La Swiss Fund Association (SFA) s’est félicitée vendredi des propositions du Conseil fédéral en matière d’assistance administrative pour les questions fiscales. Gérard Fischer, président de la SFA, estime toutefois que Berne doit réclamer en contrepartie en matière d’accès aux marchés pour les acteurs suisses, notamment en connectant le marché suisse des fonds au marché européen des OPCVM. Matthäus den Otter, directeur général de la SFA, a réclamé pour sa part que les discriminations pratiquées par d’autres Etats comme l’Allemagne et l’Italie par exemple, doivent être abrogées.
Nout Wellink, président du Comité de Bâle et président de la Banque des Pays-Bas (DNB), a annoncé vendredi que le Comité a décidé lors de sa réunion des 10 et 11 mars d'élargir le cercle des Etats membres à sept pays, à savoir l’Australie, le Brésil, la Chine, la Corée du Sud, l’Inde, le Mexique et la Russie. Le secrétariat du Comité, qui comprendra désormais les représentants de 20 pays, demeure à Bâle.
Selon le dernier sondage d’Investhedge Billion Dollar Club, l’encours des fonds de hedge funds s’est contracté d’envion 30 % en 2008 et la perte moyenne est ressortie à 16,63 %. Les plus gros fonds de hedge funds, ceux avec plus d’un milliard de dollars d’encours, affichaient en fin d’année dernière des actifs sous gestion de 744 milliards. Leur nombre se situait fin décembre à 137 unités contre 164 un an auparavant. Les trois acteurs affichant plus de 30 milliards de dollars sont UBS Global Asset Management avec 34 milliards, Union Bancaire Privée avec 33 milliards et HSBC Alternative Investments avec 31,88 milliards.
Dans le sillage de Wall Street, l’indice Nikkei a gagné 1,78% à 7.704,15 points à la clôture du 16 mars, des rumeurs de rapprochement entre Pioneer Corp et Mitsubishi Electric animant le secteur de l'électronique grand public.
Dans un entretien au Temps, le spécialiste des actions chez Dexia Asset Management, Frédéric Buzaré, estime que le rebond boursier «ne pourra intervenir que quand les investisseurs seront convaincus qu"une véritable solution a été trouvée pour le secteur bancaire. Jusqu"à présent, ils pensent que les plans de soutien s"enchaînent sans véritable cohérence et qu"il faut attendre que la situation empire pour voir une action décisive». Frédéric Buzaré indique par ailleurs que tant que le marché sera hanté par les craintes de la déflation, les multiples de valorisation seront sous pression. «Un bon indicateur est le Shiller P/E, soit le cours de bourse divisé par la moyenne des bénéfices sur 10 ans. Si ce multiple est proche des plus bas en Europe, ce n"est pas encore le cas aux Etats-Unis. Une fois que les investisseurs auront la conviction que l"économie réelle est stabilisée, les marchés actions connaîtront un fort rebond, à mettre en rapport avec le sentiment qui prévaut. Ensuite, ils évolueront en ligne avec les standards historiques c"est-à-dire une progression annuelle de 6% en moyenne».
Vendredi soir, un tribunal de New York a publié la liste des actifs déclarés à la SEC en décembre par Bernard Madoff et son épouse. Elle porte sur 823 millions de dollars dont 700 millions pour la société que dirigeait l’escroc, rapporte Die Welt.
La collecte, indique les assureurs, bien qu’en légère diminution par rapport à Janvier 2008 s'établit à 5,7 milliards d’euros. Toutefois, précise la FFSA, Les cotisations collectées au cours du mois de janvier (11,8 milliards d"euros) poursuivent leur baisse entamée depuis plusieurs mois ( -8 % par rapport à la même période de l"année précédente), compte tenu de #l"environnement économique et financier actuel qui reste peu propice à l"assurance vie#. Les versements sur les supports unités de compte (2,1 milliards d"euros) sont toujours en forte diminution (- 22 %) du fait de la baisse des indices à la Bourse de Paris sur les derniers mois. Les versements sur les supports en euros (9,7 milliards) enregistrent également une baisse de 4 %, indique la FFSA.
