Un fonds sur sept étiqueté comme durable a une intensité d'émissions de carbone supérieure à la moyenne de tous les fonds d’investissement, et aucun fonds étiqueté comme climatique n’a un portefeuille totalement aligné sur l’objectif de l’Accord de Paris, selon une étude publiée mardi que Reuters s’est procurée. L’analyse, menée par la plateforme de données et de technologies de durabilité ESG Book, est la dernière en date à remettre en question la fiabilité des fonds qui se présentent comme durables sur la base de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Parmi les 515 fonds climatiques et ESG analysés par l'étude, 73 présentaient un ratio d’intensité d'émissions carbone supérieur à la moyenne enregistrée sur les 36 000 fonds suivis par ESG Book, et 15 fonds dépassaient 400 tonnes d'équivalent dioxyde de carbone par million de dollars de revenus, soit plus du double de la moyenne générale. L’analyse a également révélé qu’un grand nombre des 95 fonds climatiques examinés par ESG Books ont investi dans des entreprises de combustibles fossiles et d’exploitation minière, notamment dans Shell, Exxon Mobil et BHP Group .
Sista, le collectif qui vise à réduire l'écart de financement entre fondatrices et fondateurs de start-up lance un fonds d’investissement avec l’accélérateur 50 Partners, rapporte Les Echos. «La première phase de Sista consistait à promouvoir l'égalité homme femme à travers des équipes fondatrices paritaires, la seconde à structurer nos efforts avec la charte [qui engage les fonds à plus soutenir de femmes, NDLR] et la troisième à participer à la réduction de ce fossé», résume Tatiana Jama, cofondatrice et coprésidente de Sista. Ce véhicule interviendra en amorçage et en série A et injectera des tickets compris entre 250.000 et 3millions d’euros. La majorité des financements seront dirigés dans des start-up françaises (60%), européennes et quelques Américaines. Quatre secteurs sont privilégiés: l’e-santé, le logiciel («SaaS»), la fintech ainsi que les produits et services grand public.
M&G Real Estate a recruté Rodolphe Launay en tant que directeur associé en charge du développement de la gestion d’actifs en France, en Belgique, au Luxembourg et en Irlande, un poste nouvellement créé. L’intéressé a rejoint le bureau de Paris le 15 septembre, sous la responsabilité d’Audrey Tournereau, directrice de la gestion d’actifs pour la région. Avant de rejoindre M&G Real Estate, Rodolphe Launay a passé 15 ans chez Bouygues Bâtiment IDF - Rénovation Privée où il a occupé différents postes en qualité de chargé d’affaires et de chef de service commercial. Le bureau français de M&G Real Estate compte aujourd’hui onze personnes gérant plus de 1,9 milliard d’euros dans les secteurs de l’immobilier de bureau, logistique, commercial et résidentiel pour les marchés français, belge, luxembourgeois et irlandais.
Un associé de Tiger Global, John Curtius, se prépare à quitter la société de hedge funds, rapporte le Financial Times. L’intéressé supervisait plusieurs investissements importants de Tiger Global dans les sociétés de logiciels comme Databricks, Toast et Snowflake. Il était arrivé en 2017 en provenance d’Elliott Management. Il partira en 2023, selon deux sources proches du dossier. Les négociations de ce départ ont commencé cet été. John Curtis prévoit de lever un nouveau fonds centré sur les entreprises de logiciels «early-stage» en 2023, selon une source.
