Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des marchés financiers, déplore le message négatif que la Bourse de dérivés allemand Eurex envoie aux marchés en lançant le 16 avril prochain un contrat à terme sur la dette française, rapporte Les Echos. « Eurex ne donne pas un signal convenable au marché. Le moment est inopportun, compte tenu de l'élection présidentielle en France et des tensions sur les taux espagnols constatées en début de semaine. Cela sous-entend qu’il y a un risque sur la dette française, puisque ce contrat donne la possibilité aux investisseurs de se couvrir. C’est un message négatif, quel que soit le résultat des urnes », indique-t-il dans un entretien aux « Echos ». Mais il précise qu’interdire ce produit n’est pas de son ressort.
L’agence d'évaluation financière Moody’s a annoncé avoir mis le groupe de gestion alternative Man sous surveillance avec implication négative.Selon Moody’s, le groupe est actuellement confronté à des pressions sur les bénéfices, les marges et la croissance des actifs sous gestion. Man a notamment fait évoluer son offre vers des produits à plus faible marge à l’instar des comptes gérés et des produits issus de GLG.Moody’s relève aussi la sous-performance persistante de fonds clés, un recul significatif du ratio de couverture de dette au cours des cinq dernières années et des pressions sur le modèle d’affaires du gestionnaire de hedge funds.
La City attire une grande partie des investissements induits par le durcissement réglementaire sur les produits dérivés accusés d’avoir aggravé la crise, rapporte Les Echos. Le Chicago Mercantile Exchange a ainsi fait savoir qu’il réfléchissait à lancer à Londres un marché de dérivés. Ce serait probablement une alternative au rachat du London Metal Exchange (LME), un marché de matières premières sur lequel s'échangent beaucoup de produits dérivés, qu’il convoite tout comme, semble-t-il, Nyse Euronext, IntercontinentalExchange (ICE) et la Bourse de Hong Kong.
Selon L’Agefi, l’Autorité des marchés financiers (AMF) espère boucler d’ici septembre son enquête sur les conditions dans lesquelles l’agence S&P avait annoncé par erreur en novembre le déclassement de la dette souveraine de la France. Il s’agit de vérifier si la thèse de l’erreur avancée par l’agence est exacte.
La Securities and Exchange Commission va rencontrer la semaine prochaine deux représentants du gérant de hedge funds Philip Falcone, en vue de parvenir à un accord sur les accusations potentielles de fraude au civil, rapporte le Wall Street Journal, citant des personnes proches du dossier. La SEC avait prévenu l’intéressé en décembre qu’elle avait l’intention de prendre des mesures contre lui, sa société Harbinger Capital Partners et deux autres dirigeants. Les discussions s’annoncent tendues car Philip Falcone refuse d’accepter une interdiction d’exercer dans le secteur financier, craignant que cela ne mette un terme à sa carrière.
Selon lefigaro.fr qui cite une information de l’AFP, une ancienne gérante de portefeuille, poursuivie pour escroquerie et abus de confiance, a été condamnée mercredi 11 avril, par la cour d’appel de Paris, à quatre ans de prison dont un ferme pour avoir escroqué des clients auxquels elle faisait miroiter des placements boursiers mirobolants. Michèle Elmaleh, plus connue de ses anciens clients sous le nom de Claire Arfi, avait été condamnée à quatre ans de prison dont deux fermes en première instance en avril 2010. Décrite comme une «petite Madoff en jupons», l’ancienne gérante qui opérait sur le modèle de la fraude pyramidale utilisée par l’escroc américain Bernard Madoff, dissimulait ses pertes et rédigeait notamment de faux rapports de gestion, faisant croire à des plus-values et incitant ses clients à «remettre au pot», précise le site du quotidien Le Figaro.
Les victimes d’un escroc grec veulent déposer plainte en dommages-intérêts contre Julius Baer, rapporte le Handelszeitung. Cet escroc s'était fait passer pour un représentant de la banque privée zurichoise.L’escroc avait promis à ses clients de déposer leur fortune en sécurité à Zurich. En fait, il a pu ainsi empocher quelque 15 millions d’euros. En Grèce, il a déjà été condamné à sept ans de prison.Julius Baer conteste le fait que l’escroc représentait la banque, mais il y avait une relation, selon le journal. L’ancienne filiale de Baer, Swiss & Global, avait entretenu une relation d’affaires avec l’escroc en 2008, abandonnée en 2010. C’est un motif suffisant, selon les victimes, pour réclamer des comptes à la banque zurichoise.
