Après avoir accepté mercredi la demande du président de la République Sergio Mattarella de tenter de former un gouvernement d’union nationale pour sortir l’Italie de la crise politique qui s’est matérialisée depuis le 13 janvier, Mario Draghi a débuté jeudi, et probablement jusqu’à dimanche, ses consultations des différentes forces en présence. Rien ne garantit encore que l’ex-président de la Banque centrale européenne (BCE) parviendra à rassembler suffisamment de soutiens au Parlement, en particulier au Sénat. Le Mouvement 5 Etoiles (M5S), le plus représenté, avait d’abord fait part de son opposition, mais il se montre désormais plus nuancé, après les encouragements lancés par le premier ministre démissionnaire Giuseppe Conte, non affilié mais proche du M5S, et l’ouverture du ministre des Affaires étrangères, Luigi di Maio : «A mon sens, le M5S se doit de rencontrer Mario Draghi, de l’écouter et de prendre position ensuite». Un gros risque reste que les élus M5S se divisent sur ce soutien.