En 2008, Henderson a vu ses encours décliner de 16 %, de 59,2 milliards de livres fin 2007 à 49,5 milliards fin décembre. Son bénéfice d’exploitation avant impôts est ressorti à 99,7 millions de livres, en repli de 9 % par rapport à 2007. Selon Andrew Formica, CEO du groupe depuis novembre, 2009 s’annonce plus difficile que 2008 en termes de bénéfices.S’agissant de l’acquisition de New Star, Henderson a déclaré que les détails complets de l’offre seraient dévoilés aux actionnaires de New Star le 11 mars, et que les actionnaires de Henderson pourront voter sur l’opération lors d’une assemblée générale le 2 avril. Si tout se passe bien, le gestionnaire pense boucler l’opération début avril.
BNP Paribas Securities Services a été choisi par Henderson Group en tant que prestataire de services exclusif d"Henderson Global Investors pour ses opérations d"investissements et les services bancaires y afférents (à l"exception des hedge funds).
Brian Myerson, connu pour être un actionnaire activiste, est confronté à une fronde des actionnaires de son propre Principle Capital Investment Trust, qui veulent le débarquer ainsi que trois autres administrateurs, revendre les actifs et redistribuer l’argent aux actionnaires, rapporte The Sunday Times. La révolte est menée par le hedge fund américain QVT, mécontent de la mauvaise performance de Principle, avec le fonds d’investissement EIM d’Arki Busson et Invesco. Ils proposeront à l’AG du 26 mars que Crystel Amber Management soit chargé de vendre les participations sur deux ans.
Les grandes banques ont gagné plus de 900 millions de dollars de commissions en moins de 4 mois en vendant de la dette bancaire garantie par l’Etat aux investisseurs, rapporte le Financial Times, citant les chiffres de Thomson Reuters et Freeman & Co. JPMorgan a ainsi gagné 130 millions de dollars en vendant 51 obligations, tandis que Bank of America/Merrill Lynch a accumulé 105 millions grâce à 34 émissions depuis octobre.
Selon La Tribune, à la question «UBS Luxembourg (UBSL) a-t-elle failli dans sa fonction de dépositaire de la sicav Luxalpha investie dans Madoff», la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) a répondu «oui» et enjoint la banque à se mettre en conformité avec la législation du Grand-Duché pour continuer son activité de dépositaire. UBSL devra aussi «veiller» à dédommager les porteurs de parts de Luxalpha, ce que la banque refuse pour le moment en faisant notamment valoir que les clients aisés de Luxalpha savaient ce que qu’ils faisaient, que cette Sicav avait reçu un agrément local et que la documentation du fonds spécifiait «clairement» qu’elle n'était pas #gardienne# des actifs mis en portefeuille.
Fideuram Investimenti agrandit ses équipes, rapporte Bluerating. Ainsi, Mario Bortoli, ex-directeur général d’Eurizon Alternative, vient de rejoindre la société en tant que responsable de la multigestion. L'équipe d’allocation d’actifs sera aussi renforcée.
Le Comité européen des régulateurs (CESR) propose, à destination des sociétés de gestion, les éléments clés pour mettre en place des recommandations sur la gestion des risques, à savoir des principes ainsi qu’un canevas des principaux points pour instaurer un standard dans le processus de gestion des risques. Comme le remarque en préambule le CESR, #la législation européenne en vigueur dans le domaine de la gestion collective est plutôt limitée en ce qui concerne la gestion des risques# alors que les turbulences des marchés soulignent plus que jamais la nécessité d’une approche globale à cette problématique. Les principes proposés devraient ainsi permettre d’assurer une protection appropriée des investisseurs ainsi qu’un processus de gestion des risques adapté aux activités de la société de gestion et des OPCVM qu’elle gère. Cette batterie de principes devrait aussi favoriser la convergence des approches en Europe, un élément pour l’instauration ou la restauration de la confiance mutuelle et la suppression de l’arbitrage réglementaire.Les principes déclinés par le CESR seront complétés par un texte relatif aux problèmes techniques et quantitatifs spécifiques à prendre en compte pour déterminer les paramètres de mesure de l’exposition globale, du levier et du risque de contrepartie concernant les instruments dérivés.
