L’audit de PwC aurait démontré que, dans l’affaire des pertes de marché qui ont obligé Deka à réviser son bénéfice de 2008 à la baisse de près de 100 millions d’euros, les exigences minimales en matière de gestion du risque n’ont été que partiellement satisfaites par le front office, rapporte le Handelsblatt. Le journal fait état d’un conflit entre le directoire et le conseil de surveillance de la société de gestion des caisses d'épargne. Les administrateurs estiment que la fiabilité du responsable des activités de marché, Walter Groll, mérite d'être vérifiée. De plus, les administrateurs réprouvent la création d’une équipe de spécialistes «public finance» qui a été débauchée de chez Depfa, et qui, à ce titre, «ont du sang sur les mains».
Selon La Tribune, le tribunal de grande instance de Nanterre a condamné, le 20 février dernier, Aviva Courtage à dédommager un investisseur à hauteur de 1,5 million d’euros pour avoir modifié, sans son accord, la répartition des sommes placées sur les fonds actions de son assurance-vie."La somme qu’Aviva devra verser représente le manque à gagner dû à cette erreur», explique La Tribune pour qui cette décision pourrait faire jurisprudence.
Comme chaque année, le quotidien La Tribune a décerné ses #Victoires# aux têtes de file de plusieurs catégories d’OPCVM. Dans la catégorie «gamme large actions», State Street Global Advisors (SSgA) accède à la plus haute marche du podium, notamment grâce à l’indiciel SSgA Japan Index Equity Fund composé de grandes valeurs nippones (- 25,69 %) et SSgA Emerging Europe Alpha Eq sur l’Europe émergente (- 59,44 %).Dans la catégorie dette privée et dette souveraine, c’est Natixis qui est distingué, notamment pour les performances de gestion de quatre fonds : un est diversifié (Croissance Diversifiée), et les trois autres sont des fonds obligataires (Natixis Impact Nord-Sud Développement, Géoptim, Écureuil Obli Capi).Dans la catégorie des établissements à «Gamme spécialisée-obligations», c’est UFG qui sort le mieux son épingle du jeu pour son #collectif#.First State Investments est distingué pour son expertise sur les marchés de niche. Enfin, Groupama AM est désigné meilleur groupe global et second pour la gamme Large Actions.
Une étude de Skandia Investment Group (SIG) fait ressortir que durant les deux années qui viennent le nombre de multigestionnaires devrait diminuer mais bénéficier d’une part plus importante des souscriptions totales. Jamie McLeod, CEO de SIG, estime que si le secteur de la gestion d’actifs est en train de se contracter à cause de la crise économique, la part de marché des multigestionnaires s’accroît parce que les investisseurs et leurs conseillers cherchent de plus en plus à externaliser la sélection et le suivi des gérants de fonds.D’après un récent sondage effectué par SIG auprès de 300 conseillers, 46 % des personnes interrogées s’attendent à une hausse de leurs ventes de fonds en multigestion en 2009 pendant que 51 % pensent qu’elles resteront stables. De fait, si beaucoup de sociétés de gestion ont mis sur pied une activité de multigestion voici quelques années pour essayer d’exploiter ce segment de croissance, certains pourraient avoir mal apprécié le capital intellectuel nécessaire pour opérer avec succès sur le marché de la multigestion, et certains ont déjà succombé aux pressions commerciales qu’ils ont probablement sous-estimées, souligne Jamie McLeod.
