Les actifs sous gestion de Bank Linth (groupe LLB) se sont accrus de 3,4% l’an dernier pour s'établir à 6,48 milliards de francs suisses, selon un communiqué de la société publié le 16 février. La collecte nette a presque doublé, passant de 181 millions de francs en 2014 à 348 millions de francs l’an dernier, précise Bank Linth dans son communiqué. Le bénéfice net a progressé de 2,6% d’une année sur l’autre à 20,5 millions de francs.
Le Conseil d’administration de la société d’investissement belge Gimv a annoncé, ce 16 février, que Hilde Laga succèdera à Urbain Vandeurzen au poste de président à la fin de l’année comptable, soit le 31 mars 2016. Le 24 janvier dernier, Urbain Vandeurzen, avait annoncé sa démission du poste de président, au plus tard pour l’Assemblée générale des actionnaires du 29 juin prochain. En accord avec son président, le Conseil d’administration de Gimv a toutefois souhaité régler rapidement sa succession et a répondu favorablement à la proposition de Vlaamse Participatiemaatschappij (VPM) d’élire Hilde Laga, en tant que président, à compter du 1er avril, indique la société dans un communiqué. En accord avec les statuts de Gimv, le Président du Conseil d’administration est élu parmi les administrateurs désignés par la Région flamande ou une société contrôlée par celle-ci (ici VPM), à condition que celle-ci détienne plus de 25% du capital de l’entreprise. Urbain Vandeurzen restera président du Conseil d’administration jusqu'à la fin de l’exercice en cours, soit le 31 mars 2016, suite à quoi Hilde Laga prendra son relais, précise Gimv.
Quelles stratégies les investisseurs institutionnels (*) ont-ils mis en place pour tenir leurs engagements en matière de prestations, dans un contexte pour le moins complexe, d’un point de vue économique comme réglementaire ? En pratique, les intéressés ont été conduits à réinventer la gestion de leur activité et repenser leurs relations avec les sociétés de gestion de fonds et les prestataires de services, détaille une étude (en pièce jointe) menée par BNP Paribas Securities Services et l’Economist Intelligence Unit. Publiée mardi 16 février, cette dernière met en évidence différents phénomènes dont surtout une tendance à l’internalisation de la gestion d’actifs et le recul de l’organisation en «silos». Quant aux les investisseurs qui ont recours à des sociétés de gestion de fonds externes, le rapport pointe le renforcement de la surveillance des institutionnels.Dans les faits, selon l'étude, la réinternalisation de la gestion des actifs s’explique notamment par la volonté des investisseurs institutionnels de maximiser les rendements. Les fonds d’État des pays nordiques ouvrent la voie en reprenant la gestion de leurs actifs physiques. En Australie, quatrième marché mondial des retraites, les deux tiers des caisses de retraite prévoient de poursuivre la réinternalisation de la gestion de leurs actifs et des opérations qui y sont associées au cours des dix prochaines années, précise le rapport. La réduction des coûts constitue un autre moteur de la réinternalisation. Dans le détail, les investisseurs institutionnels constatent les avantages de la réinternalisation des titres à revenu fixe (leurs rendements sont si faibles que chaque point de base gagné sur les honoraires est appréciable) ou ceux des stratégies de détention à long terme. «Toutefois, les chercheurs se sont rendu compte que les décisions d’externaliser ou de conduire en interne les stratégies d’investissement étaient ainsi de plus en plus justifiées par des critères de contrôle, d’expertise et d’intégration et non par les seuls coûts», indique l'étude.La réinternalisation s’est également réalisée au détriment de l’organisation traditionnelle en silos, par classe d’actifs, pour garantir la durabilité à long terme. Cette transformation doit ouvrir la voie vers une gestion plus globale des risques pour une large palette de classes d’actifs. Et certains conseils revoient à cet effet leur manière d’appréhender leurs investissements, comme ce fonds de pension néerlandais passé de 24 classes d’actifs à seulement quatre sources de rendement : taux d’intérêt, liquidité, actions et inflation. L'étude note également que l’investissement durable est devenu un domaine prioritaire pour les investisseurs institutionnels, soucieux de s’assurer que leurs investissements sont conformes aux objectifs à long terme de leurs fonds. Les investisseurs institutionnels interrogés ont affirmé qu’outre les critères liés à l’éthique et à la performance, l’amélioration de la gestion des risques constituait pour eux un élément déterminant. Mais l’enquête de BNP Paribas Securities Services prévient aussi que certaines questions