L’ Autorité des marchés financiers (AMF) vient de prononcer un blâme et une sanction pécuniaire de 30.000 euros à l’encontre de Julien Quistrebert et Nathalie Pelras, tous deux gérants de la société de gestion Richelieu Finance. La décision est parue lundi 22 février sur le site du gendarme de la bourse et figure également dans le recueil annuel des décisions de la Commission des sanctions.Il est reproché à Julien Quistrebert qui gère le fonds Richelieu Evolution et co-gère avec Nathalie Pelras Richelieu Europe un «manquement d’initié du fait de l’utilisation d’une information privilégiée», selon les termes de l’AMF. Les faits remontent à 2007, alors que la société de droit hollandais Completel Europe NV, opérateur national de télécommunications dédié essentiellement aux entreprises, faisait l’objet d’une OPA le 30 août par la société Altice B2B. Le 25 septembre 2007, un tel projet d’OPA a effectivement été déposé auprès des services de l’AMF, notamment par HSBC France, l’une des deux banques conseil d’Altice, précise le régulateur. Cependant, la Direction des Enquêtes et de la Surveillance des marchés de l’AMF ayant constaté des acquisitions massives d’actions Completel avant le 30 août 2007, le Secrétaire général de l’AMF a décidé, le 3 octobre 2007, de faire procéder à une enquête sur le marché du titre, à compter du 1er janvier 2007. Or, le 22 août 2007, d’après le rapport d’enquête de l’AMF, Julien Quistrebert, gérant de FCP chez Richelieu Finance Gestion Privée, aura été prévenu de l’opération par un banquier au sein du département Corporate finance de HSBC - avec, le lendemain, le prix proposé par actions. Julien Quistrebert procédera alors à d’importants mouvements d’achat de titres sur le fonds Richelieu Evolution et informera également Nathalie Pelras qui fera de même sur le fonds Richelieu Europe.
Selon un sondage d’eFinancialCareers.fr réalisé entre le 3 et le 17 février 2010 auprès de 236 professionnels de la finance, afin de savoir si, d’après eux, le gouvernement avait raison de vouloir instaurer des quotas de femmes dans les conseils d’administration (*), il ressort que presque la moitié des personnes interrogées (43%) estime que l’on ne peut imposer la parité par la sanction tandis qu’un tiers (34%) reste convaincu que l’instauration de quotas est la seule manière de briser le plafond de verre. On notera également que 16 % doutent que cela rende service aux femmes. (*) proposition de loi présentée le 20 janvier dernier à l’Assemblée nationale
Selon Les Echos, qui cite Le Figaro, une nouvelle information judiciaire a été ouverte le 5 février à Paris dans le dossier Madoff. Elle fait suite à la plainte d’un commerçant qui avait placé 2 millions de dollars dans un fonds de Kingate Management, un des rabatteurs, basé aux Bermudes, du système frauduleux de l’ancien courtier américain, condamné à 150 ans. L’instruction vise une société parisienne de conseil en investissement, dont le nom est tenu secret, pour escroquerie en bande organisée, abus de confiance, blanchiment et exercice illégal de la profession de banquier. Le parquet de Paris n'était pas joignable pour confirmer l’information. En revanche, M e Julien Visconti, avocat du commerçant, précise que PricewaterhouseCoopers Bermuda et Citi hedge Fund Services (groupe Citi) font également partie de la cause pour leur éventuel rôle dans l’escroquerie en bande organisée.
L’Agefi rapporte qu’après avoir été mis au banc des accusés dans le dossier grec, les hedge funds se défendent d’avoir spéculé contre la Grèce. Moore Capital, l’un des grands fonds d’arbitrage, a contesté lundi avoir hier avoir joué contre la dette du pays, comme son concurrent Brevan Howard qui avait assuré le 19 février n’avoir aucune position courte sur la dette grecque depuis la mi-décembre 2009. «Venant d’acteurs d’ordinaire discrets, ces prises de parole montrent que l’industrie de la gestion alternative prend au sérieux le risque d’un retour de bâton réglementaire», commente le quotidien. Le marché des CDS souverains est dans la ligne de mire, y compris de la part de professionnels de la finance.
Selon Les Echos, les Etats-Unis multiplient les initiatives pour réformer leur système bancaire sans se référer aux décisions du G20. Pourtant, neuf institutions bancaires américaines seraient prêtes à entrer dans le processus d’application des normes Bâle II renforcées.
