Pearl Group a différé le paiement de 33 millions de livres d"intérêts sur une partie de ses obligations, provoquant la colère des détenteurs de ces titres dont certains sont des gérants de valeurs britanniques bien connus, rapporte le Financial Times. Cela concerne l"émission obligataire de 500 millions de livres de Resolution avant son acquisition par Pearl.
Sir Sandy Crombie, l"architecte de la démutualisation de Standard Life, s"apprête à quitter l"entreprise dont il est directeur général, rapporte le Financial Times. L"assureur va commencer à chercher un successeur, mais n"a pas précisé la date du départ de Sir Sandy.
Selon la Tribune, une trentaine de groupe français, dont dix-huit du CAC 40, pourraient être confrontés à des difficultés juridiques aux Etats-Unis. Parmi ces groupes, Areva, Accor, Atos Origin, Bouygues, Eiffage, EDF, Pernod Ricard, Suez Environnement, PPR ou Vivendi ont été l’objet de programme d’ADR non sponsorisés, titres qui peuvent être négociés contre leur gré à Wall street. Un certain nombre de ces sociétés pourraient faire l’objet de #class actions# car #l’existence d’un programme d’ADR (?) expose les émetteurs étrangers à des actions judiciaires fondées sur la violation de normes américaines#, avertit le quotidien financier.
Selon le Financial Times, le pôle gestion de taux de Citigroup, fixed income investment management (FIIM), espère lever 250 millions de dollars pour un nouveau fonds qui sera investi dans la dette sous-évaluée des banques.
A l’occasion de la présentation à Paris de ses 13 ETF actions cotés sur NextTrack (lire par ailleurs), ETF Securities (ETFS) a indiqué que sa plate-forme est la première en Europe à fonctionner selon le modèle de gestion de #troisième génération# faisant appel à plusieurs contreparties interchangeables pour les contrats de swap.Selon le gestionnaire britannique, cela permet une réplication plus stable et plus précise des performances de l"indice ainsi qu’une limitation des risques associés à l"utilisation d"une seule contrepartie. De plus, sur les plans du coût de transaction et de la liquidité, cette formule permet des progrès grâce à la concurrence entre les multiples teneurs de marchés/contreparties des swaps.
Selon la Tribune, citant une étude de Goldman Sachs, les pertes potentielles des banques de la zone euro pourraient atteindre 922 milliards d’euros, en tenant compte de leur exposition en Europe centrale et orientale et aux États-Unis. " Sur ce montant estimé, un tiers environ a déjà été reconnu, ce qui revient à dire que les banques de la zone euro auraient encore 600 milliards d’euros de pertes à déclarer», précise notamment la Tribune.
En plein scandale des bonus chez AIG, deux des dirigeants de Paris, Mauro Gabriele et James Shephard, ont démissionné et le groupe leur cherche d’urgence des remplaçants pour éviter une situation improbable et très compliquée dans laquelle Banque AIG (filiale d’AIG Financial Products) risque de se trouver du fait de ces départs en défaut sur 234 milliards de dollars de transactions sur les dérivés, rapporte The Wall Street Journal, en citant des proches du dossier. Ces défauts ne sont pas inéluctables, mais ils pourraient frapper non seulement AIG mais plusieurs banques européennes impliquées dans les transactions à lever des milliards de capital pour absorber les pertes potentielles, ces établissements ayant utilisé Bank AIG pour couvrir le risque de certains des actifs qu’ils possèdent, ce qui leur permettait d’immobiliser moins de capital. Les deux managers concernés acceptent de rester le temps que leurs remplaçants soient nommés. Mais il faut que ces remplaçant aient l’agrément du régulateur qui, sinon, nommerait des personnes de son choix, ce qui déclencherait les défauts.
Dominique Strauss-Kahn, DG du FMI, a estimé mercredi que les discussions sur une nouvelle monnaie de réserve internationale pour remplacer le dollar, souhaitée par Pékin, sont «légitimes» et qu’un débat pourrait s’engager durant les prochains mois.
