#Les marchés européens des petites capitalisations sont inefficients et l’approche par sélection de valeurs est la méthode qui permet le mieux de capturer ces inefficiences#, indique Nick Williams, gérant du Baring Europe Select, dont le fonds comprend environ 110 lignes, soit 10 % des valeurs de l’indice de référence HSBC Smaller European Companies ex UK. De plus, #90 % de nos positions sont #actives# par rapport au benchmark et nous veillons que ces valeurs aient au minimum trois fois le poids qu’elles affichent dans cet indice de référence#. Cette formule a permis au fonds qui se situait à 204 millions d’euros fin janvier (contre environ 300 millions fin 2007) de rester en permanence dans le premier quartile de sa catégorie sur toutes les périodes de référence. S’il perd 33,8 % sur un an, contre 42,9 % pour le benchmark, il affiche sur cinq ans une performance de 4,9 % contre 1,1 %. Les neuf analystes de l'équipe Europe apportent leur contribution à ce résultat supérieur à la moyenne. Ils perçoivent d’ailleurs des primes en fonction de leurs #bonnes# suggestions d’investissement mais ne sont pas censés suivre la totalité de l’univers des petites et moyennes capitalisations. Chacun, gérant ou analyste, se doit néamoins de respecter la politique maison qui se résume par la formule #growth at the right price# (croissance au juste prix).Dans le principe, une action n’est entrée en portefeuille que si elle offre aux yeux de l'équipe de gestion un potentiel de hausse de 40 % sur un horizon de 6-9 mois. Nick Williams, qui est noté AAA par Citywire, veille aussi à ce que 75 % du portefeuille puissent être liquidés en trois jours et 100 % sur 10 jours. Actuellement, le gérant privilégie une approche #growth# et sous-pondère le #value#, et la poche de cash représente environ 4 % de l’encours (la fourchette théorique est de 3-7 %). Au-delà de ces principes, la diversification du portefeuille se traduit par un plafonnement à 3 % de la participation maximum. La sélection de valeurs est à l’origine en principe de 90 % de la performance. Dans la pratique, aucune ligne n’atteint actuellement les 2 % du portefeuille, dont le taux de rotation se situe aux alentours de 130 %. On compte actuellement cinq valeurs dont la pondération est comprise entre 1,6 et 1,9 % du portefeuille Elisa Oyj affiche 1,90 % sur la balance, juste devant Scor (1,89 %) et Hellenic Telecommunications (1,82 %). Salzgitter et Cap Gemini pointent ensuite à respectivement 1,65 % et 1,63 %.Pour l’avenir, Nick Williams se veut relativement serein, toutes choses égales par ailleurs. En effet, les petites capitalisations sont nettement sous-évaluées à présent, aussi bien en termes absolus qu’en relatif. #Autrement dit, les investisseurs seraient bien inspirés de ne pas se focaliser uniquement sur le crédit, les obligations d’entreprise, et ils devraient jeter un coup d’?il aux small caps#, insiste Nick Williams.
Réservé aux investisseurs qualifiés, cette sélection s’appuie sur des PME-PMI non cotées éligibles aux avantages fiscaux des lois Tepa et Dutreil.La Financière Fonds Privés a sélectionné 6 entreprises qui «devraient procurer de bonnes perspectives de rendement» et qui «appartiennent aux secteurs de la distribution spécialisée, des services très haut de gamme, de l"infogérance ou des énergies vertes (?)», affirme la société. L"accès à cette offre de services n"est ouvert qu"aux membres dont elle a dûment agréé l"inscription et qui, bénéficiant la qualité d"investisseurs qualifiés au sens de l"article L.411-2 du CMF, souhaitent investir plus de 35 000 ? par participation. Cet investissement est également accessible par l"intermédiaire de conseillers en gestion de patrimoine indépendants. Financière Fonds Privés facture aux investisseurs des droits d"entrée correspondant à 5% TTC du montant investi, et, lors de la sortie, 20 % TTC de la plus-value brute (hors avantages fiscaux) réalisée. «Les augmentations de capital des entreprises sélectionnées (...) auront lieu entre le 15 avril et le 15 mai 2009, avec une priorité donnée aux investisseurs qui auront fait part de leurs intentions avant le 15 avril», indique la société.
Nyse Euronext a annoncé lundi les débuts de son nouveau système multilatéral de négociation paneuropéen Nyse Arca Europe, «qui offre aux intervenants la possibilité d'échanger 377 valeurs de 9 pays d’Europe (Allemagne, Autriche, Danemark, Espagne, Finlande, Italie, Norvège, Suède, Suisse)», rapporte Les Echos. Nyse Euronext prévoit d'étendre son offre en avril à des valeurs d’Irlande et du Royaume-Uni.