ne sont toujours pas tranchées comme le choix des sources de données appropriées et la gestion de la couverture des données pour l’ensemble des classes d’actifs et non pour les seules actions. En outre, de nombreux fonds de pension et caisses de retraite ne peuvent généralement pas gérer en interne tous les éléments qu’il est nécessaire de combiner, à savoir les données, l’indépendance, la couverture et le contrôle. »Un nouveau rôle des prestataires de services se dessine également, en lien avec la réinternalisation de la gestion d’actifs par les investisseurs institutionnels que constatent les auteurs de l’enquête. « Les investisseurs institutionnels accordent une importance croissante aux services à valeur ajoutée, comme les services d’externalisation de tables de négociation. C’est le cas notamment pour les investisseurs institutionnels qui ont réinternalisé leur gestion d’actifs mais souhaitent se concentrer sur les allocations d’actifs et les décisions d’investissement plutôt que sur l’exécution des ordres, a analysé Sid Newby, Responsable ventes fonds de pension pour le Royaume-Uni chez BNP Paribas Securities Services cité dans l'étude.Toujours selon le rapport, il ressort que les institutionnels ont également renforcé leur surveillance vis-à-vis des sociétés de gestion de fonds externes. A titre d’illustration, « un investisseur institutionnel australien a adopté un « suivi rapproché » impliquant une remise en question permanente des décisions du gestionnaire externe », indique l’enquête, qui précise que, sans cette remise en question, «les gérants ont tendance à se focaliser sur la tracking error et la diversification de peur de mettre en péril leur évolution de carrière». Par ailleurs, «le conseil du fonds se réunit au moins dix fois par an pour examiner les idées de son équipe de gestion plutôt que de se concentrer uniquement sur les données de performance», est-il précisé.Restait à trouver de nouvelles réponses pour relever la plupart des défis des investisseurs institutionnels. A ce jeu, relève l’étude les intéressés voient dans les co-investissements et les joint-ventures avec d’autres fonds de pension comme un moyen de réduire encore les coûts. Les co-investissements dans le domaine du capital-investissement deviennent ainsi de plus en plus courants. Les régimes de retraite bénéficient d’une part plus importante de l’investissement, mais ne supportent pas de coûts supplémentaires pour les positions détenues en dehors du fonds de capital-investissement. Enfin, il est également possible de mutualiser les ressources, ajoute le rapport qui cite le cas du fonds de pension général néerlandais (general pension fund) engagé dans la création d’une fondation qui proposera aux régimes de retraite, qui la rejoindront, des prestations d’administration des fonds de pension, de réassurance et de gestion des investissements. (*) L’étude a été réalisée sur la base d’entretiens menés auprès de 23 investisseurs institutionnels, les principaux fonds de pension, caisses de retraite et compagnies d’assurance à l’échelle internationale.
Pimco a lancé un fonds à rendement absolu, le Pimco GIS Global Libor Plus Bond fund, qui sera géré par Marc Seidner, CIO des stratégies non traditionnelles et responsable de la gestion de portefeuille, rapporte Citywire. Ce dernier gérera le fonds basé à Dublin aux côtés de Mike Amey, responsable des portefeuilles en livre sterling et gérant de quatre fonds obligataires en sterling. Le fonds vise à surperformer le taux GBP/Libor à un mois tout en préservant le capital.
Après deux «asset deals» (Standard Chartered en 2015 et Hottinger en 2015), le groupe Heritage, qui est devenu actionnaire majoritaire du gérant indépendant Meridian AM à Lausanne, n’entend pas s’arrêter là. «Une taille comprise entre dix et quinze milliards serait confortable, même si nous sommes bénéficiaires avec six milliards sous gestion. Le renforcement des réglementations provoque un relèvement de la taille des établissements. Les petits survivront, mais avec quelle offre sachant que les fonctions de support et de contrôle (Compliance, Risques, etc.) requièrent une part grandissante des ressources ?», déclare Carlos Esteve, CEO de la banque genevoise dans les colonnes de L’Agefi suisse. Dans ce contexte, le groupe a engagé une réflexion afin d’examiner l’opportunité d’une implantation aux Etats-Unis, qui se ferait en collaborant avec une banque ou un asset manager local. Carlos Esteve indique par ailleurs que la banque, qui développe une offre de produits liés à des actifs réels, travaille actuellement sur un agrofund, qui sera limité au café et investira dans des fermes très diversifiées sur le plan géographique.
