Vendredi matin, la Deutsche Börse a annoncé que Klöckner-Werke n’affiche plus les 10 % de flottant nécessaires pour rester dans le SDax, Il sera radié et remplacé le 3 mars par l’action VBH Holding.
D’après le Conseil mondial de l’or (World Gold Council), les investisseurs ont acheté au second semestre 2008 pour environ 21 milliards de dollar de métal jaune, soit 150 % de plus que pour juillet-décembre 2007. En Allemagne, les souscripteurs choisissent le plus souvent l’ETC Xetra-Gold, qui réplique le cours d’un gramme d’or en euros, et le Gold Bullion Securities, qui reflète celui d’un dixième d’once, précise Die Welt. Martina Gruber, de Deutsche Börse Commodities, indique que 420 investisseurs se sont fait rembourser en or physique environ 480 kilos de métal jaune, alors qu’au premier semestre 2008, seuls deux souscripteurs avaient opté pour cette forme de remboursement.La livraison en or physique prend environ 10 jours et coûte 170 euros pour un lingot d’un kilo. Pour le Xetra-Gold, le dépôt se situe dans les coffres de la Neue Börse à Francfort-Hausen, où sont entreprosées 24 tonnes de métal jaune d’une valeur d’environ 600 millions d’euros. Pour le Gold Bullion Securities d’ETFS, le dépôt se trouve chez HSBC à Londres.
Ce vendredi matin, Citigroup Inc annoncera un accord selon lequel le gouvernement américain accepte de convertir ses actions préférentielles en actions ordinaires à due concurrence de la conversion acceptée par les fonds souverains et les investisseurs privés (et à hauteur de 40 % maximum), rapporte The Wall Street Journal. De plus, Washington impose un reprofilage du board, qui devra comprendre une majorité d’indépendants. Apparemment, Vikram Pandit conservera son poste de CEO. La conversion s’effectuera pour le gouvernement au prix de l’investisseur le plus favorisé.
Selon les estimations de VDOS Stochastics, les fonds espagnols auront accusé pour février une diminution de 0,69 % de leur encours, suite à des remboursements nets de 765 millions d’euros et à un effet de marché négatif de 435 millions d’euros, rapporte Cotizalia. BBVA Gestión et Santander Asset Management demeurent de loin les deux premiers acteurs avec 35,17 milliards et 34,98 milliards d’euros, soit des parts de marché respectives de 20,42 % et de 20,30 %.
En 2008, l’agence de notation Moody’s a comptabilisé 101 entreprises émettrices en défaut pour un total de 238,6 milliards de dollars d’obligations et 42,7 milliards de prêts. «L’industrie financière a été le secteur le plus touché en 2008 en termes de volume», relève Kenneth Emery responsable chez Moody’s de la recherche sur les défauts corporate. En 2009, le nombre de défauts pourrait tripler à environ 300. Comme par ailleurs il existe une corrélation négative entre le taux de défaut et le taux de recouvrement, les taux de recouvrement sur la dette en défaut vont probablement s’orienter à la hausse alors que les taux de défaut continuent de croître. En outre, les taux de recouvrement vont probablement se retrouver en dessous de leur moyenne historique en raison d’une très forte activité d'émission de prêts ces dernières années.Moody’s précise que le taux de défaut sur la dette en catégorie spéculative s’est inscrit à la fin 2008 à 4,1% contre 0,9% l’année précédente. Pour l’ensemble des catégories d'émetteurs, le taux de défaut s’est établi à 1,9% fin 2008 contre 0,3% un an plus tôt. Pour la première fois depuis 2003, souligne Moody’s, le nombre de révisions à la baisse a été plus important que le nombre de révisions à la hausse. L’examen de la répartition géographique des événements montre que l’an dernier, 84 entreprises sur 101 au total étaient nord-américaines (dont 74 pour les Etats-Unis) pour un montant de dette de 226,2 milliards. En Europe, 12 émetteurs corporate notés par Moody’s ont fait défaut pour un montant de 53,4 milliards de dollars.
Le passeport européen des sociétés de gestion permettra aux sociétés de gestion de faire des économies, ce qui se traduira par une baisse des frais supportés par les investisseurs, s’est félicité Mathias Bauer, président de l’Efama, l’association européenne de l’industrie des fonds, lors de la conférence organisée lundi par le Comité européen des régulateurs (CESR).Cela étant, il rappelle que 70 % des coûts supportés par les investisseurs dans les fonds relèvent de la distribution. A ce stade, il estime qu’il est difficile de quantifier les économies que pourront générer ces mesures, ni combien de sociétés de gestion les utiliseront, surtout dans le contexte actuel. En effet, si les marchés continuent de baisser, Mathias Bauer pense que les gestionnaires vont surtout se concentrer sur la restauration de la confiance des investisseurs, plutôt que sur des questions de concurrence.
