Les fonds ont enregistré des sorties nettes de 320 milliards de dollars en 2008, rapporte le Financial Times, citant les chiffres de Emerging Portfolio Funds Research, qui suit les flux des fonds dans presque tout le monde. Il s"agit d"un record aussi bien en dollars qu"en pourcentage des actifs. Toutefois, il semblerait que les rachats se soient stabilisés et que la tendance se soit même inversée dans la dernière semaine de l"année.
Selon Die Welt, l’indice Liv-Ex 100, qui réplique l'évolution du prix des 100 plus grands vins du monde, a perdu plus de 20 % depuis octobre (il se situait fin novembre à 209,48, après un pic de 262,71 en août, ndlr). Cela offre un point d’entrée, même si le Lafite Rothschild 2006, se négocie encore à environ 700 euros la bouteille, souligne Die Welt. Certains s’attendent toutefois que les investisseurs commencent à revenir à l’occasion des enchères de février
Après une année 2008 difficile pour les Reits, 2009 sera l"année de la survie et peut-être celle d"un retour en grâce, analyse le Wall Street Journal du 31 décembre. Pour le journal, les survivants seront les véhicules ayant beaucoup de liquidités, peu de projets dans les tuyaux et un endettement faible. Ces Reits pourraient profiter de la crise pour acquérir des actifs à moindre coût.
Mercredi, l’UBS a annoncé avoir vendu à des investisseurs institutionnels les quelque 3,4 milliards d’actions H #limited# de Bank of China qu’elle détenait depuis 2005 (avant l’introduction en Bourse sur le marché international) et qu’elle avait payés à l'époque environ 500 millions de dollars. Selon la presse, le groupe suisse aurait réalisé sur cette participation de 1,6 % une plus-value légèrement inférieure à 400 millions de dollars.
Selon La Tribune, citant le HFRX Equal Weighted Strategies Index, calculé par Hedge Fund Research, ces fonds affichent en moyenne une perte de 21,46 % l’an dernier même si les stratégies des CTA Global (trading sur matières premières) et du short selling (ventes à découvert) tirent leur épingle du jeu. En revanche, les fonds orientés actions comme le «market neutral», l’"event driven», le «long-short equity», ainsi que les stratégies d’arbitrage de convertibles, sont les plus touchés par la chute des marchés. En décembre 2008, poursuit le quotidien, les retraits auraient atteints 80 milliards de dollars et les encours serait revenus de 1,9 trillion à 1,1 trillion en l"espace d"un an. Pour couronner le tout, l"affaire Madoff est aussi venu peser sur cette calsse d"actifs, ajoute notamment La Tribune.
Gecina a notifié à l’AMF avoir augmenté à 48 % contre 38,6 % sa participation dans Gecimed, transaction de 4 millions d’euros qui s’inscrit dans le cadre d’une opération plus vaste liée à la décision d’ISM, filiale de GE Real Estate France de vendre sa participation de 19,13 % dans Gecimed, rapporte Cinco Días. CBFM Netherlands, fonds d’investissement de Royal Bank of Scotland, et Scor Global P&C SE, fonds d’investissement dépendant de Scor, prendront pour leur part respectivément 5,13 % et 4,61 %.
Selon Les Echos, JP Morgan a pris cette année la tête du classement européen de Thomson Reuters des banques d"affaires, avec plus de 521 milliards de dollars d’opérations conseillées. Au niveau mondial, Goldman Sachs se classe à nouveau à la première place, avec 831 milliards de dollars d’opérations conseillées. BNP Paribas arrive en 10ème position (269 milliards).
Dans son dernier rapport, la Securities and Exchange Commission (SEC) estime selon Les Echos que «les managers des institutions financières emportées par la crise sont les premiers responsables de leur faillite». Le gendarme de la Bourse américain affirme que les récentes disparitions de Bear Stearns, Lehman Brothers et la faillite d’AIG résultent davantage de «pratiques de gestion des risques» et de la «baisse de confiance» dans les géants financiers que de l’application des méthodes de comptabilisation de leurs actifs, comme la «fair value», souligne le quotidien.
