Début d’année morose pour les quatre ténors américains de la gestion d’actifs que sont AllianceBernstein (AB), Franklin Templeton, Invesco et Legg Mason. Au cours du mois janvier, ce quatuor a en effet enregistré un sévère repli de leurs actifs sous gestion. La palme de la plus forte chute revient à Franklin Templeton qui, en l’espace d’un mois, voit ses encours diminuer de 4,7%, soit une perte de 35,8 milliards de dollars. Ainsi, ses actifs sous gestion ressortent à 728,1 milliards au 31 janvier 2016 contre 763,9 milliards de dollars au 31 décembre 2015. La société n’a donné aucune explication à cette forte baisse.Invesco n’est pas en reste, accusant un recul de 4,5% de ses encours d’un mois sur l’autre, soit 34,7 milliards de dollars en moins. De fait, ses actifs sous gestion s’inscrivent à 740,9 milliards de dollars fin janvier 2016 contre 775,6 milliards fin décembre 2015. « Cette baisse est principalement liée à des effets marchés et de change négatifs et à des décollectes nettes sur les produits de long terme et dans la gamme PowerShares QQQ », évoque Invesco dans un communiqué. A lui seul, l’effet de change négatif a généré une baisse des encours de l’ordre de 4,6 milliards de dollars, précise la société de gestion.Legg Mason ne fait guère mieux. Ses encours ont en effet diminué de 3%, ou de 20 milliards de dollars, en l’espace d’un mois pour s’établir à 651,5 milliards de dollars à fin janvier 2016 contre 671,5 milliards de dollars à fin décembre 2015. Au cours du mois écoulé, la société de gestion a enregistré une décollecte nette de 5,8 milliards de dollars sur les produits de long terme. Les produits de liquidité ont, pour leur part, subi 2,8 milliards de dollars de retraits. Enfin, l’effet de change négatif a diminué les encours de 1,7 milliard de dollars.AllianceBernstein (AB) parvient à limiter la casse, même si ses actifs sous gestion accusent un repli de 2,4% d’un mois sur l’autre. Ainsi, ses encours ressortent à 456 milliards de dollars fin janvier 2016 contre 467 milliards de dollars fin décembre 2015. Cette baisse des encours est liée à la fois à un effet de marché négatif et à une décollecte nette au cours du mois écoulé, précise la société de gestion.
Les économistes sur le vieux Continent l’attendent, en rêvent. Mais elle ne se décrète pas… Elle ne serait d’ailleurs qu’une conséquence d’une amélioration de l’économie. Qu’on attend elle aussi… Pourtant, l’inflation - puisque c’est d’elle dont il s’agit - existe. Et même au cœur de l’Europe, à Bruxelles. Hélas, elle fait son œuvre dans un autre domaine, celui de la réglementation. Particulièrement celle qui s’applique au monde de la gestion d’actifs. Comme elle est galopante en la matière, l’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama) vient, cette semaine, de demander à la Commission de calmer le jeu, et d’assurer «un certain degré de stabilité réglementaire durant la période à venir». Et puisqu’il est établi que les Cassandre profitent d’une oreille plus attentive, les sociétés de gestion n’ont pas fait dans le détail, qui parlent d’un impact «sismique» dans l’obligataire. L’inflation ne s’est pas contentée d’élire domicile à Bruxelles. Elle est aussi visible encore cette semaine dans les condamnations des tribunaux d’asset managers dans le monde entier. En quelques jours, pas moins de quatre grands noms ont été mis sur la sellette. Credit Suisse qui a été condamné à payer une amende de 84,3 millions de dollars aux Etats-Unis pour solder des accusations de malversations dans les «dark pools». La filiale américaine de Barclays Capital Inc qui doit acquitter 70 millions de dollars pour des motifs semblables. Julius Baer qui vient de se voir infliger une amende de 547,25 millions de dollars par la Justice américaine dans son litige fiscal avec les autorités américaines. Même à Paris, un britannique est aussi dans la mire de la justice : HSBC Holdings Plc mis en examen dans une enquête pour fraude fiscale. Ces condamnations ne sont pas sans conséquences sur les résultats économiques des groupes. Credit Suisse a souffert au quatrième trimestre. UBS, à l’inverse, qui n’a pourtant pas été épargné en matière de sanctions financières, a démontré de façon assez spectaculaire sa puissance de feu : en 2015, son bénéfice net aura progressé de… 80 %. En parlant d’inflation, certains