marché négatif dans un environnement où l’indice MSCI Europe a perdu 48,2 % l’an dernier.Pour db x-trackers, le marché européen des ETF devrait poursuivre son expansion et atteindre 150 milliards d’euros pour la fin de l’année prochaine. Cela devrait provenir d’innovations avec des ETF à base de swaps dans le domaine obligataire et surtout de souscriptions de la part de fonds de pension.
Les grandes maisons de hedge funds développent de manière agressive leurs gammes Ucits, une structure censée offrir une protection élevée aux investisseurs, constate le Financial Times Fund Management du 23 février. Brevan Howard, qui gère 25 milliards de dollars, devait lancer lundi son premier fonds Ucits III. GLG Partners et Odey Asset Management ont de leur côté attiré des souscriptions dans leurs gammes Ucits au quatrième trimestre.
D’après Watson Wyatt, l’exposition des fonds de pension aux actions, qui était déjà revenue de 59,7 % fin 2005 à 55 % fin 2007, a chuté en moyenne à 41,5 % fin 2008, indique Pensions & Investments. Cette diminution constatée à l'échelon mondial a également affecté l’Europe, puisque l’allocation moyenne aux actions a baissé au Royaume-Uni à 48,5 % contre 56 % en 2007 tandis qu’elle chutait aux Pays-Bas à 25,8 % contre 37,6 %. En Suisse, la part réservée aux actions a été réduite à 20,6 % contre 30,4 %. En France, le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) a indiqué que son allocation aux actions se situait à 49 % fin décembre contre 64,5 % un an auparavant.Les consultants, gérants et dirigeants des fonds de pension sont d’avis que la part dévolue aux actions ne remontera pas à son niveau d’avant la crise. Selon Paul Price, directeur de la gestion institutionnelle chez Pioneer Investments, l’allocation aux actions se stabilisera probablement sur le long terme aux alentours de 40 % du portefeuille total plutôt qu'à 60 %. John Griffiths, directeur du conseil stratégique chez SEI Investments, partage cette opinion, soulignant que le maître-mot est désormais la diversification.
A l’issue de la séance du lundi 23 février, le Dow Jones a terminé en repli de - 3,41% à 7.114,78 points, soit son plus bas niveau de clôture depuis mai 1997.
J.P. Morgan Chase & Co a réduit son dividende trimestriel de 87 % à un nickel (5 cents) par action afin de regonfler son matelas de liquidités et de pouvoir rembourser plus vite le prêt de 25 milliards de dollars reçu du gouvernement dans le cadre du programme TARP, rapporte The Wall Street Journal. Cela a d’autant plus surpris que la banque passe pour la plus saine des établissements américains et que le PDG Jamie Dimon a encore affirmé à la mi-janvier que la banque n’avait aucun problème pour servir son dividende trimestriel de 38 cents par action. Il vient d’ailleurs de dire que l’abaissement annoncé ne reflète aucun problème inattendu et qu’en fait la banque demeure bénéficiaire plus ou moins dans les proportions attendues par Wall Street. En revanche, cela permettra à J.P. Morgan Chase d'économiser 5 milliards de dollars par an.
Selon le Wall Street Journal, l’Alternative Investment Management Association (Aima) va proposer mardi des mesures visant à obliger les sociétés de gestion de hedge funds à s’ouvrir. Les dispositions incluent notamment l’enregistrement auprès des régulateurs et des contacts réguliers avec les autorités. Ces mesures interviennent alors que la tendance est à un renforcement de la régulation des hedge funds.
#Le modèle du hedge fund devrait demeurer très puissant#, a déclaré hier le président du Hedge Funds Standards Board, Antonio Borges. A l’occasion d’un séminaire sur l’avenir de la régulation des marchés financiers, Antonio Borges a rappelé que les hedge funds, souvent considérés comme le #maillon faible# du système financier avant l'éclatement de la crise, ont prouvé depuis leur résistance. #Les hedge funds sont des organisations très prudentes. On oublie trop souvent que leur effet de levier est de 1,5 ?jusqu'à 2 il y a deux ans- alors que les banques se sont permis des leviers de 30, 40, voire plus#, a souligné Antonio Borges. #Les investisseurs qui prennent des risques doivent être encouragés, c’est fondamental pour la prospérité économique#, a-t-il insisté en rappelant que les hedge funds sont régulés en Europe. Il a toutefois admis qu’il était peut-être possible d’aller plus loin en mettant en place une charte internationale de dispositions basées sur des principes. #Il me semble que les propositions de Madame Lagarde vont dans ce sens#, a-t-il indiqué.
