Le développement de la gestion de fortune fait désormais partie des objectifs prioritaires de la Deutsche Bank. Le groupe allemand souhaite figurer dans le «Top 5" des gestionnaires de fortune dans le monde dans les cinq prochaines années. Le groupe bancaire va s’engager dans une politique «d’investissements continus en réponse à un environnement réglementaire et de contrôle de plus en plus contraignant», indique Fabrizio Campelli, responsable de la division de gestion de fortune, dans une note au personnel dont l’agence Bloomberg a eu connaissance. Une porte-parole de la banque a confirmé le contenu de cette note à Bloomberg. La Deutsche Bank espère ainsi améliorer sa rentabilité et engager les efforts nécessaires pour éviter les amendes à répétition qui ont érodé ses capitaux ces dernières années. Cela dit, le groupe se retrouve ainsi en concurrence avec toutes les grandes banques dans le monde qui ont tendance à réduire leurs activités de trading, devenues trop coûteuses depuis la crise financière de 2008, pour tenter d’attirer la clientèle fortunée. Selon des statistiques de la société de conseil Scorpio Partnership, la Deutsche Bank occupait fin 2014 la douzième place parmi les plus gros gestionnaires de fortune sur la base des actifs sous gestion. La Deutsche Bank elle-même a indiqué en octobre dernier qu’elle figurait dans les dix plus importants gestionnaires de fortune dans le monde. La note précise que la division gestion de fortune sera active dans quatre grandes régions : l’Allemagne qui sera supervisée par Joachim Haeger ; le reste de l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique qui sera dirigé par Marco Bizzozero ; les Amériques qui seront placées sous la responsabilité de Chip Packard ; et, enfin, la région Asie-Pacifique qui sera pilotée par Ravi Raju. Pour mémoire, John Cryan, qui a pris la direction de la banque en juillet 2015, a séparé les activités de gestion de fortune et de gestion d’actifs, cette dernière étant désormais dirigée par Quintin Price, un ancien de BlackRock. Le comité directeur de la division gestion de fortune comprend douze membres. Parmi les nominations, Thomas Klemm assume une nouvelle fonction qui doit apporter de la transparence sur les activités et disséminer les meilleures pratiques. Anurag Mahesh va prendre en charge les grands clients et accompagner les responsables régionaux pour gérer les clients les plus sophistiqués. Bernd Amlung prend en charge les solutions et produits globaux et supervise les marchés de capitaux, la planification financière et le marketing produits. Enfin, Christian Nolting sera nommé responsable des investissements de la division et travaillera en étroite collaboration avec la division «asset management».
La société de gestion américaine Invesco vient d’acquérir Jempstep, un fournisseur de solutions numériques autour du conseil, pour un montant resté confidentiel. « Créée en 2008 et basée dans la Silicon Valley, Jemstep a été l’une des premières plates-formes numériques à se concentrer exclusivement sur l’aide à la dispense de conseils professionnels aux clients en ligne. La plate-forme Jemstep apporte aux bureaux de gestion de fortune à domicile et à leurs conseillers une gamme complète de solutions technologiques très flexibles, personnalisables et qui peuvent facilement s’intégrer dans des systèmes existant », détaille un communiqué.La plate-forme est censée faciliter, pour l’investisseur, l’accès au conseil professionnel en ligne par le biais d’allocations d’actifs personnalisées choisies par des conseillers. Elle propose une diversité d’options d’investissements choisies par des professionnels au sein d’une gamme de fonds et d’ETF.
Le gestionnaire d’actifs américain Russell Investments a annoncé, le 13 janvier, la nomination effective au 21 janvier de Vernon Barback en qualité de « president ». L’intéressé sera également membre du comité exécutif de la société et sera donc rattaché à Len Brennan, directeur général (« CEO). Vernon Barback se concentrera sur les initiatives stratégiques de la société, notammant celles liées au développement de l’infrastructure informatique et des technologies, en particulier dans l’activité dédiée aux solutions multi classes d’actifs. Vernon Barback rejoint Russell Investments en provenance de AltB Partners, dont il a été l’un des cofondateurs. Auparavant, il a été « president » et directeur des opérations chez GlobeOp Financial Services. Avant cela, Vernon Barback a travaillé chez Citigroup Asset Management en tant que responsable mondial des opérations et des technologies.
