L’agence d'évaluation financière Fitch Ratings a annoncé mercredi 14 novembre la suspension de ses activités publiques en Italie suite au renvoi en justice de plusieurs de ses cadres par un tribunal du sud du pays. L’agence a dénoncé «une manoeuvre infondée et sans précédent» et «l’absence de motif clair» à la démarche lancée par le parquet de Trani, petite ville des Pouilles, à l’encontre de certains de ses analystes et dirigeants et de ceux de sa concurrente Standard and Poor’s.Dans ce contexte, «toutes les téléconférences, conférences en Italie et évènements similaires consacrés aux entités italiennes sont suspendues», poursuit Fitch dans un communiqué. Les communications concernant les notations d’entités italiennes sont également restreintes, ajoute-t-elle.
L’Autorité des marchés britannique (FSA) a infligé une amende de 412.000 livres à la société de gestion de fortune Ashcourt Rowan en raison de défaillances dans le système d’attribution des investissements.Les défaillances observées concernent Savoy, une filiale d’Ashcourt Rowan, qui n’avait pas mis en œuvre des injonctions précédentes de la FSA relatives à ce dossier. Dans le sillage de cette décision, Ashcourt Rowan a indiqué que le patron de l’asset management, Christopher Jeffrey, et le responsable de la déontologie, Mark Smith, avaient présenté leur démission. Sur les six mois à fin septembre, Ashcourt Rowan a enregistré une perte avant impôts de 1,2 million de livres, à comparer à une perte du même ordre pour le semestre à fin septembre 2011.
Les Vingt-Sept n’ont toujours pas réussi à caler avec le Parlement européen la question de la flexibilité dont jouiront les régulateurs nationaux pour augmenter encore la capitalisation de leurs banques, rapporte L’Agefi. Sur la question des bonus, le Parlement européen veut aussi que la rémunération variable ne puisse excéder en valeur la rémunération fixe. Une mesure potentiellement contreproductive, car inflationniste aux yeux, notamment des Britanniques.
Alors que l’Europe s’est dotée de nouvelles règles pour limiter la spéculation sur les Etats via les « credit default swaps », l’encours du marché décline, rapporte Les Echos. D’après la DTCC (Depository Trust & Clearing Corporation), qui centralise les informations sur une partie du marché des CDS, l’encours net de CDS sur les Etats de l’Union européenne serait à son plus bas niveau depuis mi-2010.Les CDS couvrant un risque de défaut de la France sont passés de 24 milliards de dollars il y a un an à 18 milliards aujourd’hui, derrière l’Italie, dont l’encours est resté assez stable (légèrement supérieur à 20 milliards de dollars). Les prix se détendent sensiblement par ailleurs : le coût d’une assurance sur la France cotait à 68 points fin octobre, soit une baisse de 37 % en un mois.
Les autorités américaines ont présenté le 13 novembre de nouvelles règles destinées à faire baisser les risques que les fonds du marché monétaire font peser sur la stabilité du système économique et financier. Le Conseil de surveillance de la stabilité financière (FSOC), qui réunit les principaux organismes américains de contrôle du système financier, a voté "à l’unanimité» trois propositions de «réformes structurelles destinées à s’attaquer aux risques posés par» ces fonds communs de placement, a indiqué le département du Trésor dans un communiqué.Le vote du FSOC a pour but de faire pression sur la commission des opérations de Bourse américaine (SEC) en la contraignant à adopter l’une ou l’autre de ses propositions. La SEC avait renoncé à aller de l’avant avec ses projets de réforme des fonds du marché monétaire en août, sa présidente Mary Schapiro ayant été mise en minorité au sein du directoire de sa propre institution.Les propositions du FSOC reprennent deux pistes explorées par la SEC et combattues par les fonds monétaires, et en ajoutent une autre déclinée par la Trésor. La première piste viserait à supprimer une exemption comptable dont bénéficient les fonds monétaires, afin que la valeur des parts de leurs actionnaires soit plus conforme à la réalité de la valeur nette des instruments détenus par les fonds.La seconde imposerait aux fonds l’obligation de se doter d’une marge de capital de sécurité pour se prémunir contre une éventuelle baisse de la valeur nette de leurs actifs. La troisième, avancée par le Trésor, obligerait les fonds monétaires à se plier à des normes de capitaux et de liquidité renforcées, éventuellement associées à d’autres mesures coercitives.La décision du FSOC relance les pistes de réforme en ouvrant une période de commentaire de deux mois, pendant laquelle les parties prenantes pourront faire remonter aux autorités leur avis sur leurs propositions, et à l’issue de laquelle le Conseil pourra en recommander officiellement l’une ou l’autre.