Selon The Wall Street Journal, Paolo Pelligrini, qui a joué un rôle central dans la mise en ?uvre des paris contre les subprime ayant parmi parmi au gestionnaire alternatif Paulson & Co (36 milliards de dollars d’encours) de gagner environ 15 milliards de dollars en 2007, a démissionné au 31 décembre. L’ancien co-gérant de portefeuille des deux fonds Paulson Credit Opportunities (qui ont affiché pour 2008 une performance d’environ 15 % jusqu'à la mi-décembre) va vraisemblablement créer son propre hedge fund.
James Simons, qui dirige Renaissance Technologies (25 milliards de dollars), a annoncé aux souscripteurs du Renaissance Institutional Futures (3 milliards de dollars d’encours) qu’il ne leur facturera pas la commission de gestion de 1 % en 2009 après la perte de 12 % accusée en 2008, même si ce hedge fund réalise une bonne performance cette année, rapporte The Wall Street Journal. De plus, le fonds devra compenser ses pertes avant de prétendre percevoir des commissions de performance.
Aberdeen Asset Management, société de gestion d"origine écossaise gérant un encours de 111 milliards de livres, a annoncé mercredi 31 décembre l"acquisition d"une partie des activités de gestion d"actifs de Credit Suisse, représentant 40 milliards de livres. En échange, le gestionnaire britannique va émettre 240 millions de nouvelles actions ordinaires, équivalant à 24,97 % de son capital, à destination du groupe suisse. Un niveau qui pourrait néanmoins baisser si les revenus annualisés de l"activité acquise (220 millions de francs suisses) diminuent d"ici au 30 juin, date de bouclage de l"opération. En attendant, au 30 décembre, cela correspond à un montant de 250 millions de livres, soit un peu plus de 0,6 % des encours de Credit Suisse.La transaction couvre des activités de gestion d"actifs traditionnelle de Credit Suisse en Europe, en Asie et en Asie-Pacifique, soit 8,1 milliards de livres en actions, 15,8 milliards en obligations, 16 milliards en monétaire et 200 millions en multi-actifs. Le tout étant géré pour moitié dans des fonds et pour autre moitié dans des mandats. En France, Credit Suisse Asset Management est concernée, mais uniquement pour la partie long only, soit environ 2,5 milliards d"euros. L"activité de gestion alternative (2,5 milliards également) reste quant à elle intégralement aux mains de Credit Suisse. D"après une personne proche du dossier, #Aberdeen va ainsi pouvoir distribuer en France ses fonds, qui pour l"instant ne sont pas encore agréés dans le pays#. Le gestionnaire écossais est en effet peu présent dans l’Hexagone. Dans d"autres pays, Aberdeen va renforcer sa présence avec l"acquisition. C’est notamment le cas au Royaume-Uni, en Australie, en Allemagne, en Suisse et au Japon, pays dans lesquels les bureaux seront d"ailleurs fusionnés. #Cela va nous donner un accès plus important au réseau de distribution de Credit Suisse et de la banque privée de Credit Suisse#, indique le gestionnaire écossais dans un communiqué, dans lequel on apprend également que dès le bouclage de l"opération, la marque Aberdeen sera imposée.Credit Suisse indique de son côté que l"opération va lui permettre de se concentrer sur la gestion alternative, l"allocation d"actifs et les activités suisses, #où nous enregistrons de fortes performances et une masse critique#.
Dans un entretien accordé au Figaro, Henri de Castries, président du directoire de l"assureur Axa, estime notamment que #comme dans toute crise, au-delà du traumatisme de court terme s"ouvre l"opportunité d"apprendre, de corriger et de reconstruire# et note que #la liquidité interbancaire revient progressivement#. Quant au boom dont profite actuellement le marché obligataire, il commente : #ce phénomène résulte d"une aversion extrême au risque. Mais n"en soyons pas surpris ! C"est notre réglementation qui veut cela : les normes comptables et de solvabilité mises en place depuis quelques années reposent sur l"immédiateté et ont en particulier contribué à détourner les institutions financières des placements longs comme les actions#.
