Le programme Grande Ecole Sup de Co Reims (Groupe Reims Management School) propose un cours électif de spécialisation dans la finance islamique. Ce nouveau cours, appelé «Islamic Banking and Finance» est coordonné par Ghassen Bouslama, professeur de finance à RMS, et entièrement dispensé en anglais. Il vise à fournir une compréhension des fondements de la finance islamique et de ses applications les plus récentes. Des professionnels et spécialistes interviendront tels que le Dr. Mohammad Damak, credit analyst chez Standard & Poor"s, Valéry Fousse, associé chez KPMG Financial Services, correspondant Islamic finance KPMG France, Anouar Hassoune, vice-président, Senior Credit Officer chez Moody"s, etc?
D’après JP Morgan Chase, les banques d’investissement, hors RBS et Natixis, seront obligées cette année de passer des charges exceptionnelles de 17 milliards de dollars sur des crédits structurés, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Les plus fortes affecteront la Deutsche Bank (pour 4,9 milliards de dollars), qui va devoir lever des capitaux frais, et Barclays (3 milliards). En revanche, BNP Paribas et Credit Suisse s’en tireraient à relativement bon compte avec respectivement 1,1 milliard et 1,2 milliard de dollars.
Selon Hugo Bäniger, responsable de la gestion du risque au directoire de la Deutsche Bank, la crise du crédit est loin d'être terminée, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. D’après cet expert, les banques ont jusqu'à présent supporté des pertes, des dépréciations d’actifs et des provisions pour créances douteuses de 1,3 billion de dollars, mais ce montant pourrait atteindre les 3 billions d’ici à la fin de la crise. Hugo Bänziger estime aussi que la confiance ne reviendra que si les responsables politiques imposent de vastes réformes. Dans ce cadre, il accepterait que les établissements comme la Deutsche Bank, qui revêtent une importance particulièrement pour le système, soient plus strictement régulés que d’autres et soient astreints le cas échéant à des ratios prudentiels plus élevés.
La crise a porté un coup très dur aux produits structurés, notamment aux plus complexes d’entre eux, mais l’activité reprend timidement alors que la demande privilégie désormais les produits simples et transparents. Selon une étude réalisée par le centre de recherche sur les services financiers de la Steinbeis-Hochschule Berlin pour le compte de la Commerzbank, la part des produits structurés à échéance de cinq ans reste constante dans les portefeuilles, avec par exemple une proportion de 38% pour les actions.Ces produits sont surtout utilisés dans des stratégies long terme, notamment aux fins de couverture des risques. Mais les experts, qui ont interrogé 122 responsables institutionnels, soulignent aussi que les investisseurs recherchent désormais des produits simples, transparents et compréhensibles. Les structures simples sont utilisées par 36% des investisseurs actions, et même par 47% des investisseurs en obligations. Autre conséquence de la crise, la majorité des responsables interrogés considèrent la solvabilité de l'émetteur, et donc le risque de défaut, comme cruciale pour le succès d’un produit structuré. L'étude indique par ailleurs que dans les cinq prochaines années, la part des produits de gestion passive dans les portefeuilles, notamment les ETF, devrait progresser de plus de 50%. A noter enfin que 33% de l'échantillon estime que, grâce à Ucits III, les possibilités accrues de recours aux dérivés dans les fonds devraient donner un coup de pouce à la demande de produits dérivés.
Henderson Global Investors vient de nommer David Turner à la tête de son fonds immobilier commercial paneuropéen Herald qui pèse quelque 900 millions d’euros. David Turner travaillait précédemment chez ProtegoReal Estate Investors en tant que responsable de l’investissement en Europe et de la gestion du fonds fermé Nordic Retail Fund
D’après les premières estimations de Lipper, les fonds d’actions mondiales ont accuse une perte de 11,5 % durant le premier trimestre. Les fonds d’actions latino-américaines n’ont perdu que 0,2 % après avoir plongé de 57,3 % pour l’ensemble de 2008 et les fonds d’actions marchés émergents ont perdu 3,6 %. Mais les plus fortes chutes ont été enregistrées par les fonds d’actions européennes (16,3 %) et japonaises (17,2 %).
