Bordier & Cie crée le laboratoire d’idées Bordier FinLab, rapporte L’Agefi suisse. La nouvelle structure aura pour objectif la recherche de solutions innovantes via les fonds de placement traditionnels et non traditionnels, les placements privés (private equity) et produits structurés complexes. Sur la base de critères d’investissements différents, il permettra notamment aux gérants de Bordier & Cie d’investir dans de nouveaux fonds en phase de développement (seeding), favorisant ainsi l’éclosion de nouveaux talents tout en offrant un potentiel de forte valeur ajoutée. Pour donner plus de poids à cette démarche, Bordier FinLab SA s’associera à un cercle de partenaires institutionnels établis (constitué d’un nombre limité de banques, family offices et gérants indépendants). Enfin, Bordier FinLab assurera une veille technologique des avancées touchant l’industrie bancaire (finance participative, fintech,…) et servira, le cas échéant, d’incubateur pour le groupe Bordier.
La banque Vontobel a dégagé en 2015 des résultats en forte hausse et a décidé de relever son dividende pour l’exercice écoulé, selon un communiqué publié le 11 janvier. Le groupe s’est déclaré «bien positionné» et «confiant» pour la nouvelle année, malgré les difficultés sur les marchés et les taux négatifs. Le bénéfice net part du groupe a bondi de 32% à 177,2 millions de francs suisses, tandis que le résultat avant impôts a progressé de 30% à 223,9 millions sur l’exercice écoulé.L’activité a été soutenue, avec un produit d’exploitation en croissance de 12% à 988,6 millions de francs suisses. Les charges d’exploitation ont également pris de l’embonpoint (+7%) à 764,7 millions. La collecte nette s’est élevée à 8 milliards de francs suisses, après 6,2 milliards de francs en 2014. En incluant les acquisitions, notamment celle de Finter Bank, les apports de liquidités s'élèvent à 16,1 milliards. Les actifs sous conseil, hors effets de change négatifs de 2 milliards de francs, ont quant à eux atteint 147,8 milliards de francs, en progression de 8% d’une année sur l’autre. Près de 40% de ces actifs proviennent de Suisse, suivie par les marchés cibles des Etats-Unis (19%), les marchés émergents (18%), la Grande-Bretagne (8%), l’Allemagne (6%) et l’Italie (5%).Les unités Asset Management et Financial Products «ont sensiblement contribué à (la) hausse» du résultat. Le bénéfice avant impôts de ces unités a respectivement bondi de 28% à 139 millions de francs et de 27% à 62 millions de francs. En revanche, le pôle Wealth Management a notamment souffert des taux négatifs et son résultat avant impôts a reculé de 18% à 61 millions de francs. La banque a proposé de relever son dividende de 30 centimes à 1,85 franc.
Le gestionnaire obligataire BlueBay Asset Management (BlueBay AM) vient de recruter Jean-Yves Guibert et Marc Kemp au sein de son équipe « Global Leveraged Finance ». Basés à Londres, Jean-Yves Guibert a été nommé analyste crédit senior en charge du high yield tandis que Marc Kemp est nommé gérant de portefeuille institutionnel. Ces deux arrivées permettent à BlueBay AM de renforcer son équipe high yield, en particulier en termes de couverture des marchés européens. Jean-Yves Guibert arrive en provenance de BNP Paribas où il officiait dernièrement en qualité de « Head of European High Yield Sector Specialists » tandis que Marc Kemp travaillait précédemment chez JP Morgan en qualité de « managing director » et de responsable des ventes pour le high yield européen.
Le britannique Ashmore Group a souffert de la désaffection des investisseurs pour les marchés émergents si bien que ses actifs sous gestion ont chuté de 9 milliards de dollars au second semestre pour terminer l’année à 49,4 milliards de dollars, en recul de 25% par rapport au niveau atteint à fin juin 2015, selon les résultats publiés le 11 février. Malgré une réduction des coûts de 16% à 46,3 millions de livres, le bénéfice avant impôts a chuté à 62,7 millions de livres contre 110,7 millions de livres au second semestre.
La société de gestion de fortune britannique Charles Stanley a choisi Allfunds pour fournir une plate-forme pour l’aider à servir le marché britannique, rapporte Investment Europe. Allfunds affiche 145 milliards de livres d’encours sous administration, avec 43.000 fonds de 462 sociétés de gestion sur sa plate-forme.