L’Autorité autrichienne de surveillance des marchés financiers (FMA) a annoncé vendredi que les deux directeurs généraux de Bank Medici (Peter Scheithauer et Werner Tripolt) ont démissionné et qu’elle a nommé l’auditeur Gerhard Altenberger commissaire du gouvernement pour gérer l'établissement sinistré par le scandale Madoff et protéger les créanciers. A la mi-décembre, Bank Medici (qui appartient pour 75 % à Sonja Kohn et 25 % à UniCredit) avait indiqué être exposée aux fonds Madoff pour 2,1 milliards de dollars. Selon «der Standard», l’exposition serait en fait d’au moins 3,6 milliards de dollars, dont 2,5 milliards sur le Herald USA Fund et 1,1 milliard sur le Thema International Fund.
Selon La Tribune, la Bank Medici a reconnu avoir placé 2,1 milliards de dollars dans des fonds gérés par Bernard Madoff et elle a été placée sous la surveillance d’un «commissaire» nommé par le régulateur financier autrichien, la FMA, en fin de semaine dernière.
Selon Les Echos, la banque californienne IndyMac Bank, placée sous tutelle du Federal Deposit Insurance Corportation (FDIC) depuis la mi-juillet, sera repris par un consortium de fonds d"investissement. Outre Dune Capital Management, le consortium comprend les fonds Paulson & Co., JC Flowers, Stone Point Capital et Silar MCF-ILLC, ainsi que le fonds SSP Offshore et MSD Capital.
L"ancien courtier Bernard Madoff pourrait être auditionné par le Congrès américain, selon le président de la sous-commission des marchés de capitaux, Paul Kanjorski, rapporte Les Echos.
Du fait que SKion, la société de portefeuille de Susanne Klatten, contrôle désormais plus de 90 % d’Altana (88,3 % en direct plus 3,1 % d’autocontrôle de la société), la Deutsche Börse a décidé de radier le titre Altana de l’indice MDax, où il sera remplacé dès le mardi 6 janvier par l’action de Fielmann. Dès lors, Fielmann est elle-même remplacée dans le SDax par Bertrand.
Selon les premières indications des grandes sociétés de gestion, les souscriptions restent relativement stables en décembre par rapport à novembre, rapporte le Handelsblatt. Les volumes demeurent cependant limités. Plusieurs promoteurs évoquent des rentrées satisfaisantes pour les fonds actions, quoique dans des volumes très modestes.
Le capital-investisseur néerlandais HTP Investments aurait été retenu comme repreneur pour le constructeur allemand de caravanes et mobil-homes Knaus Tabbert, selon la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Il paierait 20-30 millions d’euros et fournirait une aide financière immédiate de 5,6 millions. En revanche, les banques renonceraient à leurs créances d’un montant de 100 millions d’euros. Cette formule permettrait à Knaus Tabbert de sauver environ 1.000 de ses 1.400 emplois.
Selon les informations du Handelsblatt, le capital-investisseur Augur Capital a acheté au travers de son fonds institutionnel Augur Financial Opportunity la compagnie Darag Deutsche Verischerungs- und Rückversicherungs-AG qui appartenait à la Württembergische und Badische Versicherungs-AG ou Wüba. Augur a l’intention d’utiliser la Darag, ancien assureur des contrats en devises de la RDA, comme base d’une plate-forme pour la liquidation de contrats d’assurances. La transaction aurait été signée le 23 décembre et doit être bouclée au premier trimestre 2009.
Selon La Tribune, citant Dealogic, «la dégradation générale de l’environnement économique, qui s’ajoute à la crise du crédit, pèse plus sur ces titres et les fonds qui y sont investis, censés procurer un rendement supérieur à celui de l’Eonia». Par ailleurs, les émissions cumulées d’ABS et de MBS ont chuté de 79 % à 445,7 milliards de dollars en 2008, souligne également Dealogic en relevant que, faute d"acheteurs, cette contraction du marché a finalement peu joué.
Selon les Echos, pour la quatrième année consécutive, BNP Paribas obtient la première place du palmarès des banques d’affaires en France en 2008, avec selon Thomson Reuters 87,5 milliards de dollars d’opérations conseillées sur le marché des fusions-acquisitions, et plus de 142 milliards de dollars d’opérations bouclées. La banque française est suivie de près par JP Morgan, avec 87,1 milliards d’opérations conseillées. A la troisième place on retrouve Citi, avec 74,5 milliards de dollars d’opérations, Rothschild & Cie, Merrill Lynch, Morgan Stanley, UBS, Calyon et Société Générale.