La note FoHF M2 de gestionnaire de fonds de hedge funds attribuée au français Olympia Capital Management (OCM) a été confirmée mardi par Fitch Ratings. Ce maintien reflète notamment la solidité du processus de sélection de hedge funds, de la construction du portefeuille et de la gestion du risque. Il tient également compte de l’augmentation des risques pour la stabilité financière d’OCM au terme d’un exercice 2008 difficile en matière de performance et de développement, surtout compte tenu de l’effet de levier consécutif au LMBO de 2006. De plus, le gestionnaire est entré dans la phase finale d’une transition par laquelle les fondateurs vont renoncer à leurs prérogatives opérationnelles pour se consacrer à un rôle de surveillance à partir de juin 2009.
Selon une étude de Credit Suisse Liquid Alternatives, Alpha Strategies, le moment est probablement venu d’investir dans des hedge funds global macro, du moins si l’on en juge par les performances de cette stratégie après les précédentes phases de disclocation des marchés.En effet, les fonds global macro sont ceux qui affichent la meilleure performance depuis le lancement de l’indice Credit Suisse/Tremont, avec une performance annuelle moyenne de 12,57 % entre début 1994 et fin janvier 2009. Cinq éléments expliquent cette surperformance. D’abord, la #flexibilité# et l’allocation tactique, le style d’investissement top-down et l’accent mis sur l’analyse macroéconomique, les possibilités offertes par un environnement mondial, l’aversion aux investissements peu liquides et, enfin, un #risque de participation# faible dans les #crowded trades# (concentration sur des actifs identiques).Derniers éléments en faveur des global macro : cette catégorie de hedge funds a affiché en général des performances à deux chiffres dans les douze mois suivant une dislocation de marché, et ils ont préservé cette performance à deux chiffres sur une base annualisée durant les trois ans qui ont suivi chacune de ces disclocations. Enfin, cette stratégie a en règle générale surperformé les autres hedege funds de 5 points de pourcentage en moyenne dans l’année suivant une disclocation de marché.
Mardi, Fitch Ratings a annoncé qu’elle abaisse à FoHF M2+ contre FoHF M1 la note de gestionnaire de fonds de hedge funds de RMF Investment Management, filiale de Man Group. Cette dégradation s’explique par la baisse des encours depuis le deuxième trimestre 2008 à cause de remboursements et de l’effet de marché, par une perte de 360 millions de dollars sur une exposition indirecte à la fraude Madoff et à une détérioration de la performance. Ces facteurs ont obligé Man Group a intégrer ses deux filiales de gestion de fonds de hedge funds, RMF et l’américain Glenwood, au sein d’une seule société de gestion.
La banque privée Hauck & Aufhäuser (H&A) a souscrit pour un montant non divulgué une augmentation du capital de Cazenove AG (50 personnes) à 2,7 millions d’euros et détient à présent 40 % de cette banque d’investissement. Ces prochaines semaines, elle portera sa participation à 60 % en achetant des parts aux trois membres du directoire qui avaient acquis la société auprès de JP Morgan en octobre, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Cazenove AG prendra le nom de H&A Corporate Finance. La société n’effectuera aucun négoce en compte propre et n’opérera pas sur les dérivés.Pour sa part, H&A est parvenue à maintenir ses actifs sous gestion stables à 18 milliards d’euros en 2008, grâce à 500 millions d’entrées nettes.
Selon Les Echos, le parquet de Paris s’apprête à ouvrir une enquête de police concernant les sociétés Michelin, Total et Adidas, pour blanchiment présumé de fraude fiscale au Liechtenstein.
