Les quotidiens indiquent que le gestionnaire français va annoncer ce matin une prise de participation de 35% au capital de la société britannique de private equity. Le montant de l’opération, réalisée par augmentation de capital, reste confidentiel. Une option serait prévue pour une part majoritaire à long terme. Le dirigeant de Duke Street, Paul Taylor, confie aux quotidiens son ambition de créer un fonds capable d’ici trois ans d’investir 500 millions, d’euros selon Les Echos, de livres selon le Financial Times. Cofondateur de Tikehau, Mathieu Chabran souligne le caractère stratégique d’une opération lui offrant «un véritable effet de levier sur (ses) activités au Royaume-Uni et en Europe».
Adjoint de longue date du directeur général du courtier interbancaire Michael Spencer, David Casterton aurait eu connaissance en 2007 par le biais de courriers électroniques d’un système de manipulation du Libor établi entre les courtiers d’Icap et ceux d’UBS et par lequel la banque suisse acceptait d’effectuer des paiements trimestriels à Icap en échange de sa collaboration.
Le fonds souverain de Singapour entend bien ouvrir des bureaux aux Etats-Unis et en Europe. C’est ce qu’indique au quotidien le responsable des investissements de Temasek, Chia Song Hwee. Le bureau américain se situera selon le dirigeant probablement sur la Côte Est, tandis que celui sur le Vieux continent sera installé «au centre des affaires». Le gérant ne doute pas que l’Europe dispose d’un important vivier d’opportunités intéressantes.
Le London Metal Exchange s’attend à ce que sa propre chambre de compensation LMEClear applique à ses membres de frais de compensation similaires à ceux de LCH.Clearnet qui vient tout juste de les tripler pour les transactions du LME. Ils sont ainsi passés de 5 à 15 pence par lot au 1er juin dernier. LMEClear entend compenser les dérivés de gré à gré puis s’étendre aux matières premières comme l’or et l’argent.
Après l’annonce mardi soir de l’intervention de la Banque Populaire de Chine (PBOC), le taux à 7 jours cédait encore aujourd’hui 43 points de base (bp) à 6,85%, après avoir atteint un point haut de 12,45% il y a une semaine, en plein coeur de la crise du marché interbancaire. «La PBOC restera le prêteur en dernier ressort, en évitant toute crise systémique», assure Dariusz Kowalczyk, stratégiste chez CA-CIB.
Le groupe américain, scindé de Home Depot en 2007 par Bain Capital, Carlyle et Clayton, Dubilier & Rice, a levé 957 millions de dollars à l’occasion de son introduction en Bourse, attendue aujourd’hui sur le Nasdaq. Soit un prix par action de 18 dollars, bien inférieur à la fourchette de 22 à 25 dollars initialement envisagée, et abaissée hier seulement de 18 à 20 dollars.
L’Euribor pourrait progressivement disparaître et être remplacé en l’espace d’un an, de plus en plus de banques prenant leurs distances vis-à -vis de ce taux interbancaire de référence, selon des sources au fait du dossier citées par Reuters. Une soixantaine de grandes banques étudieront cette éventualité, ainsi que la définition d’une nouvelle référence, à l’occasion d’une rencontre avec des responsables de la BCE début juillet à Bruxelles.
Le PIB des Etats-Unis a crû de 1,8% en variation annuelle, selon le chiffre définitif publié mardi par le département du Commerce. Ce dernier avait auparavant estimé la croissance à 2,4%, après une croissance de 0,4% au dernier trimestre 2012. Les économistes interrogés par Reuters pensaient que l’estimation de 2,4% serait confirmée. Les dépenses de consommation, qui représentent plus des deux tiers du PIB, ont augmenté de 2,6% (3,4% lors de l’estimation précédente), après une progression de 1,8% au quatrième trimestre 2012. Les exportations, d’abord annoncées en hausse, se sont finalement contractées de 1,1%, retranchant 0,15 point à la croissance du PIB, tandis que l’investissement des entreprises a à peine progressé.
Les modalités définitives du premier emprunt conjoint entre l’Etat fédérale allemand et certains Länder ont été fixés et les banques doivent le mettre à prix mercredi à un spread d’un point de base au-dessus de la courbe des swaps, a confié mercredi à Reuters l’un des chefs de file de l’opération. De même source, les ordres ont dépassé les trois milliards d’euros. Les titres seront émis à une maturité de sept ans et devraient être notés AAA par Fitch.
