Selon Credit Suisse Tremont cité par L’Agefi, 77 milliards de dollars se trouvaient fin 2009 en instance de retour aux investisseurs au sein de hedge funds ayant mis en oeuvre depuis 2008 des restrictions en matière de retrait. Outre le manque de liquidité, des professionnels jugent que nombre de gérants «abusent de la situation afin de générer des commissions de gestion. Dans une contribution au dernier rapport d’Eurekahedge, Claude Bovet, responsable des stratégies alternatives chez SFCS Capital, lance un plaidoyer en faveur de l’encadrement des rachats, note le quotidien. La pratique qui consiste à restreindre les retraits d’un fonds doit rester exceptionnelle. Et elle doit s’accorder avec la périodicité de retrait des fonds sous-jacents sélectionnés. Le responsable de SFCS Capital assure que bien souvent seulement 10 à 30% des actifs au sein des fonds de fonds respectent cette exigence.
Credit Suisse annonce la nomination de Neil Harvey au poste de responsable pour l’Asie Pacifique et responsable de la gestion d’actifs pour l’ensemble de la région Emerging Markets. Il prendra ses fonctions officiellement le 1er février 2010. Il sera basé à Hong Kong. Neil Harvey était auparavant vice CEO de Renaissance Group. Entre 1993 et 2003, l’impétrant avait déjà occupé divers postes dans la banque d’investissement chez Credit Suisse.
En 2010, les investisseurs institutionnels vont être confrontés à une multitude de défis. C’est en tout état de cause, ce qu’a constaté Mike O’Brien, le directeur de la gestion des portefeuilles institutionnels pour l’Europe, chez BlackRock. Dans ce contexte, l'établissement a réalisé dix prévisions concernant les investisseurs institutionnels pour l’année 2010. 1. Les investisseurs institutionnels vont opter plus souvent pour des stratégies de type ‘Absolute Return’ et utiliseront davantage d’instruments synthétiques voire, en cas de besoin, de produits indexés. Les solutions les moins coûteuses seront privilégiées. Elles leur permettront d’optimiser le couple risque/rendement de leur portefeuille.2. Les incertitudes entourant les perspectives d’évolution de l’inflation vont doper la demande de produits indexés et d’actifs physiques. Même si l’inflation devrait être modérée dans les pays développés, les risques portent sur son évolution notamment à long terme du fait de l’ampleur sans précédent des plans de relance .3. Les investisseurs institutionnels vont chercher à accroître leur diversification géographique et renforceront de fait leur exposition aux marchés émergents - lesquelles contribuent de plus en plus à la richesse de la planète - et aux actifs alternatifs - dans le respect des règles de transparence. 4. Les investisseurs institutionnels réalisent que l’allocation d’actifs joue un rôle clé dans l’optimisation des performances ajustées au risque. Ils vont demander à des experts de les aider à saisir les opportunités et minimiser leur exposition au risque.5. Les investisseurs institutionnels vont tenter d’optimiser la façon de se renforcer ou de réduire leur exposition au risque. L'étude de BlackRock précise qu’ils doivent analyser le risque en fonction de leur situation spécifique et de l’évolution de l’environnement réglementaire (Solvency II, AIFM en Europe, etc).6. Les investisseurs opteront plus souvent pour des solutions qui leur permettent d’atteindre leurs objectifs : Les caisses de retraites auront besoin de générer des performances cadrant avec leurs objectifs, qu’il s’agisse de gérer leurs engagements à long terme ou, dans le cas de fonds à contributions définies, surtout sur les marchés anglo-saxons, de permettre à leurs membres de disposer d’une épargne retraite appropriée.7. Les investisseurs vont s’efforcer avant tout d’optimiser leur gestion pour répondre aux défis posés par un monde complexe et en évolution rapide : Les administrateurs, les directeurs financiers et les autorités de tutelle reconnaissent que les structures actuelles ne permettent pas toujours de gérer les fonds des retraites de manière appropriée.8. Les investisseurs vont être davantage enclins à déléguer leur gestion à des experts. Un grand nombre d’investisseurs institutionnels ne dispose pas des ressources nécessaires pour gérer une exposition à des marchés financiers de plus en plus complexe. Ils cherchent de plus en plus à octroyer des mandats, dans le cadre desquels un gérant expérimenté assumera la responsabilité de la gestion au quotidien de leur portefeuille.9. Le cadre réglementaire, la notion de gouvernance et les aspects sociaux et environnementaux vont revêtir une importance grandissante. La réglementation devrait devenir plus contraignante après la crise financière et les investisseurs institutionnels attacheront également plus d’importance à la «gouvernance» des entreprises dans lesquelles ils investissent, ainsi qu’aux thèmes de l’investissement socialement responsable et aux considérations environnementales dans leur politique d’investissement. «En tant que mandataires, les gérants d’actifs doivent être en mesure de les aider à intégrer ces préoccupations de manière pertinente dans leur stratégie d’investissement et de gestion du risque», précise l’enquête.10. Les fonds à contributions définies vont continuer à se multiplier : Dans de nombreux pays, les entreprises qui offrent actuellement à leurs salariés la possibilité de contribuer à un fonds de pension qui leur versera des prestations indexées à leur dernier salaire tentent de minimiser les incertitudes liées à leurs engagements en remplaçant ce type de fonds par un fonds à contributions définies.