Royal Bank of Scotland (RBS) a annoncé, ce 11 février, la nomination de Peter Flavel au poste de directeur général de son activité de banque privée, responsable à ce titre de Coutts & Co et Adam & Company.L’intéressé arrive en provenance de JP Morgan où il officiait en qualité de directeur général de l’activité de gestion privée et de fortune en Asie. Avant cela, il avait travaillé chez Standard Chartered au sein de son activité de banque privée.Peter Favel, qui quitte Singapour pour s’installer à Londres, remplace Michael Morley qui a démissionné de son poste de directeur général de Coutts & Co. Michael Morley restera cependant au sein de la division banque privée de RBS jusqu’en mai 2016 afin d’assurer une transition en douceur, explique le groupe bancaire dans un communiqué.
Schroders vient de lancer portfolioIQ, un outil numérique qui doit permettre aux conseillers basés en Allemagne et en Autriche de proposer à leurs clients des solutions d’optimisation et de diversification de portefeuille, rapporte le site Investment Europe. L’outil prend également en compte les niveaux de tolérance au risque des investisseurs, avec différentes propositions d’agencement de portefeuille adaptées aux différents niveaux de risque.
Santander Asset Management gère plus de 1 milliard d’euros dans le cadre de ses activités retail sur le marché allemand, rapporte le site spécialisé Fondsprofessionell. Au cours de l’année écoulée, la société de gestion a collecté environ 500 millions d’euros, soit deux fois plus que l’année précédente, grâce notamment à son offre de fonds de fonds de la famille «Select». En prenant en compte la clientèle institutionnelle, les actifs sous gestion s'élèvent à environ 1,8 milliard d’euros.
Les actifs gérés dans les fonds allemands ont atteint l’an dernier le niveau record de 2.600 milliards d’euros, selon des statistiques communiquées par l’association allemande des gestionnaires d’actifs (BVI). En 2015, les seuls fonds institutionnels ont totalisé 1.339 milliards d’euros, contre 1.231 milliards d’euros en 2014, relève l’association. Les mandats ont également atteint l’an dernier un montant record, soit 378 milliards d’euros, contre 363 milliards d’euros un an auparavant, alors que les fonds ouverts au public s’inscrivent fin 2015 à 883 milliards, contre 789 milliards d’euros à fin 2014.Le succès des fonds s’explique par un intérêt croissant de la part des investisseurs dans un environnement de taux bas, selon le BVI. Les fonds ont collecté en 2015 un montant record de 193,4 milliards d’euros, contre 123,4 milliards d’euros l’année précédente. L’an dernier, la collecte des fonds institutionnels s’est élevée à 121,5 milliards d’euros, là encore un record, comparé aux 91 milliards d’euros de 2014. Les souscriptions nettes des fonds ouverts au public ont quasiment doublé entre fin 2014 et fin 2015, passant de 32,4 milliards d’euros à 71,9 milliards, indique le BVI.Du côté des fonds ouverts au public, les fonds diversifiés ont été particulièrement prisés et ont enregistré une collecte nette record de 38,6 milliards d’euros. Après plusieurs années de décollecte, les fonds actions ont pour leur part enregistré des souscriptions nettes de 21,1 milliards d’euros.Les fonds obligataires ont attiré de leur côté 6,3 milliards d’euros, contre 16,9 milliards d’euros en 2014.
La société de gestion italienne Sofia Sgr vient d’ouvrir un bureau à Bologne qui sera présidé par Enrico Lipparini, recruté pour l’occasion. Ce dernier rejoint la société de gestion après une carrière de 20 ans au sein de Banca Popolare dell’Emilia Romagna, où il était responsable du private banking pour Bologne, Ferrara et la Toscane. Avant cela, toujours chez BPER, Enrico Lipparini a été banquier privé et responsable régional à Bologne. Le nouveau bureau est équipé pour accueillir jusqu’à cinq conseillers. Fin novembre, Sofia Sgr a dépassé 1,2 milliard d’euros d’encours sous gestion.
FinecoBank, le réseau du groupe Unicredit, vient de recruter deux professionnels de Deutsche Bank : Alessio Grilli et Matteo Corti, rapporte Bluerating. Le duo travaillera dans l’un des principaux centres de la banque à Milan.
