L’agence Fitch a indiqué mercredi qu’elle place sous surveillance avec implication négative la note de Sal. Oppenheim et de sa filiale BHF-Bank, rapporte le Handelsblatt. Cette mesure est justifiée par l’incertitude persistante sur les marchés financiers mondiaux qui risque de pénaliser les revenus et des actifs importants du groupe.
Hedge Week a confirmé mardi une information publiée fin janvier par Pensions & Investments selon laquelle Stephen Thurer, head of the listed options trading desk chez Citigroup, a été recruté par le gestionnaire alternatif AM Investment Partners (800 millions de’ dollars d’encours) comme gérant de portefeuille senior pour la stratégie d’arbitrage de volatilité, avec une spécialisation sur les dérivés d’actions dans le domaines de l'énergie, des matières premières, des infrastructures et de l’industrie aux Etats-Unis. Il s’agit d’une création de poste chez AM IP et l’intéressé rejoint une équipe de six gérants de portefeuille (dont trois recrutés en 2008) qui ont tous auparavant dirigé des activités en compte propre d'établissements de taille internationale.
Expansión rapporte que les conseillers clientèle du Santander, et surtout de sa banque privée Banif, ont recommandé aux souscripteurs de sortir du fonds immobilier Santander Banif Inmobiliario durant le mois qui a précédé le gel des remboursements. Ils pourraient ainsi avoir précipité les demandes de rachats massives qui ont provoqué l’arrêt des remboursements pour au moins deux ans. Ces conseillers avaient mis en garde contre les risques de perte patrimoniale mais non contre celui d’un gel des remboursements alors qu'à fin décembre le fonds n’avait plus que 5 millions d’euros de cash, soit 0,15 % de son encours, au lieu des 10 % réglementaires.
Le volume des appels d’offres des investisseurs institutionnels français a légèrement décliné en 2008 à 19 milliards d’euros contre 23 milliards en 2007, selon les chiffres compilés par Amadeis. Et ce alors même que le nombre d’opérations a augmenté de 82 à 128.En outre, 40 % de ce montant, soit 7,6 milliards d’euros, est le fait du Fonds de réserve pour les retraites (FRR). Amadeis ajoute que le fonds représente plus du tiers des montants négociés par appels d’offres en France sur les 5 dernières années. Hors FRR, ces appels d’offres ont essentiellement porté sur la gestion diversifiée. Amadeis observe enfin que les entreprises sont de plus en plus nombreuses à organiser des appels d’offres (45 % des consultations) principalement dans le cadre de la gestion financière de dispositifs de retraite ou d'épargne salariale. Par ailleurs, près de 53 % des appels d’offres organisés en 2008 ont été intermédiés par des cabinets de conseil spécialisés.
L’administrateur chargé de récupérer l’argent des victimes de Bernard Madoff va s’en prendre aux gros investisseurs, tels que les hedge funds, qui ont engrangé les faux gains dégagés par l’escroc, rapporte le Financial Times. Les investisseurs ayant pris leurs bénéfices dans les 90 jours avant l’arrestation de Madoff, le 11 décembre, sont particuièrement visés. Mais l’administrateur souhaite pouvoir remonter jusqu'à 6 ans.