Selon l’Agefi, comme en témoigne le succès rencontré par l'émission, mardi, d’obligations convertibles en actions d’ArcelorMittal, les opérations pourraient se multiplier, les gérants étant à nouveau prêts à se positionner sur ce type d’actifs.
Selon Le Temps, les défis planétaires et l"impact de la promotion des technologies vertes par Barack Obama devraient favoriser le développement des placements durables dans les prochaines années. Aujourd"hui, le premier marché pour l"ISR est l"Europe, mais Matt Christensen, directeur d"Eurosif, le Forum européen pour l"investissement socialement responsable (ISR), estime que les Etats-Unis rattraperont rapidement leur retard. «L"arrivée du président Barack Obama et les volets environnementaux de son plan de relance changent la pensée dans le pays. Les institutionnels perdent leur malaise à parler d"environnement et de social.»
Selon La Tribune, Nyse-Euronext a annoncé son intention d’améliorer la transparence et l’efficience du marché des warrants et ds certificats. Parmi les principales réformes annoncées, «la disparition des seuils de réservation qui suspendaient toute transaction et la garantie pour l’investisseur d’une exécution de ses ordres au meilleur prix», relève notamment le quotidien.
Ce n’est pas la crise pour tout le monde. Alors que près de 30 % des hedge funds ont disparu en 2008 et que les encours ont fondu comme neige eu soleil, certains grands gérants de fonds alternatifs peuvent se réjouir. Selon le classement annuel établi par Alpha Magazine, les 25 gérants de hedge funds les mieux rémunérés ont gagné l’année dernière 11,6 milliards de dollars, soit leur troisième meilleure année sur huit années de classement. Ce montant représente une moyenne de 464 millions de dollars par gérant. Dans le top 5 des grands gagnants du classement, on retrouve à la première place James Simons (Renaissance Technologies Corp.) avec une rémunération de 2,5 milliards de dollars, suivi de John Paulson (Paulson & Co., 2 milliards de dollars), John Arnold (Centaurus Energy, 1,5 milliards), George Soros (Soros Fund Management, 1,1 milliard) et Raymond Dalio (Bridgewater Associates, 780 millions).
Le montant des sorties dans le private equity est tombé à moins de 250 millions de livres pour la première fois depuis 1992 sur les trois premiers mois de l"année, rapporte le Financial Times, citant une étude du Centre for Management Buy-Out Research (CMBOR) de Nottingham University. Depuis le début de l"année, on recense uniquement 51 sorties.
Selon Les Echos, les valeurs locatives de locaux bien placés ont reculé en Europe, selon l’indice Jones Lang LaSalle, de 0,6 % au quatrième trimestre 2008. C’est la première baisse enregistrée dans ce secteur depuis 2004. En France, «le nombre de mètres carrés placés devrait osciller entre 1,6 et 2 millions, contre 2,4 millions en 2008 et 2,6 en 2007", avance Didier Malherbe, directeur général adjoint en charge des activités logistiques du cabinet CB Richard Ellis.
Les conseils d"administration français (hors présidents et vice-présidents non exécutifs) ont les rémunérations parmi les plus faibles d"Europe. Selon la dernière étude sur la gouvernance d"entreprise en Europe réalisée par Heidrick & Struggles, la France continue de se situer nettement en dessous de la moyenne européenne, avec 48.000 euros et malgré une progression de 9% en deux ans.Pour l"ensemble des pays européens, la rémunération a augmenté en effet de 23% en deux ans si bien que la rémunération européenne moyenne se situe désormais à 83.500 euros annuels. Les administrateurs suisses sont les mieux rémunérés, avec 194.000 euros devant leurs collègues allemands à 110.000 euros. A 48.000 euros, la rémunération moyenne des membres du conseil français représente 57% de la moyenne européenne et se trouve être la deuxième moins élevée en Europe, devant celle de l"Autriche (25.000 euros), la dernière du classement. La France affiche également la deuxième rémunération de base fixe la moins élevée en Europe, avec un montant de 22.000 euros. Mais c"est aussi la France, qui avec l"Allemagne, détient la plus importante rémunération variable. La part variable représente 44% de la rémunération totale des deux côtés du Rhin, contre seulement 1% en Suède ou au Danemark. L"importance de la part variable en France ne semble pas pourtant avoir favorisé une meilleure assiduité des administrateurs. Bien au contraire, l"assiduité aux conseils d"administration en France est la plus faible en Europe, souligne l"étude.