Une filiale de gestion d’actifs de la banque Bank of New York Mellon a payé 210 millions de dollars d’amende pour mettre fin à des poursuites de l’Etat de New York en relation avec la fraude pyramidale réalisée pendant des années par l’escroc Bernard Madoff.Le ministre de la Justice de l’Etat de New York, Eric Schneiderman, annonce un accord amiable de plus de 210 millions de dollars avec Ivy Asset Management, une filiale de Bank of New York Mellon qui conseillait à ses clients d’investir leurs fonds auprès du financier Bernard Madoff, qui purge aujourd’hui une peine de 150 années de prison. Cet accord met fin à des poursuites d’Eric Schneiderman, du département américain du Travail, et de plaignants individuels, selon un communiqué précisant que les 210 millions reçus plus 9 millions de dollars supplémentaires versés par d’autres accusés vont être restitués aux investisseurs victimes de la fraude.
Le projet de loi créant la Banque publique d’investissement (BPI) qui permettra notamment à la France de transposer les directives OPCVM 4 et AIFM et de réformer le statut des établissements de crédit a été discuté pour la première fois mardi par la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, rapporte L’Agefi. Soit quinze jours avant l’examen du texte en séance plénière, prévu le 28 novembre. La commission des finances prend le relais ce matin en auditionnant Jean-Pierre Jouyet, directeur général de la Caisse des dépôts, actionnaire à 50% de la future holding, et Henri Emmanuelli, président de la commission de surveillance, ajoute le quotidien.
Le procès de deux gérants de hedge funds accusés de délit d’initié a commencé mardi aux Etats-Unis, rapporte le Wall Street Journal. Les procureurs ont indiqué aux jurés que Todd Newman, ancien gérant de Diamonback Capital Management, et Anthony Chiasson, co-fondateur de Level Global Investors, appartenaient à une «chaîne corrompue» d’individus qui gagnaient des dizaines de millions de dollars en effectuant des transactions à partir d’informations confidentielles sur des entreprises de technologie. Les avocats de la défense ont rétorqué que leurs clients prenaient leurs décisions en se basant sur une recherche légitime.
Le responsable de l’Autorité des marchés chinoise (CSRC), Guo Shuqing, a indiqué qu’il comptait relever le quota réservé aux investisseurs institutionnels étrangers qualifiés en RMB (RQFII) de 200 milliards de RMB, soit quelque 32 milliards de dollars, le quota existant de 70 milliards de RMB étant insuffisant pour répondre à la demande, rapporte Asian Investor. La CSRC, qui n’a pas précisé le calendrier de ce relèvement, a ainsi donné une suite favorable à une demande des autorités de Hong Kong.
Jeudi, HSBC a accepté de dédommager Kalix Fund Ltd., société financière enregistrée aux îles Vierges. Selon Le Temps, cette dernière estimait avoir perdu 35 millions dans le scandale Madoff, révélé en 2008. Son argent était confié à Thema, un fonds de placement qui le canalisait ensuite vers Madoff. Avec 1,1 milliard de dollars sous gestion, c’était l’un des intermédiaires du réseau Madoff. Une filiale irlandaise de HSBC en était le dépositaire.
Le ministère public allemand a lancé une série de perquisitions chez un certain nombre de clients d’UBS soupçonnés d'évasion fiscale, ont annoncé le 12 novembre les bureaux des procureurs de Bochum. Des magistrats et une cinquantaine d’inspecteurs du fisc ont été mobilisés dans l’opération, a précisé Norbert Salamon, procureur de la ville de Bochum.Le comportement d’UBS, ainsi que celui d’autres banques suisses, soupçonnées d’avoir facilité l'évasion fiscale de citoyens américains et européens a déclenché plusieurs enquêtes qui se sont traduites par une remise en question du secret bancaire suisse. Le ministère public de Bochum a déjà ouvert plusieurs enquêtes sur la foi d’informations contenues dans un cédérom acheté par le Land de Rhénanie du Nord-Westphalie.