Edhecinfra, le fournisseur des données et d’indices affilié à l’école Edhec Business School, vient d’annoncer son soutien à une action juridique s’opposant à l’inclusion du gaz naturel au sein de la taxonomie européenne. L’action est portée par quatre ONG (Client Earth, le bureau de la politique européenne de WWF, Transport & Environment et BUND-Friends of the Earth Germany), qui demandent à la Commission européenne de retirer l’acte délégué qui inclut actuellement le gaz naturel dans la taxonomie. Après avoir initialement exclu le gaz, la Commission européenne a en effet récemment capitulé face aux demandes des gouvernements et des entreprises et l’a finalement inclu. Cette décision a ensuite été confirmée par les eurodéputés en juillet. Selon ces ONG, cet acte délégué est en conflit avec la régulation de la taxonomie elle-même ainsi que l’European Climate Law. Il ne respecte pas non plus les obligations de l’Union européenne à travers l’Accord de Paris, tout en autorisant le greenwashing. Elles ont demandé une évaluation interne, à laquelle l’exécutif européen doit répondre d’ici 22 semaines. En cas d’absence de réponse de la part de la Commission, ces ONG pourraient porter leur cas devant la Cour de Justice de l’Union. Dans une lettre ouverte destinée à ces ONG, Noël Amenc, professeur associé à l’Edhec Business School et directeur de ScientificInfra, et Frédéric Blanc-Brude, directeur de l’Edhec Infrastructure Institute, soulignent que cette décision de la part de la Commission européenne pourrait entraîner des conséquences défavorables pour l’investissement dans les énergies renouvelables. Ils ont également précisé que selon leur recherche, l’exclusion du gaz au sein de la taxonomie européenne n’augmenterait ni le coût du capital ni un risque de sous-investissement dans ce secteur. Le gaz naturel est déjà considéré comme une source d’énergie importante pour la transition énergétique notamment avec les réductions des sources d’énergies fossiles et un approvisionnement limité des énergies renouvelables, ont fait remarquer les deux chercheurs. Par conséquent, le gaz n’a pas besoin d’un label vert pour avoir un coût de capital moindre. « Les cinq dernières années ont été des années fastes et le coût du capital de ces producteurs de gaz est déjà à des niveaux historiquement bas », ont-ils déclaré.
La société de gestion d’actifs genevoise Decalia vient de recruter Jonathan Graas en tant que gérant de portefeuille senior. Il rejoint l’équipe de gestion du fonds Decalia Sustainable Society et co-gérera le fonds Decalia Circular Economy. Chez Decalia, Jonathan Graas retrouvera Alexander Roose et Quirien Lemey, ses deux anciens collègues de Degroof Petercam Asset Management. Le duo avait été débauché il y a un an pour gérer le fonds Decalia Sustainable Society. Chez DPAM, Jonathan Graas était le gérant principal d’un fonds durable américain et co-gérant de deux fonds thématiques durables (pour un encours total de plus de 4 milliards d’euros).
Franklin Templeton vient d’annoncer deux promotions au sein de l’équipe de distribution française. La société de gestion a promu Edouard Guilloux, jusqu’ici développeur commercial auprès des clients institutionnels, en tant que responsable de la distribution de cette équipe. Thomas Roubach, jusqu’ici sales manager, a également été nommé au rang de responsable de la distribution retail. Basés à Paris, ils seront rattachés à Bérengère Blaszczyk, directrice de la distribution en France, Benelux et aux Nordiques. Au sein de son nouveau poste, Edouard Guilloux sera responsable de l’ensemble des relations institutionnelles et pilotera l’équipe des ventes institutionnelles. Il travaille chez Franklin Templeton depuis 2015 dans son poste actuelle. Il y a développé l’activité institutionnelle française. Auparavant, il a occupé plusieurs postes au sein du groupe BNP Paribas, où il a démarré sa carrière. Entré en 2001 chez BNP Paribas Cardif en tant que contrôleur financier, il a été nommé gérant privé dans les équipes de BNP Paribas Investment Partners en 2006. Ensuite, il a été promu au rang de responsable relations clients institutionnels dans le secteur assurance/banques en 2013. Thomas Roubach, pour sa part, sera chargé de la commercialisation des fonds d’investissement sur le segment des banques, des sélectionneurs de fonds, des sociétés de gestion et des partenaires CGPI. Il a commencé sa carrière chez Franklin Templeton en 2013 en tant que responsable commercial et du marketing au sein de l’équipe luxembourgeois. Il a ensuite été promu au rang de sales manager en 2020.
BlackRock a annoncé que Martin Small succèdera à Gary S. Shedlin en tant que directeur financier en 2023. Gary Shedlin cèdera ses responsabilités de directeur financier une fois que la société aura achevé ses processus de reporting financier pour 2022, ce qui est prévu aux alentours du 1er mars 2023. Il prendra un nouveau rôle de vice-président travaillant directement avec les principaux clients stratégiques de la société. Martin Small, actuel responsable de l’activité de conseil en gestion de fortune de BlackRock aux États-Unis, travaillera avec Gary Shedlin dans l’intervalle pour assurer une transition en douceur. Ce dernier avait rejoint BlackRock en 2013 après avoir été conseiller stratégique de longue date de l’entreprise en tant que banquier d’affaires. Quant à Martin Small, avant d’avoir été responsable de l’activité de conseil en gestion de fortune aux États-Unis pendant quatre ans, il a été à la tête d’iShares pour l’Amérique du nord et a occupé des postes de direction au sein de l’unité Financial Markets Advisory de BlackRock. Martin Small a rejoint BlackRock en 2006 au sein de l'équipe Legal & Compliance après avoir été associé au cabinet d’avocats Davis Polk dans le domaine de la gestion des investissements et des transactions sur les marchés financiers.