Après un véhicule similaire centré sur l’Europe qu’il a lancé en janvier, Gartmore (18 milliards de livres d’encours fin 2008) a programmé pour avril le lancement d’un fonds de performance absolue dédié au Royaume-Uni, rapporte Investment Week. Ce produit suivra la même stratégie que le hedge fund Octanis et sera d’ailleurs géré lui aussi par Ben Wallace. La souscription minimale sera fixée à 1.000 livres.
BBVA Gestión a lancé deux produits correspondant à une demande d’investisseurs de type conservateur, rapporte Funds People. Le BBVA Bonos Cash est la version retail d’un monétaire destiné aux entreprises et investissant aussi bien en obligations d’Etat qu’en obligations libellées en euros d’entreprises notées au minimum P2 ou A-2 sur le court terme. Quant au BBVA Doble Garantía (dont la souscription commencera début mars), il s’agira d’un obligataire garanti à 3 ans et demi (31/10/2012) qui promet en plus le cas échéant 50 % de la performance moyenne du DJ Eurostoxx 50, sachant qu’un coupon de 2,22 % sera servi le 16 octobre 2009.
A fin 2008, les actifs gérés par le compte de tiers par Allianz affichaient avec 703 milliards d’euros une diminution de 8 %, avec une contraction de 70 milliards, à 102 milliards, pour la partie actions et une hausse de 14 milliards, à 600 milliards, pour l’obligataire. L’encours institutionnel a augmenté à 518 milliards d’euros contre 485 milliards tandis que celui détenu pour les particuliers baissait à 185 milliards contre 280 milliards. D’autre part, sur le total des actifs gérés, 415 milliards d’euros provenaient des Etats-Unis fin 2008, contre 430 milliards un an plus tôt, soit 578 milliards de dollars contre 633 milliards. Le marché allemand ne représentait que 85 milliards d’euros contre 115 milliards, l’Europe pesant 120 milliards contre 116 milliards.La marge de commissions a diminué à 36,5 points de base en 2008 contre 37,1 points pour 2007 et le bénéfice d’exploitation a plongé de 32 % à 926 millions d’euros ; le bénéfice net de l’asset management ressort à 379 millions d’euros (- 23,9 %). Quant au coefficient d’exploitation (cost-income ratio) de la division, il s’est détérioré à 67,9 % contre 58,3 %.
Le fonds Forester Value de Thomas H. Forester s’est distingué en étant le seul des 8.200 fonds diversifiés d’actions américaines à afficher un résultat positif (de 0,4 %) l’an dernier, alors que la perte moyenne se situait à 39 %. The Wall Steet Journal souligne que cette performance a attiré 20 millions de dollars de souscriptions. Le fonds atteint 70 millions de dollars, soit moins du dixième de la taille moyenne des fonds de sa catégorie. Le gérant veut prouver que son résultat de 2008 était plus un coup du génie qu’un coup de chance. Mais une bonne partie de son succès est venue non de la bonne sélection de valeurs mais d’une importante poche de cash. D’ailleurs, depuis le début de l’année, le fonds perd déjà 13 %.
Dans un entretien aux Echos, Cédric Héreng, gérant associé chez Métropole Gestion, estime que «le marché des actions est très faiblement valorisé et c’est peut-être une des seules classes d’actifs actuelles qui offre un potentiel de revalorisation très important. Pour être franchement positif, il ne manque aujourd’hui qu’un catalyseur».
