Selon le financier George Soros, les pays de la zone euro pourraient sortir du cauchemar de la crise financière qui menace de détruire l’Union européenne s’ils étaient autorisés à échanger le montant de leur dette publique existante contre des euro-obligations.S’exprimant au Center for Financial Studies à Francfort le 9 avril lors d’une conférence intitulée « Comment sauver l’Union européenne de la crise de l’euro », George Soros a lancé un appel pour l'émission de nouvelles euro-obligations pour remplacer les obligations d'État existantes. Cette mesure entraînerait « rien de moins qu’un miracle », argumente-t-il. La plupart des problèmes de la zone euro « disparaîtraient rapidement ». Les primes de risque disparaîtraient alors que le risque de défaut diminuerait, donnant ainsi aux budgets des pays très endettés et aux soldes des banques une impulsion immédiate.George Soros soutient que l’opposition de la chancelière Merkel aux euro-obligations met l’euro en danger. Si l’Allemagne ne reconsidérait pas sa position, elle devrait quitter l’euro : « l’Allemagne a le droit de rejeter les euro-obligations. Mais elle ne peut pas empêcher les pays très endettés de sortir de la misère en se réunissant pour émettre des obligations. » Il soutient que le « choix privilégié » de l’Allemagne, à la veille des élections en septembre, de « faire le minimum pour sauver l’euro, mais rien de plus » pourrait finalement détruire l’Union européenne.George Soros prévoit qu’après cinq ans d’euro-obligations, la dette souveraine des pays de la zone euro serait graduellement réduite à 60 % du PIB, et l’Italie économiserait jusqu'à 4 % de son PIB : « Son budget afficherait un excédent et la relance fiscale remplacerait l’austérité ». Il réfute la revendication commune selon laquelle les euro-obligations ruineraient la notation de crédit de l’Allemagne, argumentant que les euro-obligations soutiendraient la comparaison avec les obligations des États-Unis, du Royaume-Uni et du Japon sur les marchés financiers.Contrairement à la croyance populaire, George Soros affirme que les euro-obligations émises par une zone euro sans l’Allemagne soutiendraient toujours la comparaison avec les autres pays, la menace de défaut étant écartée. Sans l’Allemagne, les autres pays de la zone euro observeraient une dépréciation de la valeur de l’euro, ce qui leur permettrait de retrouver leur compétitivité, d’abaisser le prix de leurs exportations et de réduire leurs dettes. Toutefois, si l’Italie devait quitter la zone euro, le fardeau de sa dette majoritairement en euro deviendrait ingérable et « plongerait le reste de l’Europe et du monde dans une crise financière ».
Quel rôle peut jouer le normalisateur comptable international, l’IASB, dans la promotion de l’investissement de long terme ? «Je dirai que la promotion de l’investissement de long terme constitue une partie essentielle de notre travail», a déclaré le président de l’IASB, Hans Hoogervorst, dans un discours prononcé le 9 avril à Londres.Le patron de l’IASB a notamment tenté de répondre aux critiques selon lesquelles les normes IFRS découragent l’investissement de long terme en se basant dans des proportions excessives sur la juste valeur qui encourage, dit-on l’ingénierie financière et les prises de bénéfices à court terme.Hans Hoogervorst rappelle notamment qu'à l’exception de l’industrie financière, la plupart des sociétés n’ont pas grand-chose à faire de la comptabilité à la juste valeur et que même dans le secteur financier, la comptabilité au coût amorti reste un élément important d'évaluation.Le patron de l’IASB a ensuite évoqué longuement l’exposé-sondage sur les contrats d’assurance, en cours de finalisation, qui constitue à ses yeux une illustration parfaite du débat entre investissement de long terme et court-termisme. L’IASB devrait notamment proposer un certain nombre de dispositifs pour réduire la volatilité comptable des nouvelles normes, souvent mise en exergue.Hans Hoogervorst a en outre critiqué la proposition de mesure des engagements sur la base du rendement attendu sur les actifs détenus par l’assureur. «Nous ne pensons pas qu’il soit prudent de fonder l'évaluation d’un engagement sur le rendement incertain des actifs. «Buy-and-hold» ne devrait pas se transformer en «buy-and-hope» (acheter et espérer)», a lancé Hans Hoogervorst."Je voudrais insister sur le fait que même les investisseurs de long terme ne peuvent pas se permettre d’ignorer les fluctations à court terme, ne serait-ce que parce qu’on ne sait jamais précisément quelle sera la briéveté du court terme», a insisté le président de l’IASB, relevant que les taux d’intérêt japonais sont «exceptionnellement bas» depuis une quinzaine d’années!"Tous ceux qui s’intéressent au long terme devraient aussi savoir où ils trouvent aujourd’hui. Notre mission est de fournir une transparence maximale à la fois sur le court terme et le long terme. Notre contribution est de fournir à l’investisseur de long terme la meilleure information dont il a besoin dans toutes les circonstances», a conclu le patron de l’IASB.