Le gestionnaire alternatif américain Apollo Global Management a acquis environ 5% du capital de Diameter Capital Partners, un gérant alternatif new-yorkais spécialisé sur le crédit, via certains de ses fonds. Cet investissement doit contribuer à l’expansion de Diameter dans les prêts directs et le crédit alternatif européen. La firme a été lancée en 2017 par Scott Goodwin et Jonathan Lewinsohn, qui restent actionnaires majoritaires. L’arrivée d’Apollo au capital ne changera rien à la gestion quotidienne et aux processus d’investissement de Diameter. En 2021, Apollo avait amorcé le capital de la stratégie de CLO américains de Diameter. Ses fonds ainsi que ceux de Redding Ridge, affilié d’Apollo, ont investi à date plus d’un milliard de dollars dans des stratégies de CLO et CBO de Diameter.
Le groupe Mirabaud vient de recruter Carel Huber pour diriger les efforts commerciaux sur les «external asset managers», les conseillers financiers indépendants suisses. Basé à Genève, il est rattaché à Nicolas Mirabaud, managing partner et directeur de la gestion de fortune. Carel Huber arrive de Société Générale Private Banking Switzerland, pour qui il travaillait depuis près de huit ans, et où il occupait dernièrement un poste équivalent. Il a aussi travaillé sept ans chez Credit Suisse. Mirabaud précise qu’il poursuivra le travail de développement mené ces dernières années par Pierre Donnet, qui a souhaité se consacrer exclusivement à la gestion de la clientèle.
La société de gestion britannique Somerset Capital Management a nommé un nouveau directeur général en la personne de Robert Diggle. Il remplace le cofondateur Dominic Johnson, nommé ce dimanche ministre du commerce international au sein du gouvernement britannique. Dominic Johnson a co-fondé Somerset Capital avec un autre membre du gouvernement actuel, Jacob Rees-Mogg, secrétaire d’Etat britannique aux affaires, à l'énergie et à la stratégie industrielle. Des changements au niveau de la structure du capital de la firme devraient intervenir suite au départ des co-fondateurs.
La société de gestion suédoise East Capital vient de recruter Markus Hempelmark en tant que responsable de la distribution auprès des tiers et des investisseurs privés pour l’Europe du Nord. Il est censé renforcer la présence de la société spécialisée sur les marchés émergents auprès des conseillers financiers et des investisseurs privés. Markus Hempelmark a travaillé pour plusieurs banques suédoises dont Nordea, Nordnet et SEB.
Anacap, une société britannique de capital investissement, a annoncé avoir réalisé la scission de son activité de crédit. La firme spécialisée sur l’investissement dans les secteurs financiers et technologiques (elle est connue en France pour être l’actionnaire de Milleis banque), explique qu’une nouvelle société baptisée Veld Capital est née de cette scission. Cette dernière, désormais indépendante, continuera de conseiller les fonds crédit existants et en créera de nouveaux avec ses équipes spécialisées au nombre de 53 personnes. L’activité crédit d’Anacap avait été lancée en 2009 dans le sillage de la crise financière pour racheter des portefeuilles non essentiels aux banques. Elle a déployé plus de 2 milliards d’euros depuis et a orienté ses investissements aussi vers les entreprises, les infrastructures et l’immobilier. Aucune caractéristique financière liée à l’opération n’a été dévoilée. «La création de Veld Capital représente une nouvelle étape naturelle pour l’entreprise et son équipe expérimentée après 12 ans d'évolution prudente», commente Justin Sulger, Managing Partner chez Veld Capital. Les équipes sont basées au Royaume-Uni, en Italie, Espagne, Portugal, Luxembourg et Inde.
Mandarine Gestion vient de recruter Lola Mabillon au poste de responsable développement commercial, a annoncé cette dernière sur LinkedIn. Elle sera chargée des conseillers en gestion de patrimoine. L’intéressée arrive de Louvre Banque Privée, où elle était attachée de clientèle en gestion de fortune depuis trois ans. Auparavant, elle a travaillé un an chez Pacinvest.