Le patron de la Deutsche Bank, Josef Ackermann, a déclaré vendredi dans le cadre d’une conférence à Innsbruck en Autriche que certaines banques très généreuses en matière de rémunérations ont mieux résisté que leurs concurrentes pendant la crise financière, rapporte l’agence Bloomberg. Autrement dit, les problèmes de l’industrie ne peuvent pas être mis sur le compte du niveau des rémunérations. «Existe-t-il une corrélation entre le système de rémunération et les pertes ? Oui, mais elle est négative», a déclaré Josef Ackermann. Et d’ajouter que des groupes bancaires comme Goldman Sachs, Credit Suisse ou Barclays, qui payent bien leurs collaborateurs, ont mieux traversé les turbulences financières.
Un informateur anonyme vient de proposer au fisc du Bade-Wurtemberg un autre cédérom contenant les données de 600 «évadés fiscaux» moyennant 600.000 euros, rapporte Die Welt. Depuis l'émergence des premiers cédéroms de ce type, on a constaté selon les informations de Welt Online 3.220 auto-dénonciations. D’après le président du syndicat des agents du fisc, Dieter Ondracek, on peut estimer, sur la base d’un redressement moyen de 100.000-150.000 euros après ces dénonciations, que le fisc pourra récupérer jusqu'à 483 millions d’euros.
Eveline Widmer-Schlumpf, conseiller fédéral à la Justice, a indiqué dans une interview à la NZZ am Sonntag relayée par le Handelsblatt que la Suisse refusera de fournir son assistance administrative à l’Allemagne si cette dernière la réclamait sur la base de données volées. Et pour savoir si c’est le cas, il faut que l’Allemagne communique à Berne le contenu des cédéroms volés.Cela posé, la ministre a aussi indiqué que l’heure est probablement venue pour la Suisse d’envisager un abandon du distinguo entre évasion et fraude fiscales.
Selon Les Echos, une nouvelle version d’un texte sur la réglementation financière doit être présenté cette semaine. Selon les premières indications, le secrétaire au Trésor serait à la tête d’un comité de régulateurs avec des pouvoirs étendus, pour superviser directement les établissements posant un risque systémique. Le président de la Réserve fédérale serait le numéro deux de ce comité. La création d’une agence de protection du consommateur reste en suspens. Le Comité bancaire du Sénat examinera la proposition de loi le 3 mars.
La coopération du complice de Bernard Madoff, Frank DiPascali, pourrait se traduire par une «lettre extraordinaire» de soutien de la part du gouvernement avant sa condamnation, rapporte le Wall Street Journal, citant une lettre publiée vendredi. L’homme est en prison depuis qu’il a plaidé coupable en août. Il pourrait écoper au maximum de 125 années d’incarcération.
Les députés européens planchent aujourd’hui sur le projet de directive gestion alternative. En dépit des 1.600 amendements déposés, le rapporteur du texte Jean-Paul Gauzès se montre plutôt optimiste, rapporte l’Agefi. Concernant les fonds de pays tiers, une solution s’esquisse. Pendant une période probatoire, de trois à cinq ans, le régime actuel du placement privé continuerait à prévaloir, le temps de négocier des accords d'équivalence avec les pays tiers intéressés. Sans ces accords, ils seraient interdits de commercialisation. Une clause de «grand-père» permettrait de continuer à distribuer les fonds qui le sont déjà, jusqu'à leur extinction, ajoute le quotidien.
Selon l’Agefi qui reprend les déclarations vendredi d’un responsable gouvernemental, le Canada s’opposera formellement aux efforts internationaux visant à imposer une taxe mondiale sur les banques lors du sommet du G20 prévu en juin.