Selon Les Echos citant le site internet Mediapart, le versement de 1,1 million de stock-options aux dirigeants du groupe suscite une polémique chez GDF Suez. Le conseil d’administration du groupe gazier a accordé, en novembre 2008, 830.000 stock-options au PDG, Gérard Mestrallet, et 300.000 à son vice-président, Jean-François Cirelli.
Cinq fonds de pension, le State Teachers Retirement System of Ohio, le Ohio Public Employees Retirement System, le Teacher Retirement System of Texas, le néerlandais Stichting Pensioenfonds Zorg en Welzijn et le suédois Fjarde AP-Fonden, veulent obtenir le statut d’action de groupe dans le procès qu’ils intentent à Bank of America Corp (BofA), rapporte the Wall Street Journal. Ces fonds estiment que BofA a fait de fausses déclarations dans la période qui a précédé l’acquisition de Merrill Lynch et qu’elle n’a pas fourni d’informations concrètes aux actionnaires. Ils estiment avoir perdu 274 millions de dollars sur leurs investissements en actions BofA entre le 21 juillet 2008 et le 20 janvier 2009. Lundi, CalPERS et CalSTRS avaient également porté plainte.
Selon le site Boursorama, citant l’AP, un juge new-yorkais a temporairement gelé les avoirs de Peter Madoff, frère de Bernard Madoff, suite à des pertes réalisées sur un fonds qu’il gérait.
Au bout de deux ans, Jim Dilworth quitte son poste de head of EMEA chez Morgan Stanley Investment Management (MSIM), rapporte IPE. Il est remplacé par Andy Mack, jusqu’ici global head of risk.
Les rumeurs de cession par Barclays ne freinent pas nécessairement l’usine à idées de iShares, le seul promoteur véritablement transnational d’ETF en Europe, avec Lyxor (groupe Société Générale). A priori, les dirigeants de iShares ont programmé de lancer une vingtaine de fonds cette année dont dix produits obligataires, si l’on en croit Axel Lomholt. «Nous sommes en effet arrivés à la fin de la première génération d’ETF et nous commençons à regarder la première vague des ETF de la deuxième génération. L"environnement est devenu plus difficile parce qu’il y a davantage de concurrence. Nous pensons qu"il faut s’efforcer de se diversifier au sein d"une même gamme des produits, mais sans oublier que la gamme doit rester cohérente», insiste le head of product de iShares Europe.Le laboratoire de recherches de iShares mène ses travaux dans quatre directions. Il doit tout d’abord continuer à sortir des éléments de base, des ETF actions et obligataires simples, qui puissent servir de briques pour construire des portefeuilles. Ensuite, les spécialistes vont s’attacher à fournir une couverture plus pointue, plus en profondeur dans les différents domaines. «On pourrait ainsi envisager des produits actions spécialisés sur des pays comme la Russie, l’Inde ou certaines régions du Proche-Orient». Par ailleurs, Axel Lomholt envisage que iShares abordera de nouveaux thèmes, comme l’infrastructure, «mais pas rapidement». Le quatrième axe de développement est enfin celui des produits purement innovants, comme les ETF inversés ou avec effet de levier, ou encore des produits sur les obligations convertibles, des fonds dont la construction est complexe. En tout état de cause, iShares continue de marquer une préférence très forte pour les ETF physiques, par opposition aux synthétiques. «Actuellement, 99 % des encours de la gamme mondiale sont logés dans les produits physiques, la proportion ressortant à 97 % en Europe», précise le responsable produits. Les ETF obligataires en ligne de mire Interrogé sur la taille critique minimale pour les nouveaux produits, Axel Lomholt estime «qu’il faut au minimum entre 25 millions et 50 millions d’euros. Il faut