Doutes. Ce n’est pas un bon moment pour les émergents. Au premier semestre, le nombre de défaillances d’entreprises y a triplé à 10, contre 3 seulement l’an dernier à la même époque, selon S&P Global Ratings. « Entre hausse des taux d’intérêt et dollar fort, les entreprises des pays émergents pourraient être de plus en plus sous pression à mesure que les investisseurs basculent leur allocation d’actifs risqués des émergents vers des alternatives à haut rendement dans les marchés développés », affirment les analystes de l’agence de notation. Néanmoins, le nombre de défauts diminue ailleurs, notamment aux Etats-Unis où les défaillances reculent à 31 (42 l’an dernier). Au niveau mondial, elles atteignent 49, soit 8 de moins que l’an passé. Dans les émergents il n’y a pas péril en la demeure puisque la proportion d’émetteurs en perspective négative, de 14,2 %, est plus faible que la moyenne historique de 20 %. Le taux de défaut sur 12 mois reste contenu à 1,4 %. S&P prévoit une baisse à 2,5% du taux de défaut aux Etats-Unis sur douze mois à fin mars 2019 mais une hausse à 2,5 % en Europe dans le high yield malgré des conditions toujours favorables.
Le Fonds européen de stabilité financière (FESF) a émis hier deux obligations d’une valeur totale de 4 milliards d’euros. «La demande a été forte sur les maturités longues, ce qui nous a permis de placer un nouvel emprunt benchmark à 35 ans», se félicite Siegfried Ruhl, en charge du financement au FESF. Le FESF a levé 2 milliards d’euros à 10 ans, en abondant une souche de maturité février 2028. Le spread est ressorti à MS -9 points de base (pb), avec un carnet d’ordres supérieur à 3,1 milliards. Le nouvel emprunt à 35 ans a permis de lever 2 milliards d’euros à un taux MS +27 pb, soit un taux de rendement de 1,757%. Le carnet d’ordres dépassait les 3,4 milliards. Barclays, BNP Paribas et DZ Bank étaient en charge de l’opération.
Sous la pression de Bruxelles, les Pays-Bas vont mettre fin à la déductibilité des coupons payés sur les instruments AT1. Tous les pays sont potentiellement concernés.
Face au durcissement des conditions financières, le groupe de concessions a renoncé à l'émission obligataire destinée à refinancer l'acquisition d'Abertis.
Le Royaume d’Espagne a mandaté Barclays, BBVA, BNP Paribas, HSBC, JPMorgan et Santander pour la syndication d’un emprunt à 10 ans. La transaction doit être lancée dans un futur proche en fonction des conditions de marché. Les rendements à 10 ans espagnols évoluent lundi autour de 1,35%, quelques points au-dessus de leur moyenne des trois derniers mois, après avoir plafonné à 1,57% fin mai au plus fort de la crise politique italienne.
Le réassureur Swiss Re a fixé jeudi à 88,66 dollars le prix de référence retenu pour son récentempruntconvertible, grâce auquel il avait levé 500 millions de dollars (431,9 millions d’euros) le 6 juin. Le prix d'échange initial était de 115,26 dollars, une somme incluant une prime de 30%, selon un communiqué du groupe suisse. Ces obligations convertibles, d’une maturité de six ans, offrent un coupon de 3,25%. Ce refinancement vise à remplacer des créances subordonnées à durée indéterminée d’un montant de 320 millions de francs suisses (277,5 millions d’euros), émises en 2012 et arrivées à échéance le 1er septembre dernier.
Le réassureur Swiss Re a fixé ce jeudi à 88,66 dollars le prix de référence retenu pour son récentempruntconvertible, grâce auquel il avait levé 500 millions de dollars (431,9 millions d’euros) le 6 juin. Le prix d'échange initial était de 115,26 dollars, une somme incluant une prime de 30%, selon un communiqué du groupe suisse.
Responsable mondiale distribution et gestion du portefeuille de financements, membre du comité exécutif. 42 ans, Ecole normale supérieure Lyon, MBA du Collège des ingénieurs.