Selon Les Echos, le courtier néerlandais Van der Moolen est aujourd’hui rattrapée par les Trésors de plusieurs Etats européens. «A ce jour, l’impact, s’il y en a un, qui en résultera sur les activités de Van der Moolen est encore incertain», selon Richard den Drijver, président de Van der Moolen. Il s"est toutefois refusé à toute précision sur cette affaire qui a déjà donné lieu à l’ouverture d’enquêtes en bonne et due forme dans deux Etats de l’Union. Le groupe de courtage a déjà provisionné 43,2 millions d’euros dans ses comptes 2008, soit les deux tiers de ses fonds propres.
Dans son dernier rapport UBS research focus, UBS Wealth Management Research conclut à un rythme de croissance économique mondiale moins rapide qu’au cours des dernières décennies et à une révision probable à la hausse des anticipations d"inflation. Compte tenu du pessimisme affiché, les bénéfices des entreprises tendront sans doute à nouveau vers une croissance plus durable, quoique plus faible que celle qui prédominait avant la crise, notamment au sein du secteur financier. Le rapport souligne cependant que les fondamentaux continuent de soutenir une forte croissance dans les marchés émergents une fois le pire de la crise financière passé. Dans ce contexte, l'étude met l’accent sur «les bienfaits de la diversification à tous les niveaux de risque». «Plus que jamais, souligne UBS, il convient de connaître la vulnérabilité «réelle» de son portefeuille, notamment en ce qui concerne les actifs traditionnellement réputés pour leur sécurité».
Le fonds de pension ABP a accusé une baisse de 20 % de ses encours en 2008 à 173 milliards d’euros pendant que ses engagements augmentaient de 38 % à 193 milliards. Son taux de couverture ressortait ainsi fin décembre à 89,5 % contre 140 % un an plus tôt, rapporte The Wall Street Journal. Dès lors, ABP (2,5 millions d’adhérents parmi les fonctionnaires et les enseignants) majore ses primes de 1 % le 1er juillet et de 2 % le 1er janvier 2010, ce qui produira 5 milliards d’euros sur cinq ans et remontera le ratio de couverture au niveau légal de 105 % en 2012 contre 83 % fin février. Parallèlement, jusqu'à 2013, ABP ne dédommagera plus les retraités de l’inflation. Ces versement reprendront en partie en 2013 et ne seront rétablis en totalité que lorsque le taux de couverture aura franchi la barre des 135 %.
La valeur du portefeuille du AP Alternative Assets, un fonds de private equity proche d’Apollo Management, a plongé de 60 % en 2008, rapporte The Wall Street Journal. Le fonds a aussi passé des charges exceptionnelles de 1,2 milliard de dollars sur son portefeuille. A Amsterdam, l’action AP Laternative Assets a chuté de 88 % sur un an et se traitait récemment à 1,39 dollar, ce qui est inférieur de 84 % à la valeur liquidative du fonds (8,77 dollars par action), signe que les investisseurs s’attendent à une nouvelle dépréciation des actifs en portefeuille.
Barclays a entamé des négociations exclusives avec CVC Capital Partners pour lui vendre iShares pour environ 3 milliards de livres, rapporte le Financial Times. L"opération serait financée à 60-70 % par un prêt de Barclays, lequel recevrait aussi des warrants équivalant à 20 % des parts. Le pôle prêt de titres d"iShares ne serait pas concerné par la transaction, précise le FT.
Julius Baer a annoncé mercredi que sa filiale GAM (UK) Ltd va acheter le londonien Augustus Asset Managers Ltd (AAML), une société de gestion spécialiste de l’obligataire et des devises. Le montant de la transaction n’a pas été divulgué. L’essentiel de l’encours d’AAML (7,6 milliards de dollars d’encours fin 2008) provient des fonds Julius Baer Absolute Return Bond et Local Emerging Market Bond mais aussi des hedge funds comme le JB Global Rates Hedge Fund. AAML a été créée au début de 2007 dans le cadre d’un MBO chez Julius Baer Holding Ltd pour permettre à cette filiale de se développer en tant que gestionnaire d’actifs indépendant tout en en continuant de desservir les fonds à la marque Julius Baer, son principal client. Malgré de bonnes performances pour la majorité des mandats en 2008 et au premier trimestre 2009, AAML et Julius Baer ont considéré qu’il serait préférable pour les clients de réintégrer AAML au sein d’une organisation de plus grande taille, précise le communiqué.