La Deutsche Börse a annoncé mercredi qu’un nouvel ETC de droit allemand d’ETF Metal Securities (groupe ETF Securities) a été admis à la négociation sur la plate-forme électronique Xetra. Il s’agit du ETFS Physical Swiss Gold Securities (DE000A1DCTL3), qui peut être remboursé en numéraire ou en or et qui est nanti sur de l’or physique stocké en Suisse.La commission de gestion se situe à 0,39 % et le benchmark est le fixage de l’or de l’après-midi (gold pm fixing).Désormais, le segment des ETC de la Deutsche Börse cote au total 142 produits. Le volume de transactions mensuel sur ce segment se situe en moyenne à 400 millions d’euros.
Depuis lundi et jusqu’au 12 mars, Union Investment (banques populaires) commercialise en Allemagne le fonds garanti de droit luxembourgeois UniGarant: Dividendenstars 2016 qui sera lancé le 17 mars et dont l'échéance est fixée au 25 mars 2016. L’objectif de ce fonds géré par Tobias Windmeier est de participer à la hausse d’un indice d’actions de sociétés de la zone euro servant des dividendes élevés. La valeur moyenne de l’indice sur chaque trimestre sera retenue afin d'écrêter les fluctuations.Caractéristiques : Code ISIN : LU0453513516 Monnaie : euro Lancement : 17 mars 2010-01-20 Echéance : 25 mars 2016 Droit d’entrée : 4 % Commission de gestion : 1 % (1,5 % maximum) Pénalité de rachat anticipé : 2 % acquise au fonds Prix initial de la part : 100 euros
Structured Invest SA, filiale luxembourgeoise de la Bayerische HypoVereinsbank (HVB, groupe UniCredit), a annoncé le lancement du fonds structuré Top TrendWert 95 SI qui investira à 95 % en monétaire et 5 % en actions, obligations, immobilier et matières premières en fonction d’un système de suivi de tendance. En simulation, ce produit aurait affiché depuis 1992 une performance moyenne annuelle de 5,8 %. Le niveau de 95 % correspondant à la poche monétaire (euribor un mois) sera ajusté de manière dynamique une fois par mois et chaque plus haut mensuel sera capturé comme référence pour l’effet de cliquet.Les commissions de gestion et de distribution se situeront entre 0,62 % et 0,68 %.
Douglas Holding a annoncé mercredi dans un communiqué boursier que la Banque Sarasin lui a notifié avoir franchi le 14 janvier le seuil des 10 % de son capital et avoir détenu à cette date 10,016 % des droits de vote (contre 9,81 % jusque récemment).Cet avis s’accompagne de précisions selon lesquelles, notamment, la banque bâloise considère cette participation comme un placement purement financier et qu’elle n’a pas l’intention d’influer sur la composition des organes de direction du distributeur ou d’en modifier la structure capitalistiques. Sur Xetra, l’action douglas a clôturé à 32,08 euros (- 0,70 %). Il y a deux mois, la Banque Sarasin avait démenti avoir acheté des actions Douglas pour le compte d’Erich Müller, l’un des principaux actionnaires du distributeur (lire notre dépêche du 23 novembre). A l'époque, Sarasin détenait 10,80 % de Douglas.