«Quelques signes suggèrent timidement que l"économie américaine semble toucher le fond», estime l'équipe obligataire de Franklin Templeton dans sa newsletter de février."L"indice ISM des activités non manufacturières, un indicateur clé de l"activité dans le secteur des services, a connu son deuxième mois consécutif de baisse. Un des aspects les plus encourageants de ce rapport est la hausse des nouvelles commandes», commentent les auteurs du document, qui reconnaissent néanmoins que l"indice témoigne toujours d"une contraction de l"activité de services en valeur absolue. Autre point positif : «l"indice ISM des activités non-manufacturières de janvier s"est ressaisi après avoir atteint des niveaux historiquement bas, bien qu"il enregistre son douzième mois consécutif de contraction». De plus, «même si les chiffres du chômage restent accablants, le rythme des pertes d"emplois a ralenti en janvier pour la première fois depuis septembre dernier, alors que la baisse des taux des crédits immobiliers a contribué à soutenir les ventes immobilières (bien que la plupart de ces transactions concernaient des ventes sur saisie et que le stock de logement reste élevé)», peut-on lire dans la newsletter. L'équipe obligataire de Franklin Templeton estime par ailleurs que le plan de relance de Barack Obama «aura un impact immédiat essentiellement sur la croissance du PIB réel aux deuxième et troisième trimestres de cette année». Par la suite, «l"effet de croissance immédiat du plan devrait s"estomper face à la hausse des dépenses, notamment publiques».
Canada Life, qui proposait déjà sur le marché allemand des contrats en unités de compte utilisant des fonds de Fidelity International, renforce sa collaboration avec le gestionnaire, indique Fondsprofessionell. Cela se traduira par la mise au point d’un produit d’assurance-retraite à cotisation unique pour lequel Canada Life apportera sa compétence d’assureur pour la couverture du risque tandis que Fidelity sera responsable de la partie investissement.
Ce fonds d’actions internationales d’Ecofi Investissements choisit des valeurs à cash-flow récurrent et à bons dividendes. Une stratégie que la gérante juge adéquate pour 2009.En période de marchés boursiers baissiers, une des stratégies de résistance consiste à sélectionner des valeurs offrant un fort rendement. Les dividendes offerts compensent alors les plus-values manquantes. «Je recherche des valeurs offrant des cash-flows récurrents avec des bilans solides ; je sélectionne en outre des secteurs où la nature de l’activité permet un taux de distribution élevé», indique Marie-Thérèse Baillargeon, la gérante d’Ecofi Actions Rendement. Investi en actions internationales, ce fonds d’Ecofi Investissements (groupe Crédit Coopératif), capitalisant 75 millions d’euros d’actifs, a cédé 38,7 % l’an dernier, alors que l’indice MSCI World en euros chutait de 39,1 %. Depuis le début de l’année (au 23 février), il perd 8,7 % contre 10,2 % pour l’indice. Cette résistance relative se traduit donc pour le moment par une légère surperformance par rapport à l’indice. Dans son allocation géographique actuelle, le fonds est essentiellement investi en Europe (45 % du portefeuille) et en Amérique du Nord (36 %). Le «socle» de son portefeuille d’une cinquantaine de lignes est surtout concentré sur des grandes valeurs dans l’agro-alimentaire (surtout américain), l'énergie, les services aux collectivités et la pharmacie. La gérante a bien sûr beaucoup réduit ses positions sur les valeurs financières (7,6% du portefeuille). Elle conserve toutefois quelques banques, notamment des Canadiennes comme Commercial Bank et Nova Scotia, «bien capitalisées, disposant de cash flow récurrents et offrant de bons rendements». Dans le secteur de la distribution, elle investit sur des valeurs comme Casino et Carrefour. Actuellement, elle réduit ses positions sur les services aux collectivités, pour en revanche augmenter sa pondération aux valeurs pétrolières (13 % du portefeuille actuellement). «Ces compagnies sont riches et disposent d’une rente. Si le cours du baril reste bas, elles vont réduire leurs investissements», estime-t-elle. Les pétrolières offrent donc une certaine résistance, la gérante investissant plus particulièrement sur Total et ENI. La gérante est en outre positive sur le secteur des pharmaceutiques, avec en premier lieu en Europe, Bayer et Sanofi Aventis, depuis son changement de management ; et aux Etats-Unis, Merck et J&J. Marie-Thérèse Baillargeon s’attend à un marché volatil pendant la plus grande partie de l’année, avec des rebonds pouvant être violents. «Plus optimiste que la moyenne des gérants», elle n’exclut pas une fin d’année positive, surtout si les plans de relance américains commencent à faire sentir leurs effets à partir du troisième trimestre. Ses choix restent pour le moment surtout de type défensif, avec de grandes valeurs très liquides.
