Novaxia voulait marquer le coup en annonçant le 6 octobre le lancement de son fonds immobilier dédié aux sciences de la vie. Laconférence de presse était hebergée au seinde ses nouveaux locaux, ancien garage encore en cours d’aménagement dans le XV arrondissement parisien, histoire de rappeler la spécialisation de l’entreprise d’investissement dans le recyclage urbain. Une myriade d’éléments insistait sur la thématique du momentdans une ambiance confinant au kitsch : éprouvettes, scalpels tubes à essais et même serveurs parés de blouses blanches. Le nouveau fonds Novaxia Vista est d’inspiration américaine, Alexandria Real Estate en tête, une foncière spécialisée dans cette thématique qui pèse plus de 23 milliards de dollars de capitalisation boursière. «Boston, connue dans les années 60 pour être l’usine de chaussures du monde, est aujourd’hui la place la plus en avance sur les sciences de la vie, avance Joachim Azan, président fondateur de Novaxia. 20% des mètres carrés de bureaux de la ville sont dédiés aux sciences de la vie. Nous avons choisi de partir de l’écosystème pour réfléchir au fonds.» Un écosystème mature L’expertise de Novaxia, acheter de l’immobilier de bureau décoté pour en réorienter l’usage, sera ici destinée à accueillir des acteurs en «sciences de la vie et en technologies d’avenir». Si Boston est cité en exemple, c’est parce que la demande pour ce type d’immobilier a bondi de 17% depuis la crise sanitaire, avec un taux de vacances de 1,5% contre 12% pour celui de bureaux. «L’immobilier de santé est composé à 90% des véhicules accueillant des cliniques et des résidences seniors, veut se démarquer Joachim Azan. Notre terrain est celui des sciences de la vie.» Le terrain de jeu de Novaxia Vista semble mature, surtout post-Covid. La France se classe au troisième rang mondial en nombre d’universités dédiées aux sciences de la vie et en deuxième position sur les montants de capitaux investis en capital-risque sur cette thématique. En 2021, les levées de fonds dans le secteur des biotechs ont atteint 2,3 milliards d’euros. «Nous avons besoin de lieux au sein desquels nous réunissons les différents acteurs du succès d’une entreprise en santé, affirme Johanna Michielin, directrice générale de Biolabs France. La communauté médicale pour connaître leurs besoins, les investisseurs et les partenaires industriels.» Des synergies public/privé fructueuses pour les healtechs dont 49% sont créées à partir de la recherche publique et qui réalisent 59% de leurs partenariats également avec de la recherche publique. Un investissement accessible via une UC Novaxia Vista, fonds article 9 SFDR et labélisé ISR, sera logé dans une unité de compte (UC) distribuée par les assureurs partenaires de Novaxia. Il sera disponible d’ici fin octobre pour Generali et Suravenir et en novembre pour Apicil, Spirica et Vie Plus. L’entreprise compte drainer 500 millions d’euros d’investissement en 18 à 24 mois, qui seront investis exclusivement en immobilier. Le fonds vise 5% de performance nette de frais de gestion (avec une échelle de risque de 3 sur 7) grâce aux loyers sur le tertiaire loué et à la valorisation des biens qui bénéficieront de l’expertise de Novaxia sur le recyclage urbain. Un premier investissement Le fonds a réalisé son premier co-investissement avec Oxford Properties Group dans un pôle de recherches en biotechnologies. La multinationale canadienne a passé un partenariat capitalistique en co-investissement avec Novaxia pour l’acquisition de gros bâtis qui dépassent les 30 millions d’euros. «Il s’agit aussi de synergies sur les savoirs-faires, le sourcing de locataire et l’échange de bonnes pratiques», précise Joachim Azan. Enfin, Novaxia vise le label Finansol d’ici début 2023en investissant 5% à 10% du fonds pour créer du logement en cœur de ville loué aux soignants de l’AP-HP à la moitié du prix du marché. Novaxia R, un fonds lancé en 2021 spécialisé aussi dans le recyclage urbain mais côté immobilier résidentiel va aussi s’engager dans une démarche de labélisation solidaire en proposant le même type d’offre. A date, le véhicule a levé 500 millions d’euros pour 80 projets consolidés et 8.000 logements en gestation.