évidemment éviter de lancer des fonds sans qu’il y ait une demande, parce que le développement a un coût. Le gestionnaire a la même responsabilité au jour le jour vis-à-vis de l’investisseur et le travail nécessaire est le même que le fonds soit grand ou petit. C’est la raison pour laquelle les développeurs doivent rester en contact constant avec les commerciaux et les responsables du marketing». Actuellement, la demande paraît s'être déformée au profit des ETF obligataires, notamment les fonds d’obligations gouvernementales et les fonds d’obligations «corporate». Mais l’on commence à voir des ETF sectoriels et plus d"ETF suivant les indices à court terme», insiste Axel Lomholt, tout en soulignant que l’obligataire est un domaine particulièrement exigeant parce que des grands investisseurs institutionnels sont en général des spécialistes chevronnés, habitués à traquer le moindre écart de performance d’un marché à l’autre et la qualité du produit final. Cependant, les indices obligataires sont souvent, par nature, complexes et sont ainsi difficiles à répliquer.» A titre d’exemple, le head of product souligne qu"il «aura fallu à iShares seize mois pour constituer le fonds Barclays Euro Aggregate Bond, premier ETF à suivre cet indice. Cela s"explique par le fait que ces indices «ex-Lehman» couvrent un univers de quelque 3.000 obligations à travers de plusieurs classes d"actifs. Afin d"atteindre un écart de suivi optimal, il faut construire un portefeuille d"obligations optimisé, très corrélé à l"indice de référence. Par exemple, le fonds Euro Aggregate Bond ne compte pour l’instant que 220 lignes et montera à 400 quand il aura collecté suffisamment. Quant au Europe Aggregate, il affiche 40-50 lignes, avec des obligations corporate, des ABS, des certificats de dépôts? et des obligations gouvernementales pour éviter les problèmes de liquidité».
Auditionné mercredi à l’Assemblée nationale, François Pérol, ex-conseiller de N. Sarkozy et nouveau patron de l’ensemble formé par la future fusion entre l’Ecureuil et les banques Populaires, affirme avoir fait les choses en conscience, rapporte le Figaro. Il continue à se défendre de «prise illégale d"intérêt» au motif qu’il n"était pas dépositaire d"une quelconque autorité à l"égard des deux banques qui l"ont ensuite recruté, indique notamment le quotidien.
«Nous restons persuadés que, à terme, les pays émergents seront un moteur de croissance essentiel», a notamment déclaré Frédéric Oudéa, patron de la SocGen, a propos des activités de la Banque Roumaine de Développement (BRD), filiale roumaine de la banque tricolore depuis 1998, rapporte La Tribune. «Passée de 212 agences fin 2004 à 930 agences fin 2008, BRD est devenue la deuxième banque du pays avec 16 % de l’encours de crédit», précise le quotidien qui rappelle toutefois que, sous le rabot de la crise, la capitalisation de la BRD s’est effondrée autour de 750 millions, alors que ses capitaux propres dépassent 1,1 milliard d’euros.
T. Rowe Price étoffe son offre européenne avec une stratégie dédiée aux PME de la zone. Notamment accessible par le biais de la gamme de sicav luxembourgeoises de T. Rowe Price, European smaller Companies Equity Fund se propose d’investir dans un portefeuille diversifié de PME à tous les stades de leur cycle d’affaires qui réalisent l’essentiel de leur activité en Europe et dont la capitalisation de marché, au moment de l’achat, s'établit dans ou en dessous de la fourchette couverte par le S&P Extended Market (EMI) Pan Europe Index. La stratégie sera gérée par Justin Thomson, qui a été le gérant responsable du T. Rowe Price Non-Us Small Cap Equity Strategy depuis 1998.