L’Autriche va négocier la levée du secret bancaire pour les résidents étrangers détenteurs d’un compte sur son sol, comme le lui demande l’Union européenne, a déclaré le 9 avril le chancelier social-démocrate Werner Faymann."Nous sommes prêts à négocier sur l'échange automatique d’informations exigée par l’Union européenne. Jusqu’ici nous n’avons transmis des données que dans les cas de soupçons fondés, c’est trop peu. Dans la lutte contre la fraude fiscale, nous devons agir plus vite et plus fort», a-t-il déclaré à l’issue du conseil des ministres. Les discussions portent sur l'échange automatique de données bancaires de résidents de l’Union européenne détenteurs d’un compte en Autriche. Mais le secret bancaire, inscrit dans la Constitution, devrait être préservé pour les Autrichiens, a-t-il ajouté. «Nous ne sommes pas un paradis fiscal», a-t-il dit mardi, estimant toutefois que le classement de l’Autriche, en 17ème position, dans le palmarès des paradis fiscaux établi par le réseau «Tax Justice Network», est loin d'être satisfaisant. L’Autriche, ainsi que le Luxembourg, sont les deux seuls pays de l’Union européenne à refuser, au nom du secret bancaire, de transmettre automatiquement des informations sur les comptes de résidents de l’Union sur son sol, au nom du secret bancaire.
The Wall Street Journal rapporte que Scott London, un des associés de KPMG, a reconnu avoir transmis des tuyaux sur des actions de sociétés clientes à un ami en échange d’argent et de cadeaux. Ce scandale a obligé la compagnie à renoncer à ses mandats d’auditeur pour les société Herbalife et Skechers.KPMG précise qu’il retire de ce fait sa certification des comptes d’Herbalife pour les trois derniers exercices et de ceux de Skechers (chaussures) pour les deux derniers.
Interviewé dans L’Agefi, Nicolas Dufourcq, directeur général de la Banque publique d’investissement (BPI), a assuré que la banque n’a pas de problèmes de capacité qui la contraindrait à céder des actifs du Fonds stratégique d’investissement (FSI). S’agissant des cessions, a expliqué le responsable, le FSI s’est allégé en 2013 dans des participations cotées dont il a hérité à sa création en 2009, mais il n’a pas encore vocation à céder les lignes acquises depuis cette date. Par ailleurs, Nicolas Dufourcq a précisé que la doctrine d’investissement du FSI a évolué car elle lui interdisait de pratiquer le «cash out», c’est-à-dire de racheter des sociétés sous LBO à des fonds. BPI France, a-t-il noté, doit pouvoir reprendre des sociétés sous LBO, en co-investissant avec des acteurs privés, afin de créer des consolidateurs d’origine française.
Responsable R&D Asset and Fund Services chez BNP Paribas Securities Services, Philippe Denis a vu, ces dernières années, le métier de dépositaire connaître un nouvel essor avec le flot de nouvelles réglementations, dont la directive Solvabilité II. Il l'explique ce mouvement par le besoin accru d'information sur les portefeuilles.