Lombard Odier et Enterprise for Society Center (E4S) annoncent avoir conclu un partenariat «visant à encourager la recherche sur la finance soutenable, avec un accent particulier sur la transition vers une économie circulaire». Dans le cadre de cette collaboration, prévue pour «plusieurs années», les deux protagonistes prévoient de «travailler étroitement afin de développer une recherche de pointe axée sur la compréhension de la nature de la transition vers une économie circulaire, l’identification des défis sociétaux correspondants et la convergence économique entre les entreprises et les investissements». Le communiqué rappelle que E4S est une initiative conjointe de l’Université de Lausanne, de l’IMD et de l’EPFL, dont la mission consiste à encourager et à activer la transition vers une économie résiliente et inclusive dans le respect des limites planétaires, tout en gardant à l’esprit les opportunités et les défis soulevés par les évolutions scientifiques et technologiques. Le Centre propose une formation par le biais de son Programme de Master en Management et Technologie Durables, soutient l’innovation et l’entrepreneuriat, et produit des articles de recherche et des notes d’orientation sur des sujets d’importance sociétale. Pour Lombard Odier, ce partenariat avec E4S doit lui permettre de développer son réseau de partenaires existant dans le domaine commercial et la recherche, et vise à définir la manière dont l’adoption de modèles d’affaires circulaires peut accélérer les transitions environnementales.
Fund Channel, la plateforme de distribution de fonds B to B d’Amundi et l’Union Mutualiste Retraite (UMR), spécialisée en épargne retraite, ont annoncé jeudi la signature d’un accord de partenariat stratégique dans les métiers de l’épargne-retraite et de l’assurance-vie. Avec cet accord, l’UMR aura accès aux 600 gérants d’actifs disponibles sur la plateforme de Fund Channel pour lui permettre de diversifier son offre de solutions d’investissement d’épargne retraite. Créée en 2002, l’UMR gère 11,5 milliards d’euros d’encours (en valeur de marché) pour le compte de ses 374.436 adhérents. Elle a développé une gamme de PER (Plan d’épargne retraite) dans le prolongement de la Loi Pacte, proposant de nombreuses unités de comptes (UC).
Tiger Global lance un fonds de capital investissement qui vise à réunir 6 milliards de dollars, soit moins de la moitié du montant levé pour le fonds précédent, rapporte le Financial Times. La levée de capitaux a débuté jeudi, selon une lettre envoyée aux limited partners que s’est procurée le FT. Le précédent fonds de private equity de Tiger de 12,3 milliards de dollars a été fermé en février. Le nouveau fonds se situe en deçà d’un objectif d’environ 8 milliards de dollars, selon une source proche du dossier. Il va chercher à profiter d’opportunités comme des ventes secondaires de sociétés technologiques dont les valorisations ont chuté.
Janus Henderson vient de recruter Luca Poltronieri comme commercial au sein de son équipe de distribution en Italie. Basé à Milan, l’intéressé sera rattaché à Nicola Tomaiulo, associate director. Luca Poltronieri vient de Generali Investments où il était commercial senior sur le retail. Il a également travaillé chez Anima. Chez Janus Henderson, il se concentrera aussi sur la clientèle retail, notamment sur les réseaux de conseillers financiers en Italie septentrionale et centrale.
Société Générale Private Banking Suisse a annoncé ce 6 octobre la nomination d’une directrice financière et d’une responsable private equity. Le premier poste échoit à Tûyet-Nhung Krummenacher, qui devient également membre du comité exécutif. Le second est attribué à Aurélie Maillard. Elles sont toutes les deux basées à Genève. Aurélie Maillard aura pour mission de développer l’offre de private assets des entités suisse, luxembourgeoise et monégasque. Elle sélectionnera en architecture ouverte des offres en private equity, immobilier, infrastructure et dette privée. Elle est rattachée au directeur général Franck Bonin et à Olivier Gérard, le responsable des solutions de gestion de patrimoine de SGPB Europe. Elle travaillera également avec les équipes d'Éric Molinier, le responsable de l’offre private equity en France.