Récemment invité à siéger au board de l"ISDA (Association internationale des swaps et dérivés qui regroupe les principaux intervenants sur ces marchés), Pierre-Emmanuel Juillard, responsable de la finance structurée chez AXA Investment Managers, inscrit sa nomination, ainsi que celle de deux autres représentants de la communauté buy side (Ted MacDonald, de D. E. Shaw group, et Bill Powers de Pimco), dans la continuité de son activité au sein de l"association. «C"est effectivement la première fois que l"ISDA convie des investisseurs à siéger au board mais nous sommes représentés depuis longtemps dans l"association, au travers des nombreux comités techniques et groupes de travail. Notre arrivée au board constitue de mon point de vue une reconnaissance de notre contribution à la réflexion de l"industrie», explique Pierre-Emmanuel Juillard. Après les avatars des dernières années, comme l’engorgement des plates-formes opérationnelles, et le discrédit jeté sur les produits dérivés à l’occasion de la crise financière, il conçoit sa mission au sein du board comme celle d"un «facilitateur du développement des dérivés sur des bases saines et efficaces». Dans cette perspective, quatre grands thèmes devraient présider aux réflexions de l"ISDA. Tout d"abord, il convient de favoriser un énorme travail de pédagogie auprès de tous les acteurs qui interviennent sur le marché des dérivés. «Cette nécessité d"un effort d"éducation a été complètement sous-estimée et a pu contribuer aux excès récents. Il faut que tant les acheteurs que les vendeurs de produits dérivés comprennent bien le fonctionnement de ces produits et toutes les implications fiscales, comptables et juridiques qui s"y attachent», souligne Pierre-Emmanuel Juillard.Deuxième grand axe de réflexion, la transparence. « «La transparence des opérations est déjà bien avancée, grâce notamment à la standardisation des contrats. Les contrats ad hoc sont de moins en moins nombreux, la plupart des contrats sont désormais des contrats ISDA. Mais il faut aussi continuer de progresser sur les problèmes de reporting et de netting des opérations afin de mieux encadrer le risque opérationnel». Troisième grand thème générique, la compensation, qui fait l"objet d"intenses débats des deux côtés de l"Atlantique. En Europe, la Commission pousse l’idée d’un clearing centralisé des CDS au niveau européen. «Les utilisateurs buy side sont particulièrement au fait de ces sujets et souhaitent que soit créée au plus vite une structure de contrepartie centrale». Dernier grand thème, la surveillance. «C’est un fait, l’autorégulation ne suffit pas. Mais la bonne réponse ne passe pas forcément par plus de régulation. C’est d’une meilleure régulation dont nous avons besoin, avec davantage de coopération et de coordination».En attendant, le marché devrait continuer de se développer. «La crise n’a fait qu’accélérer la modernisation de l’industrie des dérivés. Les erreurs de jeunesse seront corrigées. Sur tous les nouveaux marchés, comme celui des dérivés catastrophe, la standardisation deviendra la norme dès leur début. Et puis, la liquidité sur les dérivés est meilleure que sur le cash».
«Nous devons tout de suite nous mettre au travail». Une petite phrase qui figure dans l’avant-propos et en conclusion du rapport rédigé par un groupe d’experts sous la houlette de Jacques de Larosière, ancien gouverneur de la Banque de France, et présenté mercredi à la Commission européenne. Quatre mois de travail qui ont abouti à la présentation de 31 recommandations pour réformer sans tarder la régulation et la supervision en Europe. Sur le dossier très attendu de la supervision, le rapport suggère qu'#un système européen de superviseurs financiers (European System of Financial Supervisors, ESFS) devrait être mis en place. Cet ESFS devrait être un réseau décentralisé#. Autrement dit, la supervision quotidienne continuerait d'être assurée par les superviseurs nationaux en place qui garderaient l’essentiel de leurs compétences. Mais l’ESFS serait amené à travailler main dans la main avec des comités de niveau 3 renforcés. #Trois nouvelles Autorités européennes seraient constituées# qui remplaceraient les entités existantes, CEBS pour la banque, CEIOPS pour l’assurance et CESR pour les marchés, et dont la mission serait de coordonner l’application des standards de supervision et d’assurer une forte coopération entre superviseurs nationaux. Pour tous les grands établissements transfrontières, des collèges de superviseurs seraient mis en place. Et comme la remise en état est non seulement #nécessaire# mais #urgente#, Jacques de Larosière a décidé d’assortir ses propositions d’un programme de travail à mettre en ?uvre dans les plus brefs délais. Dans un premier temps (2009-2010), les autorités de supervision nationales devraient être renforcées afin d’améliorer la qualité de la supervision dans l’Union et #la Commission européenne devrait immédiatement débuter ses travaux# pour élaborer le cadre juridique des trois nouvelles Autorités. Dans l’intervalle, les comités de niveau 3 devraient de toute façon être renforcés (avec à la clé une augmentation #significative# de leurs ressources) et les collèges de superviseurs devraient être mis sur pied d’ici à la fin de 2009.Le rapport propose par ailleurs la création d’une nouvelle instance, le conseil européen du risque systémique (European Systemic Risk Council, ESRC), qui serait dirigé par le président de la Banque centrale européenne et qui comprendrait des membres du Conseil général de la banque centrale, les présidents des comités de niveau 3 ainsi qu’un représentant de la Commission européenne. Sa mission serait de rassembler et d’analyser toutes les informations pertinentes relatives à la stabilité financière. Et sous l'égide de l’ESRC et de la Commission économique et financière (EFC), un système d’alerte sur les risques devrait être mis en place.A l’occasion de la présentation officielle du rapport, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, tout à fait en phase avec Jacques de Larosière, a souligné sa volonté de passer à l’action dès cette année avec des réformes importantes. Dans cette perspective, la Commission devrait présenter, dès le 4 mars, une première évaluation du rapport, les réponses à ses principales conclusions et son calendrier de travail. La Fédération bancaire française (FBF) a pour sa part salué la contribution essentielle du rapport #pour faire progresser la supervision des groupes bancaires transfrontières en Europe#.