Axéria Vie annonce le lancement, en partenariat avec le cabinet de courtage Epatrimoine, d’Epargne Evolution, un contrat d"assurance-vie multi-supports dédié aux étudiants. Disponible sur la plate-forme de produits d"épargne Epatrimoine.fr, le contrat donne accès au fonds en euros d"Axéria Vie et à une sélection d"unités de comptes choisis en fonction du profil de risque de l"épargnant. Epargne Evolution permet de souscrire à partir d’un versement minimal de 200 euros et ne facture pas de droit d"entrée. Les frais de gestion par an s'élèvent à 0,75% sur les unités de compte et à 0,70 % sur le fonds en euros.
Etant un peu à l'étroit avec le concept «value» et dividende de son fonds Amérique Rendement, qui le limite en fait aux «grandes» capitalisations (le plancher se situe pour des raisons de liquidité aux alentours du milliard de dollars), l'équipe actions internationales d’Edmond de Rothschild Asset Management (EDRAM) a entamé dès le début de 2008, avec l'équipe de multigestion, la recherche d’un partenaire pour un produit soumis à moins de contraintes.Le cahier des charges était clair : il fallait que ce futur sub-advisor soit un gestionnaire indépendant et qu’il puisse justifier d’une recherche très fondamentale avec une compétence forte en recherche interne, explique Christophe Foliot, co-head de l'équipe. Finalement, le choix s’est porté sur Epoch Investment Partners, un gestionnaire coté dont la capitalisation se situe à 120 millions de dollars et qui affiche un encours de l’ordre de 5,3 milliards de dollars, avec une forte spécialisation actions et une clientèle résolument institutionnelle. La coopération entre EDRAM et Epoch s’est concrétisée le 5 décembre par le lancement du Saint-Honoré US Opportunities, dont les actifs sous gestion sont d’ores et déjà voisins de 50 millions de dollar. Avec l’expertise d’Epoch (22 gérants de portefeuille et analystes), le fonds peut se mouvoir sur la quasi-totalité du spectre des capitalisations (le plancher est fixé à 250 millions de dollars). Il a aussi la possibilité de monter jusqu'à 60 % en cash, mais a démarré avec un ratio de liquidités de 30 % et cette proportion, avec la visibilité accrue sur le marché, a diminué à présent à 25 %. Ce fonds de droit français, géré par Bill Priest avec Janet Kappenberg Navon comme co-gérante, vise à surperformer l’indice Russell 3000 par une exposition aux marchés actions nord-américains par sélection de valeur, tout en pouvant intervenir de manière importante sur les produits de taux en cas d"anticipation négative des marchés actions. En moyenne, explique Janet Kappenberg Navon, l’objectif est de garder les 50-60 valeurs trois ans en portefeuille, ce qui donne un taux de rotation de l’ordre de 30 % (hors cash, évidemment). Le Saint-Honoré US Opportunities est d’ores et déjà proposé sous forme de parts institutionnelles et retail, en attendant éventuellement une version complètement couverte du risque de change. La poche de cash rétrécit Pour simplifier, le fonds destiné à EDRAM est une version du US All Cap Value (1,37 milliard de dollars) d’Epoch auquel est ajoutée la dimension «poche de liquidités». Il est destiné à figurer dans le premier quartile du peer group pour la performance et dans le quatrième en matière de volatilité. La commission de gestion se situe pour les classes de parts retail en dollars et en euros à 2 %. De plus, EDRAM facture une commission de 15 % de la surperformance par rapport au Russell 3000 NR. D’une manière générale, Epoch se focalise sur la variable de l’excédent brut de trésorerie (free cash flow), qui doit être récurrent et en augmentation, tout en surveillant l'évolution macro-économique. D’ailleurs l'économie réelle justifierait actuellement un ratio de liquidités plus élevé dans le portefeuille, mais le gestionnaire tient compte aussi de la vigueur du plan de relance américain. Le marché pour le restant de l’année devrait être une affaire de «stock pickers». Pour Janet Kappenbarg Navon, les valorisations des actions s’avèrent fort intéressantes actuellement, puisque l’on est revenu au niveau des années 90, si bien que «c’est le bon moment pour investir sur deux à cinq ans». Epoch, qui était encore récemment assez défensif commence à être un peu plus cyclique. Le gestionnaire américain regarde notamment des technologiques comme Microsoft ou Oracle, avec des cash flows élevés, des sociétés qui sont matures et plutôt engagées dans le domaine des services. L'énergie, aussi, a été survendue et affiche des valorisations attrayantes, notamment dans les services et l’exploration ; on y trouve des valeurs comme Cameron, National Oilwell Varco ou Diamond Offshore. Mais il ne faudrait pas oublier non plus la santé (DaVita, LabCorp et Aetna). Dans un environnement d’augmentation du taux d'épargne Epoch cible entre autres Franklin Resources et Ameriprise. Par ailleurs Visa, qui reste une valeur solide, est l’une des trois premières lignes les plus lourdes du portefeuille.