A côté de Bernard Madoff, Sir Allen Stanford fait figure de petit joueur. Mais il s"illustre par l"ampleur et la complexité de sa fraude de 8 milliards de dollars, rapporte le Financial Times. Le groupe Stanford comprenait au moins 175 entités, dont des banques ou des restaurants, situées dans plus de 100 endroits, comme Houston, Montréal, Caracas, Quito et St Croix.
Channelnews Asia rapporte que, jeudi, l’association Allied Victims of Lehman Products de Hong-Kong a déposé jeudi devant un tribunal de New York une plainte en nom collectif contre HSBC, le trustee de 28 séries de minibonds de Lehman, et Bank of New York Mellon, le conservateur de certains des actifs. Cette action de groupe vise à obtenir le déblocage au profit de plus de 30.000 investisseurs hongkongais de 1,6 milliard de dollars américains de collatéral détenus par les banques ; il s’agit aussi d’obtenir que la justice ne considère pas ces avoirs comme des actifs appartenant à Lehman.
Alors que la Sonntagszeitung indiquait dimanche que le groupe va supprimer 5.000 durant les prochaines semaines, dont 2.500 dans la gestion de fortune, l’UBS a annoncé lundi matin qu’Ernesto Bertarelli, Gabrielle Kaufmann-Kohler et Joerg Wolle ne se présenteront pas à la réélection au conseil d’administration lors de l"assemblée générale ordinaire du 15 avril 2009. Michel Demaré, Ann F. Godbehere et Axel P. Lehmann sont proposés comme candidats à un poste d’administrateur. Enfin, comme cela avait déjà été annoncé (voir notre dépêche du 4 mars), Peter Kurer ne se présente pas à la réélection. L’ancien ministre des Finances Kaspar Villiger est proposé comme candidat au poste de président du conseil d"administration.
Vendredi, la Commission européenne a autorisé, le projet d’acquisition d’une participation majoritaire dans l’allemand MAN Ferrostaal, par le fonds souverain International Petroleum Investment Company (IPIC), des Émirats arabes unis (Abou Dhabi). Ce feu vert est toutefois subordonné à l"engagement d"IPIC de céder la participation de MAN Ferrostaal dans Eurotecnica, spécialisée dans les services d"ingénierie et dans l"octroi de licences de technologies de production de mélamine. La Commission craignait que l"opération, telle qu"initialement notifiée, ne restreigne la concurrence sur les marchés de la mélamine de haute qualité en raison de la relation verticale entre Eurotecnica et le principal producteur autrichien de mélamine, Agrolinz Melamine International (AMI), contrôlé par l’IPIC.
En février, les fonds suédois ont enregistré des souscriptions nettes de 2,1 milliards de couronnes suédoises, notamment grâce à une collecte nette de 1,1 milliard d’euros dans les fonds actions, indique l’association suédoise des fonds d’investissement (Fondbolagens Förening).Les hedge funds et les fonds diversifiés ont affiché des entrées nettes de 0,6 milliard de couronnes et de 0,2 milliard de couronnes respectivement. Les fonds monétaires sont aussi en positif (+0,3 milliard), tandis que les fonds obligataires ont vu sortir en net 0,1 milliard.
Selon le site Boursorama, citant l’AFP, l’Association suisse des banques (ASB) estime que l’assouplissement du secret bancaire ne provoquera pas une fuite des capitaux hors de Suisse.Selon le quotidien alémanique NZZ am Sonntag, les fonds de clients privés étrangers gérés par les banques en Suisse atteindraient 1.400 milliards d’euros, soit plus du double des estimations de la Banque nationale suisse (BNS), rapporte Boursorama.
De petits actionnaires de Lloyds Banking Group envisagent de poursuivre en justice le gouvernement suite à l"acquisition de HBOS par la banque, rapporte le Financial Times. La UK Shareholders Association a indiqué avoir formé une action de groupe en réponse au volume des plaints reçues concernant l"opération.
Londres est restée la place la plus populaire pour les introductions en Bourse en 2008, rapporte le Financial Times, citant PwC. Ainsi, la City a vu sa part de marché dans les IPO européennes passer de 49 % à 64 %.