Une récente étude publiée par Andrew Clare et Nick Motson, deux chercheurs en finance de Cass Business School (Londres), analyse le comportement à risque des gérants de Hedge Funds. Selon les auteurs, ces spécialistes de la gestion alternative adapteraient le profil risque de leurs fonds en fonction de leur performance. Ainsi des gérants de fonds peu performants auraient tendance à augmenter le profil risque de leurs fonds. Cette étude amène donc à remettre en question le concept selon lequel les hedge funds visent les rendements absolus (absolute returns) et suggère au contraire qu"ils prêtent une attention particulière aux performances de leurs concurrents. Cela peut également être le résultat des agissements des gérants ou d"autres investisseurs qui prennent des décisions en se basant sur la performance relative des fonds dans lesquels ils cherchent à investir. L"étude prend explicitement en compte les caractéristiques de la structure de rémunération des gérants de hedge funds. Cette situation se produit parce que les gérants réclament une prime de performance seulement dans les cas où le fonds produit de bons résultats. Effectivement, le gérant de hedge funds typique touche une commission sur la performance. Afin de mener à bien cette étude, les auteurs se sont basés sur une importante base de données regroupant les résultats des hedge funds. Ces données permettent de déterminer la position de chaque fonds par rapport à ses concurrents et d"évaluer la valeur de ses incentives de performance en calculant le «degré monétaire» (moneyness) de cette option. Ces deux cas de figure permettent également d"évaluer si les gérants adaptent le profil risque de leurs fonds en fonction de la performance des autres fonds ou par rapport au «degré monétaire» de leur option de performance. Les deux chercheurs de Cass suggèrent également que les gérants qui possèdent des options qui vont leur rapporter de l"argent, ont tendance à réduire le profil risque de leur fonds. Toutes proportions gardées, ces gérants protègeront la valeur de ces options vers la fin de l"année. Pour les investisseurs qui souhaitent que leurs gérants prennent d"importants risques quel que soit le mois de l"année, ce résultat peut être décevant. Il suggère qu"il y a une tendance à se protéger (locking in) vers la fin de l"année civile. De façon intéressante, le comportement à risque des gérants qui ont des options qui vont leur rapporter de l"argent ne prennent pas de gros risques, en mettant par exemple tous les ?ufs dans le même panier afin de récupérer des pertes antérieures et d"augmenter la valeur de leurs options. Cela pourrait être une bonne nouvelle pour les investisseurs de hedge funds. Cette attitude conservative pourrait être causée par la peur de la liquidation des investisseurs et/ou la participation souvent importante du gérant dans le fonds. Ces deux éléments découragent le gérant de parier en prenant des risques élevés.
Jeudi, Fitch Ratings a annoncé avoir placé sous #rating watch evolving# la note M2 de gestionnaire d’actifs de Fortis Investment Management (FIM) pour toutes ses activités de gestion hormis l’investissement alternatif et le crédit structuré. Cette mise sous surveillance s’explique par le manque de détails quant au processus de rapprochement de Banque Fortis et de BNP Paribas ; en particulier, le flou persiste sur l’intégration éventuelle de FIM et de BNPP Investment Partners (qui est noté M2+).
Stefan Brendgen, le nouveau directeur général d’Allianz Real Estate Deutschland GmbH, a annoncé lors du salon MIPIM de Cannes que l’assureur allemand a l’intention d’investir mondialement environ 10 milliards d’euros dans l’immobilier sur les cinq prochaines années, rapporte le Handelsblatt. Cela sera entièrement financé sur fonds propres. L’objectif est d’augmenter de moitié la part du portefeuille allouée à l’immobilier, qui est actuellement de 4 %, et de diversifier géographiquement les actifs. Actuellement, Allianz détient des immeubles d’une valeur de 17,2 milliards d’euros. De plus, l’assureur a décidé de faire «respirer» son portefeuille, seule une gestion active étant en mesure de fournir le rendement visé de 9-10 %. Pour ce faire, Allianz aligne une équipe de 450 personnes dans le monde, dont près de 150 en Allemagne.
Investment Week rapporte que Barings lancera le 23 un fonds multi classes d’actifs non coordonné (Non Ucits Retail Scheme ou NURS) disponible uniquement en livres et domicilié au Royaume-Uni dont l’objectif est de générer une performance supérieure à l’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation (RPI) sur le moyen à long terme. Ce produit destiné au «retail» pourra investir jusqu'à 60 % de son encours en actions et figurera dans la catégorie «cautious managed funds» de l’IMA. Le gérant Andrew Cole prévoit que 75 % de la performance proviendront de l’allocation stratégique ou tactique, le reste étant le résultat d’une gestion active.La souscription minimale sera de 2000 livres. Baring facturera un droit d’entrée de 5 % et une commission de gestion de 1,5 %.
