Acronymes, surnoms, sigles en tous genres égrènent la vie des marchés financiers. Au point parfois d’en perdre son latin. A l’occasion de son audition au Congrès américain et de la traditionnelle séance de Q&A, Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale a été interrogé par un élu qui a allègrement confondu Libra et Libor. Cela dit, on peut toujours leur chercher des points communs comme par exemple par qui le scandale arrive…
Fin 2018, l’encours de la gestion socialement responsable (ISR) en France s’établissait à 1.458 milliards d’euros, dont 417 milliards d’euros en ISR et 1.042 milliards d’euros en autres approches ESG (hors stratégies d’exclusion seule), des chiffres issus de la dernière enquête de l’AFG dédiée à cette thématique d’investissement. A périmètre constant, les encours IR progressent de 40 % sur un an. L’encours des gestions socialement responsables représente plus d’un dixième des encours gérés en France. Marché plutôt tiré par les investisseurs institutionnels (84 % des encours), les mandats de gestion représentent 65 % (soit 943 milliards d’euros) des encours ISR, contre 35 % (soit 516 milliards d’euros) pour les fonds d’investissement.
EXPOSITION Aux économistes qui cherchent une explication à la prudence actuelle des banques centrales, le dossier des leveraged loans et des produits de titrisation connus sous le nom de CLOs (collateralized loan obligations) fournit un élément de réponse. Après le Fonds monétaire international, la Banque des règlements internationaux (BRI), la Réserve fédérale et quelques autres, c’est au tour de la Banque de France* et de la Banque d’Angleterre** de publier des études sur la question en ce mois de juillet. Le document de la BoE est une mine de chiffres, pour certains inquiétants. Le stock de leveraged loans (LL) atteint 3.200 milliards de dollars au niveau mondial et représente 11 % des crédits aux entreprises des pays développés. La part des covenants allégés ou disparus a triplé depuis 2007 et la moyenne des ratios dette/Ebitda des nouvelles émissions atteignent les niveaux observés avant la crise financière. Les ratios dépassant 7 fois étant chose courante désormais. Bref, les dettes les plus risquées (LL et obligations high yield) comptent désormais pour 38 % de l’endettement des entreprises des pays développés. Mieux, les banques détiennent la moitié des expositions du marché, LL retenus au bilan ou détenus sous la forme de CLOs (soit 75 % du ratio de fonds propres CET1 des banques systémiques). Les non-banques (assureurs, fonds de pension, sociétés de gestion) détiennent 40 % du marché mondial dont une part importante de CLOs pour les fonds d’investissement. L’étude de la BdF précise que les trois quarts du marché se trouvent aux Etats-Unis avec un encours record de 1.800 milliards de dollars fin 2018. Conclusion : « Les risques que fait peser ce marché sur la stabilité financière ne sont pas à ignorer. »
C’est la fin d’une époque. La traditionnelle structure de rémunération des hedge funds, qui comprenait 2 % de frais de gestion et 20 % de commission de surperformance n’est plus le standard de marché, d’après un sondage réalisé par l’AIMA (The Alternative Investment Management Association). Désormais, les gérants acceptent des frais moins élevés, la moyenne se situant actuellement autour de 1,3 %. Pour maintenir un alignement d’intérêt, 80 % des hedge funds se disent prêts à réduire leurs frais en échange d’une commission de performance plus élevée. Si performance il y a.
SURSAUT Les placements financiers des assureurs français se sont accrus de 93 milliards d’euros au premier trimestre à 2.591 milliards, indique la Banque de France. La progression du début d’année annule la baisse de 2018 de -75 milliards. Elle est due essentiellement à un effet valorisation positif du portefeuille, et reflète le rebond des marchés actions (de 8,2 milliards) et surtout la détente des taux longs avec un recul de 26 points de base du taux de l’OAT 10 ans. Les flux de placement s’élèvent à 28 milliards d’euros. : +10,6 milliards pour les titres de créance à long terme et des sorties de -1,1 milliard pour les actions cotées. Les trois quarts du portefeuille sont constitués de titres de créances et 14 % d’actions. La répartition géographique fait une large part à la France (48 %) et à la zone euro (24 %). S’agissant de la répartition des placements par émetteur, l’Etat arrive en tête avec 30 % devant les corporates (23 %), les banques (18 %) et les sociétés financières (16 %).