Morgan Stanley Investment Management s’est associé à Mariner Investment, une société de conseil basée à New-York, afin de lancer un fonds actions «long / short» axé sur le secteur de la santé, rapporte Citywire Selector. Ce nouveau véhicule, baptisé Mariner Lenus Healthcare Ucits Fund, permettra aux investisseurs d’accéder au fonds phare de Mariner Investment via la plateforme FundLogic Alternatives de Morgan Stanley. Lancée en 2006, cette plateforme est conçue pour offrir aux investisseurs un accés à des fonds alternatifs liquides Ucits et non-Ucits, rappelle le site d’information britannique.Domicilié à Dublin, le fonds Mariner Lenus Healthcare Ucits est une stratégie mondiale axée sur les actions «long / short» des secteurs de la santé et des sciences de la vie en identifiant toutes les opportunités d’investissement dans ces secteurs d’activités. Ce nouveau véhicule est enregistré en Irlande et il actuellement commercialisé au Royaume-Uni, en France et en Italie. Il devrait prochainement être disponible en Allemagne et en Suisse.
Les clients ont retiré 207,3 milliards de dollars des fonds basés aux Etats-Unis gérés activement et investi 413,8 milliards de dollars dans des fonds indiciels en 2015, selon une nouvelle étude de Morningstar citée par The Wall Street Journal. La plupart des retraits, environ 169 milliards de dollars, concernent des fonds de sélection d’actions américaines. Il s’agit de la première décollecte nette sur les gérants d’actifs traditionnels depuis 2008 et la plus importante sur les fonds d’actions américaines gérés activement, selon Morningstar. En revanche, la collecte de 413,8 milliards de dollars sur l’ensemble des fonds indiciels est la deuxième plus forte depuis 2014. L’ironie du sort est que les fonds actifs ont battu les fonds indiciels pour la première fois depuis 2012, même si les deux groupes sont en perte.
Le gestionnaire de fortune Jefferies Wealth Management, basé à New York, a conclu un partenariat avec Envestnet qui lui permet d’utiliser la plateforme d’Envestnet pour actualiser ses technologies, offrir une palette plus large de solutions et produits d’investissement et améliorer ses capacités opérationnelles de façon à permettre à ses conseillers de consacrer plus de temps à la clientèle et à la gestion de portefeuille. La plateforme d’Envestnet permettra aussi à Jefferies de proposer des comptes gérés séparément best-in-class, des comptes gérés agrégés, ainsi que des programmes de portefeuille de stratégistes, et également de simplifier le reporting multi-devises pour les clients internationaux.
Axa Investment Managers (Axa IM) a annoncé, ce mercredi 13 janvier, la nomination de The Duy Nguyen au poste de gérant de portefeuille senior («Senior Portfolio Manager»). Basé à Paris et placé sous la direction d’Alexandre Martin-Min, co-responsable de la plate-forme Securitised & Structured Assets, The Duy Nguyen est gérant de portefeuilles au sein de l’équipe multi-actifs dans le département Structured Finance de la société de gestion. Avant de rejoindre Axa IM, la nouvelle recrue a travaillé pendant cinq ans chez Natixis en tant que trader d’ABS («Asset backed Securities») et de CLO («Collateralized Debt Obligations») européens. Avant cela, il était gérant de portefeuilles pour le compte de Société Générale Corporate and Investment Banking (SG CIB). The Duy Nguyen a également occupé pendant trois ans le poste de Credit Research Analyst chez Société Générale Asset Management et trois autres années le poste de Fixed Income Analyst chez Société Générale Banque Privée. Avec ce recrutement, l’équipe multi-actifs de Structured Finance d’Axa IM compte désormais cinq collaborateurs seniors. Au 30 novembre 2015, l’équipe gère 14,6 milliards d’euros d’actifs au sein de la plate-forme Securitised & Structured Assets d’AXA IM.