La société de gestion suédoise East Capital, spécialisée dans les marchés d’Europe de l’Est, lance un fonds d"actifs sous évalués. Appelé East Capital Special Opportunities Fund, le produit sera investi dans des sociétés solides, mais faiblement valorisées pour des raisons de marché ou de situation propres aux actionnaires. L’univers couvert est la Russie et l’Europe de l’Est.#Les investissements se feront de préférence dans des actions de sociétés cotées ou dans des actions de sociétés pouvant faire l"objet d"échanges. Ils pourront aussi être réalisés dans d"autres instruments financiers. East Capital retiendra des investissements ayant à la fois un potentiel évident d"appréciation ainsi qu"une possibilité de sortie dans les 4 ans#, précise le communiqué de presse.East Capital Explorer AB investira 35 millions d’euros dans le fonds dont le lancement est prévu pour le 2ème trimestre 2009. Le produit se destine aux investisseurs institutionnels et autres investisseurs qualifiés et son plafond est de 100 millions de dollars. La durée du fonds est de 4 ans.
Le groupe Wallberg annonce avoir obtenu de la BaFin l’autorisation de commercialiser en Allemagne son fonds de fonds immobiliers de droit luxembourgeois Wallberg Real Estate lancé le 16 novembre 2007 et qui avait franchi le cap des 100 millions d’euros en septembre. A fin février, l’encours ressortait à 98,75 millions d’euros et la performance depuis le lancement se situe à 3,72 % pour la part «retail».Le droit d’entrée et la commission de gestion ressortent à respectivement 5 % et 1 %, ce à quoi s’ajoute une commission de conseil pour la banque Reuschel et une commission de 20 % sur la performance excédentaire par rapport au rendement mensuel moyen de l’Euribor 1 mois.
Selon L"Agefi suisse, le bénéfice net de la Banque cantonale du Valais (BCV) a progressé l"an dernier de 10% à 45,3 millions de francs alors que les fonds de la clientèle atteignent 6,9 milliards de francs, en hausse de 1,1 milliard. Cette augmentation des fonds est liée au développement de la crise internationale et concerne les six derniers mois de 2008. L"afflux de clientèle s"est poursuivi durant les deux premiers mois de 2009. La BCV augmente son dividende de 16% à 17% pour les actions au porteur.
L’Asie reste une opportunité d’investissement. «La région mérite une place dans un portefeuille diversifié», estime Douglas Cairns, spécialiste de l’Asie et des marchés émergents chez Threadneedle. Douglas Cairns juge par ailleurs le marché peu cher et très intéressant pour pratiquer du stock picking.Actuellement, l’Asie est confrontée à un ralentissement cyclique mais pas une crise similaire à celle des années 1997/98. Les déséquilibres macro-économiques à l’origine de la crise d’alors ont disparu. Pas d’investissements excessifs, pas de bulle de crédit, une dette extérieure court terme faible, des réserves de change élevées et des balances courantes généralement solides. On observe par ailleurs que le système financier est en plutôt bonne forme, avec un système bancaire sain et des consommateurs qui sont loin d'être surendettés. Dans ce contexte, la question est malgré tout de savoir si la Chine, qui pèse très lourd dans la zone, pourra maintenir un rythme de croissance soutenu. Threadneedle table sur une croissance comprise entre 6,5% et 7% en 2009, contre une prévision de 8% du côté du gouvernement chinois alors qu’on était sur un rythme de 12% en 2007. Autrement dit, on est en train d’assister à un ralentissement très marqué mais les pouvoirs publics chinois disposent des moyens de limiter le mouvement dans un environnement où la classe moyenne devrait doubler d’ici à 2010. La dissipation des pressions inflationnistes donne une marge de man?uvre non négligeable au gouvernement et les infrastructures demeurent un thème d’investissement majeur, avec un programme de dépenses de quelque 750 milliards de dollars sur la période 2006-2010 et des besoins toujours considérables en la matière compte tenu du mouvement d’urbanisation en cours et à venir. Actuellement, seulement 40% de la population, soit environ 520 millions de personnes, vivent dans les villes. Conclusion, on peut éventuellement sous-pondérer l’Asie dans un portefeuille mais au sein de cette zone, on peut surpondérer la Chine sans hésiter.
Selon l’Agefi, «Goldman Sachs et Morgan Stanley ont créé une joint-venture pour s’implanter sur le marché européen des fonds indiciels négociables en Bourse (?)».Baptisée «Source», cette coentreprise pourrait entrer en activité dès avril avec le lancement de 20 exchange traded notes, notamment sur les matières premières, et 50 exchange traded funds (ETF). Ces produits seraient en passe d'être homologués en Irlande, précise notamment le quotidien numérique.