Selon Les Echos, l’association européenne du capital-investissement défend la carte de l"autorégulation alors que s’ouvrent aujourd’hui deux jours d’audition à la Commission européenne sur une régulation des «hedge funds» et des sociétés de capital-investissement. L"association se dit prête, dans un délai d’un an, à unifier ses standards et à les rendre obligatoires. Ces standards s’appuieront sur un code de bonne conduite, des recommandations en matière de gouvernance dans les sociétés détenues par des fonds, des règles de remontée de l’information aux investisseurs et d'évaluation, de transparence et de gestion des fonds.
Selon Les Echos, la Commission européenne a publié, à la demande de plusieurs Etats membres, des lignes directrices permettant une évaluation coordonnée et transparente des actifs toxiques détenus par les banques.
Le rapport remis mercredi à la Commission européenne par le groupe d’experts présidé par Jacques de Larosière insiste sur la nécessité de continuer à développer des règles communes pour les fonds d’investissement en Europe, notamment en ce qui concerne les définitions, la classification des actifs et les modalités de délégation.Suite à l’affaire Madoff, le rapport estime que plusieurs mesures semblent #appropriées#. Tout d’abord, les délégations de gestion ne devraient intervenir qu’après une due diligence en bonne et due forme et une surveillance continue de la part de l’entité qui délègue. Ensuite, un dépositaire indépendant devrait être désigné, de préférence une entité tierce. Troisième point, le dépositaire devrait garder la responsabilité de la conservation de tous les fonds à tout moment afin de pouvoir réaliser efficacement ses fonctions de conformité. Autrement dit, la délégation de fonctions dépositaires à une entité tierce devrait être interdite. Le recours à un sous-conservateur, complètement indépendant du fonds ou du gérant, ne modifie en rien les responsabilités du dépositaire. Enfin, les délégations à des institutions hors de l’Union européenne ne devraient pas être utilisées pour #pervertir# la législation européenne Ucits qui prévoit des murailles de Chine entre les fonctions de gestion d’actifs et les fonctions de dépositaire-conservateur.
Le Comité européen des régulateurs a dévoilé lundi, lors d’une conférence à Paris, les contours que pourrait avoir le futur document d’informations des OPCVM pour les particuliers (Key Information Document ou KID). Ce document, qui à terme doit remplacer le prospectus simplifié, vise à simplifier et souligner les éléments décisifs qu’un particulier doit prendre en compte lorsqu’il investit dans des fonds UCITS.Cela fait suite à la publication, le 15 février, des recommandations à la Commission européenne concernant le contenu et la présentation du KID. Un premier document soumis à consultation sera publié en mars 2009, et une version finale sera diffusée cet été. L’idée est que le CESR soumette ses conseils finaux à la Commission européenne d’ici au 30 octobre. Ce nouveau document devra notamment présenter le profil de risque, la performance et les frais de l’OPCVM en question. S’agissant du profil de risque, il est envisagé d’introduire un indicateur synthétique. Dans cette perspective, une méthodologie a été mise au point en coopération étroite avec un groupe d’experts du secteur de la gestion d’actifs. Cet indicateur serait fondé sur la volatilité historique et serait présenté sous la forme d’une échelle numérique allant de 1 à 7. Il s’accompagnerait d’une explication écrite qui décrirait les limites et les raccourcis de la méthodologie. La méthodologie distingue trois grandes catégories d’OPCVM : les fonds de marché (investis dans des segments fixes des marchés de capitaux), les fonds de stratégie (dont la performance résulte principalement de l’allocation d’actifs et qui incluent notamment les fonds à rendement absolu) et les fonds structurés (y compris les fonds garantis). Hubert Reynier secrétaire général adjoint de l’Autorité des marchés financiers (AMF), qui a participé aux travaux sur le KID, estime que la méthodologie présente plusieurs avantages, et notamment celui que la volatilité est un concept bien connu, facile à saisir et constitue une mesure objective du profil de risque d’un fonds. De plus, elle couvre les produits les plus sophistiqués. Enfin, la méthodologie pourra être facilement mise en place par le secteur, et permettra des comparaisons. En revanche, cela pourrait coûter cher au secteur. Autre inconvénient : un tel indicateur pourrait conduire à de mauvaises perceptions. Enfin, la question reste de savoir comment gérer les innovations financières. Concernant la performance, le CESR a travaillé sur une présentation sous forme d’histogrammes, avec des pourcentages plutôt que des montants. Enfin, sur la question des frais, il est envisagé de mettre au point un chiffre récapitulant l’ensemble des charges supportées par un fonds, qui soit plus complet que le Total des frais sur encours (TFR ou TER).