Wafra Inc, un gérant alternatif investissant pour le compte de l’Etat du Koweit, a fait l’acquisition d’une participation minoritaire dans le capital de Oak Hill Capital, rapporte l’agence Bloomberg. L’acquisition a été faite auprès de Jefferies Financial, actionnaire d’une part de 15% dans Oak Hill Capital depuis 2019. Jefferies a déclaré à part dans un document officiel auprès de la SEC qu’il avait réalisé environ 175 millions de dollars de revenus nets avec la vente de sa participation dans Oak Hill et certaines sociétés affiliées. Wafra est un habitué des acquisitions minoritaires dans des sociétés de gestion alternatives. Depuis 2012, il a investi dans une dizaine de sociétés depuis un premier ticket dans le capital de Stone Point Capital. Le dernier en date remonte à août dernier avec l’acquisition d’une participation minoritaire «stratégique» dans Thompson Street, une société de capital-investissement basée à St. Louis, qui investit dans des entreprises dirigées par leurs fondateurs dans les secteurs des soins de santé, de la technologie et des services aux entreprises et aux consommateurs.
La star de télé-réalité américaine Kim Kardashian, qui a récemment fait son entrée dans le monde du private equity, s’est vue infliger une amende d'1,26 million de dollars par le gendarme des marchés financiers aux Etats-Unis, la Securities and Exchange Commission. Le régulateur lui reproche d’avoir fait la promotion sur les réseaux sociaux de cryptomonnaies distribuées par Ethereum Max sans avoir dévoilé le montant qu’elle avait perçu pour faire cette promotion, en l’occurrence 250.000 dollars. KimKardashian a accepté de payer l’amende et s’est engagée à ne pas promouvoir de crypto-actifs durant les trois prochaines années. Dans un cas relativement similaire en France, l’AMF avait sanctionné la candidate de télé-réalité Nabilla.
Olivier Couvreur, ancien responsable de la recherche et de la sélection de fonds et ex-responsable adjoint des investissements d’ABN Amro Investment Solutions, rebondit chez le courtier en assurances britannique Aon, a-t-il indiqué sur son profil LinkedIn. Il vient de prendre ses nouvelles fonctions de responsable de la recherche de fonds actions au sein d’Aon au Royaume-Uni. Olivier Couvreur est aussi passé par le fonds souverain d’Abu Dhabi (Adia) de fin 2018 à fin 2021. Il y occupait la fonction de responsable de la région Europe, Moyen-Orient et Afrique pour la division External Equities. Avant de rejoindre Aon, il avait officié comme consultant sur la multigestion de Mediolanum Funds à Dublin.
La société britannique de capital investissement Anacap, a annoncé avoir réalisé la scission de son activité de crédit. La firme spécialisée sur l’investissement dans les secteurs financiers et technologiques (elle est connue en France pour être l’actionnaire de Milleis banque), explique qu’une nouvelle société baptisée Veld Capital est née de cette scission. Cette dernière, désormais indépendante, continuera de conseiller les fonds crédit existants et en créera de nouveaux avec ses équipes spécialisées au nombre de 53 personnes. L’activité crédit d’Anacap avait été lancée en 2009 dans le sillage de la crise financière pour racheter des portefeuilles non essentiels aux banques. Elle a déployé plus de 2 milliards d’euros depuis et a orienté ses investissements aussi vers les entreprises, les infrastructures et l’immobilier.
Accusée d’avoir vanté les mérites d’actifs crypto sans avoir précisé qu’elle était rémunérée, l’influenceuse a accepté de débourser 1,26 million de dollars de pénalités, a déclaré lundi la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme des marchés américains. La SEC a déclaré dans un communiqué que la star de la télé-réalité avait omis de divulguer qu’elle avait été payée 250.000 dollars pour publier un post sur son compte Instagram au sujet d’un token proposé par EthereumMax. Kim Kardashian est heureuse d’avoir résolu l’affaire et coopéré pleinement avec la SEC, a déclaré son avocat Michael Rhodes.