Le gestionnaire d’actifs américain Franklin Templeton fait son entrée sur le marché des ETF avec le lancement aux Etats-Unis de quatre produits de type Smart Beta, logés au sein d’une gamme baptisée LibertyQ. Il s’agit des ETF Franklin LibertyQ International Equity Hedged ETF, Franklin LibertyQ Emerging Markets ETF, Franklin LibertyQ Global Dividend ETF et Franklin LibertyQ Global Equity ETF. Les différents produits sont basés sur des facteurs tels que la qualité, le momentum, la value ou la volatilité, précise Das Investment. Le gestionnaire d’actifs avait annoncé la nomination en novembre dernier de Patrick O’Connor au poste de responsable mondial des ETF (Exchange Traded Funds).
La société de gestion Ecofi Investissements, filiale du groupe Crédit Coopératif, a annoncé ce mercredi 13 janvier sa fusion par absorption avec Financière de Champlain, société spécialisée dans l’univers du développement durable. Ecofi avait en 2010 pris une première participation dans le capital de Financière de Champlain avant d’en acquérir il y a trois ans la totalité. Cette fusion permet à Ecofi Investissements d’enrichir sa gamme maison de plusieurs fonds actions de Financière de Champlain, qui conserveront leurs noms, leurs gérants et leurs philosophies de gestion. Car sur ses 7,2 milliards d’euros d’encours à fin 2015, les fonds obligataires et monétaires pèsent 5 milliards, contre 2,2 milliards pour les produits actions et diversifiés. La société de gestion bénéficiera également d’un canal de distribution plus direct vers la clientèle retail, encore minoritaire dans son modèle principalement tourné vers les investisseurs institutionnels. L’activité de « gestion sous mandat personnes privées » sera également intégrée dans l’offre globale d’Ecofi Investissements. A fin 2015, Financière de Champlain pèse 60 millions d’euros. Pour 2016, Ecofi Investissements veut travailler sur plusieurs axes de développement principaux. Le premier est le développement de l’investissement socialement responsable (ISR) et de la gestion actions et diversifiés. Suite à la création en fin de l’année dernière d’un indice actions européennes ISR, le Ecofi SRI Europe Index PR, la société de gestion vient d’obtenir l’agrément pour un fonds à capital partiellement protégé baptisé Ecofi ISR 21. Le deuxième axe de développement est la clientèle des particuliers en direct, notamment à travers une présence renforcée sur les réseaux sociaux, la mise en place d’un « profiling » client et la mise en avant du service de gestion sous mandat. Enfin, Ecofi Investissement veut être partie prenante de la mutation numérique, notamment par la création et l’animation d’un nouveau canal de distribution qui toucherait directement le client particulier, notamment issu de la génération X et Y et donc à l’aise avec les outils digitaux. Ecofi Investissements souhaite ainsi transformer le site internet d’Ecofi d’un mode informatif vers un mode transactionnel par la création d’un lien avec l’e-agence du Crédit Coopératif. Le développement à l’international est également un des axes de travail pour la société de gestion, qui souhaite faire sa promotion sur le web et faire appel à des TPM pour s’implanter sur de nouveaux marchés.
