L’Autorité autrichienne de surveillance des marchés financiers (FMA) a annoncé vendredi que les deux directeurs généraux de Bank Medici (Peter Scheithauer et Werner Tripolt) ont démissionné et qu’elle a nommé l’auditeur Gerhard Altenberger commissaire du gouvernement pour gérer l'établissement sinistré par le scandale Madoff et protéger les créanciers. A la mi-décembre, Bank Medici (qui appartient pour 75 % à Sonja Kohn et 25 % à UniCredit) avait indiqué être exposée aux fonds Madoff pour 2,1 milliards de dollars. Selon «der Standard», l’exposition serait en fait d’au moins 3,6 milliards de dollars, dont 2,5 milliards sur le Herald USA Fund et 1,1 milliard sur le Thema International Fund.
Selon La Tribune, la Bank Medici a reconnu avoir placé 2,1 milliards de dollars dans des fonds gérés par Bernard Madoff et elle a été placée sous la surveillance d’un «commissaire» nommé par le régulateur financier autrichien, la FMA, en fin de semaine dernière.
Selon Les Echos, la banque californienne IndyMac Bank, placée sous tutelle du Federal Deposit Insurance Corportation (FDIC) depuis la mi-juillet, sera repris par un consortium de fonds d"investissement. Outre Dune Capital Management, le consortium comprend les fonds Paulson & Co., JC Flowers, Stone Point Capital et Silar MCF-ILLC, ainsi que le fonds SSP Offshore et MSD Capital.
L"ancien courtier Bernard Madoff pourrait être auditionné par le Congrès américain, selon le président de la sous-commission des marchés de capitaux, Paul Kanjorski, rapporte Les Echos.
Du fait que SKion, la société de portefeuille de Susanne Klatten, contrôle désormais plus de 90 % d’Altana (88,3 % en direct plus 3,1 % d’autocontrôle de la société), la Deutsche Börse a décidé de radier le titre Altana de l’indice MDax, où il sera remplacé dès le mardi 6 janvier par l’action de Fielmann. Dès lors, Fielmann est elle-même remplacée dans le SDax par Bertrand.
Selon les premières indications des grandes sociétés de gestion, les souscriptions restent relativement stables en décembre par rapport à novembre, rapporte le Handelsblatt. Les volumes demeurent cependant limités. Plusieurs promoteurs évoquent des rentrées satisfaisantes pour les fonds actions, quoique dans des volumes très modestes.
Le capital-investisseur néerlandais HTP Investments aurait été retenu comme repreneur pour le constructeur allemand de caravanes et mobil-homes Knaus Tabbert, selon la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Il paierait 20-30 millions d’euros et fournirait une aide financière immédiate de 5,6 millions. En revanche, les banques renonceraient à leurs créances d’un montant de 100 millions d’euros. Cette formule permettrait à Knaus Tabbert de sauver environ 1.000 de ses 1.400 emplois.
Selon les informations du Handelsblatt, le capital-investisseur Augur Capital a acheté au travers de son fonds institutionnel Augur Financial Opportunity la compagnie Darag Deutsche Verischerungs- und Rückversicherungs-AG qui appartenait à la Württembergische und Badische Versicherungs-AG ou Wüba. Augur a l’intention d’utiliser la Darag, ancien assureur des contrats en devises de la RDA, comme base d’une plate-forme pour la liquidation de contrats d’assurances. La transaction aurait été signée le 23 décembre et doit être bouclée au premier trimestre 2009.
Selon La Tribune, citant Dealogic, «la dégradation générale de l’environnement économique, qui s’ajoute à la crise du crédit, pèse plus sur ces titres et les fonds qui y sont investis, censés procurer un rendement supérieur à celui de l’Eonia». Par ailleurs, les émissions cumulées d’ABS et de MBS ont chuté de 79 % à 445,7 milliards de dollars en 2008, souligne également Dealogic en relevant que, faute d"acheteurs, cette contraction du marché a finalement peu joué.
Selon les Echos, pour la quatrième année consécutive, BNP Paribas obtient la première place du palmarès des banques d’affaires en France en 2008, avec selon Thomson Reuters 87,5 milliards de dollars d’opérations conseillées sur le marché des fusions-acquisitions, et plus de 142 milliards de dollars d’opérations bouclées. La banque française est suivie de près par JP Morgan, avec 87,1 milliards d’opérations conseillées. A la troisième place on retrouve Citi, avec 74,5 milliards de dollars d’opérations, Rothschild & Cie, Merrill Lynch, Morgan Stanley, UBS, Calyon et Société Générale.