OFI Asset Management (17 milliards d’euros d’encours fin janvier) a adjugé sur appels d’offres des mandats de conservation, de dépositaire, d’administrateur de fonds et de compensateur de dérivés cotés liés à son activité de gestion d’actifs à BNP Paribas Securities Services et à Société Générale Securities Services.La part dévolue à BNP Paribas Securities Services, qui était par ailleurs déjà le conservateur de quelque 25 mandats gérés par OFI Mandats (filiale du Groupe OFI), est portée de 6 milliards à 8 milliards d’euros, représentant au total 18 OPCVM actions/convertibles et 50 mandats. Pour sa part, SG Securities Services a été adjudicataire d’une enveloppe de 4,2 milliards d’euros représentant 60 OPCVM de taux/monétaires, crédit, multigestion traditionnelle et alternative.
En 2008, le pôle gestion d’actifs de Natixis a vu ses encours reculer de 24 % à 447 milliards d’euros (590 milliards fin 2007). Cette baisse s’explique notamment par un effet de marché fortement négatif (-79,4 milliards d’euros), mais aussi par la sortie programmée des encours de La Poste (-72,2 milliards d’euros). Les rachats nets se limitent à 2,5 milliards d’euros sur l’année.En Europe, les encours sous gestion s"élèvent à 294 milliards d"euros (contre 392 milliards d"euros au 31 décembre 2007) avec l"impact de la sortie des encours de La Poste et une décollecte de 2,6 milliards d"euros. Aux Etats-Unis, les encours gérés s"établissent à 214 milliards de dollars (contre 291 milliards de dollars au 31 décembre 2007). Dans ce contexte de baisse des encours, le PNB du pôle gestion d’actifs de Natixis recule de 17 % à change constant à 1.358 millions d’euros. Les charges sont en baisse de 21 % à change constant «grâce à la baisse des frais de personnel (- 32 %) due à la forte diminution des rémunérations variables», explique Natixis. Le résultat brut d"exploitation ressort ainsi à 393 millions d"euros, en baisse de 4 % à change constant. Le coefficient d"exploitation s"améliore de 4 points à 71 %. Le résultat net courant part du groupe s"établit ainsi à 208 millions d"euros en retrait de 15 % à change constant. «Les mesures d"adaptation à la crise prévoient notamment des réorganisations ciblées, la maîtrise des effectifs et des coûts, une action commerciale vigoureuse auprès des clients, une rationalisation des gammes de produits, et des innovations produits (Gateway, Alpha Simplex)», indique enfin Natixis. Au niveau du groupe, Natixis annonce une perte de près de 2,8 milliards d’'euros en 2008, au delà des dernières attentes. Au quatrième trimestre, le déficit s’est creusé à 1,61 milliard. Natixis ne versera pas de dividende.
