Le plan de restructuration européen présenté hier par Ford prévoit une réduction d’un quart du nombre de ses sites de production qui passeront de 24 à 18 dans la région avant la fin de l’année 2020. Environ 12.000 emplois seront affectés par ces mesures, qui touchent à la fois des activités détenues à 100% par Ford et des coentreprises, précise le constructeur automobile américain qui compte principalement signer des accords de départs volontaires. L’Allemagne et le Royaume-Uni seront les pays les plus affectés, devant la Russie et la France. Environ 2.000 de ces suppressions d’emplois ont déjà été annoncées le mois dernier dans le cadre du plan mondial de réduction des effectifs du groupe, qui porte sur 7.000 emplois au total.
Le fabricant norvégien d’engrais a annoncé ce matin avoir relevé ses objectifs de dividende et de bénéfice, sans exclure une scission de sa division d’azotes industriels l’an prochain. Une mise en Bourse de cette dernière, qui représente 10% à 15% des profits annuels du groupe, permettrait à Yara de resserrer sa gamme de produits. Les produits fabriqués par cette division sont utilisés comme composants dans un grand nombre de secteurs, tels que les explosifs, le ciment ou encore les additifs de carburant.
Réuni mercredi pour étudier deux offres concurrentes de restructuration financière, le conseil d’administration de Bourbon Corporation n’a pas pu trancher. En plus de l’offre dévoilée le 5 juin par les principaux créanciers de Bourbon, le conseil a examiné une proposition élaborée par Jacques de Chateauvieux, le président et actionnaire majoritaire du groupe. Elle prévoit un apport de new money, sous forte de dette, pour un montant de 80 millions d’euros, et un prêt de 164 millions d’euros. Elle ne réglerait pas le problème des 2,7 milliards d’euros de dette de Bourbon. Les banques proposent de leur côté d’apporter 120 millions d’euros de new money, sous forme de dette, et de réduire la dette de Bourbon pour un montant de 1,4 milliard d’euros par conversion des créances en actions. Cette offre est valable jusqu'à 27 juin.
Sanofi a dévoilé mercredi un plan de départs volontaires devant aboutir à la suppression de 466 postes dans la recherche-développement en France et en Allemagne. Près de 300 de ces départs volontaires sont prévus en France, a déclaré Marc Bonnefoi, vice-président chargé des opérations R&D monde du groupe. Sanofi compte actuellement près de 4.000 collaborateurs en recherche et développement dans l’Hexagone et 1.500 en Allemagne, sur un total de 15.000 au niveau mondial dans ce type d’activités. Fitch a en outre abaissé mercredi matin la note de crédit à long terme de Sanofi de «AA-» à A+», avec perspective stable, reflétant la détérioration de l’endettement financier du groupe pharmaceutique français à la suite d’importantes acquisitions en 2018.
Sanofi a dévoilé aujourd’hui un plan de départs volontaires devant aboutir à la suppression de 466 postes dans la recherche-développement en France et en Allemagne, dans le cadre d’un recentrage de ses efforts d’innovation vers ses aires thérapeutiques les plus stratégiques. Près de 300 de ces départs volontaires sont prévus en France, a déclaré Marc Bonnefoi, vice-président chargé des opérations R&D monde du groupe. Sanofi compte actuellement près de 4.000 collaborateurs en recherche et développement dans l’Hexagone et 1.500 en Allemagne, sur un total de 15.000 au niveau mondial dans ce type d’activités.
Réuni aujourd’hui pour étudier deux offres concurrentes de restructuration financière, le conseil d’administration de Bourbon Corporation n’a pas pu « se prononcer en faveur d’une de ces propositions dans la mesure où ces dernières sont toujours assorties d’un certains nombre de conditions, notamment liées à l’accord de toutes les parties », indique le groupe de services para-pétroliers dans un communiqué. « En conséquence, le conseil a chargé la direction générale de Bourbon de poursuivre les négociations en vue d’obtenir des conditions finales et engageantes pour ces deux offres et dans l’intervalle d’en étendre la validité », poursuit le communiqué. Le conseil prévoit de réexaminer les offres dans « les meilleurs délais ».
Alibaba a annoncé aujourd’hui que sa directrice financière, Maggie Wu, superviserait désormais la division acquisitions stratégiques et investissements dans le cadre d’un remaniement de la direction et d’une réorganisation des activités du groupe chinois de commerce électronique. Maggie Wu succédera au vice-président exécutif Joe Tsai, qui l’assistera dans ses nouvelles fonctions.
Rallye a annoncé hier l’ouverture d’une procédure de sauvegarde au bénéfice de sa filiale à 100% Alpétrol, pour une période de 6 mois. Cela porte à sept le nombre de sociétés de la structure de contrôle de Casino placées sous sauvegarde. «Cette sauvegarde a pour objet de protéger Alpétrol qui est co-emprunteur solidaire au titre d’une ligne bilatérale tirée par Rallye», explique la holding. Alpétrol n’a aucune dette externe mais a une dette de 163 millions vis-à-vis de Rallye au 17 juin 2019.