Standard Life Investments (SLI) a annoncé avoir été sélectionné par la plate-forme de fonds B2B Moventum comme fournisseur privilégié en Allemagne pour les produits obligataires.Dans le cadre de son nouveau concept «Asset Management Inside», Moventum a créé avec SLI un site Internet «co-brandé» dédié à l’obligataire qui permettra aux conseillers enregistrés d’obtenir des éléments de formation sur cette classe d’actifs, des indications en matière d’allocation d’actifs aux différents stades du cycle du crédit ainsi que des informations sur les produits obligataires SLI, lesquels ont désormais dépassé le milliard d’euros d’encours.
Président du directoire depuis septembre 2009, Jean-François Boulier a d’emblée annoncé lors de la première grand’ messe de communication d’Aviva Investors France (AIF) qu’il souhaite développer l’activité de mandats externes (donc hors de la gestion pour le compte de l’assureur Aviva France) ainsi que celles des OPCVM. Cette offensive de notoriété vise un quasi triplement à quelque 10 milliards d’euros des actifs externes.Etre filiale d’un assureur fournit néanmoins un gros avantage commercial. Si AIF, qui vient d'être certifiée GIPS (*), n’est pas connu comme fournisseur pour compte de tiers, elle peut faire valoir sa gestion de long terme, donc patrimoniale, qui devrait particulièrement convenir aux institutionnels de la sphère des retraites préoccupés de leur contrainte de passif. Cela passera également par une participation plus active aux appels d’offres, l’objectif consistant bien sûr à être retenu comme adjudicataire «sans se contenter du bon taux actuel de succès à l'écrit».De surcroît, AIF compte développer les ventes croisées de produits en Europe en utilisant les produits disponibles, à Londres, à Des Moines, en Australie ou en Chine, notamment dans les domaines de l’ISR, de l’allocation d’actifs, des convertibles internationales et du haut rendement international (qui est une spécialité des assureurs américains). A noter que, récemment, Aviva Investors a acheté le gestionnaire «actions» américain River Road AM (lire notre article du 6 janvier). Et que, parallèlement, AIF a réussi à vendre en Italie un produit de droit français.Des projets raisonnésLes ressources humaines sont déjà disponibles, avec 82 personnes, dont 27 professionnels de la gestion avec 16 gérants de portefeuille. Mais il faudra renforcer encore la force de vente. Quatre recrutements ont eu lieu l’an dernier et quatre autres sont programmés pour 2010. De plus, en 2009, AIF a embauché deux personnes pour la gestion du risque et une pour la conformité. Cet effort sera poursuivi en 2010, avec une augmentation du budget pour les fonctions support, le risque, le financier et le middle-office.Parmi les pistes qu’AIF compte explorer pour élargir une gamme de fonds très concentrés, deux thématiques ressortent plus particulièrement, celle de l’allocation d’actifs tactique (TAA) et celle de l’ISR. Aviva Invesotrs Luxembourg a déjà en rayon un fonds luxembourgeois de TAA géré de Londres. A présent, il s’agit de déterminer s’il est commercialement plus porteur de créer un produit portant les propres convictions d’AIF, avec une méthodologie plus active, ou bien de continuer avec le matériel fourni par Londres.Dans le domaine de l’ISR, il existe déjà le fonds Aviva ISR Court Terme (environ 1,15 milliard d’euros) et il existe avec l’Afer le projet de lancement d’un fonds diversifié, ID Afer. Cependant, après étude, il ne paraît pas opportun de «verdir» toute la gamme, car cela pénaliserait trop les souscripteurs.Un acteur de poidsA fin juin 2009, l’encours d’Aviva Investors France (AIF) représentait quelque 75,2 milliards d’euros, dont 68 % d’obligations et 15,4 % d’actions. Bien évidemment, étant filiale de l’assureur Aviva, le gros des actifs sous gestion à l'époque est constitué de mandats (49,7 milliards), les OPCVM représentant 25,5 milliards d’euros (ils se sont apparemment accrus d’un cinquième depuis lors). Au total, AIF affiche une cinquantaine de portefeuilles en gestion sous mandat et une cinquantaine d’OPCVM dont une vingtaine de nourriciers et 30 stratégies.Au 31 décembre, l’encours des OPCVM se ventilait sur 40,7 % de monétaire (dont 10,6 milliards pour le Aviva Investors Monétaire), 32,4 % de diversifiés (avec plus de 3,7 milliards pour le Afer-sfer) et 20,4 % d’actions. 97 % des fonds se situaient par leur performance dans les premier ou second quartile.La maison affiche une très grande stabilité de ses encours, n’ayant subi qu’une légère érosion de 1,6 % dans sa gamme de fonds pour 2008 avant d’afficher une hausse de 13,3 % en 2009. La collecte nette (source Europerformance) s’est située l’an dernier à 2,1 milliards d’euros, soit plus d’un dixième des 20 milliards constatés pour l’ensemble du marché. (*) Global Investment Performances Standards