Le gestionnaire d’actifs américain Voya Investment Management a promu Matt Toms au poste nouvellement créé de directeur mondial des investissements, rattaché à la directrice générale Christine Hurtsellers. Depuis 2016, il occupait les fonctions de directeur des investissements obligataires. Par conséquent, Chris Lyons, directeur du crédit privé, prend les fonctions de directeur de l’obligataire privé et des alternatives tandis queVincent Costa et Paul Zemsky, qui supervisent respectivement les investissements actions et multi-actifs de Voya, seront désormais rattachés à Matt Toms.
La société de gestion alternative Ardian vient de conclure un partenariat avec la fintech iCapital. Cet accord permettra à Ardian de vendre ses stratégies d’investissements alternatives aux conseillers en gestion de patrimoine (CGP) à travers la plateforme technologique d’iCapital en Europe, aux Amériques et en Asie. Il s’agit des stratégies de capital-investissement, d’actifs réels et de crédit privé. A la suite de la création d’une nouvelle division dénommée «Private Wealth Solutions», Ardian cherche des moyens de proposer davantage d’accès aux actifs privés pour des clients privés et des gérants de fortune. Les produits provenant de ce partenariat seront également disponibles sur Allfunds, une plateforme de distribution digitale. Ardian gère actuellement 141 milliards de dollars.
Franklin Templeton a annoncé le lancement du fonds Franklin BSP Private Credit Fund, dédié au middle market américain du crédit privé. Le fonds est géré par sa filiale de crédit privé Benefit Street Partners, avec Anant Kumar et Saahil Mahajan aux manettes. Ils utiliseront tant les prêts privés traditionnels, que les prêts opportunistes, le haut rendement, les prêts liquides, et la dette immobilière. Le véhicule sera principalement distribué aux gérants de fortune américains.
Sanso Investment Solutions a annoncé ce 6 octobre avoir recruté Jean-François Bouilly comme secrétaire général et responsable de la conformité et du contrôle interne. Jean-François Bouilly préside depuis trois ans Deshima, qui conseille notamment Deshima Smart Data, un Actively Managed Certificate. Il préside aussi Latitude Conseil et Recherche depuis cinq ans. Par le passé, il a notamment été analyste, gérant puis stratégiste chez Crédit Lyonnais Asset Management.
La société de gestion Amundi a promu Gustavo Lozano au poste de responsable de l’Amérique latine. L’intéressé a pris ses nouvelles fonctions le 1er octobre et rejoint le comité de gestion pour les Amériques. Gustavo Lozano évolue chez Amundi depuis 2012. Il était jusqu’alors responsable des marchés mexicain, chilien, caribéen et d’Amérique centrale. Auparavant, il était directeur des ventes institutionnelles de Bank of America et directeur de ventes chez ING au Mexique.
Flornoy Ferry a annoncé ce 6 octobre le lancement du fonds de fonds multi-thématiques Flornoy Trends. Il s’agit d’une stratégie diversifiée mondiale avec une gestion dynamique automatisée via un moteur propriétaire « momentum ». Il couvre onze thématiques : préserver, économiser les ressources, développer l’énergie durable, soigner, nourrir, habiter, consommer, se divertir, communiquer, analyser, suppléer, innover. La gestion du fonds de fonds est pilotée par Stéphane Le Rai. La sélection de fonds favorise les véhicules classés SFDR 8 et 9. Il compte actuellement 38 fonds gérés par 17 sociétés de gestion. Le produit est actuellement positionné sur les thématiques liées à l’environnement et l’humain, et est principalement exposé au marché actions.