Le Tribunal administratif fédéral (TAF) vient de donner un coup de frein à la livraison aux Etats-Unis de données bancaires. Dans un arrêt du 5 avril, les juges de la Haute cour ont donné raison à un client du Credit Suisse qui s’opposait à l’assistance administrative accordée par la Suisse au fisc américain, indique un communiqué daté du 10 avril.L’administration fédérale des contributions (AFC) avait accordé en début d’année l’assistance administrative à son homologue américain, l’IRS, qui en avait fait la demande en se basant sur l’accord de double-imposition. L’IRS exigeait la livraison de données bancaires de contribuables américains soupçonnés de fraude fiscale. Credit Suisse a livré les données début novembre à l’administration fédérale.En admettant la plainte du client concerné, le TAF a toutefois mis le holà au transfert de données. Les juges estiment que le comportement de certains collaborateurs de la banque peut être qualifié de frauduleux, au regard des critères définis dans la demande américaine. En revanche, les reproches faits au client lui-même sont formulés de telle manière qu’ils peuvent tout au plus constituer une évasion fiscale. Et celle-ci ne peut faire l’objet d’une demande d’assistance administrative."Le Tribunal administratif fédéral confirme sa jurisprudence selon laquelle le soupçon de simple soustraction d’impôt, même lorsqu’il s’agit de montants importants, ne donne pas lieu à l’entraide administrative (…). Il rappelle également que le simple fait de ne pas déclarer un compte bancaire constitue tout au plus une soustraction d’impôt ne donnant pas lieu à l’entraide administrative», souligne le communiqué.
Selon une étude confidentielle de PricewaterhouseCoopers (PwC) pour le gouvernement et l’association des banques du Liechtenstein, l’adoption rapide par la Principauté de la directive européenne 2011/61/EU du 1er juillet 2011 sur les gestionnaires de fonds d’investissement alternatifs (le texte de transposition était prêt le 22 décembre) vise à siphonner les actifs des gestionnaires helvétiques, rapporte le Handelsblatt. La Principauté pourrait ainsi espérer attirer jusqu'à 400 gestionnaires de fortune et gérants de fonds suisses avec des encours de 870 milliards de francs.
Achim Küssner, directeur général de Schroder Invesment Management GmbH, a annoncé le 11 avril qu'à partir du 14 mai, chacun des 99 fonds Schroders distribués en Allemagne et des 93 fonds commercialisés en Autriche aura son DICI. Cela signifie que le gestionnaire britannique mettra à disposition au total 1.150 DICI correspondant à toutes les classes de parts. Dès le 7 mai, les principales informations seront accessibles en ligne à l’adresse www.schroders.lu/kiid.
S’il se félicite que le nouveau document consultatif de l’AEMF de janvier 2012 élargisse le spectre à une approche horizontale couvrant tous les fonds coordonnés au lieu de se focaliser uniquement de manière verticale sur les seuls ETF coordonnés, l’EDHEC-Risk Institute déplore dans sa réponse que le texte présenté n’aille pas plus loin dans plusieurs domaines clés.Les spécialistes de l’EDHEC regrettent que le régulateur européen n’ait pas jugé utile de proposer une définition de la gestion passive qui serait encadrée dans une limite d'écart de suivi acceptable. D’autre part, ils critiquent le fait que le texte de l’AEMF, s’il préconise la mise à disposition gratuite d’informations sur la performance des indices, n’impose pas que toutes les informations sur les indices soient publiées gratuitement, notamment celles concernant l'évolution historique de la composition de ces indices.De plus, l’EDHEC souhaiterait que la qualité de la gouvernance des indices et la possibilité d’auditer les décisions des comités des indices retienne davantage l’attention du régulateur.
L’Institut de la finance internationale (IIF) a indiqué le 10 avril souhaiter atteindre 100% de participation des créanciers privés à la restructuration de la dette de la Grèce négociée avec Athènes. «Le taux de participation global est maintenant supérieur à 96%, selon le gouvernement grec», a affirmé l’organisation bancaire de Washington dans un communiqué.Mais «une participation totale à l'échange de tous les créanciers privés aiderait fortement la Grèce à se concentrer sur la mise en oeuvre des réformes nécessaires», a ajouté l’IIF. Selon l’institut, «cela aiderait à rebâtir la confiance et la stabilité sur les marchés financiers, au profit de tous, et faciliterait le processus en vue de restaurer la solvabilité de la Grèce».Le ministère des Finances grec avait indiqué le 2 avril que onze créanciers, détenteurs d’environ 6,4 milliards d’euros d’obligations de droit étranger, refusaient l'échange, et que d’autres réservaient leur réponse. Ils ont jusqu’au 20 avril pour se décider.