Selon La Tribune, l’organisme de compensation dont le conseil administration se réunit mercredi a le choix entre plusieurs options : mener à bien sa négociation avec l’américain Depositary Trust & Clearing Corp. (DTCC) ; attendre la proposition de huit banques et du courtier Icap qui ont décidé d'étudier sa prise de contrôle. Ou encore, racheter «ses propres actions en vue de sa transformation en une structure détenue par ses seuls utilisateurs».Des décisions sont attendues à l’issue du conseil d’administration de demain, relève La Tribune.
L’assureur-crédit français Coface va se lancer sur le marché de notation de défaut des crédits, rapporte le Handelsblatt. Benoît Claire, président du directoire de Coface Deutschland, a précisé qu’il ne s’agit pas de concurrencer les grandes agences de notation, la cible étant pour la Coface la population des petites et moyennes entreprises. La grande différence sera que la Coface notera les entreprises et non des instruments financiers. De plus, la validité de la note sera limitée à douze mois.
Selon L"Agefi suisse, les incertitudes sur le secret bancaire n"ont pas créé de flux vers Singapour. Les banques genevoises ne croient pas à la possibilité de récupérer des clients en s"implantant chez le rival asiatique. Par ailleurs, les autorités de Singapour se disent disposées à davantage de coopération en matière fiscale.
Selon L"Echo, la Belgique a mis hier en service un dispositif informatique d'échange automatique de renseignements fiscaux au plan international. Le système devrait en principe être pleinement opérationnel à partir du 23 mars prochain. Selon Bernard Clerfayt, secrétaire d'État MR chargé de la lutte contre la fraude fiscale et de la modernisation des Finances, « nous allons enfin pouvoir transmettre de manière électronique de grandes quantités d’informations aux pays avec lesquels nous avons conclu des accords d'échanges de renseignements».
Selon L"Echo, la Commission bancaire, financière et des assurances (CBFA) met en garde le public contre les activités de Legacy Global Wealth. Cette firme contacte des investisseurs belges afin de leur proposer des services d’investissement alors qu’elle ne dispose pas en Belgique de l’agrément requis.
Dans un entretien à L"Agefi suisse, Pascal Kiener, président de la direction générale de la Banque Cantonale Vaudoise (BCV), qui vient de créer une nouvelle division de private banking, veut devenir un poids lourd dans ce métier en terre vaudoise. « Nous pensons devenir numéro un à terme, dans quatre ou cinq ans dans le canton de Vaud », déclare-t-il au quotidien. « Cet axe est prioritaire pour la banque, c"est un domaine que nous voulons développer sur le marché local onshore avec pour cible prioritaire une clientèle qui dispose de 250.000 francs à 5 millions, certains clients ayant plus, d"autres moins », précise-t-il.
L’Australian Securities and Investment Commission (ASIC) a annoncé jeudi que l’interdiction des ventes à découvert sur les valeurs financiers est à nouveau prorogée, jusqu’au 31 mai. Le 21 janvier, le régulateur australien avait déjà prolongé jusqu’au 6 mars cette interdiction qui avait été mise en vigueur le 13 novembre 2008.
Alpstar, spécialiste des fonds credit a annoncé selon Hedge Week la creation d’une équipe stratégique sur la restructuration et la récupération des actifs obligataires en difficulté. Ce groupe a été constitué à la demande de fonds de pension qui cherchaient assistance pour ce genre de problématique.
Pour 2008, la Banque cantonale vaudoise (BCV) affiche un bénéfice de 356,3 millions de francs suisses contre 473,4 millions l’année précédente. Le bénéfice brut annuel a opéré un bond en avant de 55 % au second semestre et atteint 423,3 millions de francs, contre 529 millions pour 2007. Le conseil d"administration proposera à la prochaine assemblée générale un dividende de 20 francs et le remboursement de 10 francs de la valeur nominale de l"action. Ces deux opérations permettront au groupe de distribuer 258 millions de francs.L’encours géré par la BCV affichait fin décembre une contraction de 21 % sur un an à 66,8 milliards de francs en raison de l’effet de marché et, pour 3,9 milliards, de la cession de la filiale espagnole Asesores y Gestores Financieros SA (A&G). Les entrées nettes ont porté sur 354 millions de francs. Cette évolution s’explique d’un côté par un apport de 1,7 milliard dans l’activité liée à la clientèle privée et aux PME vaudoises et de l’autre par la réduction volontaire, pour 1,3 milliard, de fonds déposés notamment sous forme de comptes à terme par des grandes entreprises et des clients du Trade Finance, «dans un souci de bonne gestion du risque interbancaire», précise la BCV.