montants tournent également la tête. Les introductions en Bourse (IPO) européennes, par exemple, qui ont levé l’an dernier 57,4 milliards d’euros, soit une hausse de 16% par rapport à 2014, selon la dernière étude «IPO Watch» de PwC. Ou les dividendes qui pourraient être versés aux actionnaires cette année par les entreprises européennes, estimés selon une autre étude réalisée par Allianz à 315 milliards d’euros contre 304 milliards d’euros l’an dernier. Que feront les actionnaires de ces sommes ? L’avenir si il valide ce scenario le dira. Mais elles pourraient être investies dans des fonds actions, auxquels les investisseurs font toujours confiance. La semaine dernière, ces produits n’ont connu que de très modestes sorties nettes de 37 millions de dollars. Les ETF ont même collecté en net 6,4 milliards de dollars et les actions japonaises ont drainé 2,7 milliards de dollars. Et le phénomène n’est peut être pas terminé puisque l’on vient d’apprendre que plus des trois quarts des particuliers fortunés envisagent d’accroître leurs versements dans leurs portefeuilles d’investissement au premier semestre 2016, selon un sondage mondial réalisé en janvier par la société de conseil deVere Group. On notera cependant que, ces derniers jours, les fonds européens ont moins fait recette. Reste que certains d’entre eux ont d’ores et déjà une taille imposante. Selon Thomson Reuters Lipper, les dix fonds de long terme qui se sont le mieux vendus en Europe en 2015 ont enregistré des souscriptions nettes de près de 46 milliards d’euros.A ce propos, nul ne sait précisément de quels fonds il s’agit mais, honorant sa mission de protection de l’investisseur, l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF/Esma) s’intéresse désormais de près au phénomène du «closet indexing». Il s’agit de débusquer ces fonds prétendument gérés activement mais qui sont plutôt pilotés comme des fonds indiciels et qui risquent de léser les investisseurs en prélevant des commissions supérieures à celles prélevées pour une gestion passive. La police chinoise elle aussi a fait de la protection de l’investisseur son credo ces derniers jours. Elle vient ainsi d’arrêter une vingtaine de personnes dans le cadre d’une escroquerie de type Ponzi qui aurait provoqué 7,67 milliards de dollars de pertes pour les investisseurs. A la base, les coupables utilisaient l’argent des nouveaux investisseurs pour financer, entre autres, leurs propres projets immobiliers. Des Madoff en puissance qui avaient le mérite de créer de l’inflation… mais sur leur propre fortune.
La société de gestion italienne Sofia Sgr vient d’ouvrir un bureau à Bologne qui sera présidé par Enrico Lipparini, recruté pour l’occasion. Ce dernier rejoint la société de gestion après une carrière de 20 ans au sein de Banca Popolare dell’Emilia Romagna, où il était responsable du private banking pour Bologne, Ferrara et la Toscane. Avant cela, toujours chez BPER, Enrico Lipparini a été banquier privé et responsable régional à Bologne. Le nouveau bureau est équipé pour accueillir jusqu’à cinq conseillers. Fin novembre, Sofia Sgr a dépassé 1,2 milliard d’euros d’encours sous gestion.
FinecoBank, le réseau du groupe Unicredit, vient de recruter deux professionnels de Deutsche Bank : Alessio Grilli et Matteo Corti, rapporte Bluerating. Le duo travaillera dans l’un des principaux centres de la banque à Milan.
Schroders vient de lancer portfolioIQ, un outil numérique qui doit permettre aux conseillers basés en Allemagne et en Autriche de proposer à leurs clients des solutions d’optimisation et de diversification de portefeuille, rapporte le site Investment Europe. L’outil prend également en compte les niveaux de tolérance au risque des investisseurs, avec différentes propositions d’agencement de portefeuille adaptées aux différents niveaux de risque.
Santander Asset Management gère plus de 1 milliard d’euros dans le cadre de ses activités retail sur le marché allemand, rapporte le site spécialisé Fondsprofessionell. Au cours de l’année écoulée, la société de gestion a collecté environ 500 millions d’euros, soit deux fois plus que l’année précédente, grâce notamment à son offre de fonds de fonds de la famille «Select». En prenant en compte la clientèle institutionnelle, les actifs sous gestion s'élèvent à environ 1,8 milliard d’euros.