Depuis fin 2007, Axa Investment Managers a constitué au sein de sa division produits structurés une équipe «insurance linked securities» (ILS) que dirige Christophe Fritsch (actuaire et ingénieur financier, spécialiste de la structuration). Ce team comprend un gérant de portefeuille, un analyste quantitatif et un assistant de gestion.A présent, le dispositif est suffisamment rôdé, et le marché a retrouvé après la catalepsie Lehman un rythme d'émissions assez adéquat, pour que le gestionnaire français envisage de lancer cette année son premier fonds d’obligations catastrophe (cat bonds) destiné aux investisseurs institutionnels. Sans exclure la possibilité de mandats, Christophe Fritsch songe pour dans trois ou six mois à un fonds de droit luxembourgeois dont la capacité serait plafonnée à 200-300 millions d’euros. A l’heure actuelle, ce genre de produit doit être conçu comme un «club deal» avec des clients externes au groupe Axa, qui soient des assureurs vie, des fonds de pension ou des banques privées, bref «des acheteurs naturels de décorrélation» qui devront avoir un horizon d’investissement à deux-trois ans. Le portefeuille sera assez diversifié, d’une trentaine de lignes, et il ne comportera pas de produits-maison. En revanche, l'équipe ILS pourra compter sur les ressources logistiques du groupe Axa en matière d’analyse des marchés et des produits ainsi que de gestion du risque de type assurance. Les arguments de vente pour ce genre de fonds résident dans l’aspect diversification du portefeuille, le rendement potentiel élevé, la transparence assurée par les compétences spécifiques du groupe Axa (notamment avec la valorisation des actifs et la modélisation des risques de survenance du sinistre déclencheur d’un défaut), et les garanties que les investisseurs exigent des émetteurs depuis le défaut de quatre produits Lehman (socle noté AAA et actifs liquides d’une échéance compatible avec celle du cat bond). La période, pour Axa IM, est bien choisie, parce que le marché se développe énormément ; son expansion devrait même s’accélérer encore avec Solvency II.
Selon Bloomberg, Equitech Group, filiale new-yorkaise de négoce d’actions en compte propre de la Deutsche Bank, prend son indépendance sous le nom de Roc Capital Management et entamera ses activités au deuxième trimestre avec une vingtaine de spécialistes et 40 personnes en fonction support basés en Inde. Roc CM, qui lancera des fonds alternatifs dont la Deutsche Bank ne veut plus dans un souci de réduction de son budget risques, sera dirigée par Arvind Raghunathan, qui était head of global arbitrage de la banque allemande. Le COO sera Robert Wolfson, chief operating officer of equity proprietary trading de la Deutsche Bank, tandis que le chief strategy officer sera Anupam Ghose, actuellement dans les prime services group de Credit Suisse.
Jusqu'à présent, les gestionnaires de hedge funds en Espagne ont réagi à la crise soit en liquidant leurs fonds soit en gelant les remboursements. Invercaixa (La Caixa) a choisi une troisième voie avec son fonds de hedge funds Invercaixa Privada Estrategia, en abaissant à compter de jeudi (26/02) la commission de gestion à 0,25 % contre 0,75 % et en supprimant la commission de performance de 10 %, rapporte Funds People. Il est vrai que ce produit a accusé une perte de 50 % pour janvier-novembre 2008. Pour les spécialistes, de telles conditions financières ne sont pas soutenables pour le gestionnaire parce que les fonds de hedge funds sont des produits chers.
L’Assemblée générale extraordinaire d’AWD a voté tous les points à l’ordre du jour avec une majorité supérieure à 99,8 %, notamment le transfert de la totalité du capital à Swiss Life Beteiligungs GmbH et une OPRO (squeeze-out) à 30 euros par titre. D’autre part, les actionnaires ont approuvé la nomination d’Ivo Furrer comme administrateur.
Pour le premier trimestre de l’exercice au 30 novembre, Eaton Vance affiche un bénéfice net de 24,7 millions de dollars contre 34,95 millions pour août-octobre 2008 et 57,93 millions pour la période correspondante de l’an dernier. Durant la période sous revue, le gestionnaire a enregistré des souscriptions nettes de 3,3 milliards de dollars pour ses fonds de long terme et les mandats, les souscriptions brutes ayant porté sur 12,3 milliards de dollars pendant que les retraits se montaient à 7,7 milliards et que la réduction de l’effet de levier représentait 1,3 milliard. Au total, l’encours a marqué néanmoins une diminution de 1,2 milliard de dollars ou de 1 % par rapport à fin octobre pour ressortir à 121,93 milliards le 31 janvier. Eaton Vance précise que le total de fin janvier comprend 6,9 milliards de dollars sous forme de Tax Advantaged Bond Strategies (TABS), une activité achetée le 31 décembre à M.D. Sass Investors Services. Les fonds d’actions représentaient 46,59 milliards de dollars et les fonds obligataires 18,85 milliards, ce qui correspond à des baisses de 10 % et de 31 % sur fin octobre et fin jajnvier 2008 dans le premier cas, de 3 % et de 18 %, dans le second. Pour les actions, les souscriptions de 4,79 milliards ont été surcompensées notamment par 3,53 milliards de remboursements et par un effet de marché négatif de 6,59 milliards.