Irving Picard, l"administrateur chargé de récupérer l"argent des victimes de la fraude de Bernard Madoff, va donner suite à 12 réclamations, rapporte le Financial Times. Chaque plaignant recevra 500.000 dollars provenant du Securities Investor Protection Corporation, l"agence non gouvernementale qui aide les clients de courtiers qui ont fait faillite. Mais les sommes réclamées dépassent les 500.000 dollars.
Selon les proches du dossier les gestionnaires alternatifs Cyrus Capital Partners et Black Canyon Capital, qui détenaient près de 77 % de Virgin America, auraient exercé leur option de vente et cédé leurs parts au britannique Virgin Group, qui les aurait déjà payés, rapporte the Wall Street Journal. Le problème est que Virgin America n’est dès lors probablement plus en règle désormais avec la loi fédérale imposant qu’une compagnie aérienne américaine doit être contrôlée au moins à 75 % par des investisseurs américains. Pour l’instant, les hedge funds ont accepté de laisser leurs administrateurs au board de Virgin America, et Virgin Group a chargé Lazard de trouver de nouveaux investisseurs. Mais Alaska Airlines, un concurrent de Virgin America, a demandé au Département des Transports de vérifier si Virgin America est bien en règle.
Barclays acquiert Bear Wagner Specialists à JPMorgan Chase, ce qui placera la banque en position numéro un sur le parquet du New York Stock Exchange, rapporte le Financial Times.
Le FBI veut identifier les ?victimes? potentielles de Sir Allen Stanford, rapporte le Financial Times. L"agence cherche des informations de toute personne ayant investi soit dans Stanford Financial Group ou ses filiales Stanford Capital Management, Stanford Group Company, Stanford International Bank, Stanford Trust Company, et Bank of Antigua.
Afin d’obtenir le crédit de 12,5 milliards d’euros dont il a besoin pour parachever sa prise de contrôle de Volkswagen, Porsche accepte pour la tout première fois d’ouvrir ses livres et de se faire noter, probablement par Standard & Poor’s ainsi que par Moody’s, rapporte le Handelsblatt. Un porte-parole a précisé que le constructeur automobile attend d’une notation qu’elle lui permettre d’obtenir des modalités de refinancement plus avantageuses.
D’après le dernier Baromètre mensuel des fonds établi par Lipper, les meilleurs sociétés de gestion espagnoles ont l’intention de réduire en mars la part des actions dans leur portefeuille pour augmenter celle des actifs sans risque. 61 % des gérants interrogés indiquent qu’ils sous-pondèrent les actions et seulement 7,69 % qu’ils les surpondèrent, précise Cinco Días. Parallèlement, la poche de cash moyenne a augmenté à 34,65 % contre 32,89 % pour février. La liquidité pèse plus lourd que les actions, retombées à 31,98 % contre 33,94 %.
Le ministère fédéral du Travail et des Affaires sociales a annoncé lundi que le nombre de contrats d'épargne-retraite bonifiés du type Riester a atteint en fin d’année dernière les 12,2 millions. Celui des contrats souscrits en 2008 a porté sur 2,2 millions, dont 0,7 million au dernier trimestre. Le total annoncé s’entend en net, parce qu’il y a eu en 2008 environ 0,48 million de contrats annulés ou de sorties.
En 2008, le private equity a investi en Allemagne environ 8,4 milliards d’euros, soit 20 % de moins que l’année précédente, selon l’association du secteur, le BVK. La Frankfurter Allgemeine Zeitung rapporte que les capital-investisseurs possèdent à présent quelque 6.200 entreprises en Allemagne. Ces sociétés emploient 1,19 million de salariés et ont réalisé un chiffre d’affaires total de 212,1 milliards d’euros. Selon Thomas Rinn, du cabinet de consultants Roland Berger, les capital-investisseurs auront des difficultés à trouver des acquéreurs pour les sociétés qu’elles ont dans leur portefeuille et l’on peut attendre que la durée moyenne de détention passe de quatre ans actuellement à cinq ans.