La société d’investissement Serena Capital, spécialisée sur le marché de l’innovation et du numérique, renforce son équipe en se dotant de trois nouveaux associés («partner»). Dans le détail, Anne-Valérie Bach rejoint Serena Capital tandis Jean-Baptiste Dumont et Nicolas Louvet sont promus. Tous trois auront en charge, en tant que «Partners», la détection, la négociation et la bonne gestion de nouveaux investissements, précise la société dans un communiqué. A ce titre, ils seront également membres du conseil d’administration des participations du portefeuille. Ces nominations doivent permettre à Serena Capital «d’accélérer son développement en France et à l’international et d’élargir ses axes d’investissements», indique la société de gestion. Anne-Valérie Bach a rejoint Serena Capital en octobre 2015, selon son profil LinkedIn. Elle arrive en provenance d’IDF Capital qu’elle avait intégré en 2013 en tant que «managing partner» pour mener des opérations de LBO. Avant cela, elle avait participé à la création d’un fonds d’investissement responsable chez Alter Equity. Auparavant, Anne-Valérie Bach a travaillé pendant 11 ans chez Banexi Ventures (2000-2011) en qualité de «partner» où elle a réalisé des investissements dans le secteur du numérique et des objets connectés (IoT). Pour sa part, Jean-Baptise Dumont était depuis 2009 «Senior Associate» puis «Principal» chez Serena Capital. Auparavant, il a été «Venture Capital Analyst» chez Seventure Partners (2009).Enfin, «Principal» depuis 2013 chez Serena Capital, Nicolas Louvet a officié chez différents acteurs du financement au cours de sa carrière, dont Ecomobilité Ventures en tant que «Partner» et directeur des opérations (2012-2013), Sofinnova Partners en tant que «Senior Associate» (2007-2010) et Société Générale en qualité de «Senior Analyst» (2002-2007).
Un court communiqué de CNP Assurances daté du 13 janvier confirme que l’assureur français est entré en négociation exclusive avec BTG Pactual au Brésil en vue d’acquérir 51 % de ses filiales PAN Seguros et PAN Corretora. Lors d’un premier tour d’enchères en décembre, de l’ordre de 1 à 1,3 milliard de réaux, Zurich Insurance, Generali et Liberty Mutual figuraient également dans la course, rappelle L’Agefi de ce jour. En 2014, BTG Pactual avait repris à Banco Pan une participation de contrôle dans l’assureur Pan Seguros et la société de courtage Pan Corretora pour 580 millions de réaux. Deux activités à la taille modeste puisqu’elles ne représentent que 0,1% des actifs de BTG Pactual. En difficulté, la banque brésilienne est en quête de liquidités, précise également le quotidien.
Intesa Sanpaolo a créé un fonds de pension à contributions définies, rapporte Bluerating. Ce fonds vise à regrouper tous les fonds de pension ou parts de fonds à contributions définies présents dans le groupe bancaire et à devenir, en termes d’encours et de souscripteurs, l’un des leaders du marché italien de la retraite complémentaire. L’objectif du fonds est d’assurer, dans l’intérêt exclusif des salariés du groupe Intesa Sanpaolo, un élargissement des opportunités d’investissement, une homogénéité de l’offre au niveau du groupe en en valorisant l’identité, ainsi qu’une meilleure gestion des risques financiers. Le fonds est présidé par Pietro De Sarlo. Le vice-président est Roberto Conte et le directeur général, Eugenio Burani.
Eleva Capital, la société de gestion créée début 2015 par l’ancien gérant actions de Syz & Co, Eric Bendahan, vient de lancer un deuxième fonds, révèle Citywire Selector. Baptisé Eleva Absolute Return Europe, ce nouveau véhicule aux standards Ucits a officiellement été lancé le 30 décembre 2015. «C’est un fonds long/short et il s’agit de notre deuxième lancement depuis la création de la société début 2015» a indiqué Eric Bendahan, cité par Citywire. Ce nouveau fonds est domicilié au Luxembourg et il est actuellement en cours d’enregistrement pour être commercialisé en Autriche, en Belgique, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne et au Royaume-Uni. Il devrait également être disponible à la distribution en Suisse d’ici la fin du mois de janvier 2015.