Le BBVA, dont l’encours total en Espagne et en Amérique latine atteint 130 milliards d’euros, a annoncé jeudi son intention de sortir «de manière ordonnée» de la gestion alternative, qui représente moins de 1 % de son encours et dont les fonds, majoritairement placés auprès d’investisseurs institutionnels, sont «en moyenne» en territoire positif.Concrètement, la banque espagnole a déjà demandé le remboursement de tous les investissements effectués dans différents hedge funds par la société de gestion Altitude (125 millions d’euros). Le BBVA prévoit de procéder de la même façon pour Próxima Alfa Investments, qui lui appartient à 100 % et dont l’encours de 930 millions de dollars est réparti sur plusieurs fonds présentant une forte liquidité.
Selon Fabrice Cuchet, qui dirige l’activité hedge funds de Dexia Asset Management, les hedge funds qui ont le mieux surmonté la crise sont ceux qui pratiquent des stratégies tous-temps, comme le long/short equity ou le global macro, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Il pense aussi que ce seront les plus régulés et les plus transparents qui s’en sortiront le mieux à l’avenir, et notamment ceux qui misent sur l’utilisation d’arbitrages : le secteur retrouve ses racines. Le spécialiste de Dexia estime enfin que le processus de #deleveraging# des hedge funds est pratiquement terminé.
Plusieurs grands fonds de pension, dont APG, USS et Opers, ont prévenu les groupes pharmaceutiques qu’ils avaient besoin de davantage d’informations sur leur stratégie, dépenses et performance dans les pays émergents, qui seront les futurs marchés de croissance, rapporte le Financial Times.
43 % des 900 conseillers en gestion de patrimoine britanniquers estiment que se concentrer sur les commissions de gestion et de suivi de la relation clientèle est une solution plus prometteuse pour ajouter de la valeur à leur activité, plutôt que de se reposer sur les recettes de droits d’entrées, selon le sondage Trailblazer réalisé par Skandia. Ce résultat laisse supposer que les CGPI sont en train de repenser leurs structures de rémunérations, avec l’incitation supplémentaire qui consiste à s’adapter aux modifications de la réglementation dans le cadre du Retail Distribution Implementation Programme (RDIP).Skandia précise en outre que 25 % des personnes interrogées ont l’intention de se concentrer sur des clients moins nombreux mais plus fortunés, tandis que 13 % pensent créer de la valeur en se positionnant sur une plate-forme de fonds.
La précarité touche aussi les dirigeants d’entreprises ! Ainsi, selon une nouvelle étude de l’Edhec, le turnover dans les fonctions de direction s"est accru. En 2005, 15 % des dirigeants d"entreprises ont quitté leur poste (ils sont 13 % en 2008) et la proportion de départs forcés ne cesse d’augmenter, relève l'école de commerce. L’Europe est même la zone la plus #précaire# (17,8% de turnover en 2008, devant les Etats-Unis : 15,2% et le Japon : 10, 6%).#Ces chiffres, qui soulignent la précarisation de la fonction dirigeante, sont le symptôme d"une crise de la légitimité au sommet des entreprises. Or, cette légitimité conditionne la stabilité et la réussite des entreprises#, estiment Isabelle Mari, professeur de Stratégie à l’Edhec et Valérie Petit, directrice de l’Edhec Leadership & Corporate Governance Research Centre.Pour elles, #les conséquences de cette fragilisation sont potentiellement négatives pour les entreprises, qui, dans un contexte peu favorable, ne peuvent faire l"économie d"une direction forte et compétente#. C"est pourquoi, Isabelle Mari et Valérie Petit estiment qu’il est temps de prendre en considération la légitimité des équipes dirigeantes, #cette dimension négligée voire malmenée de la gouvernance d"entreprise#. #Il ne s"agit pas ici de savoir s"il faut donner plus ou moins de pouvoir aux équipes dirigeantes (débat classique mais restrictif) mais bien plutôt d"explorer comment permettre #mieux# de pouvoir aux équipes dirigeantes.