La banque d’affaires a acquis une part minoritaire dans le courtier anglais indépendant Redburn afin de favoriser son expansion en France et en Allemagne.
Le gestionnaire d’actifs Tikehau Capital a annoncé mercredi la nomination de Guillaume Spinner au poste de directeur des opérations de sa principale filiale, Tikehau Investment Management. Tikehau Capital Advisors, principal actionnaire de Tikehau Capital, a finalisé fin juin une augmentation de capital d’un montant brut de 715 millions d’euros destinée à financer son expansion. Guillaume Spinner, 45 ans, a précédemment été directeur financier d’AXA Investment Management Real Assets et responsable de la gestion des fonds chez Aviva Investors Real Estate France, précise la société dans un communiqué.
Santander AM a lancé une gamme de fonds gérés par des sociétés externes, a appris Investment Europe. Dénommé «Santander GO», la gamme comprend 5 fonds gérés par de grandes firmes internationales. Le fonds absolute return sera géré par Amundi, le fonds North American Equity par Morgan Stanley, le Global Equities ESG par Robeco, le Short Duration Dollar par JP Morgan, et le Dynamic Bond Fund par Pimco. Logée au Luxembourg, la gamme est construite pour répondre aux profils des clients. Santander AM continuera à superviser la gestion des risques.
Adam Choppin, le nouveau président de l'Association of Professional Fund Investors (APFI), avait réuni ses troupes lors du FundForum International de Copenhague fin juin. L'occasion pour NewsManagers de l'interroger sur les ambitions de la nouvelle équipe dirigeante de cette association dédiée aux sélectionneurs de fonds.
La société de gestion américaine American Century Investments a ouvert un bureau à Francfort, son premier en Allemagne, rapporte ce 17 juillet Investment Europe. Il s’agit du quatrième bureau de la firme en dehors des États-Unis. Century Investments a également nomméVolker Buschmann au poste nouvellement créé de vice-président et responsable des partenariats stratégiques pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique (EMEA). Basé dans les nouveaux bureaux de Francfort, il reportera à Brian Schappert, le responsable mondialdes partenariats stratégiques. Volker Buschmann dispose de plus de 29 ans d’expérience dans l’industrie financière. Il a notamment travaillé pourJ. Safra Sarasin et M&G International. American Century Investments gérait169 milliards de dollars d’actifs au 9 juillet 2019.
RBC Gestion mondiale d’actifs a lancé une nouvelle gamme de portefeuilles mondiaux ayant pour objectif de permettre auxinvestisseurs de diversifier leurs placements au-delà du marché canadien. Partant du constat que les investisseurs canadiensdétiennent environ 90% (*) de leurs avoirs dans le marché canadien, la société de gestion a souhaité proposer une nouvelle offre de diversification à sa clientèle, constituée majoritairement d’institutionnels. Ces portefeuilles seront gérés activement etferont périodiquement l’objet d’un rééquilibrage tactique. Ils comprennent des fonds communs de placement gérés par RBCGMAet par BlueBay Asset Management, ainsi que des FNB RBC iShares. «RBCGestion mondiale d’actifs a stratégiquement accru ses capacités en matière de gestion d’actions et de titres à revenu fixe mondiaux en ajoutant à son équipe des talents de premier ordre dans ce segment. Les portefeuilles mondiauxRBC réunissent les forces et l’expertise uniques de nos 22équipes mondiales des placements et les FNBRBCiShares pour fournir aux clients les solutions mondiales qu’ils recherchent», a commenté dans un communiquéDougCoulter, président, RBCGMA. Cinqoptions sont offertes, une par profil d’investisseur, allant du portefeuille très prudent au portefeuille de croissance dynamique composé uniquement d’actions. Source : RBC GMA(*) Source: Investor Economics, Household Balance Sheet Report2018, données en date du 31décembre2017
Pierre-Olivier Masmejean, actuel responsable hedge funds d’Edmond de Rothschild en Suisse, s’apprête à quitter la société, a appris NewsManagers. L’intéressé a indiqué sur son profil linkedin être actuellement en «gardening leave» et se déclare comme étant «anciennementresponsable hedge funds d’Edmond de Rothschild». Contacté par la rédaction,Edmond de Rothschild n’a pas souhaité commenter ce départ. Il avait rejoint le gestionnaire de fortune en octobre 2017 en provenance d’Omega Asset Management, où il a occupé le poste de directeur des investissements pendant plus de huit ans. Auparavant, il a travaillé au sein de plusieurs groupes comme JP Morgan, MD Europe ou encore Salomon Brothers.