EFG International a annoncé le 20 janvier que sa filiale française, EFG Gestion Privée, a été rebaptisée EFG Banque Privée, afin de refléter son agrément bancaire obtenu en septembre 2009.En plus de son offre de gestion de portefeuilles privés et d’OPCVM, EFG Banque Privée propose à ses clients une large gamme de services bancaires, du crédit au cash management et aux moyens de paiement. EFG International a finalisé en juillet 2008 l’acquisition de Sycomore Gestion Privée, rebaptisé EFG Gestion Privée à la fin de cette même année. Dirigée par Fabrice Moullé-Berteaux et Antoine Lacourt et intégrée avec succès, cette nouvelle entité affiche un développement rapide et des performances solides, grâce au renforcement de ses capacités et le recrutement de gérants de qualité.La Banque a également renforcé sa Direction. Auparavant directeur exécutif chez Morgan Stanley, David Kalfon a rejoint EFG Gestion Privée l’année dernière comme Head of Asset Management.EFG Banque Privée compte 700 millions de francs suisses d’encours sous gestion pour 30 collaborateurs (contre 5 quand la société a été rachetée), dont 10 gérants privés.
Comment les professionnels de la finance français envisagent 2010 en termes de perspectives économiques et d’emploi ? Pour le savoir, eFinancialCareers.fr a réalisé une étude entre le 16 décembre 2009 et le 4 janvier 2010 auprès de 557 professionnels dont 29% travaillent pour une banque de réseau / commerciale, 26% pour une société de services financiers, 17% pour une boutique corporate finance, 17% pour une société de gestion d’actifs, 4% pour une société de Bourse, 4% pour une société d’analyse financière, et 3% pour une société de gestion alternative. Entre autres informations, il ressort que près de la moitié (45%) des professionnels interrogés estime que l’économie française se stabilisera en 2010. Un peu moins d’un tiers est moins optimiste. Ils sont 18% qui pensent que «l’économie française va légèrement se contracter» et près de 13% prévoient une «récession durable». En revanche, près d’un quart des personnes interrogées s’attend à ce que l’économie française connaisse une «certaine croissance» ou à ce qu’elle soit «très performante» sur les douze prochains mois.Les résultats de l’enquête eFinancialCareers.fr suggèrent également une stabilisation générale au sein des sociétés. Ainsi, 42% des professionnels estiment que le nombre d’employés restera le même. Un tiers est plus pessimiste et s’attend à une réduction d’effectif. Même tendance en termes de rémunération. 44% des professionnels interrogés pensent que leur rémunération en 2009 (bonus inclus) sera identique à celle de 2008. Un tiers s’attend cependant à une hausse et 23% appréhendent une baisse.
Selon l’Agefi, Jean-Louis Laurens à la tête de la gestion d’actifs et de la banque privée de Rothschild & Cie, compte améliorer la rentabilité de Sélection R, sa plate-forme de distribution de fonds et d’assurance vie auprès des conseillers en gestion de patrimoine indépendants. Notamment en élargissant l’offre de Sélection R aux produits de prévoyance, à l'épargne-retraite et au crédit. Sélection R est en phase de filialisation en vue, le cas échéant, d’ouvrir son capital ou de réaliser un partenariat stratégique avec une autre entité. Allianz, actionnaire de Paris Orléans, la holding qui chapeaute Rothschild & Cie, est souvent cité.
A l’occasion de la présentation du rapport d’activité 2009 du Fonds stratégique d’investissement, Jean-François Dehecq, le président du comité d’orientation stratégique du FSI, a rappelé la logique du fonds très différente de celle des fonds d’investissements privés, rapporte la Tribune. Doté de 20 milliards d’euros de fonds propres dont seulement 6 milliards de liquidités, il affiche des objectifs d’investissement de l’ordre de 2 milliards d’euros par an, et ne peut se présenter comme un fonds souverain, ajoute le quotidien.