Amundi ETF annonce l’introduction à la Bourse de Milan d’Amundi ETF MSCI Europe Buyback Ucits ETF. Il s’agit du premier ETF en Europe sur le thème des rachats d’actions des émetteurs européens répliquant l’indice de stratégie MSCI Europe Equal Weighted Buyback Yield, indique un communiqué de presse diffusé en Italie le 13 janvier. Cet ETF, déjà coté à Paris, est destiné aux investisseurs cherchant à bénéficier du rendement potentiel sur le marché actions européen à travers une approche Smart Beta. Il permet d’accéder à de nouvelles sources de rendement par une exposition à des entreprises qui pratiquent des politiques de rachat d’actions, une méthode de distribution de revenus qui pourrait prendre davantage d’ampleur en Europe.
Un nouvel acteur fait son apparition sur le marché italien, rapporte Funds People Italia. Il s’agit de Rivage, une société de gestion française ayant plus de 1,8 milliard d’euros d’encours gérés et conseillés. Spécialisé dans la gestion institutionnelle, cet acteur indépendant vient de lancer un fonds actions sur la Bourse de Milan. Ce fonds, Rivage EPAM (Equity Performance Adjusted Model) est un portefeuille actions géré activement avec une couverture intégrée. Le fonds sera coté à partir du 14 janvier. Le fonds sélectionne chaque mois un portefeuille de titres européens à faible volatilité en l’ajustant afin que le son beta soit en ligne avec celui de l’indice MSCI Europe. La couverture est mise en œuvre par le biais de la vente systématique d’options call à brève échéance sur l’indice Euro Stoxx 50 avec un delta 25 % et/ou 60 %.
En 2015, la société de gestion italienne Anima a enregistré des souscriptions nettes de 8,6 milliards d’euros, après 7,6 milliards d’euros de 2014. A fin décembre, la société gérait donc 66,9 milliards d’euros, soit une hausse de 17 % par rapport au niveau de la fin 2014. La collecte annuelle se décompose de la façon suivante : 7,131 milliards d’euros pour les fonds ouverts et 1,472 pour les gestions sous mandat. Quant aux encours, ils sont de 50,499 milliards d’euros dans les fonds ouverts et de 16,396 milliards d’euros pour les mandats sous gestion.
La société de gestion autrichienne Raiffeisen Capital Management vient de lancer en Italie deux fonds : Raiffeisen-Dynamic Assets et Convertinvest All-Cap Convertibles, rapporte Bluerating. Le premier, lancé en avril 2015, est un fonds diversifié mondial flexible qui vise à dégager une croissance du capital sur le long terme. Le fonds Convertinvest All-Cap Convertibles, qui a vu le jour en 2008, est un fonds d’obligations convertibles européennes.
UBS ETF a lancé à la Bourse de Milan l’UBS ETFs plc – MSCI ACWI SF hedged EUR Ucits ETF, le premier ETF à offrir une large exposition aux actions internationales des marchés développés et des pays émergents, neutralisant les oscillations entre l’euro et toutes les devises des pays développés présents dans l’indice, rapporte Bluerating. Le nouvel ETF permet de prendre position sur le MSCI All Country World, indice de capitalisation très diversifié composé de plus de 2.400 titres de grandes et moyennes capitalisations cotés sur des Bourses de 45 pays. L’instrument se place aux côtés de l’UBS MSCI ACWI Risk Weighted SF Ucits ETF, qui offre une exposition en version smart beta à l’univers des actions monde. Avec ce nouvel ETF, UBS porte à 11 le nombre d’ETF cotés à Milan.