La Commission européenne a salué le 8 avril l’engagement du Luxembourg à coopérer plus étroitement avec les autorités fiscales étrangères, en invitant l’Autriche à suivre cet exemple sous peine de se retrouver dangereusement isolée au sein de l’Union européenne, rapporte l’agence Reuters. «Je me félicite tout à fait de la nouvelle ouverture du Luxembourg s’agissant des échanges automatiques d’informations, même si cela aurait dû arriver depuis longtemps», a déclaré Algirdas Semeta, le commissaire chargé de la politique fiscale, dans un communiqué adressé à Reuters. «Les projecteurs se tournent maintenant vers l’Autriche. Si ce pays continue de résister à ce mouvement inexorable vers une plus grande transparence, il se trouvera dans une position isolée et intenable», poursuit le commissaire.
Le conseil européen du «repo» (European Repo Council) de l’ICMA, l’Association internationale des marchés de capitaux souhaite que la taxe sur les transactions financières (TTF) ne soit pas appliquée aux opérations de prise en pension de titres, selon un communiqué publié le 8 avril par la Fédération bancaire européenne (FBE) et l’ICMA.Selon une étude commandée par le conseil, la proposition européenne de TTF entraînerait une contraction d’au moins 66% du marché européen à court terme des prises en pension, avec des conséquences négatives pour d’autres marchés financiers et l'économie réelle.L’auteur de l'étude, Richard Comotto, senior visiting fellow au centre ICMA de la business school de Henley (université de Reading) estime essentiel que les financements garantis, à l’instar des prises en pension et des prêts de titres, soit exempté de la TTF afin de maintenir l’efficacité du marché de la dette et la collétarisation des marchés financiers. La raréfaction des prises en pension et l’absence d’un instrument alternatif de financement garanti poserait de sérieux problèmes aux investisseurs corporate et institutionnels qui seraient contraints de recourir à des dépôts non garantis, non assujettis à la TTF. Dans le cadre de Bâle III, la gestion du collatéral serait trop coûteuse et les infrastructures qui accompagnent cette gestion du collatéral ne seraient plus viables. A l’occasion d’une conférence de presse organisée par la FBE, son directeur général, Guido Rivoet a enfoncé le clou : «la TTF ne va pas seulement pénaliser les banques, elle va aussi entraîner une augmentation significative des coûts de financement pour les Etats membres participants (ndlr : les onze Etats membres ayant décidé d’introduire la TTF) et leurs entreprises, en renchérissant dans des proportions spectaculaires le market making et la couverture des risques».
Pékin pourrait signer un accord «Fatca» avec les Etats-Unis, selon Asian Investor qui rappelle que le non-respect de cette réglementation entraîne des taxes très lourdes et qui souligne que le gouvernement chinois dispose d’un certain pouvoir de négociation dans le mesure où la Chine détient de la dette américaine dans des proportions massives.Le Fatca (Foreign Account Tax Compliance Act) est une loi américaine, adoptée en 2010, qui vise à lutter contre l'évasion fiscale et qui devrait entrer en vigueur en juillet prochain. Elle impose aux établissements financiers étrangers de transmettre au fisc américain (IRS) des informations sur les comptes détenus par des contribuables américains (citoyens des Etats-Unis ou non): nom et adresse du titulaire, situation du compte, montant des retraits et des versements bruts...Des données qui doivent lui permettre de recouper les déclarations de revenus individuelles faites par les contribuables.
Dans le sillage de l’entrée en vigueur du règlement européen sur les produits dérivés de gré à gré, les contreparties centrales et les référentiels centraux (EMIR), l’Autorité des marchés financiers a lancé le 8 avril une consultation publique sur les modifications portant sur le livre III du règlement général concernant les prestataires et sur le livre V relatif aux infrastructures de marché.L’AMF propose ainsi d’amender le titre IV du livre V du règlement général sur les chambres de compensation. Les principales modifications portent sur :- l’introduction de la possibilité pour l’AMF d’approuver des règles de fonctionnement dans une langue usuelle en matière financière autre que le français, autrement dit en anglais; - les règles de participation à une chambre de compensation, de manière à aligner celle-ci sur les obligations découlant du règlement européen ;- les conditions de transparence sur les prix et frais afférents aux services que les chambres de compensation fournissent ;- les exigences en matière de garantie, les règles de fonctionnement devant ainsi décrire les principes régissant la détermination des dépôts de garantie, des marges, des contributions au fonds de défaillance ainsi que les actifs acceptés en couverture ;- les procédures de gestion en cas de défaillance d’un adhérent de la chambre de compensation et, en particulier, les modalités de transfert des actifs et des positions des clients de l’adhérent compensateur défaillant, qui doivent être décrites dans les règles de fonctionnement de la chambre ;- certaines dispositions du livre V sont transférées au livre III du règlement général.Par ailleurs, l’AMF souhaite clarifier des articles de son règlement général sur les marchés règlementés et systèmes multilatéraux de négociation, les dépositaires centraux et les systèmes de règlement-livraison. Les amendements proposés portent notamment sur les modalités de reconnaissance de ces infrastructures et les modalités de reporting des transactions à l’AMF.Les réponses à la consultation doivent être transmises avant le 15 mai 2013, précise l’AMF.