Selon Les Echos, chargé par La Haye de fusionner Fortis Nederland et ABN AMRO pour en faire une nouvelle banque de premier plan aux Pays-Bas,Gerrit Zalm, ex-ministre des Finances, convoite des actifs de Fortis Belgique «qu’il serait prêt à troquer contre des activités néerlandaises dans le giron de Fortis Nederland».
La gestion du compartiment Far Eastern Value Fund BP-USD de la Sicav luxembourgeoise Nordea-1 qui pesait 102 millions de dollars fin janvier est transférée à TMAI qui le gérera de Tokyo. Nordea recherchait en effet pour ce fonds un gérant combinant l’analyse macro-économique (top-down) et la sélection de valeurs (bottom-up), plutôt que le spécialiste d’un style de gestion donné.
Un porte-parole de Sal. Oppenheim a confirmé que Reinhard Krafft a quitté le poste de numéro deux de la division banque privée en décembre et qu’il n’a pas de successeur, rapporte le Financial Times Deutschland. L’intéressé s’est établi comme consultant indépendant et travaille pour la Banque centrale du Luxembourg.
Selon La Tribune, c’est finalement Groupama qui va aider la Banque Postale à démarrer son activité d’assurance dommages en France, les 2 partenaires mettant sur pied une société commune dans laquelle la Banque Postale détiendra 65 % du capital. La nouvelle société démarrera son activité fin 2010 et elle vise et vise de 3 % voire 4 % des parts de marché en IARD au terme de l’accord, prévu pour douze ans.
Interviewé vendredi 13 mars par Le Figaro, le président de La Poste, indique souhaiter, en 2010, une augmentation de capital dont 1,2 milliard d"euros par l"État et de 1,5 milliard d"euros par la Caisse des dépôts dans le cadre d"une société anonyme à capitaux 100% publics afin de se moderniser. # La Poste restera une entreprise à capitaux 100% publics, la loi le précisera#, assure Jean-Paul Bailly en affirmant, par ailleurs, que # la présence postale territoriale est inscrite dans le marbre de la loi (?) #.
Selon l’Agefi, le FASB pourrait proposer de nouvelles règles d’ici 3 semaines afin de réformer de la règle de «mark to market». Pour William Isaac, ancien président de la FDIC, rapporte le quotidien numérique, cette règle de valorisation a «détruit 500 milliards de dollars de capitalisation dans le système bancaire et 5.000 milliards de capacité de prêts».
A quelques semaines du G20, l"organisation internationale des commissions de valeurs (OICV ou Iosco) propose que le code de conduite des agences de notation élaboré par ses soins serve de base à la surveillance internationale des agences. Une telle décision présenterait l"avantage de faciliter une convergence des approches relatives à la régulation des agences par les différentes juridictions, souligne l"OICV qui estime que de cette façon, les conflits juridiques seraient évités et les attentes communes en ce qui concerne les activités des agences plus facilement satisfaites. L"OICV relève au passage que plusieurs juridictions sont en train de mettre en place une régulation des agences sur la base du code de conduite, entre autres l"Australie, le Canada, le Japon et l"Union européenne. L"OICV a en outre mis au point un examen type susceptible d"être utilisé si nécessaire par les membres de l"organisation qui régulent et surveillent les agences. L"organisation indique qu"elle continue d"évaluer toutes les options disponibles, -collège de superviseurs, accords bilatéraux- concernant l"architecture de la supervision.Le groupe de travail de l"OICV sur les agences de notation a par ailleurs publié les résultats de son étude sur la mise en ?uvre par les agences de notation de son code de conduite révisé l"an dernier. Sur un échantillon de 21 agences de notation, sept ont mis en ?uvre les dispositions du code élaboré l"an dernier. Les trois plus grandes agences, Fitch, Moody"s et Standard & Poor"s, ont particulièrement bien pris en compte les nouvelles dispositions du code, relève le groupe de travail qui relève que l"agence japonaise (the Japan Credit rating Agency) s"est également mise au diapason du code tout comme l"agence suisse Fedafin et dans une moindre mesure Dominion Bond Rating Service. L"agence japonaise Rating & Investment Information (R&I) n"a pas pris en compte une disposition mais s"en est expliqué. Par ailleurs, deux agences, Austin Ratings and Euler Hermes Rating, ont manifesté leur intention d"adapter leur code de conduite à bref délai.Parmi les facteurs qui ont pu contribuer à l"abstention des quatorze autres agences, le rapport évoque le projet de régulation européenne, les contraintes budgétaires et aussi le fait que les révisions du code portaient sur les produits structurés qui ne font pas forcément partie de l"offre des agences. Sur ce groupe de quatorze, onze ont toutefois intégré en partie ou davantage les dispositions de la version 2004 du code. «Une amélioration significative», selon l"OICV qui rappelle qu"en 2007, aucune des agences de son échantillon d"alors, 35 au total, n"avait publié de code. Les temps changent?