La réorganisation que vient d’annoncer BlackRock (Newsmanagers du 13 janvier) comporte de multiples facettes qui visent non seulement à mieux répondre aux besoins de la clientèle mais également à mieux communiquer avec elle, par le biais notamment d’une extension des missions du BlackRock Investment Institute, et à assurer une meilleure gouvernance des investissements et de la gestion des produits. Toutes les grandes classes d’actifs sont concernées : création d’une plateforme unifiée pour les actions, création d’une plateforme globale pour l’obligataire, création d’une plateforme dédiée aux actifs réels comprenant les infrastructures et l’immobilier, et enfin renforcement de la plateforme dédiée aux stratégies multi-classes d’actifs. La nouvelle plateforme actions, qui va regrouper les expertises fondamentales et quantitatives, sera animée par un quatuor de compétences, à savoir Chris Jones, Nigel Bolton, Raffaele Savi et Jeff Shen, tous rattachés au président du groupe, Rob Kapito. La plateforme obligataire sera pilotée par Tim Webb, tandis que Rick Rieder assumera la fonction de chief investment officer du «Global Fixed Income». Tim Webb et Rick Rieder sont rattachés à Rob Kapito. La plateforme des stratégies multi-classes d’actifs, sous la houlette de Rich Kushel, sera enrichie avec l’inclusion de l’offre LifePath, et de l’impact investing. La plateforme de hedge funds multi-stratégies est en revanche transférée à la division alternative. L’intérêt porté aux actifs réels n’est pas vraiment une surprise. Il répond, on le sait, à une demande croissante des investisseurs institutionnels, qui, dans un environnement de taux bas, trouvent là un moyen de diversifier leur allocation et de capter des sources régulières de rendement. Il répond aussi à la volonté de BlackRock de développer ce segment de marché qui ne représente qu’un très faible pourcentage de ses encours alors que, depuis 2011, le taux de croissance annualisé des investissements dans les infrastructures est supérieur à 20%. Jim Barry, qui assume déjà la direction des infrastructures au niveau mondial, va prendre la tête de la division dédiée aux actifs réels. Marcus Sperber conserve ses fonctions de responsable de l’immobilier au niveau mondial et se trouve désormais rattaché à Jim Barry. Preuve que les actifs réels constituent un nouvel axe de développement prioritaire, Philippe Benaroya, co-responsable de la Plateforme Dette d’Infrastructure, a souligné le 13 janvier à Paris, à l’occasion d’un point de presse, la volonté de BlackRock de développer cette activité en Europe. BlackRock, qui a levé 4 milliards de dollars au cours des deux dernières années, envisage d’investir entre 1 et 1,5 milliard de dollars en 2016/2017, dont 200 à 300 millions de dollars sur le marché français. Les opportunités d’investissement en Europe sont multiples (transports, services aux collectivités, énergies renouvelables) alors que l’investissement dans le secteur est favorisé non seulement par le plan Juncker mais également par le régime plus favorable en termes de pondération du capital que semble vouloir lui accorder le régulateur. Dans ce contexte, «nous avons une capacité d’investissement significative, ce qui nous permet d’intervenir en qualité d’"anker investor"", relève Philippe Benaroya. La taille unitaire peut si besoin atteindre les 100 millions de dollars et a même touché récemment les 200 millions dans le cadre d’un investissement en Allemagne. Du côté de l’immobilier, les investissements européens pourraient totaliser plus de 2,5 milliards d’euros au cours des deux prochaines années, a indiqué Jean-Philippe Olgiati, membre de l'équipe d’investissement immobilier. Peu investi sur le marché français, BlackRock souhaite intensifier son activité au cours des prochains mois. «Nous voulons investir en France, mais il nous faut trouver les bonnes opportunités au bon prix. Nous souhaitons investir dans des opérations à création de valeur, pas dans une logique d’asset management», a expliqué Jean-Philippe Olgiati, qui privilégie bien entendu les bureaux et les commerces, mais qui s’intéresse également à l’hôtellerie haut de gamme.