Selon Le Temps, la proximité entre l"autorité de surveillance des marchés financiers (Finma) et UBS pose de sérieuses questions sur l"indépendance de l"organe de surveillance. Le régulateur bancaire, dirigé par un ex-UBS, n"a jamais mis en cause les dirigeants de la banque. Aucune des deux enquêtes menées par la Finma, sur des affaires pourtant critiques pour les intérêts de la Suisse, n"a mis en cause la responsabilité individuelle de membres du conseil d"administration ou de la direction. Le président de la Finma, Eugen Haltiner, est d"autant plus critiqué qu"il a travaillé de 1973 à 2005 chez UBS. Son départ immédiat a été demandé vendredi dernier par un ancien conseiller fédéral.
Dans un point de vue publié par Le Temps, le consultant indépendant Olivier Baumgartner-Bezelgues estime que les investisseurs disposent de nombreuses possibilités d"action en cas de suspension des remboursements par un fonds, notamment lorsque le fonds est établi aux Iles Caïmans où le cadre légal est très structuré et ouvre de nombreuses possibilités de recours. Les hedge funds en tant que véhicule de placement répondent à la «Cayman Mutual Fund Law». De plus, le fonds en tant qu"entité légale répond à la «Cayman Companies Law» dans le cas où le fonds est une «Exempted Company». Ce sont ces lois qui sont invoquées dans les nombreux cas où les clients poursuivent le gérant pour la suspension abusive des rédemptions ou l"activation abusive de la barrière. Ces textes de loi sous certaines conditions peuvent aussi permettre de forcer la liquidation d"un fonds. La Cour d"appel des Caïmans a récemment rendu un jugement très intéressant qui définit les conditions dans lesquelles l"investisseur dans un fonds qui a demandé le remboursement de ses parts devient un créditeur de ce fonds. Cette distinction entre client et créditeur du fonds a de grandes chances d"être reprise dans les nombreux cas à venir. Ce qui fait dire à l"auteur que «les censeurs de tous bords qui veulent la fin des places off¬shore et du secret bancaire feraient bien de balayer devant leur porte et de s"inspirer du cadre légal de ces juridictions».
Le ministère de l’Economie a publié au Journal Officiel du 27 février l’ordonnance réformant les voies de recours contre les visites domiciliaires et les saisies de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Ce texte, qui modifie un article du CMF relatif aux visites domiciliaires que peuvent effectuer les enquêteurs de l’AMF, prévoit en substance un renforcement des droits de la défense, en introduisant la possibilité pour les personnes mises en cause de former recours sur le fond contre l’ordonnance autorisant la visite domiciliaire, ainsi que contre l’exécution du droit de visite. Le texte prévoit également des dispositions transitoires.
Dans un point de vue proposé par Le Temps, l"avocat Thomas Goossens estime que les textes légaux du Grand-Duché détaillent avec plus de précision les devoirs de bonne exécution et de transparence des banques dépositaires. « La loi suisse sur les placements collectifs de capitaux (LPCC), entrée en vigueur le 1er janvier 2007, prévoit que, à côté de certaines tâches administratives de contrôle des activités du fonds, la tâche principale d"une banque dépositaire de fonds est d"assurer la «garde de la fortune collective». Cette obligation de conservation couvre l"ensemble des actifs du fonds. L"étendue de l"obligation des banques dépositaires de vérifier la réalité des ordres de bourse demeure peu claire en Suisse et dépend surtout de l"examen de l"ensemble des circonstances. En revanche, le Tribunal fédéral s"est à maintes reprises penché sur le devoir de surveillance des dépositaires dans les contrats bancaires dits «execution only», retenant que «le banquier n"est pas le tuteur de son client». Il ne saurait donc être exclu que le Tribunal fédéral fasse preuve de la même retenue dans l"examen de la responsabilité de banques dépositaires concernées par des scandales de type Madoff », écrit Thomas Goossens.
Le capital-investisseur américain KPS Capital Partners acquiert selon la Frankfurter Allgemeine Zeitung plusieurs actifs de Waterford Wedgwood, dont Waterford Crystal, Wedgwood et Royal Doulton, mais pas la participation majoritaire dans l’allemand Rosenthal. Ce dernier pourrait être repris par le fabricant italien de couverts et d’articles de cuisine Sambonet Paderno.
Selon le Financial Times, HSBC va annoncer lundi son projet de réduction de HSBC Finance Corporation aux Etats-Unis. Et ce, alors que la banque lance une augmentation de capital de 12 milliards de livres.
