L’Etat hongrois a émis hier un milliard d’euros d’obligations de maturité septembre 2025 (8 ans) en concédant un niveau de spread de 75 points de base (pb) au-dessus du taux de référence inférieur d’environ 25 pb à son objectif initial. L’opération, menée par Deutsche Bank, Erste Group Bank AG et JPMorgan Chase, a attiré un carnet d’ordres quatre fois supérieur au montant levé par le pays, qui a profité du léger répit enregistré depuis le début du mois par les pays émergents.
Malgré le décrochage brutal du dollar local du haut de sa fourchette cible sur lequel il était collé depuis six mois, les taux monétaires sont au plus haut depuis 2008.
L’Argentine va bénéficier d’une aide supplémentaire du Fonds monétaire international (FMI) et ne fera en conséquence pas défaut sur sa dette, a affirmé hier à New York le président argentin, Mauricio Macri. «Nous allons avoir davantage de soutien du FMI. Nous ne pouvons pas dire quand, car nous sommes en train de négocier», a-t-il dit à la chaîne de télévision Bloomberg, en marge de l’Assemblée générale annuelle de l’ONU. «Il n’y a aucun risque que l’Argentine se retrouve en défaut» de paiement de sa dette, a précisé Mauricio Macri.
L’Argentine va bénéficier d’une aide supplémentaire du Fonds monétaire international (FMI) et ne fera en conséquence pas défaut sur sa dette, a affirmé lundi à New York le président argentin, Mauricio Macri.
Dans son rapport trimestriel publié hier soir, l’institution estime que les conditions financières se sont assouplies malgré le resserrement de la Fed.
La Turquie, qui traverse une grave crise monétaire, va connaître dans les années à venir une baisse de sa croissance et une inflation élevée, selon les prévisions annoncées hier par le ministre des Finances. La croissance du produit intérieur brut de la Turquie sera de 3,8% cette année et de 2,3% en 2019, une forte baisse par rapport à 2017 (7,4%), d’après les chiffres du ministère. L’inflation atteindrait quant à elle 20,8% en 2018, du jamais vu depuis l’arrivée de Recep Tayyip Erdogan au pouvoir en 2003, et 15,9% en 2019. De plus, le ministre turc des Finances a indiqué que le chômage allait augmenter pour atteindre 11,3% cette année et 12,1% en 2019.
Le Fonds monétaire international (FMI), actuellement en discussions avec les autorités argentines en vue d’accélérer son aide financière, a salué hier le projet de budget présenté cette semaine au Parlement, soulignant qu’il préservait les dépenses destinées aux mesures de protection sociale. La troisième économie d’Amérique latine traverse une crise monétaire qui a fait perdre au peso plus de 50% de sa valeur face au dollar depuis le début de l’année. Pour essayer de stabiliser son économie après deux crises monétaires en quelques mois, l’Argentine a demandé au Fonds d’accélérer les versements du prêt de 50 milliards de dollars conclu en juin.
Le Fonds monétaire international a salué hier des «progrès importants» dans ses discussions avec l’Argentine pour un prêt d’urgence. Le gouvernement argentin a par ailleurs présenté hier son projet de budget pour 2019 qui prévoit de combler son déficit. Le projet de budget anticipe une récession de 2,4% cette année et de 0,5% l’an prochain. La résorption du déficit doit se faire via des augmentations de taxes, notamment sur les exportations, et des coupes dans la dépense publique. Les discussions sont encore en cours avec le FMI pour préciser les objectifs fiscaux de l’Argentine.
Après la Turquie hier, c’est la banque centrale de Russie qui a décidé ce midi de relever ses taux directeurs pour la première fois depuis le mois de décembre 2014, à hauteur de 25 points de base (pb), pour les porter ainsi à un niveau de 7,50%. Les changements dans les conditions extérieures observés depuis la dernière réunion du Conseil des gouverneurs ont augmenté de manière significative les risques de tensions inflationnistes», a expliqué la banque centrale. Ce resserrement surprise n’était pas anticipé si tôt par 40 des 42 économistes sondés dans le consensus Bloomberg, et pourrait même être poursuivi en cas de poursuite des tensions au sein des pays émergents, si l’on en croit le communique de l’autorité.
Malgré les menaces de Recep Tayyip Erdogan, l'institution a relevé son taux plus fortement que prévu hier à 24% et offert un répit aux autres marchés émergents.
La banque centrale de Turquie (CBRT) a annoncé ce midi un très fort relèvement de son taux de référence repo à une semaine de 625 points de base (pb), pour le porter à un niveau de 24%. Ce nouveau resserrement des conditions monétaires en Turquie se situe dans le haut de la fourchette des prévisions du consensus, qui oscillait entre 225 et 725 pb, et porte ainsi à 11,25 points de pourcentage la hausse de taux totale depuis le début du cycle au mois d’avril dernier.
C’est la contraction du PIB au deuxième trimestre, plongeant l’Afrique du Sud en récession (définie comme deux trimestres négatifs consécutifs) pour la première fois depuis 2009, après la baisse de 2,6 % enregistrée au premier trimestre. La production agricole (secteur clé) chute de 29,2 %. Considéré comme l’un des pays émergents les plus fragiles, l’Afrique du Sud voit sa devise dégringoler. Le rand a reculé de 22 % contre dollar depuis le début de l’année.
Le fonds souverain devrait contracter le premier prêt de son histoire pour 11 milliards de dollars et l’Etat va émettre 2 milliards d’obligations sukuks.
L'économie turque a enregistré une croissance de 5,2% au deuxième trimestre par rapport à la même période de 2017, soit un peu moins que la hausse de 5,3% attendue en moyenne par les économistes interrogés par Reuters, montrent les données publiées lundi par l’Institut turc de la statistique. Le taux de croissance du premier trimestre a été révisé à 7,3% en variation annuelle, au lieu de 7,4% précédemment annoncé. La croissance du PIB au deuxième trimestre est ressortie à 0,9% par rapport aux trois mois précédents en données corrigées des variations saisonnières et calendaires.