Le fonds souverain d’Abu Dhabi (ADIA, Abu Dhabi Investment Authority) a annoncé le 13 janvier la nomination, avec effet immédiat, de Sherwood Dodge au poste de responsable mondial des activités dans le private equity. Dans ses nouvelles fonctions, Sherwood Dodge va préciser la stratégie du fonds souverain dans le private equity, piloter le département et formuler des recommandations d’investissement au comité d’investissement du fonds souverain. Il est rattaché à Hamad Al Dhaberi, directeur exécutif du département private equity. Sherwood Dodge a travaillé pendant ving-cinq ans chez GE et a été directeur adjoint de Hyundai Capital Services et Hyundai Card, des co-entreprises entre GE et le constructeur automobile sud-coréen.
En 2015, les fonds commercialisés en Suède ont enregistré des souscriptions nettes pour un montant de 84,2 milliards de couronnes suédoises, soit un peu plus de 9 milliards d’euros, montre le bilan annuel de l’association suédoise des fonds Fondbolagens Förening. Cette collecte a été dopée par les fonds diversifiés, qui ont drainé 76,9 milliards de couronnes. Cette collecte annuelle est inférieure à celle de 2014 qui avait atteint le niveau record de 152,8 milliards de couronnes. Mais il s’agit de la septième plus forte collecte annuelle depuis 1994, précise l’association suédoise.« Le succès des fonds diversifiés s’explique par une année marquée par la faiblesse extrême des taux et les incertitudes sur les marchés actions », explique Fredrik Pettersson, analyste en chef de Fondbolagens Förening. L’autre catégorie de fonds à avoir obtenu les faveurs des investisseurs suédois en 2015 est celle des hedge funds, qui ont collecté 11 milliards de couronnes.En revanche, les fonds actions, habituellement privilégiés en Scandinavie, voient sortir 2,6 milliards de couronnes en 2015. Dans ce domaine, ce sont surtout les fonds actions suédoises et internationales qui ont souffert, voyant sortir 12,6 milliards de couronnes. Les fonds actions suédoises affichent aussi des rachats nets de près de 6 milliards de couronnes. En revanche, les fonds monde voient rentrer 26,4 milliards de couronnes. La décollecte sur les actions masque toutefois un intérêt grandissant pour la gestion passive. En effet, en 2015, les fonds indiciels ont enregistré des souscriptions nettes de 23 milliards de couronnes suédoises, tandis que les fonds actions gérés activement voyaient sortir 20 milliards de couronnes. Depuis 2010, 85 milliards de couronnes ont été placés dans des fonds indiciels. Au total, les fonds commercialisés en Suède affichent un encours de 3.246 milliards de couronnes suédoises, en hausse de 240 milliards de couronnes par rapport à l’année précédente.
Le fonds de pension néerlandais ABP, dont les actifs sous gestion s'élèvent à environ 345 milliards d’euros, a nommé Rob Verjans en qualité de directeur de la gestion des activités. Il rejoint Nicole Beuken, qui prend les fonctions de directrice générale et de présidente du comité directeur. Rob Verjans était directeur jutridique et responsable de la déontologie depuis 2014. Avant de rejoindre ABP, Rob Verjans a travaillé pour le fonds de pension du sidérurgiste Hoogovens en qualité de directeur juridique.
Le gestionnaire allemand Allianz Global Investors (AllianzGI) a annoncé, ce 13 janvier, la nomination de Marisa Aguilar Villa en qualité de nouvelle directrice de son activité en Espagne et au Portugal. L’intéressée est rattachée à Alberto D’Avenia, directeur du développement d’AllianzGI pour l’Europe du Sud. Marisa Aguilar Villa arrive en provenance du groupe Santander où elle a dirigé le segment institutionnel de la division mondiale en charge de la banque de détail et de la banque commerciale du groupe espagnol. Elle était également responsable des investissements et des assurances pour les PME, les entreprises et les institutions. Avant de rejoindre Santander, elle avait été responsable de la distribution «retail», du marketing et de la communication pour l’Espagne et le Portugal chez JP Morgan Asset Management.