Depuis le début de l’année, les souscriptions nettes enregistrées par la gamme de fonds d’actions CROCI (Cash Return On Capital Invested) sur la plate-forme Fund Solutions de la Deutsche Bank ont dépassé les 300 millions d’euros et l’encours de cette stratégie représente désormais plus de 1,3 milliard d’euros, a indiqué Manfred Schraepler, head of fund structuring.
Selon L’Agefi suisse, le choix de Boris Collardi, 34 ans, au poste de CEO de la banque, qui met un terme à une plusieurs mois d"incertitude, ne semble pas faire l"unanimité. Selon certains analystes, cette nomination indique que dans un proche avenir, il ne faudra en tout cas guère s"attendre à des changements de stratégie radicaux. D"autant moins que le nouveau CEO a été très proche de son prédécesseur Alex Widmer.
Si l’on se fonde sur la configuration habituelle, la Chine devrait être en avance de trois à six mois sur la reprise du PIB mondial, estime Lan Wang Simond, senior investment manager chez Pictet et gérante depuis mai 2003 du Greater China Fund (environ 400 millions de dollars actuellement contre un pic de 1,3 milliard de dollars en octobre 2006). Dès lors, il est temps, selon elle, de se positionner sur la République populaire, alors que Taïwan (un tiers du fonds) et Hong-Kong (19 %) sont actuellement sous-pondérés, le premier à cause de sa petite taille, le second à cause du grand écart dû à l’indexation de sa politique monétaire sur celle de la Fed? dans un environnement conjoncturel chinois. Néanmoins, Lan Wang Simond insiste sur le fait que la situation commence de s’améliorer à Taiwan, dans la mesure où la baisse des prix à l’importation s’avère désormais plus rapide que celle des prix à l’exportation.Faute d'être au vert, les clignotants du tableau de bord économique chinois sont repassés à l’orange. Ainsi, l’inflation recule à cause de la baisse des prix du pétrole, les termes de l'échange s’améliorent, de même que les marges des sociétés industrielles, et la Banque de Chine a relâché son étreinte sur les taux ainsi que sur les réserves obligatoires. En novembre-février, les crédits ont augmenté davantage que durant les douze mois à fin octobre. Et puis le gouvernement de Pékin a mis en place un plan de relance de 550 milliards de dollars ou 12 points de PIB, ce qui est relativement aisé pour un pays dont les réserves de change représentent 1,9 billion de dollars. Les dirigeants du pays se lancent dans un déficit budgétaire de 3 % du PIB et ils ont compris qu’il n’est pas possible de relancer la consommation intérieure par le biais des ménages, même si ces derniers affichent un taux d'épargne astronomique de 45 %. Dès lors, Pékin met en ?uvre des investissements d’infrastructures, qui peuvent d’autant plus aisément être financées que les bilans des banques ont été nettoyés par l’Etat en 2003. L’investissement immobilier est déjà en reprise grâce aux pouvoirs publics et les ventes de voitures devraient atteindre cette année les 9 millions d’unités (même si les capacités permettraient d’en produire 17 millions). La taxe de mise en circulation a été réduite de moitié, à 5 %, pour les cylindrées inférieures ou égales à 1,6 litre, afin d’encourager le redémarrage des ventes de petites voitures peu chères. Actuellement le Greater China Fund comporte 86 lignes ; ce produit a généré une performance annuelle moyenne de 14 % contre 8,2 % pour l’indice de référence (MSCI Golden Dragon). La gérante privilégie actuellement les pétrolières (comme CNOOC) et les cycliques, mais est revenue à une position neutre (5 %) sur China Mobile qui était encore à 8,6 % fin février. Elle mentionne aussi Dongfeng Motor, qui est le partenaire de joint-venture de Peugeot, Nissan et Honda, et qui représente environ 3 % du portefeuille.