Gecina a notifié à l’AMF avoir augmenté à 48 % contre 38,6 % sa participation dans Gecimed, transaction de 4 millions d’euros qui s’inscrit dans le cadre d’une opération plus vaste liée à la décision d’ISM, filiale de GE Real Estate France de vendre sa participation de 19,13 % dans Gecimed, rapporte Cinco Días. CBFM Netherlands, fonds d’investissement de Royal Bank of Scotland, et Scor Global P&C SE, fonds d’investissement dépendant de Scor, prendront pour leur part respectivément 5,13 % et 4,61 %.
Selon La Tribune, la crise immobilière menace la solvabilité des banques, déjà fragilisée par les pertes liées à la crise du subprime américain et accroître les besoins de fonds propres des bailleurs immobiliers. En effet, la baisse des prix de marché va notamment faire grimper les ratios «prêt-valeur» qui entre notamment en compte dans le système prudentiel dit «Bâle II», ce qui augmentera les besoins en fonds propres.
L"activisme des gérants de fonds a été plus visible en décembre, observe le Wall Street Journal du 31 décembre. Une tendance qui découle de la crise en quelque sorte. Les professionnels de la gestion, qui voient les performances de leurs fonds décliner, passent en effet leur colère sur les dirigeants d"entreprise, qui se retrouvent ainsi dans le rôle du bouc-émissaire.
Les grands établissements de Wall Street comme Merrill Lynch Investment Management (avant sa fusion avec BlackRock) ou Goldman Sachs Asset Management, avaient en privé des doutes sur Bernard Madoff, indique le Financial Times. Dans certains cas, ils déconseillaient à leurs clients d"investir chez lui, mais ils rechignaient à partager leurs inquiétudes avec les régulateurs.
D’après The Wall Street Journal, Bernard Madoff a fourni aux autorités fédérales une liste de ses actifs personnels ainsi que ceux de ces sociétés, mais les enquêteurs paraissent loin d’avoir déterminé où tout l’argent de la fraude a pu aller. Ils pensent que Bernard Madoff avait au minimum un compte dans un paradis fiscal.Plusieurs investisseurs se demandent par ailleurs s’ils ne vont pas devoir rembourser les sommes perçues de Madoff, notamment ceux qui ont bénéficié de paiements durant les 90 jours qui ont précédé la faillite de Bernard L. Madoff Investment Securities LLC.
Selon The Wall Street Journal, le président élu Barack Obama et les responsables Démocrates du Congrès sont en train de mettre au point un plan de 310 milliards de dollars d’allégements fiscaux pour les particulier et les entreprises, ce qui est un moyen d’amadouer les Républicains pour obtenir leur soutien à un plan de relance de 775 milliards sur deux ans tout en incitant les entreprises à créer ou préserver des emplois (cette partie représenterait 40-50 milliards).
Selon Ahorro Corporación, les actifs gérés à fin décembre par les fonds commercialisés en Espagne se situaient à 176,3 milliards d’euros, ce qui représente une contraction de 29 % ou de 71,9 milliards, la plus forte diminution étant enregistrée par les fonds d’actions dont l’encours a plongé de 69,3 % ou de 19,5 milliards d’euros, rapporte Expansión. Les fonds ont accusé une perte moyenne de 2,3 %, les fonds d’actions se distinguant avec une perte moyenne de 38,3 %. Les fonds obligataires à court et long termes ont affiché des performances moyennes respectives de 1,8 % et de 2,6 %, pendant que les fonds immobiliers gagnaient 1,7 %.
Selon les milieux financiers, La Caixa et Boursorama (groupe société Générale), ont l’intention de lancer dans le courant du premier trimestre une nouvelle banque en ligne sous la marque Self Trade Bank, rapporte Cinco Días. La nouvelle entité, dont les deux établissements détiennent respectivement 49 % et 51 %, est en passe d’obtenir sa licence bancaire auprès de la Banque d’Espagne. Self Trade Bank cessera donc d'être un portail uniquement consacré aux ordres en Bourse pour devenir une banque dont la stratégie sera de capter des dépôts et d’octroyer des crédits à la consommation.