La démocratisation du private equity donne décidément beaucoup d’idées aux entrepreneurs de la distribution de fonds. Émilie Loyer-Buttiaux, la cofondatrice du club de co-investissement French Partners, vient de lancer sa propre plateforme de distribution Archinvest. Elle est accompagnée dans ce projet par Pierre-Olivier Desplanches, qui était jusqu’ici partner chez la société d’investissement Alpha Private Equity. Leur plateforme va diriger ses efforts sur les conseillers en gestion de patrimoine et sur les family offices, avec un ticket minimum de 100 000 euros. Les deux fondateurs annoncent que la gamme de fonds couvrira notamment le LBO, l’infrastructure, le growth, la dette privée et l’immobilier, sur la France, l’Europe, les États-Unis et Israël.
Mirova, l’affilié de Natixis investment Managers dédié à l’investissement durable, a annoncé la nomination de Guillaume Abel au rang de directeur général délégué. Basé à Paris, il sera rattaché directement à Philippe Zaouati, directeur général de Mirova. Au sein de son nouveau poste, Guillaume Abel supervisera les fonctions globales du développement et des opérations, de la recherche en développement durable, de la finance, des risques, du juridique et de la conformité. Il rejoindra également le comité exécutif. Guillaume Abel arrive d’Ostrum Asset Management, un affilié de Natixis IM, où il était directeur du développement et membre du comité exécutif. Auparavant, il a occupé le même poste chez La Banque Postale Asset Management (LBPAM) entre 2017 et 2020. Il a également été directeur global du marketing chez Candriam entre 2014 et 2017. Il a travaillé près de 18 ans chez Amundi, où il est entré en 1997 comme directeur de la mesure de performance au sein d’Indosuez Asset Management. Il a ensuite occupé le poste du responsable de reporting pour cette entité. En 2004, il a été nommé directeur général de CAAM Luxembourg (Amundi), où il a participé au lancement de Fund Channel en 2005 dont il a géré en tant que managing director jusqu’au 2009. Il a été promu au rang de responsable du service client d’Amundi en 2009 avant de prendre la direction globale du marketing en 2013. Il a débuté sa carrière en 1991 à la Banque Indosuez où il a successivement occupé des postes à la direction des financements complexes d’actif, au contrôle de gestion, puis à la salle de marché. Mirova et ses affiliés gérait 25,5 milliards d’euros au 30 juin 2022. La maison mère Natixis IM, pour sa part, comptait 1107 milliards d’euros d’actifs avec ses affiliés.
Accusée d’avoir vanté les mérites d’actifs crypto sans avoir précisé qu’elle était rémunérée, l’influenceuse a accepté de débourser 1,26 million de dollars de pénalités, a déclaré la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme des marchés américains.
JO Hambro Capital Management (JOHCM) a noué un partenariat stratégique avec l’université d’Exeter au Royaume-Uni pour collaborer à de nouvelles recherches et à la formation des cadres dans les domaines du risque systémique et de la soutenabilité. L’accord de long terme vise à améliorer la compréhension des risques systémiques mondiaux liés au changement climatique et à accroître les connaissances sur la notion de « soutenabilité » afin qu’elles soient mieux prise en compte par les comités de direction des entreprises à travers le monde. Les chercheurs de renommée mondiale dans le domaine du climat de l’université d’Exeter et de son Global Systems Institute (GSI), dirigé par les professeurs Alexandra Gerbasi et Tim Lenton, travailleront aux côtés d’experts du secteur de JO Hambro et de Regnan, sa branche d’investissement durable. Le partenariat a débuté par le parrainage de la conférence « Tipping Points : From Climate Crisis to Positive Transformation », une réunion mondiale qui s’est tenue du 12 au 14 septembre à l’université d’Exeter et qui a exploré les moyens d'éviter la crise climatique grâce à des points de basculement positifs. Il comprendra également un programme de formation des cadres leur permtant d’accéder aux dernières recherches, données et formations afin d’acquérir une connaissance approfondie de la science de la durabilité.
L’assureur italien Generali a eu des discussions informelles avec Guggenheim Partners sur une série d’options, dont une acquisition totale de l’activité de gestion d’actifs de la société américaine, selon des informations de Bloomberg News. Les options incluraient également un partenariat ou une participation stratégique dans Guggenheim. L’objectif est de renforcer l’activité de gestion d’actifs du groupe italien. Generali a mis de côté 3 milliards d’euros pour des acquisitions dans la gestion et l’assurance. Le groupe d’assurance développe son pôle gestion d’actifs depuis quelques années autour d’un modèle multi-boutiques. Dans ce cadre, il a déjà acquis des participations dans plusieurs sociétés de gestion, dont Sycomore.