Lors de sa réunion du mois de janvier qui s’est achevé ce jeudi, les membres du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre (BoE) ont voté par huit voix contre une en faveur du maintien du taux directeur à 0,5%. La BoE s’attend à ce que la chute des cours du pétrole pèse sur l’inflation en Grande-Bretagne dans les mois à venir mais elle s’interroge sur les effets à plus long terme. Les membres du comité de politique monétaire estiment en outre que la croissance économique pourrait être plus faible que leurs précédentes prévisions. «Il n’y a pas de certitude quant au fait de savoir si la modération des perspectives concernant la croissance de l’activité à court terme implique une atténuation des pressions inflationnistes», indique-t-elle notamment dans ses minutes.
Le déficit du budget de l’Etat français a diminué à 70 milliards d’euros en 2015, soit 4 milliards de mieux que prévu à l’origine et plus de 15 milliards en deçà de celui de 2014 (85,6 milliards), a annoncé jeudi le ministre des Finances Michel Sapin. Il a souligné que le gouvernement employait «tous les moyens» pour ramener le déficit public de la France à 3% du produit intérieur brut en 2017, conformément à ses engagements européens.
La Bourse de New York a terminé en forte baisse hier et l’indice phare Standard & Poor’s 500 a clôturé sous le seuil de 1.900 points pour la première fois depuis le 29 septembre. Le marché n’a pu conserver ses gains du début de séance. L’indice Dow Jones, en hausse à l’ouverture, est passé dans le rouge après une heure d’échanges pour terminer sur un recul de 2,21%, à 16.151. Le Nasdaq Composite a perdu 3,41% à 4.526 et le S&P 500 a cédé -2,5% à 1.890. Ce dernier accuse désormais un repli de plus de 11% par rapport à son plus haut historique du 20 mai.
L’Allemagne a dégagé en 2015 un excédent budgétaire de 12,1 milliards d’euros, qui servira à financer l’accueil et l’intégration des demandeurs d’asile, a annoncé hier le ministre des Finances, Wolfgang Schäuble. C’est deux fois plus que les prévisions du gouvernement fédéral, qui attendait un excédent de 6,1 milliards. Le pays a accueilli l’an dernier près de 1,1 million de demandeurs d’asile.
La production industrielle en zone euro a reculé de 0,7% en novembre par rapport à octobre, avec une baisse marquée dans l’énergie, les biens d’équipement et les biens de consommation durable, indiquait hier Eurostat. La production affiche néanmoins une croissance de 1,1% sur un an. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne une baisse de 0,3% sur un mois et une progression de 1,3% sur un an. Les chiffres d’octobre ont été révisés en hausse, avec des gains de 0,8% sur un mois et de 2,0% sur un an, contre 0,6% et 1,9% dans les précédentes estimations.
Six banquiers, dont deux Français, comparaîtront à partir du 4 septembre 2017, après avoir été inculpés par la justice britannique d’association de malfaiteurs dans le but de manipuler l’Euribor entre 2005 et 2011. La date a été fixée hier par un juge du tribunal de Southwark, à Londres, qui a aussi demandé au plaignant, le Serious Fraud Office (SFO), de dire à la date du 18 mars ce qu’il comptait faire au sujet des cinq autres accusés qui ne se sont pas présentés lundi lors de la mise en inculpation. Les 11 accusés étaient au moment des faits salariés de Deutsche Bank, de Barclays et de la Société Générale. Ce procès, qui devrait durer environ trois mois, sera le premier au monde concernant une manipulation présumée de ce taux interbancaire.
La fédération patronale allemande BDI anticipe une croissance de près de 2% cette année outre-Rhin. Ulrich Grillo, le président de la BDI, observait hier que le dynamisme économique du pays s’appuyait sur certains éléments particuliers comme des taux d’intérêt, des prix pétroliers bas et un euro affaibli. Il ne voit en outre pas de danger de récession en Allemagne pour l’instant. Mais il assortit cette prévision d’avertissements face à un contexte incertain et aux risques géopolitiques.