Les banques proposent de convertir plus de la moitié de la dette en capital, ce qui évincerait l'actionnaire de contrôle Jacques de Chateauvieux. Qui résiste.
Le Groupe Bourbon a confirmé ce matin avoir « reçu ce jour une offre de restructuration émise par ses principaux créanciers et crédit-bailleurs ». « Cette offre se doit d'être analysée et appréciée au regard des intérêts du groupe de ses employés et de ses actionnaires », a ajouté le spécialiste des services maritimes parapétroliers. Selon lui, « d’autres offres pourraient être formulées dans les semaines qui viennent » et le « conseil d’administration de Bourbon ne se prononcera sur ces offres qu’après en avoir soigneusement étudié tous les termes ». Le mois dernier, Mohed Altrad, le président et premier actionnaire du groupe de services industriels, avait dit avoir fait une offre.
Les principaux créanciers et loueurs de navires du Groupe Bourbon ont confirmé ce matin leur solution de restructuration de la dette du spécialiste des services maritimes parapétroliers. Cette offre prévoit l’apport de 120 millions d’euros de nouvelles liquidités et la conversion en actions de plus de 1,4 milliard d’euros des 2,7 milliards de dette du Groupe Bourbon. Après l’opération, l’ensemble des créanciers et loueurs de navires détiendraient ainsi 93% du capital de Bourbon Corporation. Le solde serait alloué aux actionnaires existants et aux porteurs d’obligations perpétuelles subordonnées de dernier rang (TSSDI).
IKKS a annoncé avoir finalisé aujourd’hui la réorganisation de sa dette. L’opération se solde par la prise de 100% du capital par les obligataires, avec au premier chef Avenue Capital et CarVal Investors, au détriment des anciens actionnaires, LBO France et Roger Zannier. 180 millions d’euros des 320 millions d’euros de la dette obligataire d’origine ont été convertis en capital. Par ailleurs, les créanciers obligataires ont injecté 70 millions d’euros de new money afin qu’IKKS puisse refinancer l’intégralité de ses financements court terme, les coûts de restructuration et pour le solde de consolider sa trésorerie.
General Electric (GE) doit revoir sa copie et améliorer son plan social, a souligné hier à Belfort le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, venu évoquer l’avenir industriel du site visé par plus d’un millier de suppressions de postes. Il souhaite «regarder comment nous pouvons investir à nouveau sur le site, en particulier dans l’activité aéronautique», présentée comme la piste de diversification la plus prometteuse. GE emploie quelque 4.300 salariés à Belfort, dont 1.900 dans l’entité qui fabrique des turbines à gaz.
L’action du distributeur Casino rebondit de 10,7% à 30,92 euros vendredi en milieu de journée, signant de loin la plus forte hausse de l’indice SBF 120. Sa maison mère Rallye a annoncé jeudi avoir obtenu l’ouverture d’une procédure de sauvegarde dans le but de redresser sa situation financière et de se mettre à l’abri des «attaques spéculatives» dont elle se dit victime. En revanche, le cours de Rallye plonge de 33%.
Le cours de l’action Casino bondit de plus de 11% ce matin à la Bourse de Paris, au lendemain de l’annonce de la mise en sauvegarde de sa maison-mère Rallye. Les obligations sont également orientées à la hausse. La cotation du distributeur avait été suspendue hier matin en attendant la communication de Rallye.
Le groupe allemand Südzucker, numéro un du raffinage du sucre en Europe, a annoncé jeudi qu’il ne comptait pas céder à un repreneur les sites de production en France de sa marque Saint Louis Sucre mais les fermer. Südzucker explique que la France représente un marché excédentaire et produit deux fois plus de sucre qu’elle n’en consomme. Le plan de restructuration annoncé en février prévoit l’arrêt de plusieurs sucreries du groupe en Europe, dont Cagny (Calvados), qui compte 85 salariés, et Eppeville (Somme), qui emploie 132 personnes.
La sauvegarde de la holding de Casino ouverte hier ponctue des mois d'équilibrisme financier. Ce sera la plus importante restructuration de dette pour une société cotée à Paris.
Le groupe allemand Südzucker, numéro un du raffinage du sucre en Europe, a annoncé jeudi qu’il ne comptait pas céder à un repreneur les sites de production en France de sa marque Saint Louis Sucre mais les fermer. «Nous n’arrêtons pas la production de sucre pour la proposer à d’autres acteurs, mais bien pour retirer des capacités du marché», déclare dans un communiqué le président du directoire de Südzucker, Wolfgang Heer.