L’agence d'évaluation des gérants Inalytics a annoncé mercredi le recrutement de Graham Dixon comme directeur responsable de la gestion de transition. L’intéressé, qui était managing director et head of European transition services chez Credit Suisse, compte parmi les principaux promoteurs du T-Charter, le code des meilleures pratiques pour les gestionnaires de transition.Inalytics, qui compte une quarantaine de clients parmi les fonds de pension et les gestionnaires d’actifs, a récemment ouvert un bureau à New York, antenne placée sous la direction de Lisa Manuele, qui était précédemment global division head, transition management, chez BNY Convergex.
Henderson Horizon Fund a annoncé la fermeture de deux de ses compartiments, qui ont accusé de fortes pertes liée en partie au faible volume (12,4 millions et 0,8 million) de ces produits, rapporte Das Investment. Il s’agit du Pan European Bond Fund qui doit être fermé le 24 mars et du Pan European Property Equities Alpha Plus Fund, qui sera fermé le 27 mars.
Selon Les Echos, l’assureur a enregistré l"an dernier une baisse de 40,2 % de son bénéfice net, à 731 millions d’euros. Malgré une baisse de 7,7 % de son chiffre d’affaires en France sur 2008, la CNP a néanmoins conforté sa place de premier assureur de personnes sur un marché en repli de 10,6 %. Selon le quotidien, le directeur général du groupe, Gilles Benoît se dit optimiste sur le projet de partenariat sur les retraites supplémentaires avec Malakoff-Médéric.
#Les activités de gestion d"actifs ont été fortement impactées par la crise financière#, affirme Dexia dans le communiqué de presse relatif à ses résultats 2008. Les actifs sous gestion ont ainsi fléchi de 28 % par rapport à fin 2007 et de 15 % par rapport à fin septembre 2008 pour s"établir à 79 milliards d’euros. #La moitié de cette baisse annuelle s"explique par des flux de sortie nets, essentiellement dans les fonds fixed income et monétaires#, précise l'établissement.#Dans ce contexte, la maîtrise des coûts a constitué une priorité, ceux-ci ayant baissé de 21 % au 4T 2008 par rapport au 4T 2007 et de 10 % en 2008#, poursuit-il.Le résultat net part du groupe s"élève à 7 millions d’euros au 4T 2008 et 69 millions d’euros en 2008 (contre EUR 26 millions au 4T 2007 et EUR 114 millions en 2007), #en excluant l"impact négatif d"une action commerciale exceptionnelle liée à la crise financière#. Sur une base comptable, l’activité de gestion d"actifs a enregistré une perte nette de 34 millions d’euros au 4T 2008 et un résultat net part du groupe de EUR 11 millions en 2008.Au niveau global, le groupe bancaire franco-belge a accusé l’an passé une perte nette de 3,326 milliards d’euros, dont 2,6 milliards au quatrième trimestre.
Les autorités américaines ont déposé plainte dans quatre affaires de fraude à l’investissement, rapporte le Financial Times. Dans un cas, deux gérants de WG Trading Investors, Paul Greenwood et Stephen Walsh, ont été arrêtés et accusés de fraude boursière. L’escroquerie, de 550 millions de dollars, remonte à 1996. Les autres affaires concernent Mark Bloom, James Nicholson et Michele LaBruce.
Selon L"Echo, le dossier de fraude autour de la Kredietbank (aujourd’hui KBC) et de sa filiale luxembourgeoise KB Lux (devenue KBC European Private Banking) arrivera devant le tribunal correctionnel de Bruxelles le 3 avril prochain, soit 13 ans après l’ouverture de l’instruction judiciaire.
Dans un entretien aux Echos, le financier milliardaire Wilbur Ross, PDG de WL Ross & Co, ne pense pas qu’on ait besoin de nouvelles règles. «Il faut déjà appliquer celles qui existent. La plupart des excès qui ont eu lieu, étaient, de fait, hors la loi. La SEC devrait avoir de meilleurs éléments et mieux les payer. Aucune législation ne peut éviter un escroc et aucune législation ne peut empêcher quelqu’un de faire un mauvais investissement», estime-t-il. Il veut construire une grande banque régionale dans la «Sun Belt», les Etats du sud des Etats-Unis les plus touchés par la crise, mais se dit également prêt à racheter, aux côtés du gouvernement, certains actifs toxiques des banques. «Nous détenons un portefeuille de 115 milliards de dollars de crédits immobiliers et sommes le plus important prestataire privé de crédits immobiliers de basse qualité, de niveau «subprime». Nous ne détenons pas le crédit en propre mais nous assurons le service autour : nous collectons les sommes dues, nous renégocions les prêts - nous avons d’ailleurs renégocié 15 % de notre portefeuille l’an passé», explique-t-il au quotidien.