Le ministre britannique des Finances George Osborne a dévoilé mercredi au parlement une nouvelle série de coupes budgétaires d’un montant de 11,5 milliards de livres (13,5 milliards d’euros) pour l’exercice 2015-2016. Les budgets des collectivités locales sont particulièrement affectés. Une partie des économies ainsi réalisées seront reversées dans des programmes sociaux.
Le fondateur du géant des matières premières Glencore (appelé alors Marc Rich + Co) est décédé à l’âge de 78 ans dans un hôpital lucernois. Poursuivi par les Etats-Unis pour fraude fiscale et commerce avec l’Iran, il avait été gracié in extremis par le président Bill Clinton. Le financier, qui avait renoncé à la nationalité américaine, disposait de passeports suisse, israélien, belge et espagnol.
Il est nécessaire de regrouper au sein d’une agence unique les nombreux acteurs chargés d’aider les entreprises françaises à se développer à l’international, selon un rapport remis mercredi à Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur. Cette agence pourrait être construite à partir d’Ubifrance, qui serait transformée en société anonyme avec à son capital l’Etat, bpifrance, les régions, les chambres de commerce et d’industrie (CCI) et le secteur privé, préconise le rapport.
Le Trésor italien a démenti mercredi que le recours à des contrats de dérivés sur une partie de la dette publique fasse courir des risques aux finances de l’Etat, après des articles de presse évoquant une perte potentielle de plusieurs milliards d’euros. Le Financial Times et La Repubblica rapportent que huit contrats de dérivés, restructurés en 2012 en pleine crise de la zone euro, pourraient se solder par des pertes de 8 milliards d’euros environ sur la base des cours au 20 juin.
L’Euribor pourrait progressivement disparaître et être remplacé en l’espace d’un an, de plus en plus de banques prenant leurs distances vis-à -vis de ce taux interbancaire de référence, selon des sources au fait du dossier citées par Reuters. Une soixantaine de grandes banques étudieront cette éventualité, ainsi que la définition d’une nouvelle référence, à l’occasion d’une rencontre avec des responsables de la BCE début juillet à Bruxelles.
Le gouvernement italien a publié un décret avec effet immédiat repoussant la hausse prévue du taux principal de TVA d’un point de pourcentage d’octobre à juillet. La mesure doit toutefois être approuvée par les parlementaires sous soixante jours. Le parlement pourrait encore prolonger ce gel, qui coûte environ 1 milliard d’euros, s’il parvient à le financer sans accroître le déficit.
La politique monétaire de la Banque centrale européenne restera accommodante aussi longtemps que nécessaire et de nouvelles actions sont envisageables en fonction de l'évolution de l'économie, a déclaré mercredi Christian Noyer, membre du conseil des gouverneurs de la BCE. La prochaine réunion du conseil des gouverneurs de la BCE se tiendra le 4 juillet.
Liés depuis près de vingt ans par un accord de coopération dans le domaine de la conservation, BNY Mellon et National Australia Bank (NAB) ont annoncé le 25 juin qu’ils étendent leur collaboration à une gamme complète de produits et services d’investissement pour les investisseurs institutionnels australiens.Jusqu'à présent, BNY Mellon est le principal conservateur mondial pour les actifs offshore de NAB tandis que NAB est le principal «sub-costdian pour les actifs de BNY Mellon en Australie et en Nouvelle-Zélande.
Selon L’Agefi, la région italienne du Piémont a conclu un accord à l’amiable avec Merrill Lynch concernant deux contrats dérivés vendus par la banque américaine en 2006. Aucun détail n’a été fourni mais selon une source proche du dossier citée par Reuters, une somme de 20 millions d’euros versée par Merrill Lynch à la région italienne serait raisonnable.
Le gestionnaire francfortois Acatis Investment a pris récemment une participation minoritaire dans la nouvelle société de gestion Multi-Asset Absolute Return Asset Management (MARS AM), qui a été créée par trois gérants de SEB AM à Francfort, apparemment peu désireux d’être relocalisés à Stockholm.Pour aider de manière sélective son nouveau partenaire, Acatis va confier à MARS AM, créée par Jens Kummer, Damian Krzizok et Andreas Bichler, la gestion de deux fonds de fonds d’une cinquantaine de millions d’euros au total qui étaient jusqu’à présent gérés en interne, a indiqué à Newsmanagers Faik Yargucu, l’un des trois associés d’Acatis.La coopération entre les deux firmes s’étendra à des questions de stratégie d’investissement, mais l’allocation sera du domaine de MARS.Citywire rapporte pour sa part que la BaFin vient de délivrer un agrément permettant à MARS AM de lancer ses propres fonds, et que les premiers produits seront lancés le mois prochain.Acatis Investment affiche un encours de 1,85 milliard d’euros, dont 200 millions d’euros de souscriptions nettes depuis le début de 2013. Les rentrées nettes de 2012 avaient été de 280 millions d’euros.