Lombard Odier a indiqué ce mercredi 17 juillet à ses collaborateurs que Patrick Odier demeurera associé-gérant senior jusqu’en 2022 et qu’Hubert Keller prendra sa succession à la tête du groupe en tant qu’associé-gérant senior au plus tard en 2023. «A la demande du Collège des Associés et conformément à notre volonté d’assurer une transition qui s’inscrive dans la durée, j’ai accepté avec plaisir de prolonger mon mandat d’Associé-gérant Senior jusqu’en 2022. Cette décision permet une transition souple. Elle est conforme à notre vision à long terme, centrée sur les besoins de notre clientèle et en ligne avec notre volonté de croissance durable», expliquePatrick Odier dans une note diffusée en interne. Selon lui,la désignation d’Hubert Keller démontre que le Collège des Associés souhaite s’inscrire dans «la continuité des valeurs qui animent le groupe» et que sa préoccupation constante demeure «de placer l’investissement au cœur de ses activités». L’année 2022 devrait donc marquer un tournant important dans l’histoire de Lombard Odier, puisque la date coïncidera également avecl’emménagement de la société dans son nouveau siège à Bellevue. Hubert Keller a rejoint Lombard Odier en 2006 en qualité d’associé-gérant, avec la responsabilité de Lombard Odier Investment Managers, la division de gestion d’actifs du groupe. L'établissement genevois précise que les associés peuvent prendre leur retraite à 65 ans.Patrick Odier, âgé de 64 ans depuis quelques jours, pourra comme le prévoit les statuts du groupe prolongerson mandat de deux ans au-delà de sa 65e année «en accordavec le collège des associés».
Le fonds suisse de capital-risque VI Partners a cédé ses participations dans Amal Therapeutics et Nexthink, et pourrait recevoir jusqu'à 105 millions de francs suisses, a-t-il annoncé ce mardi. Le montant exact encaissé par le fonds dépendra de la performance des entreprises vendues, a indiqué la société dans un communiqué. Il sera ensuite réinvesti dans le fonds. La start-up genevoiseAmal Therapeutics développe un vaccin destiné à aider l’organisme à lutter contre les cellules cancéreuses. Elle a été cédée au groupe pharmaceutique allemand Boehringer Ingelheim pour 420millions d’euros (466millions de francs). « Nous y détenions une participation minoritaire de plus de 10% », a indiqué Alain Nicod, directeur de VI Partners. Nexthink est lui un spécialiste en cybersécurité lausannois, qui compte plus de 900 clients dans le monde, dont Adobe, BlackRock, Commerzbank, Safran, Tiffany & Co. et Western Union. VI Partners a cédé sa position minoritaire, sans indiqué le ou les acquéreurs.