Mercredi, ETF Securities (plus de 10 milliards de dollars d’encours) a annoncé le lancement en France, grâce au carnet d’ordre unique (single order book ou SOB), de la totalité des ETF de sa plate-forme actions soit treize produits dont 11 ETF thématiques et deux ETS sur les indices Russell 1000 et Russell 2000. Ces produits sont déjà cotés sur Euronext Amsterdam depuis septembre 2008. Ils sont conformes à la directive OPCVM III et viennent compléter une gamme de 131 ETC (Exchange traded commodities). L’encours se situe pour l’instant aux alentours de 45 millions de dollars.Il s’agit dans le détail des ETF mondiaux ETFS WNA Global Nuclear Energy, Janney Global Water, S-Net ITG Global Agri Business, Daxglobal Alternative Energy, Russell Global Coal, Russell Global Gold (Miners), Russell Global Steel Large Cap et du Russell Global Shipping Large Cap ainsi que de trois fonds sectoriels européens, les ETFS Dow Jones Stoxx 600 Basic Resources, Oil & Gas et Utilities.A noter qu'à l’occasion de la présentation de ces produits, Euronext a confirmé que sa filiale SecFinex envisage de lancer un service de prêts/emprunts de titres avec chambre de compensation pour les ETF, projet qui pourrait aboutir dans le courant du troisième trimestre.
Fidèle à sa stratégie multi-boutiques, Nordea a eu recours à l’allemand Metzler pour un fonds de performance absolue géré à Francfort, le Nordea 1 Heracles Long/Short MI Fund (le MI veut dire Metzler Investment), qui a été lancé le 13 mars 2008 et affiche déjà un encours d’environ 280 millions d’euros et une performance au 27 février 2009 de 8,48 %. Ce produit conforme à la directive OPCVM III avec liquidité journalière est assorti d’une commission de gestion de 2 % et une commission de 20 % sur la surperformance par rapport à l’euribor 3 mois. Nordea a désormais l’intention de le commercialiser en France aussi bien auprès des banques privées, des fonds de fonds «long-only» et des fonds de hedge funds, des caisses de retraite et des compagnies d’assurances (pour leur compte propre).Nader Purschaker, managing director chez Metzler Asset Management, qui dirige l'équipe stratégie alternative quantitative (20 personnes, environ 5,9 milliards d’euros d’encours sur les 31,9 milliards de Metzler AM qui emploie 300 persones) explique que «le modèle utilisé n’est pas prédictif, contrairement à celui utilisé dans 99 % des cas et qui a pu occasionner bien des déconvenues, mais il est réactif, avec un délai d’un jour. Il n’est pas non plus taillé pour maximiser la performance, son objectif consistant «simplement» à surperformer l’Euribor de 200-400 points de base, net de frais, sur une période de 12 mois glissants, c’est-à-dire de générer un rendement modéré, mais stable et fiable. Il s’agit d’un fonds qui doit vous permettre de dormir tranquille et qu’il y a intérêt à conserver longtemps». Un processus transparent, mais difficilement réplicable Pour ce faire, le fonds est investi en contrats à terme (futures) sur une cinquantaine de classes d’actifs maximum (dans chaque cas, une position par mois), avec la liquidité que confèrent les marchés réglementés (actions, obligations, devises et instruments monétaires), ce qui permet de limiter le risque de perte. Cela assure une «diversification multidimensionnelle» (par classes d’actifs, géographique, par échéances). Chacune des stratégies se voit allouer un objectif de performance correspondant à un cinquantième de l’objectif de performance totale. Lorsque l’une d’elles atteint cet objectif, les gains sont verrouillés