Les actifs gérés dans les fonds allemands ont atteint l’an dernier le niveau record de 2.600 milliards d’euros, selon des statistiques communiquées par l’association allemande des gestionnaires d’actifs (BVI). En 2015, les seuls fonds institutionnels ont totalisé 1.339 milliards d’euros, contre 1.231 milliards d’euros en 2014, relève l’association. Les mandats ont également atteint l’an dernier un montant record, soit 378 milliards d’euros, contre 363 milliards d’euros un an auparavant, alors que les fonds ouverts au public s’inscrivent fin 2015 à 883 milliards, contre 789 milliards d’euros à fin 2014.Le succès des fonds s’explique par un intérêt croissant de la part des investisseurs dans un environnement de taux bas, selon le BVI. Les fonds ont collecté en 2015 un montant record de 193,4 milliards d’euros, contre 123,4 milliards d’euros l’année précédente. L’an dernier, la collecte des fonds institutionnels s’est élevée à 121,5 milliards d’euros, là encore un record, comparé aux 91 milliards d’euros de 2014. Les souscriptions nettes des fonds ouverts au public ont quasiment doublé entre fin 2014 et fin 2015, passant de 32,4 milliards d’euros à 71,9 milliards, indique le BVI.Du côté des fonds ouverts au public, les fonds diversifiés ont été particulièrement prisés et ont enregistré une collecte nette record de 38,6 milliards d’euros. Après plusieurs années de décollecte, les fonds actions ont pour leur part enregistré des souscriptions nettes de 21,1 milliards d’euros.Les fonds obligataires ont attiré de leur côté 6,3 milliards d’euros, contre 16,9 milliards d’euros en 2014.
Le gestionnaire obligataire BlueBay Asset Management (BlueBay AM) vient de recruter Jean-Yves Guibert et Marc Kemp au sein de son équipe « Global Leveraged Finance ». Basés à Londres, Jean-Yves Guibert a été nommé analyste crédit senior en charge du high yield tandis que Marc Kemp est nommé gérant de portefeuille institutionnel. Ces deux arrivées permettent à BlueBay AM de renforcer son équipe high yield, en particulier en termes de couverture des marchés européens. Jean-Yves Guibert arrive en provenance de BNP Paribas où il officiait dernièrement en qualité de « Head of European High Yield Sector Specialists » tandis que Marc Kemp travaillait précédemment chez JP Morgan en qualité de « managing director » et de responsable des ventes pour le high yield européen.
Le britannique Ashmore Group a souffert de la désaffection des investisseurs pour les marchés émergents si bien que ses actifs sous gestion ont chuté de 9 milliards de dollars au second semestre pour terminer l’année à 49,4 milliards de dollars, en recul de 25% par rapport au niveau atteint à fin juin 2015, selon les résultats publiés le 11 février. Malgré une réduction des coûts de 16% à 46,3 millions de livres, le bénéfice avant impôts a chuté à 62,7 millions de livres contre 110,7 millions de livres au second semestre.
La société de gestion de fortune britannique Charles Stanley a choisi Allfunds pour fournir une plate-forme pour l’aider à servir le marché britannique, rapporte Investment Europe. Allfunds affiche 145 milliards de livres d’encours sous administration, avec 43.000 fonds de 462 sociétés de gestion sur sa plate-forme.
Royal Bank of Scotland (RBS) a annoncé, ce 11 février, la nomination de Peter Flavel au poste de directeur général de son activité de banque privée, responsable à ce titre de Coutts & Co et Adam & Company.L’intéressé arrive en provenance de JP Morgan où il officiait en qualité de directeur général de l’activité de gestion privée et de fortune en Asie. Avant cela, il avait travaillé chez Standard Chartered au sein de son activité de banque privée.Peter Favel, qui quitte Singapour pour s’installer à Londres, remplace Michael Morley qui a démissionné de son poste de directeur général de Coutts & Co. Michael Morley restera cependant au sein de la division banque privée de RBS jusqu’en mai 2016 afin d’assurer une transition en douceur, explique le groupe bancaire dans un communiqué.
Henderson Global Investors (Henderson) a connu une année 2015 plutôt faste. A l’occasion de la publication de ses résultats annuels, la société de gestion a en effet dévoilé une collecte nette de 8,5 milliards de livres l’an dernier, contre 7,1 milliards de livres de souscriptions nettes en 2014. Sur le seul quatrième trimestre, sa collecte nette s’élève à 1,64 milliards de livres.Dans le détail, sur l’ensemble de l’exercice 2015, son activité auprès de la clientèle « retail » a engrangé 8 milliards de livres de souscriptions nettes tandis que la clientèle institutionnelle a attiré 510 millions de livres de flux nets entrants.Grâce à cette solide performance commerciale, ses actifs sous gestion s’établissent à 91,98 milliards de livres fin 2015 contre 81,16 milliards de livres fin 2014, soit une progression de 13% sur un an. Henderson a également bénéficié d’effets marchés et de change positifs à hauteur de 3,25 milliards de livres. En revanche, les acquisitions et les cessions ont généré une baisse des encours de 967 millions de livres.Dans un tel contexte, ses commissions de gestion enregistrent une croissance de 16% sur un an pour s’établir à 468,3 millions de livres fin 2015. En parallèle, les commissions de performance ont progressé de 19% pour atteindre 98 millions de livres. En revanche, ses dépenses ont augmenté de 15% à 398,9 millions de livres. Malgré cela, son résultat opérationnel avant impôt progresse de 13% pour ressortir à 220 millions de livres. En revanche, retraité d’éléments exceptionnels et de frais liés aux acquisitions, son bénéfice avant impôt chute de 41% pour s’établir à 167,9 millions de livres fin 2015 contre 283,4 millions de livres fin 2014. De même, son bénéfice après impôt plonge de 38% pour ressortir à 161,2 millions de livres fin 2015 contre 258,5 millions de livres fin 2014.