Les économistes sur le vieux Continent l’attendent, en rêvent. Mais elle ne se décrète pas… Elle ne serait d’ailleurs qu’une conséquence d’une amélioration de l’économie. Qu’on attend elle aussi… Pourtant, l’inflation - puisque c’est d’elle dont il s’agit - existe. Et même au cœur de l’Europe, à Bruxelles. Hélas, elle fait son œuvre dans un autre domaine, celui de la réglementation. Particulièrement celle qui s’applique au monde de la gestion d’actifs. Comme elle est galopante en la matière, l’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama) vient, cette semaine, de demander à la Commission de calmer le jeu, et d’assurer «un certain degré de stabilité réglementaire durant la période à venir». Et puisqu’il est établi que les Cassandre profitent d’une oreille plus attentive, les sociétés de gestion n’ont pas fait dans le détail, qui parlent d’un impact «sismique» dans l’obligataire. L’inflation ne s’est pas contentée d’élire domicile à Bruxelles. Elle est aussi visible encore cette semaine dans les condamnations des tribunaux d’asset managers dans le monde entier. En quelques jours, pas moins de quatre grands noms ont été mis sur la sellette. Credit Suisse qui a été condamné à payer une amende de 84,3 millions de dollars aux Etats-Unis pour solder des accusations de malversations dans les «dark pools». La filiale américaine de Barclays Capital Inc qui doit acquitter 70 millions de dollars pour des motifs semblables. Julius Baer qui vient de se voir infliger une amende de 547,25 millions de dollars par la Justice américaine dans son litige fiscal avec les autorités américaines. Même à Paris, un britannique est aussi dans la mire de la justice : HSBC Holdings Plc mis en examen dans une enquête pour fraude fiscale. Ces condamnations ne sont pas sans conséquences sur les résultats économiques des groupes. Credit Suisse a souffert au quatrième trimestre. UBS, à l’inverse, qui n’a pourtant pas été épargné en matière de sanctions financières, a démontré de façon assez spectaculaire sa puissance de feu : en 2015, son bénéfice net aura progressé de… 80 %. En parlant d’inflation, certains montants tournent également la tête. Les introductions en Bourse (IPO) européennes, par exemple, qui ont levé l’an dernier 57,4 milliards d’euros, soit une hausse de 16% par rapport à 2014, selon la dernière étude «IPO Watch» de PwC. Ou les dividendes qui pourraient être versés aux actionnaires cette année par les entreprises européennes, estimés selon une autre étude réalisée par Allianz à 315 milliards d’euros contre 304 milliards d’euros l’an dernier. Que feront les actionnaires de ces sommes ? L’avenir si il valide ce scenario le dira. Mais elles pourraient être investies dans des fonds actions, auxquels les investisseurs font toujours confiance. La semaine dernière, ces produits n’ont connu que de très modestes sorties nettes de 37 millions de dollars. Les ETF ont même collecté en net 6,4 milliards de dollars et les actions japonaises ont drainé 2,7 milliards de dollars. Et le phénomène n’est peut être pas terminé puisque l’on vient d’apprendre que plus des trois quarts des particuliers fortunés envisagent d’accroître leurs versements dans leurs portefeuilles d’investissement au premier semestre 2016, selon un sondage mondial réalisé en janvier par la société de conseil deVere Group. On notera cependant que, ces derniers jours, les fonds européens ont moins fait recette. Reste que certains d’entre eux ont d’ores et déjà une taille imposante. Selon Thomson Reuters Lipper, les dix fonds de long terme qui se sont le mieux vendus en Europe en 2015 ont enregistré des souscriptions nettes de près de 46 milliards d’euros.A ce propos, nul ne sait précisément de quels fonds il s’agit mais, honorant sa mission de protection de l’investisseur, l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF/Esma) s’intéresse désormais de près au phénomène du «closet indexing». Il s’agit de débusquer ces fonds prétendument gérés activement mais qui sont plutôt pilotés comme des fonds indiciels et qui risquent de léser les investisseurs en prélevant des commissions supérieures à celles prélevées pour une gestion passive. La police chinoise elle aussi a fait de la protection de l’investisseur son credo ces derniers jours. Elle vient ainsi d’arrêter une vingtaine de personnes dans le cadre d’une escroquerie de type Ponzi qui aurait provoqué 7,67 milliards de dollars de pertes pour les investisseurs. A la base, les coupables utilisaient l’argent des nouveaux investisseurs pour financer, entre autres, leurs propres projets immobiliers. Des Madoff en puissance qui avaient le mérite de créer de l’inflation… mais sur leur propre fortune.