Selon L"Echo, les parachutes dorés sont désormais limités à douze mois mais en y intégrant la partie variable, qui est souvent une grosse composante de la rémunération du CEO. La nouvelle mouture du code de corporate governance met aussi l"accent sur la transparence avec un chapitre consacré à la rémunération des dirigeants dans le rapport annuel de chaque société cotée.
Crise financière et scandales obligent, «le thème de la gouvernance dans les fonds revient au goût du jour», a déclaré Aymeric Poizot, analyste de Fitch Ratings, lors de la conférence annuelle de l’agence de notation qui se tenait mardi.Et en France, par rapport aux autres pays européens, les règles et principes de gouvernance s’appliquant aux sociétés de gestion sont «relativement souples, notamment s’agissant de la supervision du management exécutif de la société», constatait Fitch Ratings dans une étude publiée en décembre dernier. «Le conseil d’administration n’est pas obligé d’inclure des membres indépendants ni de créer des comités d’audit et de rémunérations». C’est la même chose au niveau des OPCVM. En effet, la structure juridique la plus fréquence est le FCP (90 % des OPCVM français), qui n’est pas supervisé par un conseil d’administration, contrairement à la Sicav. Fitch note aussi dans son étude que «la réglementation française n’exige pas d'évaluation indépendante puisque la société de gestion reste responsable de la valorisation des actifs, contrairement à ce qui existe dans les autres pays européens».
Weavering Macro Fixed Income, le fonds vedette de Weavering Capital, un gestionnaire de hedge fund à Londres, a bloqué les rachats après qu"une enquête interne a permis de découvrir un swap d"un montant important avec une société liée au gérant, rapporte le Financial Times.
Eurex, la filiale de dérivés de Deutsche Börse, est au coeur des tractations pour la création d’une chambre de compensation des CDS émis en euros, indique Les Echos. Selon le quotidien, la société «n’exclurait pas un rapprochement avec la seule chambre de compensation d’envergure de la zone euro, la branche française de LCH.Clearnet».
Jan Straatman, l’ancien CEO de Pearl-Axial Investments qui est devenu directeur de l’investissement (CIO) d’ING Investment Management en août 2008, a annoncé une restructuration complète de la société de gestion. Il prévoit d’abandonner la formule du «silo» par classe d’actifs pour créer un système multi-boutiques avec équipes dont les idées pourront être mises en ?uvre dans plusieurs stratégies différentes, rapporte IPE. La gestion du risque sera maintenue au niveau des stratégies et couverte transversalement par une équipe indépendante de diagnostic du risque issue du monde des hedge funds. De son côté, Funds People souligne que les gérants qui ne réaliseront pas de performances positives ne percevront pas de prime tandis que Global Pensions précise que les bonus seront étalés sur deux ou trois ans et repris si les gérants sous-performent. Jan Straatman a précisé à Global Pensions que la restructuration devrait être achevée pour la fin de l’année.
Après une charge de restructuration forfaitaire de 90 millions de livres liée au compartiment Global Liquidity Funds, Standard Life Investments (SLI) affiche pour 2008 un résultat avant impôt juste équilibré contre un bénéfice de 100 millions de livres pour 2007. Cela posé, les encours totaux ont diminué de 14 % à 123,8 milliards de livres fin décembre contre 143,4 milliards douze mois plus tôt, les actifs sous gestion pour le compte de tiers se tassant pour leur part de 5 % à 45,5 milliards de livres. L’ebit a en revanche augmenté de 9 % à 82 millions de livres. Les souscriptions nettes provenant de tiers ont plongé de 57 % à 3,39 milliards de livres. Hors les flux très volatils concernant les fonds monétaires, les rentrées nettes venant de tiers sont ressorties à 4,74 milliards de livres contre 6,85 milliards. Les ventes #retail# ont été relativement stables sur l’année tandis que l’argent frais provenait surtout des investisseurs institutionnels.