L’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou Esma) a publié le 12 novembre ses priorités en ce concerne la présentation des états financiers des sociétés cotées pour l’exercice 2012. Ces priorités ont été établies en partenariat avec les autorités nationales afin de favoriser une mie en œuvre cohérente de la législation européenne et des IFRS. Les recommandations de l’Esma concernent notamment la dépréciation des actifs non financiers et les dispositions en matière d’information sur les prestations définies.
Bruce Bent, le fondateur de Reserve Primary, le fonds monétaire qui a vu sa valeur liquidative constante passer sous 1 dollar pendant la crise financière, a été reconnu non coupable des accusations de fraude selon lesquelles il aurait trompé les investisseurs concernant la santé financière du fonds pour éviter une vague de rachats, rapporte le Financial Times. Le jury a estimé que le fils de Bruce Bent, aussi appelé Bruce, était responsable de négligence pour avoir trompé les investisseurs au sujet des projets de la famille de couvrir les pertes du fonds provoquées par la faillite de Lehman. La Securities and Exchange Commission, qui a porté l’affaire devant la justice, cherche à infliger des amendes à l’encontre de Bruce Bent II et de la société, Reserve Managament, aussi reconnue responsable.
Avant même son entrée en vigueur, l’accord fiscal signé entre la Suisse et l’Autriche profite à Vienne. Depuis le début de l’année, le pays a déjà totalisé 210 autodénonciations concernant 237 personnes. Ce qui a rapporté 59,3 millions d’euros au fisc. Dans une réponse à une question du Parlement, la ministre des Finances Maria Fekter a déclaré lundi attendre que l’accord fiscal avec la Suisse rapporte au total un milliard d’euros.
Les gestionnaires de fonds britanniques avaient été jusqu'à maintenant à peu près épargnés par les scandales : l’Autorité des services financiers vient de révéler que le secteur de la gestion d’actifs n'était pas irréprochable en termes de conflits d’intérêts, rapporte Les Echos. En cause, les commissions et les transactions, notamment.Sur un échantillon de 15 sociétés de gestion, dont le nom n’a pas été révélé et que le régulateur a examinées entre juin 2011 et février 2012, « beaucoup d’entre elles », selon la FSA, « n’ont pas mis en place de cadre pour identifier et gérer les conflits d’intérêts ». Le gendarme des marchés britanniques raconte notamment avoir mis au jour des « violations de règles pourtant détaillées » concernant soit l’utilisation des commissions payées par les clients, soit le processus d’allocation des transactions. « Nous en avons conclu que la plupart des sociétés en question ne pouvaient prouver que leurs clients étaient à l’abri de coûts indus et qu’ils avaient accès à toutes les opportunités d’investissement qui convenaient », écrit la FSA.
Le conseil des superviseurs de l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou Esma en anglais) a annoncé le 9 novembre la nomination de nouveaux responsables à la tête de ses comités permanents.Le standing committee chargé du pôle investment management sera ainsi présidé par Gareth Murphy, directeur des marchés à la Banque centrale d’Irlande.Parmi les autres nominations, Gérard Rameix, président de l’Autorité des marchés financiers (AMF) sera en charge du standing committee responsable du pôle Corporate Finance.A noter que Jean-Paul Servais, président de l’Autorité des services et marchés financiers (FMSA) de la Belgique, est renouvelé dans ses fonctions de président du standing committee chargé des intermédiaires et de la protection des investisseurs.Jean Guill, directeur général de la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) du Luxembourg, a pour sa part été reconduit à la présidence du Review Panel.
Après avoir obtenu en mars la condamnation de Joseph «Chip» Skowron III à lui verser 10,2 millions de dollars, Morgan Stanley a déposé le 31 octobre une autre plainte contre l’ancien managing director du gestionnaire alternatif FrontPoint Partners, à l’époque filiale de la banque, pour avoir commis des délits d’initiés, rapporte The Wall Street Journal.Morgan Stanley réclame cette fois plus de 65 millions de dollars supplémentaires parce qu’il a dû verser 33 millions de dollars afin d’obtenir l’arrêt des poursuites par la SEC, en sus des 32 millions de dollars perçus par Chip Skowron à l’époque des faits. Entre-temps, FrontPoint a été revendu à son management pour une fraction de son pris d’achat de 404 millions de dollars ; le gestionnaire alternatif semble avoir depuis lors cessé son activité.