L’année 2015 a été une période compliquée pour les placements des Fonds de compensation suisses AVS/AI/APG. Le rendement net sur capital investi, hors liquidités, a atteint -0,77%, selon un communiqué de compenswiss. Les encours ont toutefois progressé à 33,6 milliards de francs, contre 33,1 milliards à fin 2014. " Les rendements négatifs sur les obligations, le repli des marchés d’actions et les coûts excessivement élevés de la couverture du risque de change ont altéré la performance des placements. L’année 2015 n’est en rien comparable à l’exercice 2014, qui avait pu dégager un rendement net de +7,1 % grâce à des conditions de placement favorables. Compte tenu des conditions du marché difficiles, et si l’on se réfère à la stratégie de placement définie, le rendement négatif obtenu représente toutefois un résultat acceptable. La suppression du taux plancher franc-euro et l’abaissement des taux d’intérêt déjà négatifs par la Banque nationale suisse n’ont fait que compliquer encore la gestion des placements», estime compenswiss dans le communiqué. Rendements négatifs sur les obligations, repli des marchés d’actions, coûts élevés de la couverture du risque de change, suppression du taux plancher et taux d’intérêt négatifs: compte tenu de ces conditions, le résultat obtenu est «acceptable», estime compenswiss . En 2014 encore, le rendement net avait atteint +7,1%. Les conditions de placement étaient alors particulièrement favorables.
Le département Digital de Seventure Partners vient de réaliser un 11ème investissement dans les domaines FinTech- AssurTech outre-Rhin. La société de capital risque a participé au Tour D de payleven, qui totalise une levée totale de 10 millions de dollars, indique un communiqué.payleven se présente comme le leader européen des solutions de paiement par carte mobile, permettant aux petites, moyennes et grandes entreprises d’utiliser des technologies de paiement intelligentes pour capter des revenus supplémentaires en étant plus mobiles. A l’occasion de ce tour D, la société accueille Seventure en tant que nouveau partenaire financier aux côtés des investisseurs historiques : Hotzbrinck Ventures, ru-Net, B Cinque, New Enterprise Associates (NEA et MePay).Depuis sa création en 2012, payleven a levé un total de 51 millions de dollars.
Après douze années passées en tant que président du comité du label Finansol, Guy Courtois a décidé de passer la main. Jean-Pierre Lefranc, directeur financier de la Fondation de France et Isabelle Guénard-Malaussène, experte financière, présideront désormais le comité : ‘accepter cette co-présidence, placée sous le signe de la parité, c’est poursuivre le travail en combinant des expertises complémentaires, tant dans le domaine de la finance que celui de l'économie sociale et solidaire, et en mettant notre énergie en commun au service du label pour soutenir la marque Finansol. Cette collaboration nous permettra d’appréhender ensemble les sujets de fond et amener plus de contenu dans la réflexion’’, indique ce nouveau duo. Depuis sa création en 1997, le comité du label oeuvre au développement des placements solidaires en labellisant les produits d’épargne qui respectent un référentiel de critères exigeants notamment en termes de solidarité et de de transparence. Chaque année, de nouveaux placements sont labellisés – 144 le sont à l’heure actuelle - tandis que d’autres se voient retirer cette distinction. Ces cinq dernières années, le label Finansol a ainsi été retiré à 30 placements. Le comité renforce constamment l’exigence de son règlement en introduisant de nouveaux critères. Parmi ceux-ci, on peut citer l’obligation d’une promotion active des produits d’épargne solidaire afin d’inscrire les placements labellisés dans une dynamique commerciale forte.