Selon Les Echos, le Liechtenstein et Andorre, deux des trois derniers pays à figurer sur la «liste noire» de l’OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économiques), ont annoncé hier de substantielles concessions en matière de secret bancaire de peur d'être ostracisés par leurs voisins européens. Andorre s’est engagé à lever le secret bancaire d’ici au 15 novembre pour tout ce qui touche aux enquêtes fiscales. Le Liechtenstein a pour sa part annoncé hier «reconnaître les normes de l’OCDE» en matière de fiscalité et de transparence. Il se dit donc prêt à conclure une série d’accords bilatéraux, sur le modèle de celui signé en décembre avec les Etats-Unis, dans lesquels il s’engagerait à transmettre des informations bancaires en cas d’enquête sur des «fraudes fiscales avérées». La Belgique a aussi déclaré hier, qu’elle allait supprimer dès l’an prochain le secret bancaire qu’elle opposait aujourd’hui aux autres pays de l’Union européenne.
Selon L"Agefi suisse, L"Union Bancaire Privée va bien proposer à certains de ses clients de racheter leurs produits liés à Bernard Madoff, dont le procès s"est ouvert hier à New York. L"offre ne concerne que «les clients privés et institutionnels qui avaient confié un mandat de gestion» à la banque privée genevoise et ceux «qui avaient investi dans des fonds de fonds UBP», précise le porte-parole Jérôme Koechlin, cité par le quotidien. Ceux qui avaient choisi eux-mêmes d"acheter des fonds liés à Madoff ne sont donc pas éligibles.L"UBP propose de racheter aux clients éligibles les produits toxiques liés à l"escroc présumé, jusqu"à hauteur de 50% des sommes investies, assorties d"un intérêt de 2%, le tout étant payable en cinq versements étalés sur cinq ans. La banque a également annoncé hier une modification de son organisation, avec la création d"un poste de directeur de la recherche. En plus de présider le comité d"investissement, il devra superviser le processus d"investissement de l"UBP pour la gestion alternative et établir la liste des gérants de hedge funds recommandés.
Malgré la crise financière, beaucoup de fonds gérés en fonction de critères écologiques et sociaux ont été mis sur le marché. Rien que dans l’espace germanophone (Allemagne, Autriche, Suisse) ont a enregistré pour 2008 le lancement de 50 nouveaux produits représentant un encours total de 900 millions d’euros, selon le Sustainable Business Institut (SBI). Le Handelsblatt rapporte que certains des promoteurs de fonds de développement durable ont même enregistré des souscriptions nettes alors que les remboursements nets pour l’ensemble de la gestion d’actifs en Europe atteignaient 300 milliards d’euros, d’après Lipper FMI. Cela posé, avec l’effet de marché, les encours des fonds ISR ont diminué d’un tiers, une contraction moins forte que celle enregistrée pour la moyenne des fonds d’actions allemands (- 38 %).
Mardi, le conseil de surveillance de la Deutsche Bank approuvera une proposition visant à doubler l’effectif du directoire (Vorstand) à huit personnes, selon manager-magazin relayé par le Handelsblatt. Les quatre nouveaux membres seraient les banquiers d’investissement Anshu Jain et Michael Cohrs, le patron de la clientèle de particuliers Rainer Neske et le patron de l’Allemagne, Jürgen Fitschen. Jusqu'à présent, le Vorstand se compose du président Josef Ackermann, du directeur du risque Hugo Bänziger, du directeur financier Stefan Krause et du COO Hermann-Josef Lamberti. Cela posé, les quatre nouveaux membres font déjà partie du Group Executive Committee (GEC), une structure crée par Josef Ackermann en 2002. Le GEC comprend aussi Pierre de Weck, le patron de la gestion de fortune, et Kevin Parker, celui de la gestion d’actifs.