Standard & Poor’s (S&P) annonce avoir abaissé la note de contrepartie de crédit long terme du capital investisseur 3i Group PLC, de «A-" à «BBB+". L’abaissement est justifié par des perspectives bénéficiaires incertaines et un profil financier «qui n’est pas suffisamment solide pour une société notée en catégorie A», constate l’agence de notation.
Selon Hedge Fund Research (HFR), les hedge funds investissant dans les pays émergents ont accusé l’an dernier leur plus mauvais résultat depuis le début de la série statistique, avec une perte de presque 37 %, rapporte Hedge Week. Quant à l’encours, il a chuté de 43 % sur fin 2007, à 67 milliards de dollars, notamment à cause de remboursements nets de 6,7 milliards durant le dernier trimestre. Toutefois, HFR précise que sur la période 1990-2008, les hedge funds spécialistes des marchés émergents ont affiché une performance annuelle de 13 % avec une volatilité similaire à celle de l’indice S&P 500 qui n’a pour sa part gagné que 7,3 % par an sur la même période.
Selon La Tribune, le Crédit du Nord a annoncé hier que son profit 2008 est en baisse de près de 26% à 252,7 millions d’euros, suite à des turbulences dans son activité de gestion d’actifs.
Cholet Dupont Partenaires donnera accès aux conseillers en gestion de patrimoine, dès le 2 mars, à la nouvelle version de son extranet. Une des nouveautés proposées est l"intégration d"un outil fourni par Quantalys, permettant une allocation d"actifs en fonction des profils clients, qui peuvent être réalisés en ligne, ainsi que des analyses et des optimisations de portefeuille et la mise à disposition d"un comparateur de fonds, l"ensemble des résultats pouvant être enregistrés.
Au titre de 2008, le groupe VP Bank accuse une perte de 80,3 millions de francs suisses contre un bénéfice net de 161,5 millions pour 2007. L'établissement a en effet dû procéder à des dépréciations d’actifs de 172 millions de francs, dont 117 millions ont pesé sur le compte de résultat. Le bénéfice d’exploitation hors dépréciations d’actifs et autres éléments exceptionnels a diminué de 3 % à 330,7 millions et le coefficient d’exploitation s’est détérioré à 67,8 % contre 46,7 %.La banque précise que son conseil d’administration a décidé le 19 février de prendre dans son portefeuille des titres qui figuraient dans ceux de ses fonds monétaires pour un montant de 293 millions de francs, ce qui s’est traduit par une charge supplémentaire de 68,1 millions de francs, la valeur de ces titres ne correspondant pas à leur valeur comptable. VP Bank compte proposer à l’assemblée générale du 24 avril le versement d’un dividende de 2,50 francs suisses contre 11 francs par action au porteur et de 25 centimes contre 1,10 franc par action nominative. Enfin, les dirigeants de la banque ont l’intention de communiquer à la presse et aux analystes le 10 mars le détail des mesures d'économies qui seront prises cette année et qui sont censées générer une diminution «d’au moins 10 %» des charges.
Selon La Tribune, Nomura a annoncé lundi qu’il allait lancer une augmentation de capital de 36 % d’un équivalent de 2,8 milliards d’euros tandis que la banque Mizuho a émis pour 850 millions de dollars d’actions privilégiées, levant ainsi 4,5 milliards de dollars depuis avril dernier.
Le gestionnaire espagnol de fonds alternatifs Valorica (Valorica Global, Valorica Macro et Valorica Alfa) se prépare à faire son entrée dans le monde de la gestion traditionnelle et va enregistrer ses produits en Irlande, rapporte Funds People. D’autre part, il a recruté Carlos Oses, qui a quitté BNY Mellon Asset Management depuis quelques mois et qui sera le nouveau responsable des relations avec la clientèle. Apparemment, il remplace à ce poste Andrés Lantero Moreno.