Dans le cadre d’une conférence organisée lundi soir par la banque de la Réserve Fédérale d’Atlanta (Géorgie), le patron de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, a insisté sur la nécessité de renforcer le contrôle sur le système bancaire parallèle, le shadow banking : organismes non bancaires, assureurs, « hedge funds », fonds monétaires, dont le poids est évalué à 16.000 milliards de dollars aux Etats-Unis, rapporte Les Echos. En revanche, le patron de la Fed s’est montré prudent sur la règle Volcker poussant à la ségrégation des activités pour compte propre. La complexité de son application et les divergences internationales soulevées pourraient retarder sa mise en oeuvre.
Les banques françaises progressent dans leur processus de réduction de leur bilan, ce qui devrait être un signal positif pour des marchés qui doutaient de leur solidité tant en matière de financement que de fonds propres, selon un rapport publié le 10 avril par l’agence d’évaluation financière Fitch. «Les plans de réduction des grandes banques visent essentiellement la banque d’investissement et le corporate banking, ainsi que les services financiers spécialisés», observe Fitch. «La dégradation de l’environnement économique devrait les aider à atteindre ces objectifs. Cependant, les banques continuent de développer leurs activités de banque de détail sur leur marché domestique et n’ont pas réduit les prêts à la clientèle»."Le deleveraging aboutira à une réduction des volumes d’affaires et des revenus qui en sont tirés, tandis que la hausse des dépôts aboutira à une contraction des actifs sous gestion et des commissions. De ce fait, le bénéfice d’exploitation diminuera mais ce sera sans doute une préoccupation secondaire pour le marché», estime encore Fitch. Dans un rapport séparé, Fitch constate par ailleurs que les banques françaises ont amélioré leur profil de financement en augmentant la proportion de dette longue ou moyenne.
Le fonds de pension californien CalPERS a indiqué le 10 avril avoir été sélectionné par la Securities and Exchange Commission (SEC) pour devenir membre de la Commission de conseil des investisseurs nouvellement créée dans le cadre de la loi Dodd-Franck.C’est Joe Dear, chief investment officer de CalPERS, qui siégera au sein de cette commission de 21 membres qui doit notamment conseiller la SEC sur les questions réglementaires ainsi que sur les problèmes de tarification et qui pourra également prendre des initiatives pour améliorer la protection des investisseurs et la confiance des marchés.
Le régulateur américain SEC a commencé à éplucher les données sur les principales sociétés de hedge funds du pays que ces dernières lui ont fourni avant le 30 mars dans le cadre de la réglementation Dodd-Frank, rapporte The Wall Street Journal. L’objectif est d’identifier des sociétés dont le comportement pourrait comporter des risques pour les investisseurs. Environ 1.400 nouvelles sociétés, dont Moore Capital Management et Tiger Global Management, ont dévoilé de nouveaux détails sur les fonds, les investisseurs, les brokers et d’autres informations, rappelle le WSJ.
Dans le contexte de l’acquisition d’IVS Group Holding S.p.A. par Italy 1 Investment S.A, la CSSF a annoncé avoir accordé le 10 avril 2012 une dérogation relative à l’obligation de l’article 5 de la Loi OPA de lancer une offre publique d’acquisition sur les actions d’Italy1. La dérogation en question a été accordée au seul actionnaire d’IVS, précise un communiqué. La CSSF considère que, tenant compte de la transparence autour de l’opération d’acquisition, des dispositions relatives aux procédures de vote y étant liées ainsi que de la possibilité de sortie de facto non limitée offerte aux actionnaires, les intérêts des actionnaires minoritaires sont suffisamment protégés sans l’application des dispositions de l’article 5 de la Loi OPA.
La société de gestion Nikko Asset Management vient de rejoindre l’organisation internationale ICI Global, une émanation récente de l’association américaine de la gestion financière ICI. Nikko AM est ainsi la première société asiatique du secteur de la gestion d’actifs à rejoindre ICI Global.Les membres de l’association ICI et ses membres affiliés représentent un encours d’actifs sous gestion d’au moins 16.380 milliards de dollars de fonds Ucits et de mutual funds.
Le Boletín Oficial del Estado (Journal Officiel) a publié une décision de la Direction générale des assurances et fonds de pension (DGSFP) autorisant Aegon España à gérer des fonds de pension en Espagne, rapporte Funds People.
Pour la deuxième fois, l’ex-groupe bancaire a été reconnu coupable de mensonges et de supercheries par la justice néerlandaise, rapporte Les Echos. Les faits reprochés se situent entre 2007 et 2008, à partir de la reprise d’ABN Amro jusqu'à la nationalisation du bancassureur. Par exemple, une mise à jour plus qu’approximative des engagements sur le portefeuille de crédits immobiliers américain qui a donné une image fausse de la réalité.