Le groupe américain de gestion d’actifs BlackRock a déclaré vendredi qu’il réduisait l’effet de levier dans les fonds d’investissement dits LDI, c’est-à-dire «axés sur le passif» (liability-driven investment) - qui ont été au coeur des conditions de marché chaotiques pour les fonds de pension britanniques la semaine dernière, rapporte l’agence Reuters. «En raison de l’extrême volatilité du marché des gilts cette semaine, nous avons travaillé de manière expéditive ces derniers jours pour soutenir les intérêts de nos clients», a déclaré un porte-parole de BlackRock dans un communiqué envoyé par courriel. «Nous avons réduit l’effet de levier dans certains de nos fonds LDI, agissant avec prudence pour préserver le capital de nos clients dans des conditions de marché extraordinaires. (...) La négociation des fonds BlackRock n’a pas été interrompue, et BlackRock n’a pas cessé de négocier des gilts.», indique le courriel
Pour lutter contre le manque de diversité dans les start-up françaises, la société Teampact.ventures, une structure européenne fondée par des sportifs de haut niveau, lance un fonds dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), rapporte Les Echos. Baptisé «Tremplin Capital», ce fonds se focalise sur les start-up en phase de pré-amorçage et d’amorçage avec des tickets compris entre 30.000 et 100.000 euros. Ce fonds réunira trois personnalités fortes: la nageuse Malia Metella, vice-championne du monde, Daniel Herso, créateur des communautés outremer Network et Alice Bonhomme-Biais, développeuse passée par Google. Tremplin Capital vise un closing de seulement plusieurs centaines de milliers d’euros, les investisseurs n'étant pas très «réceptifs» à cette thèse.
L’Association des marchés financiers européens (AFME) a publié le 21 septembre dernier un premier document (paper)pour évaluer la possibilité de passer d’un règlement à J+2 vers un règlement à J+1 dans l’Espace économique européen (EEE), le Royaume-Uni et la Suisse, comme l’ont annoncé les Etats-Unis, le Canada et l’Inde. Réductions des risques… Le «cycle de règlement-livraison» (settlement) fait référence à la période entre la date de transaction - le moment où un acheteur et un vendeur s’entendent sur une transaction et l’exécutent - et la date de règlement - lorsque la transaction est effectivement conclue et que les titres et les espèces sont échangés. Pour les transactions sur actions et obligations, le cycle actuel est de deux jours ouvrables. En Europe, un tel délai s’applique depuis 2014 dans le cadre du règlement CSDR. Aux Etats-Unis, l’application date de 2017. Cette «fenêtre» permet plusieurs traitements importants, notamment la compensation et le contrôle des volumes et des valeurs sur les titres. Le passage en J+1 serait une «étape logique» dans la compression des cycles de règlement, chaque étape permise par les avancées technologiques ayant jusque-là plutôt amélioré l’efficacité du post-marché et réduit les risques de contrepartie et de marché.Ce qui serait intéressant dans les périodes de forte volatilité, estiment les auteurs Peter Tomlinson et Pablo García Rodríguez. Selon eux, réduire le temps des expositions ouvertes pendant cette période de règlement permettrait de réduire les exigences de marge pour risque de contrepartie, et donc de mieux gérer le risque de capital et de liquidité. Aux Etats-Unis, la DTCC a estimé qu’une journéede moins d’exposition au risque pourrait se traduire par une réduction de 41% de la composante de volatilité des exigences de marge des chambres de compensation centralisée (CCP). En réduisant ainsi le coût des transactions et les barrières à l’entrée, cette modernisation des marchés de capitaux traditionnels - avec automatisation des process et adoption de nouvelles normes ad hoc - améliorerait l’accès des investisseurs individuels, donc la liquidité, tout en atténuant la concurrence de classes d’actifs émergentes comme les cryptomonnaies, qui offrent un mode de règlement instantané grâce aux technologies de registres distribués (DLT). … et nouveaux défis L’AFME avance aussi un alignement indispensable pour maintenir la compétitivité avec les marchés étrangers. «Bon nombre des avantages et des défis liés à une migration en J+1 telle qu’articulée par l’association américaine du secteur des valeurs mobilières (Sifma) aux Etats-Unis seraient également applicables aux marchés européens. Toutefois, compte tenu de la nature unique de ces derniers - multitude de devises, des infrastructures de