Le parquet de Saint-Etienne demande que la Caisse d’Epargne Loire Drôme Ardèche soit condamnée à 40.000 euros pour « publicité mensongère ou pouvant induire en erreur » dans la commercialisation d’un fonds commun de placement « haute performance », Doubl'Ô Monde, rapporte Les Echos.Présenté comme « le fonds de commun de placement à haute performance, pour doubler votre capital en toute sérénité », Doubl'Ô, lancé au début des années 2000, a connu un succès certain auprès des clients de l’Ecureuil, auxquels on faisait miroiter un rendement bien supérieur à celui du Livret A. Avec ce produit, conçu par la société Ecureuil Gestion (Natixis Epargne Financière), le groupe a collecté 2,13 milliards d’euros auprès de 266.547 souscripteurs. La Caisse d’Epargne a empoché 30 millions, rien qu’en droits d’entrée sur ces produits dont aucun n’a atteint l’objectif affiché. Plusieurs milliers de plaintes ont été enregistrées et des condamnations ont été prononcées au civil.
Les autorités américaines ont annoncé le 9 novembre qu’elles renoncent à leur projet de commencer à faire appliquer à partir de janvier aux Etats-Unis les nouvelles normes internationales dites de Bâle III.De nombreux établissements bancaires ont manifesté leur inquiétude de se voir soumis à une réglementation définitive sur le capital au 1er janvier 2013 sans avoir suffisamment de temps pour la comprendre ou changer leur système comme il conviendrait, indique un bref communiqué de la Fed.Le communiqué publié également au nom de deux autres organismes de surveillance du système financier, la Compagnie fédérale d’assurance des dépôts bancaires (FDIC) et le Bureau du contrôleur de la monnaie (OCC), rappelle que les autorités avaient publié en juin trois projets de réglementation destinés à mettre en oeuvre les clauses de Bâle III.Mais, vu le volume des commentaires reçus et la grande variété d’opinions exprimées au cours de la période prévue à cet effet, les autorités estiment qu’aucun des projets de réglementation ne sera en vigueur au 1er janvier 2013.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) vient d’infliger une amende de 30 000 euros à l’encontre de la société Fival SA et une sanction pécuniaire d’un même montant à l’encontre de Marc Gilson, son directeur général. Ce dernier écope également d’un avertissement. En tant que directeurs généraux délégués, Jean-Marc Thys et Thierry Girardet ont été condamnés à payer une amende de 20 000 euros chacun. Enfin, John Turpel, administrateur puis directeur général délégué à partir de juillet, s’est vu, pour sa part, infliger une amende de 10 000 euros. En substance, il est reproché à Fival SA, à. Jean-Marc Thys, Thierry Girardet, Marc Gilson et John Turpel, d’une part, de ne pas avoir respecté le seuil minimum des fonds propres règlementaires et de ne pas avoir suivi leur évolution et, d’autre part, une absence de gestion saine et prudente de la société. Par ailleurs, selon L’Agefi, le représentant du Collège de l’AMF a demandé le 9 novembre devant la Commission des sanctions l’interdiction de l’activité de conseil en investissement pour la société Fival et au moins 200.000 euros d’amende. Pour ses dirigeants, il a requis l’interdiction de l’activité de gestion de portefeuille et de conseil pendant dix ans ainsi qu’au moins 100.000 euros d’amende. Un salarié pourrait écoper d’au moins 60.000 euros. Il est notamment reproché à l'équipe d’avoir fait du démarchage pour une obligation alors que c'était interdit. Lors de sa séance du 6 septembre 2011, le Collège de l’AMF avait décidé de prononcer le retrait d’agrément de Fival SA en qualité de société de gestion de portefeuille, dès lors qu’elle ne remplissait plus les conditions auxquelles était subordonné son agrément, s’agissant de la permanence des moyens, notamment financiers et humains. Le retrait d’agrément avait pris effet le 1er décembre 2011.