Primonial REIM a annoncé ce mercredi avoir finalisé l’acquisition d’un portefeuille de 42 actifs de commerces aux Pays-Bas, pour le compte de deux de ses fonds. Les actifs sont situés dans 22 villes hollandaises, dont Maastricht, La Haye, Haarlem, Tilbourg, Breda, Leyde ou encore Nimègue. Ils sont implantés sur les principales rues piétonnes des hypercentres, avec des commerces en pied d’immeubles représentant une surface totale de plus de 16.500 m². Ils sont loués principalement à des enseignes nationales et internationales de premier plan telles que Zara, H&M, Levi’s ou Vans. Primonial REIM a été conseillé par Loyens & Loeff, CBRE, CODABEL, Bettings et Dutch Properties Group pour mener cette acquisition auprès du RJB Group of Companies lui-même accompagné par DLA Piper.
Liechtensteinische Landesbank (LLB) va relocaliser ses bureaux dubaïotes au Dubai International Financial Centre, la zone de libre-échange de l'émirat. Ce qui était jusqu'à présent un bureau de représentation va devenir une filiale à part entière, a précisé LLB. Le régulateur local, le Dubai Financial Services Authority, a d’ores et déjà accordé une licence à la nouvelle entité. «Cette étape nous permet d’accroître la visibilité et l’attractivité de LLB auprès des clients et employés. Cela nous permet également de poursuivre l’expansion de nos services et activités», a déclaré dans un communiqué Gabriel Brenna, le directeur de la banque privée du groupe.
JPMorgan a publié ce mardi ses résultats du deuxième trimestre 2019. Le résultat net de sa branche gestion d’actifs et gestion de fortune s'élève à 719 millions de dollars, soit une baisse de 5% par rapport à la même période en 2018. Le chiffre d’affaires est lui stable à 3,6 milliards de dollars. La banque américaine a précisé que ses encours sous gestion s'élevaient, au 30 juin, à 2.200 milliards de dollars, en hausse de 7% par rapport au trimestre précédent. Elle explique cette progression par une forte collecte sur les produits monétaires et de long terme, ainsi par l’effet de marché.
Bain Capital Credit, Goldman Sachs Private Capital, HPS Investment Partners, et TPG Sixth Street Partners ont permis à la société technologique britannique SumUp de lever 330 millions d’euros. Dans un communiqué, la société, qui fabrique des terminaux de paiement par carte pour les entreprises, indique qu’elle utilisera ce capital pour accélérer sa croissance et gagner des parts de marché auprès des commerçants, artisans et TPE de 31 pays dans le monde. Les nouveaux fonds serviront à poursuivre l’expansion de la gamme de produits de SumUp, tant sur le plan interne que par le biais de nouvelles acquisitions. La société a récemment élargi son portefeuille de produits avec l’acquisition de debitoor, pour la comptabilité et la facturation et de Shoplo, pour le commerce électronique et les marchés en ligne.
JPMorgan Asset Management a nommé Kay Herr en qualité de nouvelle responsable de la recherche au sein de son équipe en charge des obligations internationales, des devises et des matières premières. Elle remplaceJonathan Griggs, qui a quitté la firme en juin. Kay Herr, qui travaille chez JPMorgan AM depuis 1999, a occupé plusieurs postes au sein de l'équipe actions internationales notamment en tant que directeur de la recherche et gérante. Elle avait débuté comme analyste au sein de l'équipe derecherche crédit US. Autre mouvement annoncé par JPMorgan AM, l’ex-responsable du trading crédit en Amérique du Nord de BlackRock Brian Lysiak est nommé responsable du trading. Il remplace les deux co-responsables, Don Clemmenson, qui part à la retraite, et Vincent Kumaradjaja, qui se recentre sur sa fonction de directeur d’investissement en obligations internationales, devises et matières premières. Kay Herr et Brian Lysiak sont rattachés à Bob Michele, responsable des obligations, devises et matières premières.
