Fini le temporaire et l’urgence, place au permanent et à la stabilité. La Commission européenne a publié, mardi 11 janvier, un texte ajustant le seuil de notification «pertinent» des positions courtes nettes importantes sur les actions au Journal officiel de l’Union européenne. Celui-ci abaisse de façon permanente le seuil de notification minimal pour toute vente à découvert dans les marchés de l’UE, à savoir de 0,2% à 0,1% et s’appliquera à compter du 31 janvier 2022. L’Autorité européenne des marchés financiers avait eu recours à cette mesure exceptionnelle, à l’effet contesté, entre le 16 mars 2020 et le 19 mars 2021, pour calmer la volatilité des marchés liée à la pandémie de Covid-19. Lorsque les vendeurs à découvert avaient été «déconfinés» à la mi-mars 2021, le seuil minimum de 0,2% pour notifier toute position courte nette auprès des régulateurs nationaux en Europe avait été réinstauré. Dans le règlement délégué publié au JO européen mardi, mais signé par la présidente de la Commission européenne Ursula Von der Leyen le 27septembre 2021, la Commission indique avoir suivi l’avis favorable à la mesurepublié en mai 2021 parl’Esma et souscrire aux vues du régulateur européen des marchés financiers sur le sujet. «Les évolutions récentes des marchés financiers observées par la Commission, telles que l’instabilité causée par la pandémie de Covid-19, qui a incité les autorités de régulation et l’Esma à recourir plus souvent à des mesures d’urgence en matière de vente à découvert, ainsi que le risque croissant que des investisseurs de détail soient impliqués dans des liquidations forcées, montrent qu’il est indispensable, aux fins de la surveillance du marché, de recueillir en permanence des renseignements complémentaires sur les positions courtes nettes importantes», note le texte. Opposition Pour l’Esma, l’abaissement à 0,1% avait permis de renforcer sensiblement la transparence et le suivi des positions courtes nettes importantes sur actions, donc d’améliorer l’efficacité réglementaire. Le régulateur estimait dansen outre dans son avis du 13 mai 2021 que les coûts «marginaux» de la mise en œuvre de la mesure« devraient être négligeables » pour les principaux concernés, en l’occurrence les hedge funds. Les acteurs de la vente à découvert ont régulièrement fait part de leur opposition à l’abaissement du seuil de notification à 0,1% dans l’UE.Fin novembre 2021, Carson Block, directeur des investissements du fonds activiste américain Muddy Waters, se déclarait défavorable à une telle mesure dans une réponse à la consultation de l’Esma sur la révision de la régulation européenne en matière de vente à découvert. Il suggérait que le nombre de positions courtes à déclarer aux autorités de marché augmenterait de manière considérable, «ce qui rendrait plus difficile le calcul des positions nettes des vendeurs à découvert à partir des positions agrégées et ce qui augmenterait considérablement le caractère informatif des positions agrégées».L’association internationale des gestionnaires d’actifs alternatifs (AIMA) avait également critiqué la recommandation favorable de l’Esma concernant cette mesure l’an dernier.
Le London Metal Exchange (LME) n’a pu opérer normalement pendant plusieurs heures mardi après une panne d’électricité dans un centre de données. Les transactions ont repris à 6h15 (heure de Londres). Elles ont été interrompues une partie de la séance à Shanghai (début des opérations à 1 heure, heure de Londres).
Le président du Kazakhstan Kassim-Jomart Tokaïev a annoncé vendredi que les forces de l’ordre étaient autorisées à ouvrir le feu sans sommation contre les «terroristes» en cas de nouvelles perturbations, en précisant que ceux qui refuseraient de se rendre devront être «anéantis».
La hausse des taux pousse les acteurs du marché à vendre les techs, et la reflation les incite à se repositionner sur les cycliques. Les valeurs européennes pourraient profiter de ce mouvement.
L’année 2022 débute comme 2021 s’était achevée, avec des records boursiers en pagaille, un pic d’inflation et une actualité dominée par la crise sanitaire. Il faut pourtant souhaiter, au moins sur les deux derniers fronts, que cette nouvelle année marque un retour à la normale. Normal, comme une pandémie dont les effets sur le système de santé et l’économie se dissiperaient à mesure que le virus deviendrait plus diffus mais moins pathogène. Normal, comme un rythme de hausse des prix plus soutenu que l’encéphalogramme plat de la période pré-Covid, mais débarrassé des dysfonctionnements qui ont fait s’emballer la machine l’an dernier.
Le fournisseur de données américain S&P Global vient d’acquérir Climate Service, un fournisseur d’outils d’évaluation des risques climatiques pour entreprises, investisseurs et gouvernements. Basé en Caroline du Nord, Climate Service a développé une plateforme pour quantifier des risques climatiques liés à la transition énergétique ainsi que des risques physiques, présentés à travers des modèles et des impacts financiers. Dénommé Climanomics, cette plateforme peut modéliser des risques physiques, dont les températures extrêmes, la sècheresse, les feux de forêt, les inondations, les ouragans et le stress hydrique. Cet outil donne également des informations sur les changements règlementaires et légaux dans divers marchés. Pour S&P Global, cette acquisition va renforcer sa division de données liés à la durabilité et à l’ESG, dénommé S&P Global Sustainable. Lancé en avril 2021, cette division réunira toute l’intelligence durables, dont des données, des indices, des évaluations et des benchmarks, afin de donner une perception complète pour atteindre des buts de durabilité.
Les stratégistes de Citigroup se veulent très confiants dans les perspectives d’évolution de l’indice S&P 500 cette année. Le benchmark devrait à nouveau être porté par une bonne dynamique de résultats.
Les fonds indiciels américains gaspillent 3,9 milliards de dollars par an en utilisant des stratégies de négociation prévisibles et mécaniques qui sont exploitées par les autres acteurs du marché, selon une étude universitaire de Sida Li citée par le Financial Times. L’étude se concentre sur le rebalancement régulier, généralement trimestriel, effectué par les ETF pour s’assurer qu’ils restent alignés sur la composition changeante de leurs indices de référence. En raison de la méthodologie stricte des indices, les traders savent à l’avance quels seront les changements de l’indice avant qu’ils ne soient mis en œuvre. Cela leur donne la possibilité d’anticiper les opérations que les ETF doivent effectuer, et d’en profiter. L’étude montre que le cours des actions que les ETF achètent augmentent en moyenne de 67 points de base sur les cinq jours avant le rééquilibrage, pour revenir à 20 points de base sur les 20 jours qui suivent. Vu que le taux de rotation médian d’un portefeuille pour des ETF actions américaines était de 16 % en 2020, cela se traduit par une baisse de la performance annuelle moyenne de 14,6 points de base.
Les indices actions européens évoluent en hausse lundi matin, démarrant l’année sur de nouveaux records, tandis que les inquiétudes concernant l’impact du variant Omicron du coronavirus sur l'économie mondiale continuent de s’atténuer.
Le SBF 120 a clôturé vendredi en repli de 0,24%, à 5.545,7 points, tandis que le CAC 40 a reculé de 0,28%, à 7.153 points. En 2021, les deux indices ont respectivement bondi de 26,2% et 28,8%, surperformant l’Euro Stoxx 50 qui dans le même temps s’est adjugé 21%.