Après des années d'évolutions favorables, les événements de défaut ont enregistré une progression spectaculaire en 2008. Dans son étude annuelle sur les défauts corporate, Standard & Poor’s indique que le nombre de défauts s’est élevé à 125, avec une distribution trimestrielle de 18, 20, 27 et 60 au quatrième trimestre. Sur l’année, le taux de défaut s’est établi à 1,69% contre seulement 0,36% un an plus tôt. Le montant de dette affectée par des défauts s’est élevé au niveau record de 429,6 milliards de dollars. Pour 2009, Standard & Poor’s rappelle qu’il prévoit un taux de défaut record de 13,9%. En catégorie d’investissement, le taux de défaut a culminé l’an dernier à 0,41%, son plus haut niveau depuis 2002. En catégorie spéculative, le taux de défaut s’est inscrit à 4,02% l’an dernier contre 0,98% l’année précédente aux Etats-Unis; 2,54% contre 0,99% en Europe et 1,96% contre 0,18% dans les pays émergents. A 3,43% fin 2008, le taux de défaut sur la dette en catégorie spéculative s’est retrouvé à son plus haut niveau depuis avril 2004. Sur un total de près de 6.000 émetteurs corporate notés par Standard & Poor’s, le pourcentage des sociétés dont les notes ont été revues à la baisse l’an dernier s’est établi à 15,82%, niveau jamais vu depuis 2002. Le ratio dégradations/hausses a atteint un plus-haut de cinq ans à 2,05. Standard relève qu'à la fin 2008, la plupart des secteurs corporate présentaient une majorité d'émetteurs notés en catégorie spéculative. #La vague actuelle de défauts devrait déboucher sur un meilleur équilibre#, avec une distribution qui penche vers la catégorie d’investissement, estime Diane Vazza, responsable chez Standard & Poor’s de la recherche global Fixed Income.
Royal Bank of Scotland (RBS) a annoncé jeudi que son fonds de pension, excédentaire de 340 millions de livres fin 2007, était sous-financé de pratiquement 2 milliards douze mois plus tard, note Global Pensions. Cette détérioration est imputable à l’effet de marché, qui a cependant été partiellement compensé par la hausse du rendement des obligations d’entreprises notées AA+ et par un abaissement du taux présumé d’inflation.
Selon Les Echos, les pertes de Natixis se sont élevées l"an dernier à 2,8 milliards d"euros, soit un montant un peu plus élevé qu"attendu. La banque a notamment perdu 1,6 milliard d’euros au quatrième trimestre. Elle a ajouté de nouveaux actifs dans la structure de cantonnement créée en décembre dont les encours pondérés atteignent désormais 31 milliards d"euros. Natixis a notamment mis une dizaine de milliards d’euros provenant de l’activité de fonds de fonds, qui comprend l’exposition à Madoff. Une partie a depuis été cédée, de sorte que le solde de l’exposition («cash at risk») avoisine les 5,5 milliards d’euros.
A Houston, le FBI a arrêté et inculpé Laura Pendergest-Holt, directrice de l’investissement de Stanford financial Group, a indiqué le Département de la Justice. D’après The Wall Street Journal, cette première procédure au pénal dans l’affaire Stanford est liée au fait que la CIO a fait des déclarations trompeuses aux enquêteurs de la SEC lorsqu’elle a témoigné sur la fraude chez Stanford International Bank.La SEC a déjà entamé une procédure au civil contre R. Allen Stanford, Laura Pendergest-Holt ainsi que contre James M. Davis, le directeur financier (CFO) de la banque. Selon le régulateur, Stanford International Bank a escroqué les investisseurs et les titulaires de comptes d’environ 8 milliards de dollars.
Selon L"Echo citant #De Standaard#, le cabinet Deminor, mandaté par une vingtaine de clients de KBC, exige une indemnisation pour les lourdes pertes qu’ils ont subi sur des CDO (#collateralized debt obligations#). Pour Deminor, il y a des raisons juridiques suffisantes pour exiger des indemnités pour ses clients.
La Commodity Futures Trade Commission a ouvert une enquête sur le United States Oil Fund, un ETF coté à New York qui a accumulé 20 % d’un contrat de pétrole brut négocié à New York et Londres, rapporte le Financial Times. Le régulateur estime que ses activités pourraient constituer des distorstions sur le marché.