Le gestionnaire d’actifs RWC Partners a recruté Gary Tuffield afin d’accélérer le développement de son activité dédiée à la clientèle wholesale au Royaume-Uni, rapporte Investment Week. La nouvelle recrue arrive en provenance de BNY Mellon où il a travaillé pendant 13 ans. Dernièrement, il y occupait le poste de co-responsable de la distribution auprès des intermédiaires au Royaume-Uni aux côtés de Fergus McCarthy. Chez RWC, Gary Tuffield sera rattaché à James Tollemache, responsable du développement de l’activité au sein de la société de gestion britannique.
M&G Investments, la filiale de gestion d’actifs de l’assureur britannique Prudential, a annoncé que Huw Jones, jusque-là responsable du « corporate finance », va quitter son poste pour prendre sa retraite, rapporte Reuters. Il sera remplacé par Rupert Krefting, qui rejoint la société de gestion en provenance de Numis Securities, rapporte Reuters. Rupert Krefting rejoindra M&G en mars. Chez Numis Securities, il occupait le poste de « director » au sein de son activité « corporate broking and advisory ». Avant d’intègrer Numis en 2008, Rupert Krefting a occupé différents postes à responsabilités chez Investec et Panmure Gordon.
Neuberger Berman a recruté David Rowe au poste de responsable du marketing pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique (EMEA). L’intéressé a rejoint le bureau de Londres de la société de gestion dans le courant du mois de janvier, selon son profil LinkedIn. Il sera responsable du développement et de la mise en œuvre de la stratégie marketing afin d’accompagner la croissance de l’activité de Neuberger Berman dans la région EMEA auprès de tous les segments de clientèle.David Rowe arrive en provenance de Pimco où, depuis 2012, il occupait le poste de responsable marketing et communication (Head of MarComm) pour les régions EMEA et APAC (Asie-Pacifique). Auparavant, il a occupé plusieurs postes à responsabilités dans le marketing chez Threadneedle Asset Management, dont ceux de responsable du marketing wholesale et institutionnel puis de responsable du marketing.
Candriam Investors Group, filiale de New York Life Investment Management (NYLIM) dont les encours s’élèvent à 91 milliards de dollars, renforce sa présence outre-Manche avec le recrutement de deux cadres senior. Chris Davies est ainsi nommé responsable de la distribution au Royaume-Uni tandis que Derek Brander est nommé responsable de la clientèle « wholesale » pour le Royaume-Uni. Les deux nouvelles recrues intègrent le bureau de Londres de la société de gestion. Chris Davies, qui compte plus de 30 ans d’expérience, arrive en provenance de Fidelity où il a travaillé pendant 11 ans. Chez Candriam, il sera chargé de piloter la distribution des produits et solutions auprès des investisseurs particuliers, institutionnels et du segment « wholesale ». Chris Davies a débuté sa carrière chez Lloyds Banking Group où il a passé sept ans avant de rejoindre Prudential pour se concentrer sur les intermédiaires puis sur les partenariats à long terme. Il a ensuite intégré Fidelity où il a travaillé dans le domaine de la distribution bancaire, du développement des plateformes et des « investment trusts » avant de participer à la croissance de l’activité gestion de fortune.Pour sa part, Derek Brander, qui compte 25 ans d’expérience dans la gestion d’actifs, arrive en provenance de Natixis Asset Management où, au cours des cinq dernières années, il a activement participé au développement de l’activité « wholesale » au Royaume-Uni. Auparavant, il a occupé plusieurs postes à responsabilités chez Société Générale Asset Management, GLG Partners et Aegon, couvrant les banques privées internationales, les banques privées britanniques, les gestionnaires de fortune et les conseillers financiers indépendants au Royaume-Uni.
La société de gestion Close Brothers Asset Management ouvre un nouveau bureau à Gatwick afin de renforcer sa présence régionale. Le bureau devrait démarrer ses activités le 22 février prochain, une ouverture officielle étant programmée pour le 28 avril, rapporte le site FT Adviser. Le bureau comptera dès le départ un effectif de 55 personnes, spécialisées dans la planification retraites et immobilière ainsi que le conseil en investissement. La société, qui a déjà des bureaux à Edimbourg, Glasgow, Newcastle, Manchester, Northwich, Bristol et Londres, affichait fin 2015 des encours de 9,4 milliards de livres contre 10,8 milliards de livres à fin juillet 2015.