Selon le Financial Times, Lord Skidelsky, historien et biographe de John Maynard Keynes, prévoit de quitter le conseil d’administration de Greater Europe, un hedge fund géré par la société allemande Wermuth Assset Management et qui a perdu plus de 90 % l’an dernier après avoir investi dans des actifs russes. Une autre personnalité compte aussi partir : Garret FitzGerald.
Selon le Wall Street Journal, un fonds de hedge funds détenu par le fils et le frère du vice-président Joe Biden était commercialisé exclusivement par des sociétés contrôlées par R. Allen Stanford, le financier accusé d’une fraude de 8 milliards de dollars. Ce fonds de 50 millions de dollars, appelé Paradigm Stanford Capital Management Core Alternative Fund, était le fruit de la collaboration entre Paradigm Global Advisors, la société des membres de la famille de Biden, et Stanford Financial Group. Le fonds a proposé de restituer les 2,7 millions de dollars reçus de la société de Stanford, précise le WSJ.
La branche de capital risque de Lehman Brothers Holdings va devenir une société indépendante, rapporte le Wall Street Journal. L’entité va abandonner le nom de Lehman Brothers Venture Partners pour celui de Tenaya Capital. Elle aura 750 millions de dollars sous gestion.
Le président du Comité européen des régulateurs (CESR), Eddy Wymeersch, ne fait pas mystère de ses revendications. Alors qu’un rapport récent du CESR a une fois de plus bien mis en lumière les disparités d’application des règles, #le CESR peut seulement exposer ces différences#, a déploré hier Eddy Wymeersch à l’occasion d’un séminaire sur l’avenir de la régulation des marchés. Comment le CESR, qui ne dispose d’aucun pouvoir juridique contraignant, peut-il alors être davantage présent dans le champ normatif ? Tout en évoquant les solutions institutionnelles qui pourraient être envisagées (comme la création d’une agence) mais qui ne le seront pas sans une forte volonté politique, le président du CESR a estimé qu’il pourrait être envisagé de donner plus de poids aux recommandations d’application techniques, donc de niveau 3, des mesures de niveau 1 ou 2. Ces recommandations, très appréciées des investisseurs, pourraient même accéder à un statut de rang supérieur en étant homologuées par la Commission, au même titre que les normes comptables IFRS peuvent être validées par la Commission sans pouvoir toutefois être modifiées. Eddy Wymeersch a indiqué au passage que le CESR allait publier à bref délai une recommandation sur les rémunérations incitatives (#inducements#).
Le président du Comité européen des régulateurs (CESR), Eddy Wymeersch, ne fait pas mystère de ses revendications. Alors qu’un rapport récent du CESR à une fois de plus bien mis en lumière les disparités d’application des règles, «le CESR peut seulement exposer ces différences», a déploré hier Eddy Wymeersch à l’occasion d’un séminaire sur l’avenir de la régulation des marchés. Comment le CESR, qui ne dispose d’acun pouvoir juridique contraignant, peut-il alors être davantage présent dans le champ normatif ? Tout en évoquant les solutions institutionnelles qui pourraient être envisagées (comme la création d’une agence) mais qui ne le seront pas sans une forte volonté politique, le président du CESR a estimé que il pourrait être envisagé de donner plus de poids aux recommandations d’application techniques, donc de niveau 3 des mesures de niveau 1 ou 2. Ces recommandations, très appréciées des investisseurs, pourraient même accéder à un statut de rang supérieur en étant homologuées par la Commission, au même titre que les normes comptables IFRS peuvent être validées par la Commission sans pouvoir toutefois être modifiées. Eddy Wymeersch a indiqué au passage que le CESR allait publier à bref délai une recommandation sur les rémunérations incitatives («inducements»).