Edmond de Rothschild Investment Managers vient de lancer Quadrim 8, un fonds dit opportuniste et diversifié visant un objectif de performance annualisée de 6% avec une volatilité annuelle limitée à 8%. Ayant recours aux deux principaux styles de gestion existant actuellement - une gestion en performance absolue, générateur d’alpha, et une gestion directionnelle de beta flexible - Quadrim 8, permet ainsi d’optimiser le couple rendement / risque du fonds et de générer de la performance dans toutes les configurations de marché. Outre la possibilité de tabler sur des styles de gestion différents, le gérant peut également intervenir sur des zones géographiques variées (pays développés, marchés émergents,…) et des classes d’actifs distinctes (actions, obligations, devises, obligations convertibles, matières premières). Enfin, il a à sa disposition trois familles de stratégies complémentaires : des stratégies de rendement, des stratégies macroéconomiqueset des stratégies techniques. A noter que le fonds n’a pas vocation à investir au travers de titres en direct. La gestion est mise en œuvre essentiellement au travers d’instruments dérivés autorisant une bonne liquidité et de la réactivité.
David Dalton-Brown, ancien patron de Fidelity FundsNetwork a rejoint Barclays Wealth, où il sera responsable de l’activité de fonds d’investissement et du client services. Il sera subordonné à Thomas Rostron, directeur de Barclays Wealth Managers Europe, précise Investment Week.
Dans l’affaire AIG, des banques françaises sont maintenant accusées d’avoir extirpé des milliards de dollars à la Réserve fédérale avec la complicité de leur régulateur, note la Tribune. La polémique porte sur le versement intégral par l’assureur américain, peu après son renflouement par l'État fin 2008, des 62 milliards de dollars qu’il devait à des banques au titre de contrats de couverture de leurs actifs toxiques. Société Générale aurait perçu 16,5 milliards et Calyon 4,3 milliards et sont accusées d’avoir bluffé pour obtenir un remboursement intégral de leurs CDS (credit default swap), alors que la Fed demandait un rabais. Selon les informations du quotidien, elles ont en effet refusé d’accorder tout « discount », avec le soutien de la Commission bancaire, en arguant que la jurisprudence française condamnait l’abandon de créance en l’absence de faillite.
Pour 2009, BNY Mellon accuse une perte nette après activités cédées de presque 1,37 milliard de dollars ou 1,16 dollar par action ordinaire, contre un bénéficie net de presque 1,39 milliard ou 1,20 dollar par action pour 2008.Cela posé, l’encours sous administration au 31 décembre atteignait 22.300 milliards de dollars (+ 10 %) pendant que les actifs sous gestion affichaient un gonflement de 20 % à 1.115 milliards de dollars. Les deux augmentations sont attribuables principalement à l’acquisition d’Insight Investment Management au quatrième trimestre 2009. Les souscriptions nettes enregistrées par les fonds de long terme se sont montées au quatrième trimestre à 14 milliards de dollars, ce qui a été largement surcompensé par les 22 milliards de dollars de rachats nets sur les produits de court terme.
Le California Public Employees’ Retirement System (CalPERS) a indiqué le 20 janvier qu’il avait dégagé l’an dernier un rendement de 11,80 % sur l’ensemble de ses investissements. Le rendement sur 20 ans reste stable à 7,75%.CalPERS souligne dans un communiqué que la valeur de marché de ses actifs s’est redressé de plus de 46 milliards de dollars pour atteindre à la fin de l’année écoulée 203,3 milliards de dollars. Au 20 janvier, l’encours dépassait les 206 milliards de dollars.Parmi les classes d’actifs, le portefeuille des actions internationales, marchés émergents y compris, a dégagé un rendement de plus de 43%. Les actions américaines affichent pour leur part un gain de 28%. Le fixed income marque une progression de 14% mais le private equity et l’immobilier accusent des reculs de respectivement 6% et 47% sur neuf mois, les résultats étant toujours publiés avec un trimestre de décalage.
A fin décembre, State Street affichait 1.911 milliards d’actifs sous gestion contre 1.735 milliards de dollars fin septembre et 1.444 milliards un an auparavant, ce qui représente des taux de croissance de 10,1 % en un trimestre et de 32,3 % sur douze mois. Quant aux encours sous administration et sous gestion, ils sont ressortis à 18.795 milliards de dollars, s’accroissant de 4,8 % sur fin septembre et de 18,2 % sur le niveau enregistré un an auparavant.Pour l’ensemble de l’année, le bénéfice net avant perte exceptionnelle a diminué à 1, 64 milliard de dollars contre 1,79 milliard. Après le perte exceptionnelle de 3,68 milliards de dollars imputable à la consolidation en mai des «conduits» de billets de trésorerie adossés à des titrisations administrés par State Street, la perte de l’exercice s'établi à 2,04 milliards de dollars.State Street précise qu’au 31 décembre, les pertes après impôt non réalisées, en valeur de marché, sur le portefeuille d’investissement, se sont situées à 2,29 milliards de dollars contre 2,98 milliards trois mois plus tôt et 6,32 milliards un an auparavant.