Gecina a notifié à l’AMF avoir augmenté à 48 % contre 38,6 % sa participation dans Gecimed, transaction de 4 millions d’euros qui s’inscrit dans le cadre d’une opération plus vaste liée à la décision d’ISM, filiale de GE Real Estate France de vendre sa participation de 19,13 % dans Gecimed, rapporte Cinco Días. CBFM Netherlands, fonds d’investissement de Royal Bank of Scotland, et Scor Global P&C SE, fonds d’investissement dépendant de Scor, prendront pour leur part respectivément 5,13 % et 4,61 %.
Selon La Tribune, la crise immobilière menace la solvabilité des banques, déjà fragilisée par les pertes liées à la crise du subprime américain et accroître les besoins de fonds propres des bailleurs immobiliers. En effet, la baisse des prix de marché va notamment faire grimper les ratios «prêt-valeur» qui entre notamment en compte dans le système prudentiel dit «Bâle II», ce qui augmentera les besoins en fonds propres.
L"activisme des gérants de fonds a été plus visible en décembre, observe le Wall Street Journal du 31 décembre. Une tendance qui découle de la crise en quelque sorte. Les professionnels de la gestion, qui voient les performances de leurs fonds décliner, passent en effet leur colère sur les dirigeants d"entreprise, qui se retrouvent ainsi dans le rôle du bouc-émissaire.
Les grands établissements de Wall Street comme Merrill Lynch Investment Management (avant sa fusion avec BlackRock) ou Goldman Sachs Asset Management, avaient en privé des doutes sur Bernard Madoff, indique le Financial Times. Dans certains cas, ils déconseillaient à leurs clients d"investir chez lui, mais ils rechignaient à partager leurs inquiétudes avec les régulateurs.
D’après The Wall Street Journal, Bernard Madoff a fourni aux autorités fédérales une liste de ses actifs personnels ainsi que ceux de ces sociétés, mais les enquêteurs paraissent loin d’avoir déterminé où tout l’argent de la fraude a pu aller. Ils pensent que Bernard Madoff avait au minimum un compte dans un paradis fiscal.Plusieurs investisseurs se demandent par ailleurs s’ils ne vont pas devoir rembourser les sommes perçues de Madoff, notamment ceux qui ont bénéficié de paiements durant les 90 jours qui ont précédé la faillite de Bernard L. Madoff Investment Securities LLC.
Selon The Wall Street Journal, le président élu Barack Obama et les responsables Démocrates du Congrès sont en train de mettre au point un plan de 310 milliards de dollars d’allégements fiscaux pour les particulier et les entreprises, ce qui est un moyen d’amadouer les Républicains pour obtenir leur soutien à un plan de relance de 775 milliards sur deux ans tout en incitant les entreprises à créer ou préserver des emplois (cette partie représenterait 40-50 milliards).
Selon Ahorro Corporación, les actifs gérés à fin décembre par les fonds commercialisés en Espagne se situaient à 176,3 milliards d’euros, ce qui représente une contraction de 29 % ou de 71,9 milliards, la plus forte diminution étant enregistrée par les fonds d’actions dont l’encours a plongé de 69,3 % ou de 19,5 milliards d’euros, rapporte Expansión. Les fonds ont accusé une perte moyenne de 2,3 %, les fonds d’actions se distinguant avec une perte moyenne de 38,3 %. Les fonds obligataires à court et long termes ont affiché des performances moyennes respectives de 1,8 % et de 2,6 %, pendant que les fonds immobiliers gagnaient 1,7 %.
Selon les milieux financiers, La Caixa et Boursorama (groupe société Générale), ont l’intention de lancer dans le courant du premier trimestre une nouvelle banque en ligne sous la marque Self Trade Bank, rapporte Cinco Días. La nouvelle entité, dont les deux établissements détiennent respectivement 49 % et 51 %, est en passe d’obtenir sa licence bancaire auprès de la Banque d’Espagne. Self Trade Bank cessera donc d'être un portail uniquement consacré aux ordres en Bourse pour devenir une banque dont la stratégie sera de capter des dépôts et d’octroyer des crédits à la consommation.