Dans une interview vidéo donnée au média italienRepublicca, Pietro Giuliani, président et fondateur de la société de gestion italienne Azimut, a réaffirmé que cette dernière n'était «pas à vendre». «Si quelqu’un veut grimper (au capital, ndlr), asseyons-nous. Dans six mois, nous fonderons une autre société», a ajouté Pietro Giuliani. A propos d’une éventuelle acquisition de Banca Generali, Pietro Giuliani a indiqué que l’entité n'était pas en vente à sa connaissance et que tout dossier d’acquisitionserait évalué par Azimut. Iltrouvepar ailleurs peu d’intérêt aux sociétés dont la gestion se concentre essentiellement en Italie et en Europe. Début avril, Pietro Giuliani avait déclaré à Il Sole - 24 Ore que le projet de la firmene prévoyait «pas la cession d’Azimut, ni la création de l’une de ces prétendues joint-venture qui de fait sont des ventes déguisées». Peu avant ces déclarations, BlackRock avait augmenté sa participation dans le capital d’Azimut à 6,45 %.
Le gérant alternatif américain Värde Partners a annoncé ce lundi la nomination d’Ilfryn Carstairs au poste de co-directeur général, aux côtés du fondateur George Hicks. Il prendra son poste le 1er janvier 2020, et conservera ses fonctions de directeur des investissements monde. George Hicks, qui a fondé la société en 1993, souhaite s’orienter vers un poste de président exécutif en 2022. Ilfryn Carstairs est entré chez Värde Partners en 2006. Basé à Singapour, il est désormais partners, co-directeur des investissements monde depuis 2017, et président du comité d’investissement.
Carmignac a procédé à plusieurs recrutements en Allemagne et au Royaume-Uni. Outre Manche, la société de gestion a renforcé son équipe de commerciaux avec l’arrivée de David Beacham et Edward Aram-Dixon. Outre-Rhin,le gestionnaire s’est adjoint les services de Markus Kopp, 40 ans, en tant que responsable du développement wholesale. DavidBeacham rejoint Carmignac en tant que directeur du développement commercial, en charge des ventes régionales, tandis qu’Edward Aram-Dixon prend le poste de responsable du développement commercial. Le premier vient de Goji Investments et le second de Schroders. Ils sont placés sous l’autorité de David Robson, responsable de la distribution au Royaume-Uni pour Carmignac. La société de gestion précise que les deux commerciaux seront chargés de développer l’offre de Carmignac auprès des investisseurs britanniques et européens, en mettant l’accent sur la nouvelle gamme de fonds OEIC domiciliée au Royaume-Uni. Markus Kopp, quant à lui, vient de Santander Asset Management. Il sera placé sous la responsabilité de Nils Hemmer, patron pays de Carmignac pour l’Allemagne et l’Autriche.
Invesco a récemment démarré la collecte à Hong Kong pour un fonds obligataire monde à maturité 2022. Il devrait être fermé à la souscription d’ici le vendredi 26 juillet. Le fonds, libellé en dollars, sera principalement investi en obligations investment grade (70% environ). La période d’investissement débutera le 26 juillet et se terminera le 28 janvier 2022. Il sera géré par le directeur des investissements fixed income pour l’Asie-Pacifique, Ken Hu.
Environ 20 gérants de portefeuille ont quitté le hedge funds de Steven Cohen cette année, dont plusieurs travaillaient avec le milliardaire depuis plus de 10 ans, rapporte le Wall Street Journal sur la base de personnes proches du dossier.Il s’agit d’un chiffre inhabituel pour la société qui marque la relance chaotique de son fonds. L’investisseur milliardaire âgé de 63 ans a lancé Point72 Asset Management l’année dernière après un scandale de délits d’initiés dans son ancien hedge fund SAC, qui lui interdisait de gérer de l’argent jusqu’en 2018. Au moins une douzaine de gérants sur une cinquantaine de la division Actions aux États-Unis et à Londres sont partis cette année. Parmi les partants, cinq sont allés chez le hedge fund concurrent Citadel. Parmi les raisons, le WSJ cite notamment un caractère bien trempé de Steven Cohen, de l’argent levé inférieur aux prévisions, des performances décevantes ou encore des salaires inférieurs à ceux qu’il payait chez SAC. La société s’est défendue de son côté en indiquant qu’elle avait recruté davantage cette année qu’elle n’avait subi de départs.