Le pôle de gestion de fortune de Morgan Stanley (Global Wealth Management Group) a fait état d’un résultat courant avant impôts de 559 millions de dollars sur l’ensemble de l’année, contre 1,17 milliard de dollars l’année précédente. Les résultats de l’année écoulée ont été impactés par la clôture des résultats de Smith Barney au 31 mai 2009. Les produits ont affiché une progression de 53% à 9,4 milliards de dollars grâce surtout à Smith Barney. L’encours des actifs sous gestion s'élevait fin 2009 à 1.600 milliards de dollars.Au cours du seul quatrième trimestre, le résultat avant impôts s’est inscrit à 231 millions de dollars, contre une perte avant impôts de 51 millions de dollars un an plus tôt.Le pôle de gestion d’actifs a pour sa part accusé sur l’ensemble de l’année écoulée une perte courante avant impôts de 55 millions de dollars, contre une perte de 696 millions de dollars l’année précédente, pour des produits nets de 1,3 milliard de dollars contre 500 millions de dollars. Dans les activités «core», c’est-à-dire la gestion traditionnelle, les hedge funds et les fonds de fonds, les produits ont fait un bond de 70% à 1,5 milliard de dollars, grâce notamment à un gain de 164 millions de dollars lié au négoce de titres émis par des SIV (structured investment vehicles), après des pertes de 434 millions de dollars l’année précédente.
BlackRock annonce avoir finalisé l’acquisition de l’ensemble des actifs de Helix Financial Group LLC, une société base en Caroline du Nord, qui fournit des conseils et analyses à destination des investisseurs en immobilier. Helix sera intégré dans BlackRock Solutions. Les details financiers du rachat n’ont pas été divulgués.
Les activités de gestion de Wells Fargo («Wealth, Brokerage & Retirement») se sont soldées au quatrième trimestre par un résultat net de 131 millions de dollars contre 244 millions un trimestre plus tôt. Les produits se sont élevés à 2,87 milliards de dollars contre 2,96 milliards précédemment.Les encours ont progressé tant dans les activités retail (+6% par rapport au trimestre précédent) que du côté de la gestion de fortune (+11%). L’encours des programmes de retraite s’est accru de 6% d’un trimestre sur l’autre à 285 milliards de dollars.
Sur l’ensemble de l’exercice 2009, le résultat net des activités de gestion de Bank of America s’est inscrit à 2,54 milliards de dollars, à comparer à un résultat de 1,43 milliard un an plus tôt. Cette forte progression est due pour l’essentiel à la contribution de Merrill Lynch, souligne le communiqué de Bank of America. Pour les mêmes raisons, le résultat net du quatrième trimestre a fait un bond de 816 millions de dollars à 1,3 milliard de dollars pour des produits de 5,5 milliards de dollars.Les produits sur l’ensemble de l’année ont plus que doublé pour s'établir à 18,12 milliards de dollars contre 7,81 milliards de dollars l’année précédente, grâce là aussi aux revenus supplémentaires (services de courtage et d’investissement) liés à l’acquisition de Merrill Lynch et à un gain de 1,1 milliard de dollars lié à BlackRock.Les provisions pour pertes sur crédit se sont accrues de près de 400 millions de dollars à 1,1 milliard de dollars en raison des charges nettes en augmentation dans les portefeuilles immobiliers.Le résultat net de Merrill Lynch Global Wealth Management a progressé de 22% à 1,5 milliard de dollars grâce à l’apport de Merrill Lynch. U.S. Trust, Bank of America Private Wealth Management, a vu son résultat net chuter à 174 millions de dollars pour des produits en recul de 11% à 2,7 milliards tandis que Columbia Management a réduit ses pertes à 7 millions de dollars contre 469 millions de dollars en 2008. Le communiqué souligne que les fonds monétaires de Columbia n’ont plus aucune exposition à des véhicules d’investissement structurés ou à d’autres actifs à problème.