Candriam Investors Group a annoncé, ce 11 février, le lancement du fonds Candriam Bonds Convertible Opportunities, une nouvelle stratégie de rendement absolu sur obligations convertibles conçue pour exploiter les opportunités de ce marché. « Dans un contexte où les fonds d’obligations convertibles directionnels « long-only » tendent à se concentrer sur un univers d’investissement limité par leurs benchmarks, nous estimons que les investisseurs doivent à présent adopter une nouvelle approche de cette classe d’actifs, explique le gestionnaire d’actifs dans un communiqué. Le lancement de ce nouveau fonds nous offre l’opportunité de bénéficier de la dispersion actuelle du marché. » De fait, selon Candriam, plus de 70 % des flux de capitaux sur les obligations convertibles proviennent de fonds contraints par leurs benchmarks, qui de facto investissent très majoritairement sur des obligations convertibles dites « mixtes ». « Notre stratégie visera à tirer parti des opportunités au sein de l’ensemble de l’univers des obligations convertibles, et en particulier sur des obligations convertibles au profil plus proche d’une action ou d’une obligation », commente Fabrice Cuchet, responsable de la gestion alternative et membre du comité exécutif de Candriam, cité dans un communiqué. Concrètement, plutôt que suivre un indice, ce nouveau fonds adopte une approche sans contrainte, permettant ainsi à l'équipe d’investissement « de saisir les meilleures opportunités là où elles se trouvent ». Le portefeuille du fonds, bâti sur les convictions des gérants, comptera environ 50 à 80 positions avec deux moteurs de performance. Dans le détail, le premier moteur de performance consiste en une poche directionnelle qui permet une exposition ciblée aux obligations convertibles jugées les plus attractives du marché quel que soit leur profil, équilibré, proche d’une action ou proche d’une obligation, avec un delta compris entre 25% et 75%.Le second moteur de performance associe différentes stratégies long-short opportunistes conçues pour exploiter les inefficiences du marché des convertibles, notamment sur la volatilité implicite et sur l’arbitrage de crédit. Ces stratégies ont un delta proche de zéro et présentent une faible corrélation avec la poche directionnelle, « ce qui renforce la diversification du portefeuille et offre un bon potentiel de performance », estime Candriam.Le fonds est enregistré pour une commercialisation en Italie, en France et au Luxembourg.
Selon L’Agefi, le projet de Carlyle de lever un fonds de LBO de très long terme prend forme. Le véhicule, d’une durée de vie de 20 ans, aurait déjà collecté quelque 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) auprès d’une poignée d’investisseurs majoritairement constituée de fonds souverains et de fonds de pension, selon les informations de Bloomberg. Une équipe de 14 gérants a été recrutée pour piloter le fonds, qui vise un objectif de 5 milliards de dollars et a déjà réalisé deux investissements pour près de 500 millions. A l’instar de Carlyle, d’autres firmes comme Blackstone ou CVC Capital sondent l’intérêt de leurs limited partners (LP), loin d'être acquis, pour des fonds de long terme. Carlyle aurait ainsi proposé d’abaisser de 1,5% à 1% ses frais de gestion, et de 20% à 15% son carried interest.
L’assureur américain AIG fait la paix avec les activistes Carl Icahn et John Paulson qui ne demandaient rien moins que la scission du groupe en trois sociétés indépendantes. Le groupe a indiqué le 11 février, à l’occasion de la publication de ses résultats financiers, qu’il allait élargir son conseil d’administration à 16 membres contre 14 auparavant, dont un siège sera occupé personnellement par John Paulson et un autre dévolu à Sam Merksamer, un proche de Carl Icahn. «Les deux nouveaux membres du conseil vont apporter une expertise financière et du monde des affaires. Et nous sommes impatients de profiter de leurs idées au moment où nous enclenchons notre stratégie pour créer une entreprise plus leste, rentable et concentrée» sur son coeur de métier, a souligné le directeur général Peter Hancock, qui sauve pour le moment son poste. AIG a en outre annoncé un programme de rachat d’actions de 5 milliards de dollars et une hausse de 14% de son dividende trimestriel, autant d’annonces destinées à apaiser MM. Icahn et Paulson.