Francisco Pardo, responsable de Banif Institucional, a indiqué d’après Funds People que la part de la clientèle institutionnelle aux encours de la banque privée du Santander est passée de moins de 10 % en mai 2008 à plus de 15 % actuellement. La division institutionnelle recourt aux conseillers de la Banif ainsi qu'à la capacité d’analyse des fonds d’Allfunds Bank. Elle propose notamment des services de gestion de fonds et de conseil immobilier aux assureurs ainsi que des produits ISR aux congrégations religieuses.
La participation de Capital Research and Management Company au travers des fonds Capital Group dans Inditex est revenue à 4,927 % contre 5,01 %, selon une notification à la CNMV relayée par Fund People. Ce paquet de titres représente actuellement 865,6 millions d’euros aux cours actuels.
Mark Carhart et Ray Iwanowski, managing directors et co-responsables de l"équipe de gestion quantitative de Goldman Sachs, ont quitté la banque avec Giorgio De Santis, membre de la division, rapporte le Financial Times. Leur fonds vedette, Global Alpha, a accusé de lourdes pertes pendant la crise du crédit. Katinka Domotorffy est nommée directrice des investissements de l"équipe quant de Goldman.
Selon L"Agefi suisse, la division wealth management de Credit Suisse se réorganise. A partir du 1er août 2009, les fortunes suisses comprises entre 250.000 et un million de francs seront placées dans une nouvelle division, baptisée «Private Clients Switzerland». Elle sera dirigée par Hanspeter Kurzmeyer, un vétéran de la gestion de fortune chez Crédit Suisse. L"appellation «private banking» sera réservée aux fortunes dépassant un million de francs. Une manière de monter en gamme, selon le quotidien, alors que la crise financière débouche sur une vaste remise en question des valeurs attachées à la gestion de fortune. Rolf Bögli, ancien directeur opérationnel d"UBS aux Etats-Unis pour les activités de gestion de fortune, prend la tête du «private banking» suisse de Credit Suisse à compter de ce mercredi.
Selon Les Echos, Didier Valet, directeur financier de la Société Générale, a indiqué que le premier trimestre qui s"est terminé hier serait marqué par de nouvelles dépréciations d’actifs, liées notamment aux «niveaux des indices et des spreads à fin mars» et à la situation financière des rehausseurs de crédit. La banque ne reclassera pas certains actifs comme elle l’avait fait au quatrième trimestre, pour 23,5 milliards d’euros, grâce aux amendements à la norme IAS 39. Elle s’attend néanmoins à ce que les dépréciations du premier trimestre restent à un «niveau gérable» et se dit «capable d’y faire face sur le plan de la solvabilité». Les activités de services financiers et de gestion d’actifs «souffrent de la crise financière», mais sont restées «légèrement bénéficiaires» au premier trimestre.