Bien qu’il soit en hausse de 1,3 % depuis le début de l’année, l’encours des OPCVM tricolores a baissé de 1,8 % en février à 776 milliards d’euros, selon les dernières statistiques Europerformance.Ce sont les Sicav actions qui accusent le repli le plus prononcé en février, avec une chute de près de 9 % à 121,16 milliards d’euros, l’encours des Sicav obligataires ne s'érodant que très légèrement (- 1 %) à 58,52 milliards d’euros.
Selon l’Agefi, la crise est passée sur la Bred sans la toucher, ou presque, puisque son bénéfice net augmente de 4,6 %, à 241 millions d’euros, malgré une hausse du coût risque de près de 50 millions d’euros (à 38,3 millions). Pour 2009, la Bred se montre néanmoins prudente, notamment du fait des incertitudes pesant sur les entreprises et les prêts LBO.
Depuis le début de l’année, l’encours des ETF en Europe a diminué de 9,6 % pour ressortir fin février à 129,17 milliards de dollars, d’après les statistiques de Barclays global investors (BGI). Ce recul s’avère moins fort que celui de l’indice MSCI Europe, qui a chuté de 20,7 % dans le même temps.Deborah Fuhr, managing director et global head of ETF research and implementation strategy chez BGI (émetteur des ETF de la marque iShares), précise que l’on recensait au 28 février un total de 643 ETF en Europe, soit 7 unités ou 1,7 % de plus que fin décembre. Ces produits émis par 29 maisons faisaient au total l’objet de 1.597 cotations sur 20 Bourses. A fin février, les trois principaux acteurs par les encours sur le marché européen des ETF étaient iShares (BGI) avec 48,12 milliards de dollars sur 145 produits, Lyxor Asset Management (Société Générale) avec 28,71 milliards et 115 fonds et enfin db x-trackers (Deutsche Bank) avec 22,71 milliards. Ces montants correspondent à des parts de marché respectives de 37,3 %, 22,2 % et 17,6 %, ce qui signifie que ces trois sociétés de gestion pesaient à elles seules 77,1 % du marché. Si l’on ajoute les quatre émetteurs suivants, Credit Suisse, Banque cantonale de Zurich, EasyETF (Axa IM et BNPP AM) et ETFlab (Dekabank), la part de marché totale des sept premiers acteurs représente 90,2 %. D’après Lipper FMI, précise BGI, les ETF en Europe ont enregistré pour l’ensemble de 2008 des souscriptions nettes de 76,5 milliards de dollars alors que toutes les autres catégories de fonds subissaient des sorties nettes de 495,1 milliards de dollars.
Selon les calculs de Lipper Feri, les fonds de hedge funds en Europe ont subi pour les quatre derniers mois de 2008 des remboursements nets de 15 milliards d’euros, rapporte Funds People pendant que les monétaires dynamiques accusaient des sorties nettes de 19 milliards.
Plombé par le recul des principales valeurs pharmaceutiques américaines après l’annonce du rachat de Schering-Plough par Merck pour 41 milliards de dollars, le DJ a clôturé en baisse de 1,21%, à 6.547,05 points, le lundi 9 mars.
Selon Le Figaro, citant l’AFP, les pays de la zone euro ont refusé, lundi, de répondre à l’appel lancé par les Etats-Unis en faveur de nouveaux plans de relance économique. " (?) Nous avons fait ce que nous devions faire», a notamment déclaré devant la presse M. Juncker, le ministre luxembourgeois des finances.