La société de gestion suisse Unigestion vient d’intégrer l’équipe d’investissement de Cube Capital, une société de hedge funds basée à Londres, ainsi que le fonds long/short qu’elle gérait.Cette équipe, qui se compose de Nick Linnane, gérant, Chrysis Aristidou, analyste, et Faten Benali, administrateur de portefeuilles, emploie une stratégie long/short et identifie les opportunités sur les actions et le crédit liées aux dislocations de marchés. Elle continuera à gérer son fonds de la même manière qu’avant. Le fonds, qui a dégagé un rendement annualisé de 13,1 % avec une volatilité annualisée de 8,5 % depuis son lancement en mai 2009, vient compléter l’offre d’Unigestion en matière de gestion alternative.
Schroders a nommé Chris Durack au poste nouvellement créé de responsable des produits et de la distribution à Hong Kong. L’intéressé, qui occupait jusque-là le poste de directeur des produits et de la distribution pour l’Australie, a rejoint le bureau de Hong Kong le 1er février, Chris Durack a rejoint la société de gestion en octobre 2011 en provenance du fonds australien NSW State Super où il officiait en qualité de directeur général (« Chief Executive Officer »).Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Chris Durack sera responsable équipes commerciales en charge des intermédiaires et des institutionnels ainsi que des équipes marketing à Hong Kong. Il est directement rattaché à Lieven Debruyne, directeur général de Schroders Hong Kong.
Aberdeen Asset Management a annoncé la promotion d’Elena Baccani au sein de l'équipe dédiée au marché italien, rapporte le site spécialisé Investment Europe. Elena Baccani, qui avait rejoint Aberdeen en 2013 en qualité de responsable marketing est nommée responsable du développement des activités sur le marché italien. Le recrutement récent de Manuele Ambrosini (Newsmanagers du 5 février) et cette promotion illustrent la volonté de la société de gestion écossaise de développer la marque Aberdeen sur le marché italien.
L’italien Eurizon Capital a enregistré des souscriptions nettes de 33 milliards d’euros en 2015 La société de gestion du groupe Intesa Sanpaolo a notamment bénéficié de la contribution positive de ses filiales étrangères. Ainsi, son centre d’Europe de l’Est a enregistré une collecte 474 millions d’euros, tandis que la société chinoise Penghua a engrangé 25,7 milliards d’euros. Les encours sous gestion d’Eurizon ont ainsi atteint 266,7 milliards d’euros, en hausse de 16 % par rapport à la fin de 2014. Le bénéfice net consolidé s’est établi à 475,1 millions d’euros, en augmentation de 63 % par rapport à fin 2014. Les marges issues des commissions se sont établies à 669,9 millions d’euros, en progression de 34 % sur un an.« 2015 a été une année de résultats excellents grâce à l’évolution de la collecte, ce qui nous a permis de renforcer notre leadership en Italie et de devenir la deuxième société de gestion en Europe en termes de collecte », commente Tommaso Corcos, le directeur général d’Eurizon Capital.
Fideuram aurait présenté une offre pour acquérir Banca Intermobiliare, rapporte Bluerating, citant des informations de Milano Finanza. Mais Fideuram n’est pas le seul prétendant. La famille Segre serait aussi intéressée.
Le cours d’Euronext décrochait de près 9% ce midi (à 36,3 euros) après la publication de ses résultats. La Bourse continentale se targue pourtant d’avoir atteint avec un an d’avance les objectifs qu’elle avait fixés en 2014 lors de sa mise sur le marché et de sa séparation d’avec le groupe ICE. Euronext affiche un chiffre d’affaires en hausse de 10% sur à 518,5 millions d’euros et une marge de 54,7%. Le bénéfice net a pour sa part augmenté de plus de 45% sur un an à 172,7 millions d’euros. Le groupe qui compte proposer un dividende de 1,24 euro par action (contre 0,84 l’année dernière) lors de son assemblée générale en mai.
Le niveau d’inflation mesuré par l’indice CPI des prix à la consommation britanniques a légèrement augmenté à un rythme de 0,3% au mois de janvier, selon les statistiques publiées hier. L’inflation sous-jacente a quant à elle reculé de 0,2 point à 1,2%, corrigeant ainsi les effets transitoires de l’envolée mensuelle des tarifs aériens de 46% en décembre. Malgré un marché de l’emploi solide et le lancement du processus de resserrement monétaire amorcé aux Etats-Unis, la BoE repousse le moment choisi pour procéder à son premier relèvement de taux.
Le gouvernement français va demander des «clarifications» à Air France et à ses concurrents Air Austral et Corsair après l’annonce par les trois compagnies d’une hausse du prix de leurs vols vers l’île de la Réunion, a annoncé hier Emmanuel Macron. Interpellé par un député de l’île, Thierry Robert, lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Economie a indiqué que ces «comportements tarifaires» n’étaient pas justifiés au moment où les compagnies, qui maintiennent une surcharge carburants, bénéficient de la baisse des prix du pétrole.