Vatel Capital s’est engagée à payer 450.000 euros au Trésor public dans le cadre d’une composition administrative conclue avec l’Autorité des marchés financiers (AMF). Il était reproché à la société de gestion des insuffisances concernant les dispositifs de prévention et d’encadrement des conflits d’intérêts, et des lacunes concernant les dispositifs de lutte contre le blanchiment. Outre le paiement de cette somme, le gestionnaire s’est engagé à mettre en place des règles et procédures permettant de prévenir les conflits d’intérêts et à maintenir à jour sa procédure de lutte contre le blanchiment. Vatel s’engage enfin à faire procéder à un audit par un cabinet d’audit externe dont le rapport devra être adressé à l’AMF dans les 6 mois suivant l’homologation de l’accord de composition administrative.
Generali serait intéressé par l’acquisition d’une autre société de gestion américaine que Guggenheim. Selon la presse italienne, l’assureur italien pourrait jeter son dévolu sur la société de gestion américaine BrightSphere. Cette opération permettrait à Generali de se renforcer sur le marché américain à un prix plus limité par rapport à une éventuelle acquisition de Guggenheim. Et cela permettrait d’éviter de vendre Banca Generali à Mediobanca. Selon Il Sole 24 Ore, BrightSphere a environ 91 milliards de dollars d’actifs sous gestion et serait valorisé à environ 3 milliards de dollars. Guggenheim gère 290 milliards de dollars.
En difficulté, la banque helvète est attaquée sur les marchés depuis plusieurs semaines alors qu'elle doit présenter son plan stratégique à la fin du mois.
OddoBHF Asset Management vient de lancer son troisième fonds commun de placement à risques (FCPR) destiné aux investisseurs particuliers français. Dénommé FCPR Oddo BHF Global Secondary, ce véhicule investira principalement sur le marché secondaire du private equity en Europe et en Amérique du Nord. La société de gestion compte lever 150 millions d’euros d’ici au 31 décembre 2023. La stratégie du fonds comprend les rachats de portefeuilles de participations ou de parts de fonds d’investissement auprès d’autres investisseurs souhaitant céder leurs engagements avant leur terme. Le fonds favorisera des transactions secondaires de 5 à 50 millions d’euros. Il réalisera également des co-investissements dans la limite de 30% du montant total des souscriptions libérées. Le montant minimal d’investissement pour ce fonds est 1.000 euros. Il est éligible en assurance vie, comptes titres et PEA-PME. L’investissement est bloqué pendant la durée de vie du fonds, soit sept ans avec une extension possible de trois ans. Oddo BHF AM comptait 57,3 milliards d’euros d’actifs au 30 juin 2022.
La société de gestion belge Candriam a annoncé, jeudi, le recrutement de cinq gérants, basés à Paris. Dany da Fonseca, précédemment chez Amundi Pionneer, rejoint l’équipe crédit investment grade. Il sera cogérant de la stratégie Candriam Sustainable Bond Euro Corporate, aux côtés de Thomas Madesclaire, gérant senior chez Candriam. Il est rattaché à Patrick Zeenni, responsable investment grade & credit arbitrage. Yohanne Levy,ex-gérant de fonds crédit investment grade et autres produits obligataires à La Française, renforce l’équipe de gestion obligataire de Candriam. Il interviendra comme co-gérant de la stratégie obligataire de performance absolue du gestionnaire belge aux côtés de Nicolas Forest, responsable mondial de l’obligataire, et de Jamie Niven, gérant senior, auquel il est rattaché. Il sera également cogérant de la stratégie obligataire globale de Candriam et membre de son comité stratégique sur les obligations. De son côté, Sébastien Le Berre revient chez Candriam après un premier passage entre 2015 et 2018 durant lequel il a officié comme stratégiste multi-actifs et gérant de fonds avant de rejoindre BNP Paribas Asset Management. Pour son retour, ilgérera des fonds flexibles, entre autresles stratégies multi-asset income et income & growth. Il évoluera sous les ordres de Nadège Dufossé, responsable de l’allocation d’actifs de Candriam. Enfin,Damien Vergnaud et Célia Fseilrejoignent l’équipe equity market neutral en tant que cogérants de la stratégie éponyme, aux côtés d’Emmanuel Terraz, responsable des stratégies à performance absolue et actions, et de Sébastien de Gendre, gérant. Damien Vergnaud était auparavantgérant quantitatif sur des stratégies de primes de risque sur les taux, les devises et les actions, et responsable des fonds ESG Long & Long-Short chez LFIS Capital. Célia Fseil a travaillé comme responsable de la gestion des stratégies systématiques de SG 29 Haussmann au sein du groupeSociété Générale Banque Privée.