L"Autorité des marchés financiers (AMF) a publié hier un rapport soumis à consultation jusqu"au 10 avril qui souligne «qu’il ne serait ni réaliste ni opportun de proscrire systématiquement les ventes à découvert mais qu’il convient d’en encadrer l’usage notamment en exigeant de tout donneur d"ordre vendeur à découvert qu"il ait bien pris toutes les dispositions nécessaires pour permettrela livraison des titres vendus en date normale de règlement-livraison (J+3)». Le rapport propose en outre de «pénaliser d"une manière encore plus stricte qu"aujourd"hui le vendeur qui n"aurait pas été en mesure de livrer en date normale de règlement-livraison», d""assurer une transparence du marché par publication des positions nettes économiques à la baisse au-delà d"un seuil tel que 0,25 % du capital d"une société cotée», et d» «exiger des vendeurs à découvert qu"ils informent le régulateur des volumes et prix des emprunts de titres qu"ils contractent, afin que le régulateur soit alerté en temps utile sur les tensions susceptibles de se produire sur le marché du prêt-emprunt de titres». L"AMF souligne en conclusion que «nombre des mesures préconisées ne produiront leur plein effet que si elles font l"objet d"un accord entre les régulateurs des principales places». En attendant, le dispositif en vigueur depuis le 19 septembre 2008 est maintenu.
La supervision macro-prudentielle du système financier par les banques centrales doit être renforcée, estime le gouverneur de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet. Dans ce domaine, «la BCE et l"Eurosystème ont la capacité technique de jouer un rôle plus important», a déclaré lundi Jean-Claude Trichet à l"occasion d"un séminaire organisé par le Comité européen des régulateurs (CESR) sur l"avenir de la régulation des marchés financiers.La supervision macro-prudentielle comprend la surveillance et l"analyse de la stabilité financière, déjà assurée par la BCE, mais elle inclut aussi la mise en place de systèmes d"alerte précoces. Pour accomplir cette mission, l"accès à des données appropriées est essentiel pour l"évaluation des risques et faiblesses du système financier. Dans cette perspective, les activités des établissements financiers et des marchés doivent faire l"objet d"une plus grande transparence. Par ailleurs, les banques centrales doivent avoir accès aux informations essentielles à l"évaluation de la stabilité financière. Les banquiers centraux et les superviseurs devront travailler ensemble pour que les informations circulent dans les deux sens. Ce qui n"est pas forcément évident en Europe, a relevé Jean-Claude Trichet, «compte tenu de la multitude des acteurs impliqués».La présidente de la Commission des affaires économiques et financières du Parlement européen, Pervenche Berès, s"est également prononcée pour des mesures similaires. Elle a notamment estimé que la surveillance des agences de notation et de la gestion d"actifs devrait revenir au CESR qui devrait être doté d"un vrai pouvoir de supervision. «Un nouveau plan d"action doit être élaboré dans les plus brefs délais. Le législateur a du pain sur la planche. Il ne s"agit pas de surréguler mais on a pu voir que autorégulation ne rimait pas avec meilleure régulation. Il est temps d"agir et d"être ambitieux», a-t-elle lancé. De son côté, l"ancien président de l"AMF, Michel Prada, a mis en garde contre une mise à l"index trop radicale du court-termisme. «Long terme et court sont des réalités de l"existence. Nous n"allons pas éliminer le court terme. De nouvelles formes d"inefficience pourraient apparaître si l"on met trop l"accent sur le long terme. Nous devons parvenir à penser les deux problèmes simultanément», a-t-il souligné.
Selon Investment Week, M&G Investments a enregistré des souscriptions nettes de 3,4 milliards de livres, ce qui représente une contraction de 31 % sur 2007, bien qu’elles aient doublé pour le quatrième trimestre, à 0,7 milliard. Les souscriptions brutes ont en revanche atteint un record de 16,2 milliards (+ 10 %). Quant à l’encours total, y compris les 94 milliards gérés pour le compte de Prudential, il avait diminué fin décembre de 15 % par rapport à fin 2007, à 141 milliards de livres. Les souscriptions nettes pour les fonds retail ont opéré un bond en avant de 62 % l’an dernier, à 1,9 milliard de livres.