marché et des cadres juridiques - l’AFME considère que la mise en œuvre serait plus complexe», avec de nombreux d’éléments à modifier et à coordonner. Techniquement, le temps de traitement post-marché ne serait pas réduit de 50%, mais plutôt de 80% avec seulement 2 heures ouvrées entre la fin de la négociation et le début de la fenêtre de règlement à J+1, au lieu de 12 heures àJ+2. Les processus de gestion des liquidités et de la trésorerie seraient également compressés, avec des difficultés accrues pour les transactions interdevises (à J+2) et pour les transactions internationales (potentiellement àJ+0), de surcroît pour celles utilisées pour les dérivés et les ETF (exchange trade funds) couvrant des sous-jacents de plusieurs juridictions. Une occasion pour l’AFME de faire à nouveau la promotion d’une réduction des horaires de trading, qui permettrait d’accroître les plages horaires post-marché. Enfin, des délais opérationnels raccourcis et une moindre possibilité d’effectuer des opérations de prêt de titres pour couvrir des positions courtes pourraient entraîner une augmentation du nombre d’échecs de règlement, donc des pénalités au nom de CSDR (depuis 2022) et des implications en termes d’actifs pondérés par les risques (Risk Weighted Assets, RWA) au nom de Bâle 3. Vu les nombreux défis identifiés, l’Association appelle à ouvrir un dialogue entre les acteurs des marchés européens (émetteurs, investisseurs, infrastructures, intermédiaires, régulateurs)et à lancer un groupe de travail pour évaluer comment le règlement J+1 pourrait être réalisé, à quels coûts financiers et réglementaires, et selon quel calendrier.
BlackRock a annoncé la nomination de Hua Fan en tant que directrice générale de son entité de la gestion d’actifs chinoise, détenue majoritairement par la société de gestion américaine, selon une communication officielle. Elle sera rattachée à Tony Tang, directeur de la Chine.Cette nomination attend toujours le feu vert des régulateurs. Hua Fan remplacera Bing Ji, qui part après seulement deux ans au sein de ce poste. Bing Ji déménagera à Hong Kong. «Nous explorons avec [Bing Ji] des rôles futurs à Hong Kong», a précisé BlackRock. La société de gestion américaine a lancé BlackRock CCB Wealth Management, une joint-venture avec China Construction Bank Corp et le singapourien Temasek Holdings en mai 2021. Cette joint-venture a réussi à lever 7 milliards de yuan (975 millions de dollars) à travers cinq produits financiers, selon Reuters.
La filiale de gestion d’actifs de Deutsche Bank, DWS, a décidé de la dissolution de son fonds Emerging Markets Corporates dans le fonds ESG Asian Bonds, tous deux compartiments de la Sicav luxembourgeoise DWS Invest. Selon un document consulté par NewsManagers, la fusion est prévue pour le 10 novembre. DWS explique avoir enregistré un déclin de l’intérêt des investisseurs et des sorties continues sur le fonds Emerging Markets Corporates depuis décembre 2017. «En conséquence, le volume de fonds du compartiment incorporé a diminué, passant de 840 millions d’euros en décembre 2017 à 82 millions d’euros actuellement. Dans ce contexte, ainsi qu’au vu des évolutions politiques et économiques actuelles, aucun potentiel de distribution supplémentaire n’est envisagé pour le compartiment incorporé et sa stratégie d’investissement. En raison du manque de potentiel de distribution, DWS a donc opté pour une fusion du compartiment incorporé et du compartiment repreneur», écrit la société de gestion. DWS a jugé que le fonds ESG Asian Bonds était le plus approprié pour absorber les encours du fonds en phase de dissolution en raison d’une plus grande concordance entre les politiques de placement du compartiment qui disparaît et celles du compartiment repreneur par rapport aux autres produits de la gamme de fonds DWS. «Le compartiment cédant investit plus de 40 % du volume de son portefeuille dans des obligations d’entreprises d’émetteurs des marchés émergents d’Asie. Le portefeuille du compartiment repreneur se compose lui aussi principalement d’obligations d’entreprises d’émetteurs des marchés émergents d’Asie bénéficiant d’une notation dite « Investment Grade ». En outre, le compartiment repreneur est le seul fonds/compartiment de la gamme de produits DWS dont l’univers d’investissement et l’allocation géographique se recoupent avec ceux du compartiment absorbé. Il y aura donc toujours une exposition aux marchés des capitaux asiatiques», précise encore le gestionnaire d’actifs allemand.