Barack Obama a prévenu mercredi que les groupes financiers qui feront peser des risques sérieux sur les marchés devront être soumis à une supervision étroite des pouvoirs publics, rapporte L’Agefi dans son édition de 7 heures. Parallèlement, "(...) les autorités américaines de régulation ont lancé hier un programme d’examen des banques pour s’assurer des capacités de ces dernières à surmonter une récession plus aiguë et plus longue que prévu et un taux de chômage supérieur à 10 %», indique encore le quotidien.
La banque privée genevoise Pictet & Cie renforce ses activités de gestion de fortune pour clients privés à Zurich. Elle a engagé six collaborateurs supplémentaires et nommé un directeur pour cette division. Victor Aerni, qui a travaillé plus de seize ans auprès de Boston Consulting Group S.A, chapeautera, dès le 1er avril 2009, la division Wealth management de Pictet à Zurich. Par ailleurs, quatre spécialistes de la gestion privée, venus de HSBC Guyerzeller, vont renforcer l'équipe Wealth management, qui compte aujourd’hui vingt-six membres. L'équipe de gestion de portefeuille, placée sous la responsabilité de Christian Rutschmann, sera quant à elle étoffée par deux gérants seniors de la banque Julius Baer.
Jeudi matin, l’UBS a annoncé que son conseil d’administration a nommé Oswald J. Grübel comme nouveau Group Chief Executive Officer avec effet immédiat. Il succède à Marcel Rohner qui a donné sa démission. Oswald Grübel a été co-CEO puis CEO du Credit Suisse de 2003 au printemps 2007.
Didier Reynders a annoncé mardi que la Belgique est disposée à un surcroît de transparence dans la lutte contre l'évasion fiscale et qu’elle envisage d’améliorer sa coopération avec ses partenaires de l’UE, selon Reuters relayé par Fondsprofessionell. Le ministre des Finances semble disposé à assouplir les dispositions régissant le secret bancaire et indique que ce ne sera pas un problème pour son pays que de fournir davantage d’informations aux autres pays de l’UE sur les investisseurs étrangers.
Pour la Banque Sarasin, les apports nets de fonds se sont accrus l"an dernier de 30% par rapport à 2007 pour atteindre le niveau record de 14,5 milliards de francs suisses. Toutefois, les actifs gérés par le groupe Sarasin s"élevaient fin décembre à 69,7 milliards de francs suisses, un montant inférieur de 16% au chiffre de l"exercice précédent. Ce recul résulte de moins-values de 19 milliards imputables à la mauvaise performance des marchés et d"effets change de 8,8 milliards dus à la fermeté du franc suisse. Le bénéfice consolidé de l"exercice s"élève à 114,4 millions de francs suisses contre 173,5 millions l"année précédente.Durant l"exercice écoulé, la croissance du groupe Sarasin a été soutenue par l"engagement de 122 nouveaux conseillers clientèle de haut niveau. En l"espace d"un an, le nombre de conseillers s"est ainsi accru de 41% à 416 collaborateurs (2007: 294). Ces investissements dans la croissance future de la banque ont déjà porté des fruits en 2008: le résultat d"acquisition moyen par conseiller a encore progressé de 3% pour s"établir à 40,8 millions de francs. Avec le renforcement de ses équipes de conseillers en 2008, la Banque Sarasin compte à nouveau avec une croissance de 10% en 2009 et un afflux d"argent frais correspondant en dépit de l"environnement toujours difficile. L"évolution bénéficiaire à court et à moyen terme est difficilement prévisible dans la situation actuelle des marchés. Sur la base du volume actuel des affaires et dans l"hypothèse d"une stabilisation des marchés, la Banque Sarasin table pour 2009 sur un bénéfice opérationnel ajusté de l"ordre de celui réalisé en 2008, des mesures de réduction des coûts sont inévitables dans le contexte actuel. La direction a déjà ouvert la voie en renonçant volontairement au versement d"un bonus pour l"exercice 2008. S"agissant du développement de l"organisation, la Banque Sarasin se concentrera en 2009 sur un nombre ciblé de projets d"expansion ? notamment l"implantation en Autriche, en Pologne et en Inde ? et agira avec retenue en ce qui concerne l"engagement de nouveaux chargés de clientèle, le but étant d"obtenir une amélioration qualitative des équipes de conseillers au gré des fluctuations naturelles, sans augmentation de leur effectif. Au lieu de verser l"habituel dividende prélevé sur le bénéfice résultant du bilan, le conseil d"administration proposera à l"assemblée générale du 22 avril 2009 d"émettre des options sur cash ou sur titres (COTO) en combinaison avec une réduction de la valeur nominale des actions. Les actionnaires auront ainsi la possibilité de choisir entre le retrait de nouvelles actions nominatives, la vente en Bourse des options sur cash ou sur titres ou l"encaissement d"une distribution en espèces de 0,65 franc par action nominative B. Sous cette forme, les options sur cash ou sur titres ne sont soumises ni à l"impôt fédéral anticipé, ni à l"impôt sur le revenu frappant les personnes physiques domiciliées en Suisse.