La société de gestion Vatel Capital s’est engagée à payer 450.000 euros au Trésor public dans le cadre d’une composition administrative conclue avec l’Autorité des marchés financiers (AMF). Il était reproché à la société des insuffisances concernant les dispositifs de prévention et d’encadrement des conflits d’intérêts, et des lacunes concernant les dispositifs de lutte contre le blanchiment. Outre le paiement de cette somme, le gestionnaire s’est engagé à mettre en place des règles et de procédures permettant de prévenir les conflits d’intérêts et à maintenir à jour sa procédure de lutte contre le blanchiment. Vatel s’engage enfin à faire procéder à un audit par un cabinet d’audit externe dont le rapport devra être adressé à l’AMF dans les 6 mois suivant l’homologation de l’accord de composition administrative.
Antin Infrastructure Partners annonce ce 6 octobre qu’il a procédé avec succès à la première clôture de son cinquième fonds phare, le plus important à ce jour, en levant plus de 5 milliards d’euros pour investir dans des opportunités d’infrastructure. Antin prévoit d’organiser une deuxième clôture avant la fin de l’année et vise 10 milliards d’euros avec un hard cap à 12 milliards. Le fonds cible l'énergie et l’environnement, les telecom, le transport and le secteur des infrastructures sociales en Europe et en Amérique du nord.
Les actifs mondiaux investis en capital privé vont probablement doubler d’ici fin 2027 par rapport à fin 2021 pour atteindre 18.300 milliards de dollars, selon les estimations de Preqin, Dans son rapport sur le secteur intitulé Future of Alternatives 2027 report, publié tous les deux ans, le cabinet d'études sur la gestion alternative estime que ce sont les riches particuliers qui vont dans le futur nourrir cette forte croissance. De plus en plus de produits sont en effet adaptés à leur profil et les évolutions réglementaires favorisent leur entrée sur ce segment de marché. les institutionnels sont en outre proche d’avoir atteint en moyenne leur allocation cible en la matière. Preqin estime que le rythme annuel de croissance des actifs sur 2021-2027 devrait toutefois être inférieur à celui enregistré entre 2015 et 2021 à 11,9% contre 14,9%. Le segment, - essentiellement les infrastructures, la dette privée et les ressources naturelles - continuera d’attirer en raison de promesses de rendement supérieurs en moyenne aux autres segment d’investissement et en raison de l’incertitude économique. Preqin précise que ces montants n’incluent pas les hedge funds mais que s’il y sont inclus, le niveau des encours fin 2027 serait de 23.300 milliards de dollars, soit une croissance d’environ 70%. Le capital-risque devrait être la classe d’actifs qui connaîtra la croissance la plus rapide au cours des prochaines années (+19,1 % par an, de 1.460 milliard de dollars fin 2021 à 4.170 milliards de dollars en 2027), suivie par les infrastructures (+13,3 %) et la dette privée (+10,8 %). L’Amérique du Nord sera le principal moteur du financement par capital-risque. La collecte annuelle de fonds dans la région devrait passer de 118 milliards de dollars à la fin de 2021 à 223 milliards de dollars à la fin de 2027. La collecte de fonds en Europe devrait également atteindre 30,5 milliards de dollars d’ici à la fin de 2027, contre 21,3 milliards de dollars à la fin de 2021. Malgré les prévisions selon lesquelles le capital-risque sera la classe d’actifs à la plus forte croissance, le taux de croissance des actifs sous gestion ralentira considérablement. On observe des tendances similaires sur les marchés du capital-investissement, qui subissent l’impact de la hausse du coût de la dette et de la baisse des valorisations. De même, les hedge funds pourraient connaître des difficultés, avec un retour de la décollecte. Des perspectives plus difficiles sont attendues pour l’immobilier, la hausse des taux d’intérêt et les préoccupations inflationnistes ralentissant la croissance prévue des actifs sous gestion à 8,4 % par an.