et l’exposition correspondante est réduite progressivement, le cas échéant à zéro. Le socle du portefeuille est cependant constitué par 90 à 95 % d’instruments du marché monétaire. Autres caractéristiques du Heracles : d’une part, la possibilité de vendre à découvert pour profiter d’une évolution baissière des marchés (et d'être acheteurs quand ils montent), de l’autre, un modèle quantitatif qui n’intègre aucune prévision extrapolée de donnée historiques et qui permet à chaque stratégie d’adopter des profils d’investissement successivement pro- et anticycliques. La volatilité attendue du portefeuille, qui correspond à celle de long terme, se situe à 6 %, «même si elle a eu tendance ces dernières semaines à monter aux alentours de 8 %», indique Nader Purschaker. La méthodologie utilisée pour l’Heracles a été mise au point sur de longues années en coopération avec l’Université de Francfort. La rétropolation jusqu'à 1992 montre que, jusqu'à septembre 2008, l’amplitude des pertes se situe à environ 6 %, des résultats négatifs intermédiaires ayant été réalisés durant des années comme 2004 et 2006, lorsque les marchés n’affichaient pas de tendance nette ou ont accusé des retournements brutaux à court terme. En revanche, la rétropolation fait aussi ressortir que la stratégie Heracles aurait généré une surperformance supérieure à 5 % par rapport au marché monétaire. En moyenne annuelle la performance serait ressortie à 9,73 %. Du 1er janvier au 16 mars 2009, elle a été de 0,67 %.
Le gestionnaire des caisses d'épargne, DekaBank, a annoncé mercredi un changement de cap stratégique, quelques jours après la remise en cause du business model par les actionnaires. Il va réduire ses charges de 100 millions, à 730 millions, d’ici à 2011, et alléger son portefeuille de dérivés de crédit à 8 milliards d’euros contre 11 milliards actuellement. En IFRS, Deka accuse pour 2008 une perte de 49 millions d’euros tandis que son «résultat économique» a été positif de 71,5 millions (soit environ 100 millions de moins que primitivement annoncé) contre 514,1 millions.Franz S. Waas, le président du directoire, a aussi présenté un plan de réorganisation en six points. La gestion d’actifs valeurs mobilières (AMK) et immobilière vont se concentrer sur les produits et services destinés aux investisseurs institutionnels et particuliers. La division capital & markets se focalisera sur la gestion d’actifs pour le compte des caisses d'épargne. Toutes les activités de marché qui ne sont pas liées à la gestion d’actifs et notamment celles de «public finance» seront arrêtées. D’autre part, Deka se renforcera sur le créneau des ETF. Enfin, les deux derniers points concernent une «offensive de qualité» pour réduire les coûts et augmenter l’efficacité ainsi que le lancement de plusieurs «offensives de distribution».
Funds People rapporte que Groupama Asset management continue de faire enregistre des fonds en Espagne et qu’il a reçu les jours derniers l’agrément de la CNMV pour deux fonds au profil conservateur. Il s’agit du Groupama Monétaire Etat et du Groupama Etat Euro CT dont les benchmarks sont respectivement l’Eonia et l’EuroMTS.
Bank of America Corp (BofA) a decidé de fondre sa filiale Premier Banking, qui vise une clientèle «mass affluent» (0,1-3 millions de dollars), dans Merrill Lynch Global Wealth Management, ce qui va se traduire par le licenciement de centaines de personnes, rapporte The Wall Street Journal. L’opération n’affecte pas US Trust, la filiale de BofA qui dessert les particuliers très haut de gamme.