Selon les informations de la Börsen-Zeitung, la Commerzbank aurait enfin trouvé au bout de plusieurs mois un repreneur potentiel pour son activité de banque dépositaire. En effet, des négociations auraient été entamées dans ce sens avec le français BNP Paribas.
Dans le cadre du projet d’OPA sur le Club Méditerranée, l’initiateur a décidé de relever à la marge (3%) son offre à 17,5 euros par action et à 19,79 euros par Oceane, rapporte L’Agefi. Un geste qui a permis d’emporter l’approbation de l’offre à l’unanimité par le conseil du Club, et surtout de trois de ses actionnaires, la Caisse de dépôt et de gestion du Maroc (CDG) qui détient 7,1% du capital, Rolaco (5,6%) et Benetton (2,2%) qui ont décidé d’apporter leurs titres. Pour sa part, Colette Neuville, présidente de l’Adam, a invité les actionnaires à ne pas apporter leurs titres, mais à accompagner la transformation du groupe, et à sortir avec Axa PE dans cinq ans. En effet, les accords entre l’initiateur et les membres du concert prévoient la possibilité d’une entrée en Bourse de Gaillon (réunissant Axa PE, le fonds chinois Fosun, et le management) dans quatre ans, et un an après l’un des investisseurs financiers pourra initier une cession à 100% de Gaillon.
Cortal Consors France, la filiale de BNP Paribas spécialisée dans l'épargne et le courtage en ligne, étudie depuis plusieurs mois un projet de réorganisation qui devrait la conduire à se faire absorber, dans l’Hexagone, par sa maison mère, rapporte L’Agefi. Ses activités seraient éclatées entre différentes entités du groupe.B Capital, la filiale spécialisée dans le conseil boursier et la gestion sous mandat pour les particuliers aisés, devrait récupérer une partie des portefeuilles de clientèle de Cortal Consors. Le reste sera apporté aux réseaux d’agences du groupe, d’une part, et à ses centres de banques privées, d’autre part. La nouvelle banque en ligne Hello Bank, qui dispose de son propre site internet dans l’Hexagone, vient aussi en partie marcher sur ses plates-bandes. «Un projet de rapprochement est à l'étude et la réflexion devrait aboutir à l’automne», reconnaissait hier un porte-parole de la société. Cortal Consors France affichait 527.000 clients à fin 2012, pour un total d’encours gérés de 11,6 milliards d’euros.En revanche, les implantations internationales de Cortal Consors en Espagne et en Allemagne ne seraient pas concernées.
The Wall Street Journal rapporte que Bill Gross, le «roi des obligations», fait partie des gérants les plus durement touchés par la chute du marché. Son Pimco Total Return Bond Fund de 285,2 milliards de dollars a perdu 3,65 % depuis début juin, ce qui en fait le 12ème plus mauvais produits parmi les 177 fonds similaires suivis par Lipper.Les pertes de juin interviennent après des rachats nets de 1,32 milliard de dollars en mai, les premières sorties depuis 2011.
Le fonds de pension californien CalPERS a annoncé le 25 juin la nomination d’Eric Baggesen au poste de senior investment officer (SIO) pour l’allocation d’actifs et la gestion du risque. Eric Baggesen prend ainsi officiellement la succession de Farouki Majeed, qui a quitté CalPERS l’an dernier. Ses fonctions actuelles de SIO pour les actions internationales seront reprises par Dan Bienvenue, gérant de portefeuille senior pour cette classe d’actifs.Eric Baggesen a rejoint CalPERS en 2004, en provenance de State Street Global Advisors,.
Une commission de deux experts a mis fin au litige entre la Banque Postale et Oddo & Cie dans la gestion privée. Selon les Echos, ils ont estimé à 47,6 millions d’euros la somme nécessaire pour solder les comptes alors que le groupe demandait 200 millions d’euros pour sa participation de 49% dans La Banque Postale Gestion Privée.