Au cours du trimestre clos au 31 décembre 2015, River & Mercantile Group a réalisé une collecte nette de 909 millions de livres, incluant 1 milliard de livres liés à la fois à un mandat en provenance d’un important régime de retraite britannique et à un premier mandat sur actions internationales en Australie, a annoncé le gestionnaire d’actifs et de fortune britannique. Ainsi, sur les six premiers mois de son exercice fiscal clos au 31 décembre 2015, sa collecte nette s’élève à 1,5 milliard de livres.Grâce à cette solide performance, les actifs sous gestion de River & Mercantile s’élèvent à 22,5 milliards de livres au 31 décembre 2015, en hausse de 5% par rapport au 30 septembre 2015 (21,47 milliards de livres) et en progression de 7% par rapport au 30 juin 2015 (21 milliards de livres).
Bordier & Cie crée le laboratoire d’idées Bordier FinLab, rapporte L’Agefi suisse. La nouvelle structure aura pour objectif la recherche de solutions innovantes via les fonds de placement traditionnels et non traditionnels, les placements privés (private equity) et produits structurés complexes. Sur la base de critères d’investissements différents, il permettra notamment aux gérants de Bordier & Cie d’investir dans de nouveaux fonds en phase de développement (seeding), favorisant ainsi l’éclosion de nouveaux talents tout en offrant un potentiel de forte valeur ajoutée. Pour donner plus de poids à cette démarche, Bordier FinLab SA s’associera à un cercle de partenaires institutionnels établis (constitué d’un nombre limité de banques, family offices et gérants indépendants). Enfin, Bordier FinLab assurera une veille technologique des avancées touchant l’industrie bancaire (finance participative, fintech,…) et servira, le cas échéant, d’incubateur pour le groupe Bordier.
La banque Vontobel a dégagé en 2015 des résultats en forte hausse et a décidé de relever son dividende pour l’exercice écoulé, selon un communiqué publié le 11 janvier. Le groupe s’est déclaré «bien positionné» et «confiant» pour la nouvelle année, malgré les difficultés sur les marchés et les taux négatifs. Le bénéfice net part du groupe a bondi de 32% à 177,2 millions de francs suisses, tandis que le résultat avant impôts a progressé de 30% à 223,9 millions sur l’exercice écoulé.L’activité a été soutenue, avec un produit d’exploitation en croissance de 12% à 988,6 millions de francs suisses. Les charges d’exploitation ont également pris de l’embonpoint (+7%) à 764,7 millions. La collecte nette s’est élevée à 8 milliards de francs suisses, après 6,2 milliards de francs en 2014. En incluant les acquisitions, notamment celle de Finter Bank, les apports de liquidités s'élèvent à 16,1 milliards. Les actifs sous conseil, hors effets de change négatifs de 2 milliards de francs, ont quant à eux atteint 147,8 milliards de francs, en progression de 8% d’une année sur l’autre. Près de 40% de ces actifs proviennent de Suisse, suivie par les marchés cibles des Etats-Unis (19%), les marchés émergents (18%), la Grande-Bretagne (8%), l’Allemagne (6%) et l’Italie (5%).Les unités Asset Management et Financial Products «ont sensiblement contribué à (la) hausse» du résultat. Le bénéfice avant impôts de ces unités a respectivement bondi de 28% à 139 millions de francs et de 27% à 62 millions de francs. En revanche, le pôle Wealth Management a notamment souffert des taux négatifs et son résultat avant impôts a reculé de 18% à 61 millions de francs. La banque a proposé de relever son dividende de 30 centimes à 1,85 franc.