Lors de leur rencontre du 2 au 4 mars aux Pays-Bas, onze des banques les plus engagées dans le développement durable ont créé la Global Alliance of Banking on Values, qui se veut une réponse sociale, écologique et économique durable à la crise mondiale des marchés financiers. Les établissements concernés représentent un encours supérieur à 10 milliards de dollars et ont plus de 7 millions de clients dans 20 pays.L’alliance comprend les établissements suivants : Alternative Bank ABS (Suisse), Banca Popolare Etica (Italie), GLS Bank (Allemagne), Banex (Nicaragua); BRAC Bank (Bangladesh), Mibanco (Pérou), Merkur Bank (Danemark); New Resource Bank et ShoreBa&nk Corp (Etats-Unis), Triodos (Pays-Bas) et XacBank (Mongolie).
Dans une dénonciation étayée par plusieurs documents internes et adressée au numéro deux du parti libéral-démocrate, un #whistleblower# appartenant à l'équipe Structured Capital Markets (SCM) accuse Barclays Capital de tirer un milliard de livres par an d’un système international de transactions fictives permettant d'éviter légalement l’impôt au Royaume-Uni et à l'étranger, indique The Sunday Times.
La société de gestion spécialisé dans le capital investissement OTC Asset Management lance OTC Régions, une gamme de FIP permettant une réduction de l’impôt sur la fortune (ISF) à hauteur de 20.000 euros maximum et de 6.000 euros maximum pour l’impôt sur le revenu. La gamme se compose du FIP OTC Régions Centre Est (Ile-de-France, Bourgogne, Franche-Comté, Rhône-Alpes), du FIP OTC Régions Sud (Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, Paca), du FIP OTC Régions Nord (Ile-de-France, Haute-Normandie, Picardie, Nord Pas-de-Calais) et enfin du FIP OTC Régions Centre Ouest (Ile-de-France, Centre, Pays-de-Loire, Bretagne).Pour ces différents fonds défiscalisants, les droits d"entrée s'élèvent à 5 % maximum, les frais de gestion à 3,85 % nets.
Le hedge fund Centaurus Capital, géré par les anciens traders de BNP Paribas Bernard Oppetit et Randy Freeman, va lancer un nouveau fonds d"arbitrage de fusions, rapporte le Financial Times. Ce nouveau produit affiche des frais de 1,5 % par an et 15 % de profits, ce qui est inférieur aux standards du secteur de 2 et 20. Il offre une transparence totale sur ses positions et permet des retraits mensuels sous réserve d"un préavis de 30 jours.
Le Handelsblatt indique que Deka (caisses d'épargne) et Union Investment (banques populaires) sont prêtes à soutenir l’initiative de DWS (Deutsche Bank), qui réclame de la Deutsche Börse des transactions plus transparentes et plus liquides sur les obligations d’entreprises, un marché qui se fait pour l’essentiel actuellement de gré à gré, par téléphone. DWS souhaite que la Bourse nomme un teneur de marché qui fixerait des prix fermes et qui exécuterait les ordres correspondants à ces prix. Il serait aussi concevable de séparer la formation du prix et l’exécution. Mais les banques jugent que de tels projets sont difficilement réalisables en cette période de désendettement, indique le porte-parole de leur association, la Sifma.
Abertis compte poursuivre son expansion en 2009 et 2010, mais l’environnement financier n’est guère propice aux opérations de croissance externe. Le groupe a donc opté pour une ouverture de son capital à un partenaire qui lui apporterait des concessions, rapporte Cinco Días. Cela se traduirait par une augmentation de capital qui diluerait les deux actionnaires principaux actuels, La Caixa (29 %) et ACS (25,8 %), ce que ces derniers acceptent. L’opération s’effectuerait au millimètre de manière d’une part à éviter que La Caixa et ACS perdent la possibilité de consolider par équivalence et d’autre part à faire en sorte que le nouvel entrant puisse bénéficier lui aussi d’une partie des profits d’Abertis. Officiellement, rien n’est fait, mais le projet aurait été proposé au portugais Brisa, dans lequel Abertis détient 14,6 %. Mais la nouveauté est qu’Abertis accepterait aussi un fonds d’infrastructures comme Babcock & Brown, Macquarie, Santander Infraestructuras ou le nouveau Citi Infrastructure.