La confiance des professionnels du marché de la construction immobilière aux Etats-Unis s’est légèrement dégradée en février, montrait hier l’enquête mensuelle de la fédération professionnelle NAHB. Son indice de confiance a reculé à 58 après 61 (révisé) en janvier. Les économistes et analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de 60. Le sous-indice mesurant l’opinion des professionnels interrogés sur les ventes de logements individuels est revenu de 68 à 65, alors que celui mesurant leur opinion sur les ventes à un horizon de six mois a progressé à 65 contre 64.
L’indice ZEW mesurant le moral des investisseurs en Allemagne s’est fortement dégradé au mois de février pour tomber à un niveau de à seulement 1 point, alors qu’il était de 10,2 points le mois dernier. Il reste néanmoins supérieur aux anticipations du consensus Reuters qui prévoyait un indice nul. L’institut ZEW attribue cette dégradation au ralentissement économique mondial et aux incertitudes quant aux conséquences de la chute des cours du pétrole. Le sous-indice mesurant les conditions actuelles affiche un recul plus fort que prévu à 52,3 après sa hausse inattendue à 59,7 en janvier.
Un retournement de cycle bénéficiaire aux Etats-Unis serait susceptible de faire entrer les marchés d’actions occidentaux dans un véritable "bear market".
Le Mexique a placé hier un emprunt obligataire de 2,5 milliards d’euros, sa deuxième émission en devises étrangères depuis le début de l’année, afin de financer un déficit budgétaire accru par le plongeon des cours du pétrole. La tranche à 6 ans, d’un montant de 1,5 milliard d’euros, offre un rendement de 1,98% tandis que celle à 15 ans, qui s’élève à un milliard d’euros, est assortie d’un rendement de 3,42%. Le Ministère des Finances a précisé avoir désormais couvert 80% des besoins de financement externe du pays prévus pour 2016.
Le gouvernement ukrainien du Premier ministre Arseni Iatseniouk a survécu à une motion de censure hier soir au Parlement, quelques heures après que le président Petro Porochenko eut réclamé sa démission. La motion de censure n’a recueilli que 194 voix, alors que 226 étaient nécessaires. «Je suis sûr que nous ne pouvions pas suivre un autre chemin que celui que nous avons suivi. Nous avons hérité d’un pays saccagé avec l’armée russe sur le territoire ukrainien», a lancé Arseni Iatseniouk aux députés avant le vote, ajoutant que le gouvernement avait rétabli les finances du pays et renégocié sa dette. De nombreux députés de l’opposition ont quitté la salle avant le vote et, signe de la confusion qui règne à Kiev, une majorité d’élus de la coalition au pouvoir ont voté contre le gouvernement. Ce scrutin écarte pour le moment la perspective d’élections anticipées, probablement jusqu’à la prochaine session parlementaire qui s’ouvrira en septembre.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé hier avoir conclu le 30 novembre 2015 un accord de composition administrative avec la société de gestion Iris Finance, à laquelle elle reprochait le non-respect de certaines contraintes réglementaires et une information peu claire sur les risques encourus par les porteurs du fonds diversifié Iris Evolution. L’accord prévoit l’indemnisation de ces porteurs à hauteur d’un plus de un million d’euros au total, ainsi que le paiement de 10.000 euros au Trésor public.
La Réserve fédérale serait bien avisée d’attendre de nouvelles données indiquant une hausse de l’inflation aux Etats-Unis avant de se prononcer pour une deuxième hausse de taux, a déclaré hier le nouveau président de la Fed de Philadelphie. La banque centrale américaine devrait être en mesure de relever les taux plus «significativement» au second semestre 2016, quand les marchés financiers et de l’énergie se seront stabilisés, a ajouté Patrick Harker, qui a pris ses fonctions mi-2015.
Hors pétrole et transport maritime, la croissance norvégienne a ralenti à 0,1% au dernier trimestre 2015, a fait savoir hier le bureau central des statistiques du pays. Les chiffres du troisième trimestre ont été révisés à zéro au lieu d’une estimation préliminaire de 0,2% annoncée en novembre dernier. Sur l’ensemble de 2015, la croissance de l’activité est tombée à 1%, au plus bas depuis la crise financière de 2009, et en-deçà des prévisions de la banque centrale qui tablait sur +1,4%.