Pour 2009, les souscriptions enregistrées par John Hancock Funds, filiale de John Hancock Financial (groupe Manulife) sont tombées selon le president & CEO Keith Harstein à 6,5 milliards de dollars contre 8,5 milliards pour 2008. L’encours à fin septembre ressortait à 50,5 milliards de dollars.Keith Harstein a indiqué à Mutual Fund Wire qu’il table pour cette année sur 8 milliards de dollars de vente. La force de vente compte 141 personnes, dont 110 dédiées à la clientèle de particuliers (retail).
Au 31 décembre, l’encours de Cazenove Capital Management ressortait à 13,9 milliards de livres, en hausse de 27 % sur les 10,9 milliards de fin 2008. Sur ce total, les fonds d’investissement représentent 4,9 milliards de livres (dont 1,3 milliard pour les fonds long/short) et la gestion de fortune 9,6 milliards de livres, dont 6,7 milliards pour la clientèle privée.Andrew Ross, le CEO, a précisé que l’essentiel de la croissance des actifs sous gestion provient des souscriptions enregistrées par les fonds d’investissement, dont l’encours a gonflé de près de 50 %. Cela est attribuable en particulier au lancement en septembre du fonds Absolute UK Dynamic Fund, qui ont gonflé l’encours de 123 millions de livres en moins de deux semaines.De surcroît, avec l’acquisition bouclée ce mois-ci du gestionnaire de fortune (private wealth manager) Thornhill Holdings, les actifs sous gestion se trouvent augmentés de 650 millions de livres, à 14,5 milliards.
Selon les proches du dossier, Peter Birch (l’ancien CEO d’Abbey National) et Stuart Sinclair (qui a dirigé la division finances personnelles chez Tesco) sont en train de lever du capital pour un nouvel établissement, la Home and Savings Bank, rapporte The Wall Street Journal. Parmi les investisseurs potentiels dans ce projet de banque de détail figurent The Blackstone Group et la famille Pears.
BNY Mellon Asset Servicing a obtenu de Old Mutual Global Index Trackers U.S. LLC un mandat de conservation, d’administration de fonds de services d’agent de transfert pour cinq nouveaux ETF (GlobalShares FTSE All-World Fund, GlobalShares FTSE Emerging Markets Fund, GlobalShares All-Cap Asia Pacific ex Japan Fund, GlobalShares All-World ex US Fund, et GlobalShares FTSE Developed Countries ex US Fund).
Axa Asia Pacific Holdings a annoncé dans un avis à l’Australian Stock Exchange qu’elle estime son bénéfice net hors exceptionnels pour 2009 à 675 millions de dollars australiens, ce qui est supérieur aux attentes des analystes, contre une perte de 278,7 millions de dollars australiens pour 2008. Selon The Wall Street Journal, cela relève potentiellement la barre pour toute nouvelle OPA, sachant que le board indépendant de la filiale d’Axa a récemment recommandé aux actionnaires d’accepter l’offre de 13,3 milliards de dollars australiens ou 6,43 dollars australiens en numéraire par action, sauf meilleure offre. AMP n’avait proposé que 11 milliards de dollars australiens, offre qui a été rejetée (lire notre dépêche du 17 décembre).
Selon L’Agefi suisse qui cite le HandelsZeitung, la Banque cantonale de Bâle (BKB) envisage une nouvelle augmentation de ses fonds propres à moyen terme, de l’ordre de 20%, afin de pouvoir procéder à des acquisitions. Un rapprochement avec la Banque cantonale de Bâle-Campagne est en théorie tout à fait plausible et plein de sens mais pas politiquement réalisable dans l’immédiat, selon le CEO de la banque, Hans Rudolf Matter qui a par ailleurs confirmé que «les bons résultats opérationnels du premier semestre se sont poursuivis au second semestre, bien que les entrées de fonds aient légèrement reculé».
La CNMV a donné son agrément vendredi au fonds de fonds d’allocation d’actifs Popular Selección de Popular Gestión, un produit de performance absolue géré par Rafael Hurtado. Le portefeuille ne pourra être exposé aux actions à plus de 35 % et il comportera environ une vingtaine de lignes, l’objectif étant de générer une performance supérieure de 200 points de base à l’euribor. Ce produit institutionnel à liquidité journalière (souscription minimale : 1 millions d’euros) comporte une commission de gestion directe de 0,35 %.