La rémunération du PDG d’EDF Henri Proglio au titre de 2012 recule de 300.000 euros environ en application du plafonnement des salaires des dirigeants des groupes publics, selon le document de référence d’EDF déposé auprès de l’AMF le 5 avril 2013.Selon ce document, la rémunération d’Henri Proglio au titre de 2012 atteint 1,29 million d’euros contre 1,59 million versés au titre de 2011. Le plafonnement à 450.000 euros de la rémunération annuelle des dirigeants d’entreprises publiques, consécutif à un décret de fin juillet 2012, n’est appliqué que sur les trois derniers mois de l’année. Le document de référence précise que «Henri Proglio ne perçoit pas de jetons de présence au titre de ses mandats de président du conseil d’administration et administrateur d’EDF. Il ne perçoit par ailleurs aucun jeton de présence au titre de mandats exercés dans des sociétés contrôlées par EDF, ni aucune rémunération de quelque nature que ce soit de la part de sociétés contrôlées».En outre, «la société n’a attribué aucune option de souscription ou d’achat d’action au dirigeant mandataire social en 2012, et aucune option n’a été exercée par lui au cours de l’exercice. De même, aucune action de performance n’a été attribuée au président-directeur général au cours de l’exercice écoulé, et aucune action de performance n’est devenue disponible».
L’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) et l’Autorité des marchés financiers (AMF) ont publié le 8 avril une mise à jour de la liste des sites Internet et entités proposant en France, sans y être autorisés, des investissements sur le marché des changes non régulé (forex). Ce communiqué est la quatrième alerte émise par l’AMF et l’ACP depuis le 7 juillet 2011. La nouvelle liste mise à jour est la suivante :- www.4xp.com/fr/ Forex Place Limited - www.astonforex.com/ Marketrade Ltd - www.bforex.com / BFOREX Limited - www.cfxmarkets.com/ CFB International Ltd - www.finanzasforex.com / Evolution Market Group Inc - www.flameltrade.fr/ Bull Trading Limited - www.forextrada.com/ Forextrada - www.fxcast.com / Surplus Finance SA - www.fxfrance.fr/ FX France - www.gcitrading.com / GCI Financial Limited - www.ihforex.com / Investment House International - www.ikkotrader.com / IP International service - www.instaforex.com / InstaForex Companies Group - www.itnfx.com/ International Traders Network FX - www.justrader.com/ MT Capital Partners - www.obroker.com/ Landkey Enterprises Inc - www.netotrade.com/ Neto Trade Global Investment - www.sunbirdfx.com/ Sunbird ltd - www.tradaxa.com/ Sisma Capital Group - www.trader369.com / IP International Service L’AMF et l’ACP tiennent à rappeler les risques spécifiques attachés aux produits offerts au grand public sur le forex (http://www.amf-france.org/documents/general/10067_1.pdf)
L’Australie et la Chine sont convenues que leurs monnaies respectives deviendront directement convertibles mutuellement à compter de mercredi 10 avril, a annoncé le premier ministre australien Julia Gillard, rapporte The Wall Street Journal.Jusqu’à présent, deux autres monnaies seulement étaient directement convertibles en yuans, le dollar américain et le yen. La mesure annoncée dispense les entreprises et les cambistes de convertir d’abord leurs dollars australiens ou leurs yuans en dollars américains.Julia Gillard a aussi indiqué que la Banque du Peuple chinoise a déjà accordé des licences à Westpac Banking Corp et ANZ Bank comme teneurs de marché pour le négoce direct sur les deux monnaies.