L’aversion affichée de la corruption est quasi universelle. Presque toutes les entreprises soucrivent à un tel principe. Mais que font-elles concrètement pour la prévenir ? Quelles sont les meilleures pratiques en la matière ? Vigeo vient de publier une étude sur cette thématique qui analyse et compare les stratégies anti-corruption des entreprises européennes et nord-américaines sur un échantillon de près de 800 entreprises évaluées au cours de la période 2007-2009.L’étude de Vigeo passe en revue tous les aspects de l’engagement des entreprises sur le sujet : la visibilité et le contenu des objectifs, les niveaux de hiérarchie qui les portent, les mesures de prévention et de contrôle mises en place et enfin, la réactivité face aux allégations et la capacité à rendre compte des mesures correctives suite à des condamnations pour cause de corruption.L’étude révèle entre autres, que les entreprises montrent une propension limitée à traduire leurs engagements anti-corruption dans des dispositifs tangibles et contrôlés. Alors que dans le même temps, les allégations sont nombreuses et les montants des amendes en hausse : plus d’une entreprise sur 10 a été mise en cause ou condamnée pour ce motif au cours des trois dernières années.La transparence des procédures et de leurs résultats n’est pas la même de part et d’autre de l’Atlantique : la culture anti-corruption est plus affirmée en Amérique du Nord qu’en Europe. Les dispositifs de contrôle interne du risque de corruption sont nettement influencés par les législations nationales.La sensibilisation et la formation des collaborateurs restent limitées. Les meilleures performances portent en fait l’empreinte de la fonction dirigeante : elles s’appuient sur des engagements précis, des procédures visibles, détaillées et étendues sur un mode décentralisé à l’ensemble des filiales et des sous-traitants.
La ministre de l'Économie, Christine Lagarde, a estimé jeudi que la banque était un «bon élève» en matière de bonus et devait servir d’exemple aux autres banques françaises, rapporte la Tribune.
Le projet d’installation à Paris d’une plate-forme obligataire fait son chemin, rapporte la Tribune. Les trois ateliers thématiques (gouvernance, transparence, appariement des ordres) se réunissent aujourd’hui pour un nouveau point d'étape vers le développement de cette structure qui doit améliorer la transparence et la liquidité des marchés obligataires. Un cahier des charges devrait être délivré fin mars à la ministre de l'Économie, ajoute le quotidien.
Le lancement de la nouvelle Autorité de contrôle prudentiel (ACP), le régulateur unique du secteur financier, est imminent note l’Agefi, comme l’a rappelé Philippe Jurgensen, le président de l’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles (Acam), à l’occasion de la présentation de son rapport d’activité 2009 . Il reste à désigner son vice-président. Deux candidats sont pressentis. L’un issu de la famille capitaliste : Jean-Philippe Thierry. L’autre du mutualisme : Jean-Luc de Boissieu, secrétaire général du Gema. Bercy n’a toujours pas tranché, ajoute le quotidien.
Selon Les Echos, la place de Paris a bien accueilli le rapport de Pierre Fleuriot, le président de Credit Suisse France, sur la révision de la directive MIF (marchés d’instruments financiers). Toutes les pistes d’amélioration évoquées, notamment en matière de transparence pré- et post-négociation, semblent faire l’objet d’un large consensus même si certains regrettent que des questions comme la viabilité des MTF ne soient pas plus franchement abordées.
Les ETF gagnent du terrain auprès des particuliers, notamment ceux qui utilisent des courtiers «discount», rapporte le Wall Street Journal, citant un récent sondage réalisé auprès de 4.000 investisseurs par Cogent Research. Onze pour cent des particuliers ont déclaré qu’ils détenaient un ETF, contre 9 % un an plus tôt.
Le prestataire indépendant de services financiers MLP a annoncé l’introduction immédiate de fiches d’information produit pour les placements, dans le cadre d’une offensive de transparence. Comme la Deutsche Bank, MLP fournit ainsi à ses clients un document qui résume de manière rapide et compréhensible les caractéristiques des différents produits, conformément aux recommandations du ministère fédéral de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Protection des consommateurs. Cette fiche vient compléter les informations que MLP fournissait déjà sur ses produits ainsi que les reportings, précise Gerhard Fried, membre du directoire responsable de l’achat et de la gestion de produitsComme les concepts d’investissement gérés par la filiale Feri sont profilés en fonction de l’appétence des clients pour le risque, MLP ajoute aux catégories de risque prescrites par la loi celles de sensibilité au risque déterminées par Feri. Cela se traduit par l’indication d’une perte maximale qui ne peut être dépassée avec 95 % de probabilité en l’espace d’un an.En sus de la fiche-produit, MLP livre à ses clients un commentaire de marché établi par les services d’analyse du groupe.
Le débat sur l’achat éventuel par les autorités allemandes de cédéroms avec des données bancaires volées fait rage depuis un peu moins de trois semaines. D’ores et déjà 2.000 fraudeurs potentiels se sont dénoncés au fisc, dont 566 en Bade-Wurtemberg et 330 en Hesse, rapporte Die Welt. On n’a pas encore de données officielles en provenance de Rhénanie du Nord-Westphalie.