Selon les chiffres de la Financial Services Authority cités par le Financial Times, le levier des hedge funds a été ramené à 1,15 fois les actifs nets en octobre, soit deux fois moins qu’il y a un an. le sondage montre aussi que les hedge funds n’ont jamais eu autant de capacité à emprunter depuis 2005, date de début de compilation des données.
Selon une estimation de Towers Perrin, le deficit total des fonds de pension des 100 plus grandes sociétés cotées du Royaume-Uni, celles de l’indice FTSE 100, a atteint 70 milliards de livres. Un an plus tôt, ces fonds étaient en léger excédent.
D’après le Sustainable Business Institute, l’encours des fonds de développement durable dans l’espace germanophone (Allemagne, Autriche, Suisse) s’est contracté en 2008 de 38 % à 21 milliards d’euros, essentiellement à cause de la baisse des marchés d’actions, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le nombre de fonds s’est en revanche accru à 274 fin décembre contre 181 douze mois plus tôt.
Les actions préférentielles de Fresenius et ordinaires d’Hannover Rückversicherung (Hanovre Ré) feront leur entrée dans le Dax à compter du 23 mars en remplacement des actions Deutsche Postbank, qui sont reléguées dans le MDax et de celles d’Infineon, qui rejoignent le TecDax, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung sur la base des statistiques boursières du 27 février. En décembre, Continental et HypoReal Estate avaient dû laisser place à Salzgitter et Beiersdorf, et en septembre TUI a été remplacé par K+S. Jamais on n’avait enregistré un nombre aussi élevé de changements depuis le lancement du Dax voici un peu plus de 20 ans.
Selon le Wall Street Journal, Royal Bank of Scotland est en négociations pour vendre ses actifs retail et commerciaux en Asie à Australia & New Zealand Banking Group pour environ 1 milliard de livres. Ces activités, situées en Inde, à Taiwan ou encore en Indonésie, font partie des actifs asiatiques acquis par RBS lors du rachat d’une partie d’ABN Amro.
L’agence Standard & Poor’s (S&P) a abaissé à négative contre stable la perspective attachée aux notes des constructeurs automobiles Daimler et BMW, indique la Börsen-Zeitung.
Avec des marchés financiers en désarroi et la fraude Madoff, les hedge funds américains ont encore été confrontés à des demandes de remboursements importantes durant les premières semaines de 2009, rapporte The Wall Street Journal. Morgan Stanley estime par exemple que les rachats pour Och-Ziff pourraient atteindre 2,1 milliards de dollars au premier semestre après 5,4 milliards en 2008 (à fin décembre, ses actifs sous gestion se situaient à 22,1 milliards de dollars). Selon les proches du dossier, D.E. Shaw aurait enregistré des demandes de remboursement supérieures pour le trimestre au 31 mars à celles de la fin de l’an dernier. Ses encours ont baissé de 9 milliards de dollars au second semestre 2008 pour terminer à 30 milliards de dollars.
Le tribunal de Dallas tiendra audience ce lundi sur l’affaire Stanford, indique The Wall Street Journal. Dimanche, la SEC et l’administrateur judiciaire Ralph Janvey ont conclu un accord sur la prorogation du gel des actifs de R. Allen Stanford et de ses principales sociétés, mesure qui avait été décidée initialement par un tribunal à la mi-février. Jusqu'à présent, Ralph Janvey a localisé 90 millions de dollars et la CIO du groupe, Laura Pendergest-Holt, a donné ordre de transférer à l’administrateur judiciaire 160 millions de dollars.
Une étude de la Banque des règlements internationaux (BRI) relative à la crise du marché monétaire souligne notamment l'état de dépendance des banques européennes aux fonds monétaires en dollars avant l’aggravation de la crise, rapporte La Tribune. " Mi-2008, un huitième du financement en dollars de ces banques dépendait de ces fonds (ce qui représente environ 1.000 milliards de dollars)» et cette tendance s’est accentuée en 2008 avec la recherche d’actifs moins risqués, complète le quotidien.
Faute de plan de relance coordonné pour venir en aide à l’Europe de l’est, la monnaie unique est revenue à USD 1,2587 lundi matin contre USD 1,2671 avant le week-end.
Du fait de la baisse de la volatilité, le MEFF a réduit de 23 % les garanties pour les contrats à terme sur l’Ibex, qui sont passées depuis jeudi à 10.000 euros (et à 1.000 euros pour le mini-Ibex), rapporte Cinco Días.