BNP Paribas Real Estate annonce deux nouvelles nominations au sein de ses équipes internationales et pan européennes. Il s’agit d’Argie Taylor qui est nommé responsable d’International Investment Group (IIG). Basé à Londres, il prendra ses nouvelles fonctions en avril 2023. Il sera en charge de l’activité bureaux et des plateformes de BNP Paribas Real Estate au Moyen-Orient et en Asie. Argie Taylor a travaillé précédemment chez Cushman & Wakefield à Londres, où il dirigeait la division globale au sein de l’équipe EMEA Capital Markets en tant que partenaire international. Patrick Delcol, basé à Paris, a été nommé responsable du pôle European Coverage pour le Retail, la Logistique et l’Hôtellerie à compter du 1er septembre 2022. Jusqu’à présent Head of European Retail au sein de BNP Paribas Real Estate, il voit son périmètre s’élargir. En plus du pilotage des activités Retail, il assure désormais la coordination européenne des pôles Logistique (dirigé par Craig Maguire) et Hospitality (dirigé par Artyom Perevedentsev).
Yomoni annonce ce jeudi une nouvelle levée de fonds d’un montant de 25 millions d’euros récoltés auprès d’un tour de table réunissant Didier Le Menestrel et Christian Gueugnier, les fondateurs de la Financière de l’Echiquier, Crédit Mutuel Arkéa et Amboise Partners. Depuis sa création en 2015, la société de gestion a levé un montant total de 45 millions d’euros. «Yomoni opère sa mue de fintech en gérant d’épargne», indique la compagnie dans un communiqué. 50.000 mandats revendiqués «Les produits ont su faire leurs preuves, l’enjeu aujourd’hui est de se donner les moyens et de se faire connaître pour passer à l’étape supérieure», explique Sébastien d’Ornano, président de Yomoni. Depuis 2020, la fintech enregistre une croissance ininterrompue avec un encours sous gestion passant de 150 millions à 850 millions d’euros sur la première partie de l’année 2022. En proposant des offres diversifiées comme le plan d’épargne en actions (PEA), le plan d’épargne retraite (PER), le compte titres et l’assurance vie, le gérant d'épargne en ligne comptabilise aujourd’hui 50.000 mandats signés, pour plus de 40.000 clients. Les contrats souscrits sont répartis à hauteur de 65% en assurance vie, 15% de PEA, 15% vers des PER et 5% en compte-titres. Accessible en ligne, cette stratégie lui a permis de n’appliquer aucun frais d’entrée et des frais de gestion plafonnés à 1,6% par an. «Nous souhaitons désormais gagner en notoriété en développant de nouvelles fonctionnalités et renforcer la démocratisation de toutes les classes d’actifs», précise le président. En route vers la diversification Jusqu’ici axée entièrement sur les fonds indiciels côtés (ETF), Yomoni souhaite aujourd’hui diversifier la composition de ses supports. La fintech compte profiter de ce financement pour continuer le développement de son offre private equity qu’elle a lancée en septembre 2022. Accessible aujourd’hui dès 100.000 euros au sein de l’enveloppe compte titres qu’elle propose, le ticket d’entrée pourrait baisser jusqu’à 1.000 euros et être inclus au sein des plans épargne retraite et contrats d’assurance vie. En démocratisant un support jusqu’ici réservé aux investisseurs traditionnels, Yomoni cherche à capter une clientèle au patrimoine plus conséquent. En parallèle, les équipes devraient presque doubler. Composées aujourd’hui de 65 salariés, la levée de fonds devrait permettre d’embaucher jusqu’à 35 nouveaux talents, principalement des développeurs et des gérants privés.
Fenthum a nommé une nouvelle responsable pour le marché italien en la personne de Federica Forest, rapporte Funds People Italia. Elle représentera les gammes de fonds des sociétés de gestion Ethenea et MainFirst auprès des investisseurs italiens. Federica Forest travaillait jusqu’à présent chez abrdn en tant que directrice associée en charge du développement à Francfort et Edimbourg. Fenthum est un TPM qui vend les fonds d’Ethenea Independent Investors et de MainFirst Asset Management.