Conséquence de l’affaire Cahuzac, Paris souhaite rendre automatique l'échange d’informations bancaires dans l’Union européenne, en s’appuyant sur une demande croissante de transparence, attestée par l'évolution du Luxembourg, très critiqué pour ses pratiques bancaires, qui s’est dit prêt dimanche à réduire partiellement son secret bancaire.. Pierre Moscovici, ministre de l’Economie et des Finances, a proposé dimanche la mise en place d’"un Fatca européen», qui permettrait «un échange d’informations automatique». «C’est un des sujets fondamentaux de la réorientation de l’Europe», a renchéri un peu plus tard son ministre délégué au Budget, Bernard Cazeneuve, lors du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI. «Les Etats-Unis ont réussi à le faire, nous devons être capable de le faire», a-t-il fait valoir. De son côté, dans une interview donnée vendredi à la radio Deutschlandfunk, son homologue allemand Wolfgang Schäuble a annoncé que son pays allait s’engager pour une croisade internationale contre l'évasion fiscale. «Nous nous sommes engagés en faveur d’une collaboration avec tous les autres... Nous devons renforcer la pression», a-t-il souligné. La France et l’Allemagne feront d’ailleurs une proposition sur le blanchiment d’argent dans les prochains jours, a annoncé Pierre Moscovici. Il faut dire que l’affaire de l’ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac, qui a reconnu détenir un compte à l'étranger après des mois de mensonges, a connu de nouveaux développements ce week-end. Dimanche, la télévision publique suisse (RTS) a affirmé que Jérôme Cahuzac avait tenté de placer 15 millions d’euros en Suisse en 2009. «Il aurait tenté de placer cet argent dans un établissement de gestion financière à Genève en 2009 mais l'établissement aurait refusé par crainte de complications ultérieures, Jérôme Cahuzac étant une personnalité exposée politiquement, selon des informations bancaires recueillies par la rédaction de la RTS», écrit la RTS sur son site. De plus, l’ancien ministre du Budget a «menti» à la banque Julius Baer, en fournissant un «certificat fiscal falsifié», indiquait samedi le Tages Anzeiger, citant ses propres sources. Dans ce contexte, l’Europe compte imposer à partir du 1er janvier 2015 un échange automatique d’informations sur cinq catégories de revenu et de capital, à condition que tous les Etats membres soient d’accord. Mais pour aller plus loin, «il faudra changer (la règle de) l’unanimité en matière de fiscalité», a relevé dimanche le commissaire européen au Marché intérieur Michel Barnier lors d’une émission RFI/TV5/Le Monde au cours de laquelle il s’est également dit pour un échange automatique d’informations entre les administrations comme entre les banques.
La directive européenne AIFM prend effet au 22 juillet. Au 1er juillet, la CNMV espagnole imposera une classification des produits conforme à cette directive, de sorte que les fonds et sicav seront clairement caractérisés à partir de cette date comme coordonnés ou non-conformes à la directive OPCVM IV, rapporte Funds People.Jusqu'à présent, 43 % des fonds ont communiqué leurs données fondamentales et 57 % d’entre eux peuvent être considérés comme coordonnés.
L’agence d'évaluation financière Moody’s a annoncé le 5 avril qu’elle maintenait sa perspective négative sur le secteur bancaire espagnol, car elle estime que la qualité des crédits va continuer à se détériorer dans le pays du fait de la poursuite de la récession."Les banques vont continuer à opérer dans une économie en récession, avec des niveaux élevés d’actifs non performants, qui devraient continuer à se détériorer de façon significative, et un maintien de la pression sur leur rentabilité et leur niveau de capitaux», estime Moody’s dans un communiqué.L’agence tient également compte du fait que les banques espagnoles ont toujours du mal à se financer sur les marchés, et que, de ce fait, elles sont toujours largement dépendantes des financements de la Banque centrale européenne. De plus, elles ont une exposition importante à la dette souveraine espagnole, notée «Baa3» par Moody’s.