«Nous avons été pas mal secoués», reconnaît volontiers Vincent Foucart, directeur général adjoint de Tocqueville Finance. Et de fait, les encours de la société de gestion indépendante spécialisée sur la gestion actions value ont chuté à 1,5 milliard d’euros, alors qu’ils étaient de 3,6 milliards au 31 décembre 2007.Dans ce contexte, Tocqueville a dû réduire ses coûts. Ainsi, «les frais généraux qui étaient de 24-25 millions d’euros en 2007 ont été ramenés à 19 millions en 2008 et seront encore réduits à 11 millions cette année», détaille Vincent Foucart. Cela s’est notamment traduit par 20 suppressions d’emplois, entre départs volontaires, plan de licenciement économique (8 personnes) et suppressions des périodes d’essais et CDD. De 70 collaborateurs, la société est revenue à 50. Et pour ceux qui restent, les salaires et bonus ont été revus à la baisse. «Cette restructuration s’est faite sans changer le modèle de Tocqueville», tient néanmoins à souligner Vincent Foucart. En effet, l’organisation de la société a été maintenue, avec une équipe de gestion collective, une équipe de gestion privée, une équipe commerciale, des fonctions supports et des RCCI. Parmi les départs, notons celui de Christophe Tapia, qui était directeur général adjoint, en charge de la distribution. Un pôle repris par Thierry de Haynin, basé en Suisse. Malgré la chute de ses revenus, Tocqueville est tout de même parvenu à dégager un résultat net de 13,5 millions d’euros, certes en forte baisse par rapport à 2007 où il était d’une trentaine de millions, mais positif. Et pour cette année, la société table sur 6 à 8 millions d’euros. «Et nous avons une trésorerie de 38 millions», souligne Vincent Foucart. Le directeur général adjoint de Tocqueville fait ainsi bien comprendre qu’il n’y a pas péril en la demeure, mais il ajoute néanmoins que la société est ouverte à des opérations de rapprochement avec d’autres sociétés, comme par exemple des entités qui n’auraient pas de présence en France. Mais la société se veut aussi entreprenante dans ce domaine, et pourrait racheter dans les prochains mois des petites sociétés de gestion gérant entre 100 et 150 millions d’euros. Deux dossiers sont à l'étude. Le gestionnaire compte aussi accroître sa participation dans BMG, la société de gestion lyonnaise dont elle détient 34 % actuellement, afin de mieux faire jouer les synergies. Lyon fait d’ailleurs partie des axes de développement de Tocqueville, avec la gestion privée à destination des sportifs et le private equity. En revanche, le projet de multigestion alternative a été abandonné.
Selon Les Echos, le conseil d’administration de la Compagnie Financière Edmond de Rothschild (LCFR) s’est réuni hier pour approuver les comptes de 2008 et a aussi constaté que Pékin n"avait pas donné son feu vert à l’accord de coopération stratégique avec Bank of China. Depuis la signature effectuée par les deux partenaires en septembre, la banque chinoise attend l"aval des autorités pour prendre, pour un montant de 236 millions d’euros, une participation de 20 % dans la banque française. Le président du directoire, Michel Cicurel, croit toujours à l’avenir du partenariat tout en espérant que Bank of China ne sera pas moins motivée à le mettre en oeuvre, faute de feu vert sur la prise de participation.
Inka a annoncé mardi que le portefeuille de son fonds de droit allemand HSBC Trinkaus Croporate Bonds Europa ne compte désormais plus aucune obligation du secteur financier. Actuellement, ce produit géré par Max Baumann est investi dans 90 valeurs, les lignes les plus lourdes étant des utilities comme E.On, EDF et GDF Suez ainsi que des émissions d’opérateurs de télécommunications comme Deutsche Telekom, Telefónica et France Télécom. Le gérant a également investi dans des titres comme Bayer, Henkel ou Merck. Actuellement, la notation moyenne des obligations en portefeuille est de A- et la duration se situe à 4,35 ans avec un rendement courant de 6,17 %, ce qui représente un spread de 382 points de base par rapport aux bunds.L’indice de référence est le iBoxx EUR Corporates Non-Financials Index. Le droit d’entrée et la commission de gestion ressortent à respectivement 3 % et 0,70 %.
Dans un communiqué commun publié mardi, les gestionnaires alternatifs TCI et Atticus ont annoncé qu’ils cessent de défendre leurs intérêts en commun en tant que gros actionnaires (19,3 % au total) de la Deutsche Börse, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. La Börsen-Zeitung rappelle que les dernières participations déclarées se situaient à 10,06 % pour TCI et à 9,24 % pour Atticus.
Selon les informations d’Expansión, Caja Castilla-La Mancha (CCM) a accusé l’an dernier des pertes supérieures à 800 millions d’euros alors que les résultats présentés par la caisse d'épargne affichaient un bénéfice de 30 millions d’euros. L'établissement a été sauvé par un prêt de 3 milliards d’euros de la Banque d’Espagne ce week-end, le Trésor ayant débloqué des garanties de 9 milliards d’euros.