Apax Partners a vendu 7,7 % de sa société de gestion à GIC Special Investments, une filiale du fonds souverain de Singapour, et Future Fund, le fonds souverain australien, rapporte le Financial Times. Des discussions sont en cours pour céder 2,3 % supplémentaires du capital. Le produit de la vente sera placé dans un véhicule à capital fixe qui participera aux prochaines levées de fonds d’Apax.
The Herald rapporte que le hedge fund Toscafund, qui a été le catalyseur de la vente d’ABN Amro, a réalisé en 2007 un bénéfice de 158 millions de livres (sur un chiffre d’affaires de 181 millions), année de l’acquisition pour 49 milliards de livres de la banque néerlandaise par un consortium comprenant la Royal Bank of Scotland (RBS), Fortis et le Santander. Toscafund est une filiale de Old Oak Holdings, dont le président est Sir George Mathewson, qui a été CEO et chairman de RBS jusqu’en avril 2006. Toscafund avait déclaré une participation de 1 % dans RBS. Si le fonds a vendu ses parts au consortium victorieux, il a pu réaliser une plus-value de l’ordre de 200 millions de livres en juste six mois.
Selon La Tribune, citant le «Daily Telegraph», Royal Bank of Scotland pourrait être divisée en trois entités. La première comprendrait les banques de détail en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, la seconde des actifs à vendre comme la banque d’investissement venant d’ABN Amro et, enfin, la troisième partie des actifs, toxiques ceux-là, qui seraient assurés par le gouvernement.Le plan de restructuration de RBS sera dévoilé jeudi 26 février.
Dans un entretien à L"Agefi suisse, Milan Patel, spécialiste du droit fiscal chez Withers Worldwide LLP à Genève et qui a travaillé pour le fisc américain (l"IRS ou Internal Revenu Service) de 2001 à 2004, déclare que « dans le passé, des décisions de justice ont tantôt donné raison à l"IRS et tantôt aux banques soupçonnées. UBS ayant reconnu que certains de ses employés ont effectivement facilité la fraude fiscale effectuée par des clients américains, cela n"augure rien de bon quant au verdict à attendre ». De son point vue, « il est certain que le fisc fera tout son possible pour convaincre le tribunal qu"UBS doit fournir les informations demandées. Surtout que l"IRS ne peut trouver les noms des 52.000 titulaires de comptes qu"à travers UBS, qui elle seule connaît ces noms ». Dans ce contexte, estime Milan Patel, la banque doit « se défendre avec toute son énergie! Et coopérer. L"IRS a d"ailleurs souligné sa coopération et sa volonté de reconnaître sa responsabilité dans ses actions et ses omissions. Le document interne d"UBS datant de 2004 sur lequel s"appuie l"IRS pour réclamer les noms de 52.000 titulaires de comptes a d"ailleurs peut-être été fourni par la banque dans le cadre de sa coopération, on ne sait pas ».
Le gouvernement de Singapour a adopté un nouveau régime de fiscalité allégée qui s’appliquera du 1er avril 2009 au 31 mars 2014 aux gestionnaires de fortune, aux hedge funds et aux fonds de private equity gérant plus de 50 millions de dollars locaux (25 millions d’euros), rapporte Wealth Bulletin. De plus, les limitations des souscriptions par les citoyens de Singapour à des fonds gérés dans la ville-Etat seront levées. En plus des exemptions fiscales pour les fonds d’investissement, Singapour pratique un taux d’imposition préférentiel de 10 % pour les gestionnaires de fonds agréés, taux qui est même limité à 5 % pour les produits conformes à la charia.
Selon Le Temps, les banques privées suisses ont perdu 17% en Bourse en moyenne, tirant l"ensemble du marché suisse à la baisse. C"est la décote d"un modèle suisse attaqué, depuis que le groupe UBS a livré 250 noms au fisc américain. La valeur de la place financière et de ses acteurs, qui gèrent 1.100 milliards de francs d"avoirs privés étrangers, dépend en large part de la distinction entre fraude et évasion fiscales, la dernière étant protégée par le secret professionnel du banquier. Les concessions faites aux Etats-Unis par UBS éveillent le doute quant à l"avenir de cette distinction.