Pour se mettre en conformité avec les dispositions avec l’accord de principe liant Madrid à la troika FMI/BCE/UE.et celles concernant le mécanisme unique de surveillance de la zone euro, le comité exécutif de la Banque d’Espagne a adopté un nouveau schéma d’organisation pour la direction générale de la surveillance, qui comprendra à l’avenir quatre inspections, rapporte Cinco Días.La première sera chargé de la surveillance des anciennes caisses d'épargne, devenues des banques. La deuxième sera plus spécifiquement chargée de la surveillance des deux groupes «systémiques» (le Santander et le BBVA) et la troisième aura la tutelle sur les autres banques, coopératives de crédit et autres établissements financiers.Quant à l’inspection IV, elle sera subdivisée en deux groupes : le premier sera chargé de toutes les questions liées au blanchiment de capitaux, la rémunération des cadres dirigeants et la commercialisation des produits financiers, pour les cas où cette dernière ne relève pas de l’autorité de la CNMV. Le second aura la responsabilité exclusive de surveiller la Sareb, la structure de défaisance qui regroupe tous les actifs immobiliers toxiques des établissements espagnols ayant bénéficié d’aides européennes.
L’US district juge Kevin Castel, à Manhattan, a donné son feu vert au compromis qui avait été conclu en septembre par Bank of America Crop avec ses actionnaires,. A l’époque, rappelle The Wall Street Journal, la banque avait accepté de payer 2,43 milliards de dollars pour obtenir l’arrêt des procédures au civil engagées au motif qu’elle aurait sciemment trompé ses actionnaires sur la santé financière de Merrill Lynch, et versé par avance des primes de résultats à des salariés de Merrill Lynch avant que cette dernière ne soit absorbée en janvier 2009 par Bank of America.
Bercy va commander un rapport sur l’avenir de la place de Paris, rapporte Les Echos. Selon le quotidien, il s’apprête à confier cette mission à deux co-rapporteurs : Thierry Francq, l’ancien secrétaire général de l’Autorité des marchés financiers (il a quitté ses fonctions récemment et est aujourd’hui chargé de mission auprès du directeur général du Trésor), et Dominique Baert, député socialiste du Nord et membre de la commission des Finances. L’enjeu : dresser un état des lieux de la compétitivité de la place de Paris et réfléchir aux moyens de la renforcer dans un contexte de crise économique et financière.
Par solde, les hedge funds coordonnés sont plus volatils et sous-performent leurs homologues qui ne sont pas conformes à la directive OPCVM, sachant que le domicile d’un fonds constitue un indicateur important de sa performance potentielle, ceux basés en Europe affichant une performance ajustée du risque inférieure à ceux enregistrés ailleurs. Tel est le résultat d’une enquête effectuée par l’Edhec-Risk Institute sur un échantillon de plus de 24.000 hedge funds individuels.Dans le détail, cette étude fait ressortir que les hedge funds coordonnés sous-performent les non coordonnés aussi bien en performance totale qu’en performance ajustée du risque. Cependant, les fonds coordonnés se caractérisent par une liquidité plus «favorable» et, en incluant le paramètre de la liquidité, les performances entre hedge funds coordonnés et non coordonnés ont tendance à converger.D’autre part, l’Edhec souligne que les hedge funds non coordonnés affichent en général une volatilité et des risques extrêmes inférieurs à ceux des hedge funds coordonnés, ce qui s’explique aisément par les obstacles à la transposabilité des techniques de gestion du risque.Enfin, l'étude montre que la performance des fonds peut fluctuer en fonction de la domiciliation, sachant que les fonds européens enregistrent des performances ajustée du risque inférieures à celles d’autres régions, les meilleurs résultats étant affichés par les fonds domiciliés aux Etats-Unis et en Asie-pacifique. Cette dispersion se retrouve entre les différentes domiciliations de hedge funds coordonnés. Les produits domiciliés en Irlande et au Luxembourg génèrent des performances très similaires.