Une année exceptionnelle pour Amundi. Outre la réussite de l’introduction en Bourse, la nouvelle stratégie de développement porte ses fruits. Portés par une collecte record de 80 milliards d’euros, les actifs gérés d’Amundi ont progressé l’an dernier de 12% pour s'établir à 985 milliards d’euros contre 877,5 milliards d’euros à fin 2014. «Amundi a ainsi quasiment atteint fin 2015 l’objectif de 1 000 milliards d’euros d’encours sous gestion, qui avait été annoncé pour fin 2016, dans le cadre du Plan à Moyen Terme de Crédit Agricole S.A. présenté en mars 2014", souligne Amundi dans un communiqué. A noter en outre que la croissance a été réalisée quasi exclusivement de manière organique. Les encours retail ont progressé de 25% à 263 milliards d’euros tandis que les encours institutionnels se sont inscrits en hausse de 8,2% à 722 milliards d’euros.Durant l’année écoulée, la collecte nette a ainsi atteint un niveau jamais vu 80 milliards d’euros, soit 9% des encours de début de période, contre 33 milliards d’euros en 2014. C’est le niveau le plus élevé depuis la création d’Amundi. Le groupe est classé premier collecteur en Europe et quatrième au plan mondial sur les fonds ouverts. Au cours du seul quatrième trimestre 2015, la collecte nette s’est élevée à 14,1 milliards d’euros, contre 12,5 milliards d’euros au quatrième trimestre 2014. Elle se répartit à parts égales entre le segment Retail (7,2 milliards d’euros) et la clientèle institutionnelle (6,9 milliards d’euros). Malgré les turbulences boursières du second semestre, l’effet marché est demeuré positif à hauteur de 22,4 milliards d’euros sur les encours. Amundi a bénéficié en 2015 de sa stratégie de développement fondée sur la diversité de ses marchés – Retail, Institutionnels –, de ses expertises et sa présence géographique étendue. Ainsi la collecte nette a été très équilibrée entre les segments de clientèle Retail (41,5 milliards d’euros) et Institutionnels (38,3 milliards d’euros). Les encours retail ont progressé de 25% à 263 milliards d’euros tandis que les encours institutionnels se sont inscrits en hausse de 8,2% à 722 milliards d’euros. Elle se répartit à hauteur de 56% pour les actifs à moyen-long terme11 et 44% pour les produits de trésorerie, et au sein des actifs longs toutes les expertises ont contribué à cette forte collecte, et plus particulièrement les obligations (24,4 milliards d’euros), les gestions diversifiés (11,7 milliards d’euros) et les actions (6 milliards d’euros). La collecte nette a été tirée à 75% par l’international, dont 47% par l’Asie et 28% par l’Europe hors de France. A souligner particulièrement à l’international les performances des joint-ventures d’Asie, qui ont collecté 31,3 milliards d’euros en 2015, et de l’Italie (5,7 milliards d’euros). Les réseaux France affichent pour la première fois depuis la création d’Amundi une collecte nette à l’équilibre hors produits de trésorerie (+0,1 milliard d’euros) sur l’ensemble de l’année, avec toutefois un second semestre moins favorable que le premier. L'évolution très satisfaisante de l’activité commerciale se traduit dans de solides résultats financiers. L’exercice 2015 a ainsi marqué une nouvelle croissance du résultat net qui s’élève à 528 millions d’euros, en hausse de 8% par rapport à 2014, une fois ajusté des frais d’introduction en Bourse. Cette progression reflète en premier lieu une hausse des revenus de 7,8%, notamment avec une progression de 11% des commissions nettes, en ligne avec la progression des encours alors que les commissions de surperformance sont en baisse de 19%. En outre, la hausse des charges d’exploitation à périmètre et change constant a été limitée à 4,3%. Cette progression traduit pour l’essentiel le renforcement des équipes à l’international, «conforme à notre stratégie de développement», souligne Amundi. Le résultat brut d’exploitation (RBE) ajusté a progressé de 7,6% par rapport à 2014, à 788 millions d’euros. Le coefficient d’exploitation ajusté reste au niveau très compétitif de 52,4%. A noter que, en lien avec la forte progression de leurs encours, le résultat des sociétés mises en équivalence, qui reflète principalement le résultat des joint-ventures en Asie, s’établit à 25 millions d’euros en 2015, en hausse de 49,1% par rapport à 2014. Après déduction des frais d’IPO, soit 9 millions d’euros après impôts, le résultat net part du Groupe publié s’établit à 519 millions d’euros, en hausse de 5,9% par rapport à 2014. Le conseil d’administration a décidé de proposer à l’assemblée générale, qui se tiendra le jeudi 12 mai 2016, un dividende de 2,05 euros par action en numéraire, soit 343 millions d’euros. Ce dividende correspond à un taux de distribution de 65% du résultat net part du Groupe16 et un rendement de 6% sur la base du cours de l’action à la clôture du 9 février 2016.