La Deutsche Bank détenait déjà environ 2,1 % de la Deutsche Postbank. Mercredi, elle a acquis 22,9 % de cet établissement auprès de la Deutsche Post moyennant 50 millions d’actions Deutsche Bank. De ce fait, la Deutsche Bank poosède désormais une minorité de blocage de 25 % plus une action dans la Postbank tandis que la Deutsche Post devient le plus gros actionnaire de la Deutsche Bank, avec 8 %.Parallèlement, la Deutsche Bank a souscrit un emprunt obligatoirement convertible au bout de trois ans émis par la Deutsche Post et remboursable à échéance sous forme de 60 millions d’actions de la Postbank, ce qui correspond à 27,4 % du capital de cette dernière.Enfin, la Deutsche Post s’est vue ménager une option d’achat sur les quelque 12 % de la Postbank encore dans le portefeuille de la Deutsche Post.Cette dernière précise que la cession des 22,9 % et le produit de l’emprunt représentent au total 4,2 milliards d’euros, dont 3,1 milliards ont été versés lors de la conclusion de l’accord le 14 janvier, mais que la recette nette se limite à 3,8 milliards compte tenu de 400 millions d’euros affectés à des opérations de maintien de cours.
L’action Hannover Rück (Hanovre Ré) a opéré un bond en avant d’environ 30 % depuis fin janvier, ce qui la place de manière surprenante parmi les favoris pour entrer le 23 mars dans le Dax, dont le comité se réunit mercredi, note le Handelsblatt. L’autre promu sera probablement Fresenius. Ils remplaceront Infineon et Postbank, le grand perdant de la sélection étant cette fois le groupe technologique Gea, qui a longtemps fait figure de favori pour une sélection en première division.
Selon The Wall Street Journal, il pourrait être annoncé dès ce jeudi que l’Etat fédéral prend une participation qui pourrait aller jusqu'à 40 % dans Citigroup Inc. Cela risque de susciter des complications supplémentaires pour les dirigeants de la banque parce que par exemple la loi mexicaine interdit à tout établissement détenu à plus de 10 % par un Etat étranger d’exploiter une banque dans le pays. Il faudrait donc que Citi cède au moins une partie de sa participation dans Grupo Financiero Banamex, la deuxième banque mexicaine qui se trouve être un des joyaux de sa couronne. Selon les proches du dossier, la question devra probablement être résolue à l'échelon diplomatique entre Washington et Mexico.L’entrée de l’Etat au capital pourrait obliger Citi à demander un changement de statut à plusieurs gouvernements étrangers, comme en Pologne pour Citi Handlowy. D’autre part, le groupe a indiqué qu’il compte vendre au moins une partie de sa participation dans le brésilien Redecard SA.
Cinco Días remarque qu'à la clôture de mercredi, Telefónica, dont on attend la publication des résultats 2008 pour ce jeudi, affichait une capitalisation boursière de plus de 65,77 milliards d’euros. Cela représentait 24,91 % de l’indice espagnol Ibex, son poids le plus élevé depuis huit ans.