Pour le directeur de la stratégie du bureau d'études AlphaValue, les compagnies d’assurance peuvent recéler des surprises, avec leurs engagements sur des actifs à risque. Moins exposées que les banques, elles continueront néanmoins d'être sanctionnées en Bourse.Newsmanagers : Que vous inspirent la présentation des résultats d’Aviva, le numéro un britannique de l’assurance ? Pierre-Yves Gauthier : Ce qui me surprend le plus est le décalage entre la perte annoncée de 885 millions de livres sterling, selon la comptabilité IFRS utilisée, et la perte bien plus importante d’environ 7,7 milliards de livres qui ressort selon la méthode de comptabilité analytique de type #market consistent embedded value#. Malgré l’annonce du maintien du dividende, la Bourse a sanctionné le titre. On s’attendait en effet à des difficultés pour les compagnies d’assurance au second semestre, mais les résultats d’Aviva confirment combien ce secteur est difficile à décoder. Aviva peut créer un effet de domino pour le secteur de l’assurance. N. : La nouvelle perte annoncée par l’assureur américain AIG, 62 milliards de dollars pour le seul dernier trimestre de 2008, ne vous inquiète-t-elle pas ? P-Y G. : Fondamentalement, AIG est moins un assureur qu’une banque de marché greffée sur un assureur. Elle a été un des premiers opérateurs comme vendeur d’options et d’assurance financière comme les CDS, et sur les produits complexes de couverture émis à la demande des marchés financiers. Il est difficile de connaître avec précision le niveau des pertes possibles, en raison même de la nature de ce métier de vendeur de couvertures. Rétrospectivement, il est heureux que l’Etat américain continue de renflouer AIG pour éviter tout risque systémique. N. : Des assureurs européens peuvent-ils avoir pris des engagements du même type, qui ne seraient pas encore révélés ? P-Y G. : A ma connaissance, les assureurs traditionnels ne se sont pas engagés dans le métier de rehausseur de crédit. Mais il est impossible de prétendre avoir une vision exhaustive des risques pris vis-à-vis de la planète financière. N. : Au moins, quels sont les types de risques ? P-Y G : Les assureurs peuvent avoir vendu des produits garantis à leurs clients, et s'être assurés dans les marchés financiers pour limiter les risques relatifs aux garanties accordées. Puis ils peuvent découvrir ultérieurement que le vendeur de cette assurance, la contrepartie, est fragile. La présence de l’Etat américain dans le capital d’AIG en fait une contrepartie a priori très solide. En revanche, si la contrepartie a été trouvée sur le marché, après d’une société financière ou d’un hedge funds, il existe des incertitudes. Car ce sont des contrats bilatéraux, dans lesquels les acteurs changent rapidement et sont parfois difficile à retracer. N. : Les analystes financiers spécialisés peuvent-ils repérer ce type de problèmes ? P-Y G. : Il est quasiment impossible pour les analystes financiers, sauf à prendre chaque ligne de produits financiers, d'évaluer toute la chaîne des contreparties. Quand on sait que le seul groupe AXA cumule un total de bilan de plus de 750 milliards d’euros mixant les métiers d’assurance et d’intervention sur les marchés financiers, il n’y a aucune capacité extérieure à isoler les risques et les problèmes. N. : Le secteur de l’assurance pourrait donc connaître des problèmes analogues à ceux des banques ? P-Y G. : Les assureurs disposent de ce luxe de #pousser du cash flow devant eux#. L’encaissement de prime avant la survenance d’un événement est une garantie de liquidité que ne connaissent pas les banques. Par ailleurs, l’activité sous-jacente des compagnies d’assurance européennes reste plutôt récurrente. Mais la partie inconnue du risque de contrepartie reste importante. Aussi, tant que les marchés financiers ne connaîtront pas de rebond, les boursiers continueront de jouer les compagnies d’assurance à la baisse, un peu comme un multiplicateur de la peur.
Depuis le début de l’année, l’indice DJStoxx Insurance accuse une baisse de 46 %, soit 10 % de repli de plus que les banques, rappelle Les Echos. «Le bureau d’analyse KBW explique la dégringolade boursière des assureurs européens par la volonté des investisseurs de se caler sur leur actif net réévalué tangible. Une valeur à la casse qui ne correspond pas aux fondamentaux du secteur», explique le quotidien.
Barclays Global Investors (BGI) lance sept nouveaux ETF sur le marché français qui vont renforcer la gamme obligataire qui constitue actuellement une des priorités de iShares, et permet aux investisseurs de se positionner sur des segments de marché spécifiques. Ces 7 ETF sont : iShares Global Inflation-Linked Bond, iShares ? Covered Bond, iShares JPMorgan $ Emerging Markets Bond Fund, iShares S&P Emerging Market Infrastructure, iShares S&P SmallCap 600, iShares MSCI Japan SmallCap, et de iShares MSCI AC Far-East Ex Japan SmallCap. Selon Eric Wohleber, directeur de BGI en France, «ces nouveaux ETF répliquent des indices jusque là difficilement accessibles, et cela en toute transparence».
Filiale de DekaBank (caisses d'épargne allemandes) spécialiste des ETF, la société de gestion ETFlab Investment GmbH (2 milliards d’euros d’encours dans 16 fonds) a annoncé lundi le lancement de six nouveaux produits obligataires de droit allemand, les ETFlab iBoxx ? Liquid Sovereign Diversified 1-10, 1-3, 3-5, 5-7, 7-10 et 10+. Il s’agit d’ETF sur des emprunts d’Etats de la zone euro, a précisé le directeur général d’ETLlab, Andreas Fehrenbach. Les indices sous-jacents, d'échéance diverses, comprennent chacun 25 obligations, avec un maximum de quatre émissions par pays. La commission de gestion est fixée à 0,15 %.