Pictet Alternative Advisors, la division d’actifs alternatifs du groupe éponyme, vient de lancer une entreprise immobilière au Danemark en partenariat avec Brunswick Real Estate, une société de gestion suédoise. La nouvelle entité, dénommée Lindu Ejendomme, comprend déjà un portefeuille de départ de 10 actifs immobiliers. Les deux acteurs souhaitent doubler la taille du portefeuille d’ici quelques années. Basée à Copenhague, cette nouvelle entreprise immobilière aura pour objectif d’identifier des opportunités d’investissement dans les secteurs de la logistique et l’industrie. La stratégie d’investissement pour les projets futurs comprendra des acquisitions et le développement des biens immobiliers afin de les repositionner avec des notes environnementales élevés. Brunswick est présente sur le marché immobilier danois depuis 2020 après l’ouverture d’un bureau local et la nomination de Jes Rovsing en tant que responsable pays. Il sera désormais conseiller stratégique externe pour Brunswick et Lindu. La nouvelle entité sera soutenue par l’équipe en Suède notamment Anthony Romano, gérant des investissements (investment manager) en tandem avec le représentant danois, Kasper Stagis Nielsen. Pictet Alternative Advisors gérait 36,2 milliards de dollars en fin mars 2022. Il sont répartis entre 7,7 milliards de dollars dans des hedge funds, 23,8 milliards de dollars dans le capital-investissement et 4,7 milliards dans l’immobilier.
Exclusive Partners, société dédiée à la sélection et à la commercialisation de solutions d’investissement, a annoncé ce 5 octobre la nomination de trois collaboratrices. Marine Antona prend la responsabilité de l’offre produits. Elle arrive de BNP Paribas Wealth Management, où elle était conseillère en dette privée et capital investissement depuis sept ans. Louise Cachet est nommée chargée de relations partenaires. Elle a rejoint Exclusive Partners lors de sa dernière année d’études en alternance. Enfin, Ludivine Leroy occupera le poste de responsable Middle Office. Elle travaillait depuis 2015 pour QIS-Quality Insurance Services (CNP Assurances) en tant que chargée des opérations du passif puis responsable relation assureurs et distributeur.
La filiale d’assurance vie de Crédit Mutuel Arkéa met à disposition des CGP une nouvelle gamme de fonds non cotés et responsables composée de six fonds positionnés sur trois classes d’actifs différentes.
La débandade se poursuit pour les fonds actions au Royaume-Uni. Après avoir enregistré une décollecte sans précédent en août à hauteur de 1,9 milliard de livres(2,2 milliards d’euros), les fonds actions distribués outre-Manche ont subi des sorties de 2,36 milliards de livres (2,7 milliards d’euros) en septembre selon les données de Calastone. Ce nouveau pic de décollecte porte à 6,63 milliards de livres (7,6 milliards d’euros) le montant des rachats observés sur les fonds actions au Royaume-Uni depuis le début de l’année, dont 4,7 rien que pour le troisième trimestre 2022. Même en 2016, année du vote sur le Brexit et qui était la pire année en huit ans d’après les données de Calastone, les flux n’avaient pas été aussi négatifs qu’au troisième trimestre 2022. Les fonds actions britanniques ont connu leur 16ème mois de décollecte consécutif. Des rachats de 694 millions de livres ont été observés. Les fonds obligataires ont terminé septembre avec une collecte de 72 millions de livres mais Calastone précise que l’annonce du mini-budget par le nouveau chancelier Kwasi Kwarteng a eu un impact négatif très fort sur la classe d’actifs dans la dernière semaine de septembre. Les fonds immobiliers, qui ont déjà connu maintes épisodes de gel des souscriptions/ rachats ces dernières années au Royaume-Uni, ont subi des rachats de 89 millions de livres. Certains gestionnaires comme Schroders et BlackRock ont, ces derniers jours, posé des limites concernant le montant possible des rachats pour les investisseurs institutionnels dans leurs fonds immobiliers britanniques.