Pour décembre, les fonds de valeurs mobilières distribués en Espagne ont accusé des rachats nets estimés à environ 2,37 milliards d’euros, d’après l’association Inverco des sociétés de gestion, ce qui porte le total des remboursements nets de l’an dernier à 69,53 milliards d’euros pour un encours qui s’est contracté de 71,9 milliards d’euros ou de 30 % en un an, à 167,94 milliards d’euros. Décembre a ainsi été le dix-huitième mois consécutif de baisse des actifs sous gestion et de rachats nets. En 2007, l’encours des fonds avait diminué de 5,7 % ou de 14,48 milliards d’euros et les rachats avaient représenté 19,41 milliards d’euros.Sur les 30 premiers gestionnaires par les encours, seuls Caixa Cataluny Gestión et UBS Gestión ont enregistré des souscriptions nettes en décembre (98,2 millions et 31,56 millions d’euros, respectivement). La plus forte sortie nette a été accusée par Santander Gestión de Activos, avec 879 millions d’euros. Au 31 décembre, BBVA Gestión, avec des actifs de 32,96 milliards d’euros, avait presque rattrapé Santander (32,98 milliards). Le numéro trois est largement distancé : Invercaixa Gestión n’arrive qu'à 11,59 milliards d’euros d’encours.
En dernier lieu, l’action Berkshire Hathaway cotait environ 96.900 dollars contre 141.600 fin 2007, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Néanmoins, le titre de la société de Warren Buffett a perdu en 2008 environ 6 points de pourcentage de moins que le S&P 500, le surperformant ainsi pour la quatorzième des vingt dernières années. Seuls six des 1.591 plus grands fonds d’investissement américains ont enregistré des gains l’an dernier.
Selon les participants à une table-ronde organisée par le Handelsblatt, la plupart des gérants de fonds estiment que la crise financière, qui s"est muée en une crise économique, va coûter cher au secteur de la gestion en ce début d"année. La baisse de 30 % des bénéfices obligera à réduire les coûts et à supprimer des emplois, selon Stefan Jaecklin, associé du cabinet de consultants Oliver Wyman, qui table par ailleurs sur un élagage de la gamme de fonds proposés. L’encours des quelque 6.000 fonds offerts au public a chuté de 20 % à 580 milliards d"euros, tandis que les fonds institutionnels (Spezialfonds) totalisent 650 milliards d"euros. Après une année 2008 de rachats massifs, l"ambiance est à l"optimisme ou du moins l"attentisme pour 2009. Les produits présentant des risques limités devraient tirer leur épingle du jeu.
La société de portefeuille VEM Vermögensholding d’Adolf Merckle indique avoir obtenu des banques créancières un sursis jusqu'à fin mars, sursis qui profite également à Spohn Cement, l’autre société de portefeuille du milliardaire, ainsi qu’au groupe de distribution de produits pharmaceutiques Phoenix, lequel obtiendrait un crédit-relais de 400 millions d’euros, rapporte le Handelsblatt. La contrepartie serait la cession de Ratiopharm, probablement aussi celle de Phoenix Pharmahandel, ainsi que celle de la participation de 80 % dans Heidelberg Cement.
Pour janvier-novembre 2008, les fonds offerts au public commercialisés en Allemagne ont subi selon l’association BVI des retraits nets de 31,34 milliards d’euros. Cependant, les trois grands spécialistes des ETF sont parvenus à enregistrer des souscriptions nettes importantes, notamment db x-trackers (Deutsche Bank) avec près de 10,89 milliards d’euros. BGI (iShares) et ETFleb (Deka) affichant des rentrées nettes de respectivement 2,99 milliards et 2,53 milliards. On remarque que cominvest (qui passe du giron de la Commerzbank à celui d’Allianz) est le seul grand gestionnaire à afficher des souscriptions nettes (3,41 milliards d’euros).Les autres grandes maisons subissent des rachats nets, Allianz Global Investors (AGI) en tête, avec 8,99 milliards d’euros, devant DWS (7,51 milliards), Pioneer (5,76 milliards), Deka (4,91 milliards) et Union Investment (3,72 milliards).