Selon L"Echo, la société de Bourse Petercam a réalisé en 2008 un bénéfice consolidé estimé à 32 millions d’euros, en baisse de 65% par rapport à l’année record 2007. Dans la division gestion de fonds et banque privée, l’activité la plus importante de Petercam, les fonds en gestion ont subi l’impact de la baisse des marchés obligataires et d’actions. En 2008, la division banque privée a toutefois pu bénéficier d’apports nets de fonds en gestion. Fin 2008, Petercam gérait environ 14 milliards d’euros d’actifs pour sa clientèle institutionnelle et privée. A noter par ailleurs que Geert Noels, chief economist de Petercam depuis 15 ans et associé depuis 2003, abandonnera, en accord avec le groupe, ses fonctions d’administrateur délégué de Petercam à l’assemblée générale de fin mai 2009. Il continuera cependant à assister Petercam comme conseiller indépendant.
D’après l’association Inverco des sociétés de gestion, les actifs gérés dans les fonds de valeurs mobilières commercialisés en Espagne sont ressortis fin février à 163,44 milliards d’euros, ce qui représente une diminution de 1,2 % ou de 1,95 milliard par rapport au niveau enregistré un mois plus tôt. Les remboursements nets se sont montés à 1,13 milliard d’euros contre 1,81 milliard en janvier. C’est le montant de sorties nettes le plus faible depuis août 2007.BBVA Asset Management a supporté en février des sorties nettes de 50,3 millions d’euros tandis que Santander Gestión des Activos accusait une hémorragie de 535,9 millions d’euros. Ces deux maisons affichent respectivement fin février des encours de 32,82 milliards et de 31,55 milliards. Pour janvier-février, les actifs sous gestion ont pour leur part baissé de 0,6 % ou 199 millions pour le BBVA et de 2,4 % ou 761,4 millions chez le Santander.Parmi les dix premières maisons par le volume des actifs, seule Invercaixa Gestión a enregistré des souscriptions nettes en février, avec 246,3 millions d’euros ; son encours de 11,58 milliards d’euros la place en troisième position dans le secteur.
Pour février, les remboursements nets subis par les fonds de valeurs mobilières ont baissé à 1,13 milliard, le niveau le plus bas depuis août 2007. L’hémorragie dure sans interruption depuis mai 2007. Cinco Días fait remarquer que la baisse du nombre de comptes s’est ralentie à 57.254 en février contre 100.000 en janvier. Mais c’est aussi la première fois depuis 1997 que ce total tombe en-dessous des 6 millions (5.999.698).
Selon La Tribune, la crise pourrait avoir un impact sur certains acteurs de la gestion d’actifs en France. En 2008, souligne le quotidien, la plupart des indépendants ont vu leurs actifs fortement baisser et ils vont devoir adapter leur modèle économique à cette nouvelle donne. #La diversification semble être le maître mot face à des modèles «mono-tout» (monoproduit, monomarché, monoclientèle)#, estime La Tribune en citant Mandarine Gestion ou Sycomore Asset Management (SAM) comme figures de proue de cette diversification.
Dans un entretien à La Tribune, Muriel Faure, PDG de IT Asset Management et présidente de la commission des sociétés de gestion entrepreneuriales à l’AFG, souligne que #les sociétés de gestion ont dû adapter leur base de coûts# à la crise. L’AFG estime, par ailleurs, que #(?) cette crise aura aussi des conséquences en termes de concentration# et qu’il # (?) est clair que le secteur va connaître des restructurations# et que #l’on verra des regroupements intéressants#.
Les sociétés de gestion généralistes, filiales des banques françaises, doivent faire face aux défis de la crise, note Les Echos. Ainsi, le taux de croissance de leurs actifs net a reculé de 9 % à 2 % entre 2006 et 2007. Selon une étude de McKinsey, #la croissance annuelle moyenne des actifs des sociétés qui gèrent plus de 150 milliards d’euros d’actifs a ainsi été de 10,7 % entre 2001 et 2005 et de 19,7 % pour ceux gérant moins de 50 milliards d’euros d’encours. Ce sont les acteurs de taille intermédiaire (entre 50 milliards et 150 milliards d’euros) qui ont vu leurs actifs progresser le plus lentement - de seulement 5,5 % par an#, constate le quotidien.