La saison des résultats est lancée ! Après Citigroup, qui a ouvert le bal hier, plusieurs banques américaines ont dévoilé leurs chiffres clefs ce mardi 16 juillet. Parmi elles, Wells Fargo, dont l’activité de gestion d’actifs s’est stabilisée au second trimestre. Les encours de cette activité se sont établis à 495 millions de dollars à fin juin, soit une relative stabilité par rapport à l’an dernier. «L’appréciation des marchés actions et la collecte nette sur les fonds monétaires ont été contrebalancées par des sorties nettes sur nos stratégies actions et fixed income», a expliqué la banque américaine, précisant qu'à ces sorties c'était ajoutée la vente deRockCreek par Wells Fargo Asset Management (WFAM) en juillet 2018. L’activité wealth management a elle vu ses encours diminuer de 3 % en un an à 231 milliards de dollars. Une baisse expliquée par la banque par des sorties nettes de capitaux, seulement en partie compensées par la valorisation des marchés. Au niveau du groupe, le bénéfice net a atteint 6,2 milliards de dollars, soit 1,30 dollar par action, pour le trimestre d’avril à juin, contre 5,2 milliards de dollars, ou 98 cents par action, sur la période correspondante de l’exercice 2018. Le produit net bancaire (PNB) du groupe est quasiment resté stable au deuxième trimestre, à 21,6 milliards de dollars.
La société de gestion spécialisée dans le private equity idi Emerging Markets Partners a annoncé l’arrivée d’Abderahmane Fodil en qualité d’associé. Il sera notamment en charge du développement de l’activité de la sociétéaux côtés de Julien Kinic, managing partner. «Ce nouveau recrutement va contribuer non seulement à l’élargissement des réseaux d’investisseurs d’idi Emerging Markets Partners, qu’il s’agisse de clients institutionnels, de fonds souverains ou de family offices, mais aussi à l’identification de nouvelles opportunités d’investissement et le développement de nouvelles activités sur marchés émergents», assure la société de gestion dans un communiqué. Abderahmane Fodil a réalisé un large éventail d’opérations en capital-investissement sur marchés émergents avec la SFI, branche secteur privé du groupe Banque mondiale, prévient la société. Il anotammentsupervisé différentes transactions en tant que membre senior des divisions de capital-investissement de l’Abu Dhabi Investment Council (ADIC) et du Emirates Investment Authority (EIA), deux importants fonds souverains du Moyen-Orient. Idi Emerging Markets a récemment amorcé la levée de son fonds idi EM IV. Il apour objectif d’investir dans des PME de croissance dont le business model est éprouvé et fondé sur la consommation des classes moyennes émergentes. Le premier closing est prévu pour l’automne 2019. L’objectif de l’équipe est de lever, d’ici à mi-2020, 300 millions de dollars.
La société de gestion Barings a annoncé mardi 16 juilletla création d’un fonds miroir sur une plate-forme OPCVM Barings EU27 du fonds Barings Europe Select Trust, un fonds lancé en 1984, qui cible les petites et moyennes entreprises d’Europe continentale (Europe hors Royaume-Uni). Le fonds miroir, dénomméBarings Europe Select Fund, est domicilié en Irlande et a été créé conformément à la directive OPCVM. «Il a été créé pour limiter l’impact du Brexit pour les investisseurs dans le fonds britannique concerné, quel que soit l’issue des négociations relatives au Brexit entre le Royaume-Uni et l’UE27», précise Barings dans un communiqué.Le fonds a été enregistré pour placement auprès du public dans les pays européens. Il sera géré par la même équipe d’investissement que la version britannique du fonds et en reproduira les positions.