Vendredi, l’action State Street a perdu 1,19 dollar pour revenir à 22,66 dollars, contre un plus de plus de 83 dollars l’an dernier, rapporte The Wall Street Journal. La société a annoncé que le CEO Ronald Logue a perçu 28,7 millions de dollars l’an dernier contre 28,3 millions pour 2007, mais que ni lui ni les autres dirigeants n’ont perçu de primes en numéraire ou en actions au titre de 2008. Les actionnaires sont très chatouilleux sur ce chapitre, vu la chute du cours et le fait que State Street a perçu 2 milliards de dollars dans le cadre du programme gouvernemental Troubled Asset Relief Program (TARP). De plus, State Street a déclaré au T4 des pertes non réalisées de 3,6 milliards de dollars sur des «conduits».
Selon le site Boursorama, citant Reuters, ce sont d’abord les banques européennes qui ont profité des 52 milliards de dollars injectés dans AIG entre septembre et décembre 2008. Ainsi, la banque d’affaires américaine Goldman Sachs a encaissé 12,9 milliards de dollars, suivie par la Société Générale (11,9 milliards) et la Deutsche Bank (11,8 milliards).Parmi les autres gros bénéficiaires de fonds publics figurent notamment la suisse UBS (5 milliards). De son coté, BNP Paribas aurait pu perdre gros (4,9 milliards de dollars) tout comme Calyon, la banque d’affaires du Crédit Agricole (2,3 milliards), complète notamment Boursorama sur la base des informations fournies par l’agence Reuters.
Bien que le produit soit censé être «mondial», David Rolley, Kenneth Buntrock et Lynda Schweitzer, les co-gérants du Global Bond Fund (1,5 milliard de dollars) de Loomis, Sayles & Co (106 milliards) ont à présent une «exposition recovery» au secteur privé aux Etats-Unis, avec 47 % de l’encours, rapporte The Wall Street Journal.Si les plus grandes lignes sont encore des obligations européennes, l’euro est sous-pondéré. Le fonds n’est investi qu'à 10 % en junk bonds, mais aucun des 283 titres de cette catégorie ne présente vraiment de risque de défaut.
Selon le Financial Times Deutschland relayé par Ignites, la Deutsche Bank réclame devant la justice américaine le remboursement par Reserve Management de 72,2 millions de dollars qui avaient été confiés au Reserve Primary Fund. Le 15 septembre au matin, avant la faillite de Lehman, la banque allemande avait réclamé le remboursement de 500 millions de dollars, ce qui lui avait été consenti verbalement, mais elle n’a été payée que 428 millions de dollars le lendemain.
JPMorgan a été la société de gestion qui a enregistré le plus de souscriptions aux Etats-Unis l"an dernier, avec 140 milliards de dollars, rapporte le Financial Times, citant Morningstar. Mais, hors fonds monétaires, le gestionnaire a accusé des rachats de 1,3 milliard de dollars sur les douze mois à fin février.
Après l’incarcération de Bernard Madoff, son avocat Ira Lee Sorkin a fait appel de la décision du tribunal fédéral de New York. L’appel de l’ex-courtier sera examiné jeudi 19 mars. Les Echos rappelle que l’ampleur de la fraude a été révisée à la hausse de 50 à 65 milliards.
Dans une interview à Wirtschaftwoche relayée par le Handelsblatt, Reto Francioni, président du directoire de la Deutsche Börse, indique que, pour l’entreprise de marché, janvier n’a pas été bon et que février a été moins mauvais.L’hebdomadaire rapporte aussi que, selon les milieux financiers, les fonds alternatifs TCI et Atticus se seraient déjà séparés l’an dernier d’une grande partie de leurs participations (d’un total de 19,3 %) dans la Deutsche Börse au travers d’instruments financiers. Samedi, le porte-parole de la Deutsche Börse a indiqué n’avoir pour l’instant reçu aucune information dans ce sens.
Dans un entretien téléphonique à Il Sole ? 24 Ore, Sonja Kohn, la fondatrice de Bank Medici, la banque autrichienne qui a perdu plus de 2 milliards d"euros dans la fraude Madoff, déclare : «je suis moi aussi une victime de Madoff, pas une complice». Celle qui fut «l"amie» de Bernard Madoff dément les rumeurs selon lesquelles elle se serait enfuie. «Je suis à mon poste à la banque et en contact continu avec les autorités américaines, notamment la SEC», affirme-t-elle.
Selon les informations de Die Welt, Sal. Oppenheim serait en pourparlers avec un capital-investisseur arabe pour lui vendre tout ou partie de la BHF-Bank.