La société de gestion dédiée à la gestion institutionnelle sous mandats OFI Mandats, s’appuie sur la nouvelle offre Linedata Chorus pour renforcer ses propres services de gestion administrative, comptable et réglementaire à l’attention de ses clients du monde de l’assurance et de la mutualité, selon un communiqué des deux sociétés.La gestion des investissements financiers par les investisseurs institutionnels doit affronter trois défis principaux, souligne le communiqué:- intégrer au processus de pilotage du résultat financier la contrainte d’optimisation de fonds propres réglementaires induite par Solvabilité 2;- accompagner la baisse des rendements obligataires par une diversification des univers d’investissement;- rénover les processus de délégation de gestion, de façon à assurer la conformité des décisions de gestion aux objectifs de l’assureur tout en maintenant des marges de manœuvre suffisantes pour une gestion mobile et réactive des portefeuilles.Dans ce contexte, les spécialistes de la gestion financière et de l’administration de fonds cherchent à apporter à chacun de leurs clients des réponses personnalisées s’appuyant sur un processus global et modulaire, pouvant intégrer l’allocation stratégique sur mesure ou profilée, l’administration de portefeuilles, le suivi des contraintes, performances et risques, jusqu'à la réalisation des états réglementaires.
Le 15 juillet, Meeschaert Asset Management (MAM) fusionnera deux fonds d’actions internationales, le MAM America Growth et le MAM Universalis pour créer le MAM America, qui débutera avec une cinquantaine de millions de dollars d’encours (les souscriptions nettes depuis le début de l’année représentent environ 4 millions de dollars).Le gérant principal du nouveau produit, Gregori Volokhine, basé à New York et président à la fois de Meeschaert Financial Services et de Meeschaert Capital Markets depuis cinq ans, a indiqué à Newsmanagers que ce portefeuille de conviction ne comportera qu’une trentaine de lignes et que le taux de rotation anticipé ne devrait pas dépasser les 100 %.Cela impliquera d’importants paris sectoriels et de la sélection de valeurs. La stratégie core, en sélection de valeurs, porte sur la moitié du portefeuille et se focalise sur des titres du Dow Jones 30 tandis que la partie satellite se compose, actuellement, de quatre poches (Internet, construction, biotechnologies et financières) en fonction d’une allocation «top-down».Gregori Volokhine indique que 75 % des titres seront des capitalisations supérieures à 5 milliards de dollars tandis que 25 % du fonds seront investis en actions de sociétés dont la capitalisation se situe entre 1 milliard et 5 milliards de dollars. MAM s’interdit d’allouer plus de 7,5 % du portefeuille à une seule des valeurs de plus de 5 milliards de dollars, alors que le plafond pour les 1-5 milliards est fixé à 5 %.CaractéristiquesDénomination : MAM AmericaCode Isin part C : FR0000448896 Code Isin part I : FR0011521897 (en cours de création)Indice de comparaison : Dow Jones Industrial Average Total Return IndexFrais fixes part C : 1,90 % TTC Frais fixes part I : 1,10 % TTCCommission de surperformance : 10 % TTC maximum de la surperformance positive du FCP au-delà de l’indice de référence
Le canadien Columbia Investment Management Corporation (100 milliards de dollars) a acheté la participation de 5 % dans l’espagnol Compañía Logística de Hidrocarburos (CLH) au portugais Galp Energía, qui devrait réaliser une plus-value de 50 millions d’euros, rapporte Cinco Días. La transaction devrait être bouclée d’ici à quatre semaines au plus tard.
« Le secteur de la gestion d’actifs est à un point d’inflexion. Le secteur est à l’aube d’une période de nouvelle croissance ». C’est sur cette note d’optimisme que Tom Brown, associé de KPMG et global head of Investment Management Practice, a ouvert les débats du Fund Forum International qui se tient jusqu’à jeudi à Monaco. Outre l’amélioration du contexte économique, trois moteurs vont selon lui alimenter cette croissance : les opportunités venant des « méga-tendances » (démographie, raréfaction des ressources…), le rétrécissement du secteur bancaire et enfin les retraites et la santé.Les CEO invités à s’exprimer lors des panels ont quant à eux appelé de leurs vœux une meilleure éducation des investisseurs. Certaines sociétés de gestion participent déjà à ces efforts, comme Nikko Asset Management ou Franklin Templeton. Robert Higginbotham, président de T Rowe Price, a lui exhorté les sociétés de gestion à prendre les devants en matière de régulation et fixer des standards plus élevés en matière de devoirs fiduciaires.Dans une intervention destinée à réveiller l’audience, le musicien et activiste Sir Bob Geldof, également président d’une société de private equity, a pour sa part appelé les investisseurs à se tourner vers l’Afrique. Les marchés émergents sont d’ailleurs à l’honneur dans ce Fund Forum International, et pas uniquement par le biais des interventions à ce sujet. Un certain nombre de sociétés de gestion de ces pays sont présentes, stand à l’appui, en vue de se faire connaître en Europe…