Fin d’année 2015 bien compliquée pour AllianceBernstien (AB). A l’occasion de la publication de ses résultats annuels, le gestionnaire d’actifs américain a fait état d’une décollecte nette de 2,5 milliards de dollars au quatrième trimestre, après 2,4 milliards de dollars de flux nets sortants au troisième trimestre. Dans le détail, la décollecte nette s’élève à environ 900 millions de dollars auprès des clients institutionnels au quatrième trimestre. Sur ce segment de clientèle, la collecte brute atteint pourtant 4,3 milliards de dollars, soit une progression de 10% par rapport au trimestre précédent. Auprès des clients « retail », la décollecte nette s’élève à 1,5 milliard de dollars au quatrième trimestre, après 1,6 milliard de dollars de sorties nettes au troisième trimestre. La collecte brute s’établit à 8,1 milliards de dollars, en hausse de 3% d’un trimestre sur l’autre. Enfin, la clientèle « private wealth » a connu une décollecte nette d’environ 100 millions de dollars au dernier trimestre, soit un montant similaire à celui du troisième trimestre. La collecte brute a pourtant augmenté de 18% d’un trimestre sur l’autre pour atteindre 1,3 milliard de dollars au quatrième trimestre.Sur l’ensemble de l’année 2015, AllianceBernstein a réalisé une collecte nette de 3,2 milliards de dollars, bien loin cependant des 5,1 milliards de dollars de souscriptions nettes réalisées en 2014. Dans ce contexte, les actifs sous gestion s’établissent à 467,4 milliards de dollars à fin 2015, en hausse de 1% par rapport au 30 septembre 2015 (462,9 milliards de dollars) mais en recul de 1,4% par rapport à fin 2014 (474 milliards de dollars). De fait, au cours de l’année écoulée, AllianceBernstein a pâti d’un effet de marché négatif de 9,8 milliards de dollars. A l’issue de l’exercice 2015, AllianceBernstein affiche des revenus ajustés de 2,52 milliards de dollars, stables par rapport à 2014. Grâce à une bonne maitrise de ses dépenses, la société de gestion publie un résulat opérationnel ajusté en hausse de 1,8 % à 619 millions de dollars fin 2015 contre 608 millions de dollars fin 2014. Enfin, son résultat net ressort à 580,8 millions de dollars en 2015 contre 570,3 millions de dollars en 2014, soit une croissance de 1,9%.
Début d’année morose pour les quatre ténors américains de la gestion d’actifs que sont AllianceBernstein (AB), Franklin Templeton, Invesco et Legg Mason. Au cours du mois janvier, ce quatuor a en effet enregistré un sévère repli de leurs actifs sous gestion. La palme de la plus forte chute revient à Franklin Templeton qui, en l’espace d’un mois, voit ses encours diminuer de 4,7%, soit une perte de 35,8 milliards de dollars. Ainsi, ses actifs sous gestion ressortent à 728,1 milliards au 31 janvier 2016 contre 763,9 milliards de dollars au 31 décembre 2015. La société n’a donné aucune explication à cette forte baisse.Invesco n’est pas en reste, accusant un recul de 4,5% de ses encours d’un mois sur l’autre, soit 34,7 milliards de dollars en moins. De fait, ses actifs sous gestion s’inscrivent à 740,9 milliards de dollars fin janvier 2016 contre 775,6 milliards fin décembre 2015. « Cette baisse est principalement liée à des effets marchés et de change négatifs et à des décollectes nettes sur les produits de long terme et dans la gamme PowerShares QQQ », évoque Invesco dans un communiqué. A lui seul, l’effet de change négatif a généré une baisse des encours de l’ordre de 4,6 milliards de dollars, précise la société de gestion.Legg Mason ne fait guère mieux. Ses encours ont en effet diminué de 3%, ou de 20 milliards de dollars, en l’espace d’un mois pour s’établir à 651,5 milliards de dollars à fin janvier 2016 contre 671,5 milliards de dollars à fin décembre 2015. Au cours du mois écoulé, la société de gestion a enregistré une décollecte nette de 5,8 milliards de dollars sur les produits de long terme. Les produits de liquidité ont, pour leur part, subi 2,8 milliards de dollars de retraits. Enfin, l’effet de change négatif a diminué les encours de 1,7 milliard de dollars.AllianceBernstein (AB) parvient à limiter la casse, même si ses actifs sous gestion accusent un repli de 2,4% d’un mois sur l’autre. Ainsi, ses encours ressortent à 456 milliards de dollars fin janvier 2016 contre 467 milliards de dollars fin décembre 2015. Cette baisse des encours est liée à la fois à un effet de marché négatif et à une décollecte nette au cours du mois écoulé, précise la société de gestion.