Dans un communiqué boursier du 2 janvier, Continental indique que Sal. Oppenheim lui a notifié avoir franchi le 22 décembre les seuils de 3 et 5 % de son capital. A cette date, la banque privée détenait en effet plus de 9,26 millions de droits de vote ou 5,48 % du capital. Ces titres font partie de ceux qui ont été apportés à Schaeffler dans le cadre de l’OPA à 75 euros par action lancée par ce dernier sur Conti. Schaeffler a en effet obtenu au total plus de 90 % de Conti, mais s'était engagé à ne pas franchir la limite des 49,9 %. Il n’est pas exclu que Schaeffler cède une autre partie des actions Conti excédentaires à d’autres établissements, dont la banque privée Metzler.
Selon les statistiques de l’association allemande BVI des sociétés de gestion, l’encours à fin novembre des fonds de valeurs mobilières offerts au public ressortait à 494,62 milliards d’euros, soit 154,83 milliards ou 23,84 % de moins qu’un an auparavant. Néanmoins, les sorties nettes se sont limitées en novembre à 1,71 milliard d’euros contre 40,66 milliards en octobre.Pour janvier-novembre 2008, les remboursements nets pour l’ensemble des fonds se sont montés à 12,98 milliards d’euros : les fonds institutionnels ont enregistré des souscriptions nettes de 18,59 milliards d’euros pendant que les fonds offerts au public accusaient des sorties nettes de 31,57 milliards, dont 234 millions pour les fonds immobiliers et 31,34 milliards pour les fonds de valeurs mobilières. Les plus forts rachats ont été subis par les fonds monétaires (14,85 milliards) et les fonds obligataires (25,13 milliards) tandis que ceux des fonds d’actions se limitaient à 5,25 milliards d’euros. En revanche, les fonds garantis et les fonds de fonds ont drainé respectivement 5,82 milliards et 8,21 milliards d’euros.
En retombant à un taux autour de 2%, le livret A devrait susciter moins d"engouement. Selon La Tribune, «l’histoire de la collecte du livret A montre que son encours progresse à partir d’un taux de 3 %, stagne voire s’inverse en dessous de ce taux». De quoi rassurer le secteur de l"assurance vie, dont les fonds en euros étaient ces derniers temps en concurrence directe avec le Livret A.
Selon Les Echos, qui cite une étude du cabinet Russell Reynolds, les bonus des banquiers d’affaires parisiens devraient s"afficher en forte baisse. «Les rémunérations dans le M&A seront en baisse, en France, de 50 à 60 % pour les plus seniors par rapport à l’an dernier, tandis que le recul avoisine plutôt les 60-70 % dans les métiers de marché», analyse le quotidien.
Selon Les Echos, Rothschild & Cie, quatrième en France par les opérations conseillées, est néanmoins premier par les revenus. La banque d’affaires, qui est intervenue sur 73 opérations closes en 2008, aurait gagné 152,8 millions de dollars l’an dernier, selon les estimations de Thomson Reuters. Elle tire ainsi partie de sa stratégie consistant à être présente sur toutes les tailles d’opérations. Elle est suivie par Goldman Sachs (134 millions), Citi (121 millions) Lazard (113 millions) et BNP Paribas (106 millions).
According to preliminary indications from major management firms, subscriptions have remained relatively stable in December compared with their levels in November, Handelsblatt reports. Volumes continue to be limited. Several promoters report satisfactory inflows to equities funds, though the volumes remain very modest.
In a statement published on 2 January, the Luxembourg financial sector surveillance commission (CSSF) addresses the Madoff scandal. Having defined the extent of the exposure of Luxembourg management firms and financial establishments to the Madoff fraud at the end of December, the regulator this time only goes so far as to point out the responsibilities of depositary banks in Luxembourg, where the Luxalpha Sicav is domiciled.?The CSSF would like to stress that the Luxembourg law applicable to Luxembourg based depositary banks in their role of safe-keepers of investment funds’ assets reflects faithfully the provisions of the European Council Directive 85/611/CEE on the coordination of laws, regulations and administrative provisions relating to undertakings for collective investment in transferable securities,? the statement says.?Thus, when a fund’s assets are deposited by the depository bank with a third party, these deposits are under the monitoring and supervisory responsibility of the depositary bank, implying that the latter must know at all times in which manner the assets are invested and where and how these assets are available. This responsibility is not affected by the fact that the depositary has entrusted to a third party all or part of the assets in its safe-keeping.?The regulator ?wishes to note that during the ongoing investigations in the Madoff case, the Commission does not limit its analysis to the depositary banks concerned but verifies that all the other parties involved with the funds concerned have acted with the diligence imposed by Luxembourg law.?