La fréquentation touristique a accusé un net repli au quatrième trimestre en France du fait des attentats du 13 novembre, après trois trimestres de hausse, selon les données publiées vendredi par l’Insee. Le nombre total de nuits passées par des clients dans les différents types d’hébergements touristiques s’inscrit en recul de 1,7% par rapport au dernier trimestre 2014. Cette baisse résulte principalement de la clientèle étrangère, pour laquelle la fréquentation a diminué de 8,4% sur un an au quatrième trimestre 2015. La région Île-de-France a connu un recul plus marqué sur la période. Dans les hôtels, la diminution globale de fréquentation en région parisienne a atteint -6,8% globalement et s’est élevée -9,8% pour la seule clientèle étrangère, tandis qu’elle a résisté en province, relève l’Insee. L’Insee a estimé mi-décembre que les répercussions économiques des attentats pourraient se traduire par un produit intérieur brut (PIB) amputé de 0,1 point au quatrième trimestre, soit environ 2 milliards d’euros.
La zone euro a connu au quatrième trimestre une croissance identique à celle des trois mois précédents. Eurostat a annoncé vendredi une croissance de 0,3% du PIB au quatrième trimestre, d’un trimestre sur l’autre, comme au troisième trimestre et comme prévu par les économistes interrogés par Reuters. Par rapport au quatrième trimestre 2014, le PIB de la zone euro a crû de 1,5%, là encore comme prévu. Ces données sont une première estimation. Par ailleurs, en décembre, la production industrielle de la zone euro a diminué de 1% mais a augmenté de 1,3% en glissement annuel. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient une hausse mensuelle de 0,3% et annuelle de 0,8%.
Les autorités chinoises envisagent d’autoriser les investisseurs particuliers à investir sur le marché dérivés des changes, selon l’agence Xinhua qui cite un responsable de l’autorité de régulation chinoise des changes. Un élargissement du champ des sociétés chinoises autorisées à utiliser les dérivés de changes pour couvrir leur risque de change est également au menu pour cette année, ainsi qu’une augmentation des quotas pour les investisseurs étrangers qualifiés.
La Banque centrale européenne (BCE) se prononcera bientôt sur l’avenir du billet de 500 euros, a indiqué jeudi Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, qui prône sa suppression. La BCE s’est penchée sur la question de la suppression de ces coupures, ainsi que sur l’instauration de plafonds pour les transactions en liquide dans le cadre notamment de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Une source gouvernementale japonaise a refusé jeudi de se prononcer sur la possibilité que la Banque du Japon soit intervenue sur le marché des changes pour affaiblir le yen. Le dollar a brièvement dépassé 113 yens jeudi, après être tombé auparavant en deçà de 111 yens, certains cambistes ayant avancé l’hypothèse d’une intervention après que la monnaie nippone eut grimpé de près de 10% depuis la fin janvier.
Après l’annonce mercredi par la Corée du Sud de la suspension des activités au sein de la zone industrielle de Kaesong, seul exemple de coopération entre les deux Corée, la Corée du Nord a qualifié jeudi de «déclaration de guerre» la décision de Séoul. Pyongang a annoncé en représailles la coupure du «téléphone rouge» militaire entre les deux pays, rapporte l’agence de presse nord-coréenne KCNA.
L’opposant et militant anticorruption russe Alexeï Navalny a annoncé jeudi qu’il avait porté plainte contre Vladimir Poutine après l’octroi l’an dernier d’une subvention publique de 1,75 milliard de dollars au groupe pétrochimique Sibour, dont le gendre du président russe, Kirill Chamalov, est l’un des principaux actionnaires. Alexeï Navalny accuse le président d’avoir violé la législation anticorruption en omettant de signaler un conflit d’intérêts quand il a approuvé le financement à Sibour.
Les cours du pétrole ont terminé en baisse jeudi sur le marché new-yorkais Nymex pour la sixième séance consécutive, avec le brut léger américain qui a inscrit en fin de journée un nouveau plus bas depuis 12 ans tandis que le Brent de mer du Nord enfonçait brièvement le seuil des 30 dollars. Le West Texas Intermediate (WTI) a fini en forte baisse de 1,24 dollar, soit 4,52%, à 26,21 dollars. En fin de séance, il a reculé jusqu’à un plus bas depuis mai 2003 de 26,13.
Christine Lagarde est la seule candidate à sa propre succession à la tête du Fonds monétaire international, a fait savoir jeudi le FMI dans un communiqué. «La période de soumission des candidatures au poste de directeur général s’est achevée le mercredi 10 février. Un seul candidat, l’actuelle directrice générale Christine Lagarde, a été nommé», a déclaré le doyen du conseil d’administration du FMI, Alexeï Mojine. La nomination de Christine Lagarde pour un second mandat doit être formellement entérinée par un vote du conseil d’administration.