La zone euro a connu au quatrième trimestre une croissance identique à celle des trois mois précédents. Eurostat a annoncé vendredi une croissance de 0,3% du PIB au quatrième trimestre, d’un trimestre sur l’autre, comme au troisième trimestre et comme prévu par les économistes interrogés par Reuters. Par rapport au quatrième trimestre 2014, le PIB de la zone euro a crû de 1,5%, là encore comme prévu. Ces données sont une première estimation. Par ailleurs, en décembre, la production industrielle de la zone euro a diminué de 1% mais a augmenté de 1,3% en glissement annuel. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient une hausse mensuelle de 0,3% et annuelle de 0,8%.
La fréquentation touristique a accusé un net repli au quatrième trimestre en France du fait des attentats du 13 novembre, après trois trimestres de hausse, selon les données publiées vendredi par l’Insee. Le nombre total de nuits passées par des clients dans les différents types d’hébergements touristiques s’inscrit en recul de 1,7% par rapport au dernier trimestre 2014. Cette baisse résulte principalement de la clientèle étrangère, pour laquelle la fréquentation a diminué de 8,4% sur un an au quatrième trimestre 2015. La région Île-de-France a connu un recul plus marqué sur la période. Dans les hôtels, la diminution globale de fréquentation en région parisienne a atteint -6,8% globalement et s’est élevée -9,8% pour la seule clientèle étrangère, tandis qu’elle a résisté en province, relève l’Insee. L’Insee a estimé mi-décembre que les répercussions économiques des attentats pourraient se traduire par un produit intérieur brut (PIB) amputé de 0,1 point au quatrième trimestre, soit environ 2 milliards d’euros.
Les autorités chinoises envisagent d’autoriser les investisseurs particuliers à investir sur le marché dérivés des changes, selon l’agence Xinhua qui cite un responsable de l’autorité de régulation chinoise des changes. Un élargissement du champ des sociétés chinoises autorisées à utiliser les dérivés de changes pour couvrir leur risque de change est également au menu pour cette année, ainsi qu’une augmentation des quotas pour les investisseurs étrangers qualifiés.
La Banque centrale européenne (BCE) se prononcera bientôt sur l’avenir du billet de 500 euros, a indiqué jeudi Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, qui prône sa suppression. La BCE s’est penchée sur la question de la suppression de ces coupures, ainsi que sur l’instauration de plafonds pour les transactions en liquide dans le cadre notamment de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Après l’annonce mercredi par la Corée du Sud de la suspension des activités au sein de la zone industrielle de Kaesong, seul exemple de coopération entre les deux Corée, la Corée du Nord a qualifié jeudi de «déclaration de guerre» la décision de Séoul. Pyongang a annoncé en représailles la coupure du «téléphone rouge» militaire entre les deux pays, rapporte l’agence de presse nord-coréenne KCNA.
Une source gouvernementale japonaise a refusé jeudi de se prononcer sur la possibilité que la Banque du Japon soit intervenue sur le marché des changes pour affaiblir le yen. Le dollar a brièvement dépassé 113 yens jeudi, après être tombé auparavant en deçà de 111 yens, certains cambistes ayant avancé l’hypothèse d’une intervention après que la monnaie nippone eut grimpé de près de 10% depuis la fin janvier.
L’opposant et militant anticorruption russe Alexeï Navalny a annoncé jeudi qu’il avait porté plainte contre Vladimir Poutine après l’octroi l’an dernier d’une subvention publique de 1,75 milliard de dollars au groupe pétrochimique Sibour, dont le gendre du président russe, Kirill Chamalov, est l’un des principaux actionnaires. Alexeï Navalny accuse le président d’avoir violé la législation anticorruption en omettant de signaler un conflit d’intérêts quand il a approuvé le financement à Sibour.