S&P Global et IHS Markit ont annoncé lundi la cession de deux entreprises pour satisfaire aux exigences des autorités de la concurrence liées à la fusion de 44 milliards de dollars des fournisseurs d’informations financières. S&P Global vendra le fournisseur de solutions de données sur les titres CUSIP Global Services (CGS) à la société de services de données financières FactSet pour 1,93 milliard de dollars en espèces, tandis qu’IHS cédera son activité de produits chimiques de base à News Corp pour 295 millions de dollars. S&P Global s’est également engagé à céder son activité Leveraged Commentary and Data (LCD), ainsi qu’une famille connexe d’indices de prêts à effet de levier, comme condition à l’approbation réglementaire.
Le fournisseur d’informations financières FactSet Research Systems a annoncé lundi avoir conclu un accord pour acquérir Cusip Global Services (CGS) auprès de S&P Global pour un montant de 1,93 milliard de dollars intégralement en numéraire. Réalisant un chiffre d’affaires annuel d’environ 175 millions de dollars (155 millions d’euros), CGS gère une base de données permettant d’identifier plus de 50 millions d’instruments financiers. «CGS est un actif unique avec une énorme notoriété sur le marché», a souligné Phil Snow, le directeur général de FactSet. La transaction devrait être bouclée au cours du premier trimestre 2022.
Si les marchés européens restent sensibles aux nouvelles sur l’épidémie de coronavirus, la politique américaine a sans doute également pesé sur les marchés lundi.
Les investisseurs internationaux ont investi 31,6 milliards de dollars dans les fonds actions sur la semaine au 12 décembre, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research réalisé avec les données d’EPFR. Il s’agit du montant le plus élevé de ces trois derniers mois. Les investisseurs ont plébiscité les fonds actions américaines, qui ont engrangé 33,4 milliards de dollars, soit le plus haut niveau de ces treize dernières semaines. Plus précisément, les flux se sont orientés vers les grandes capitalisations (+10,8 milliards de dollars), la value (9,5 milliards de dollars), les petites capitalisations (8,6 milliards de dollars) et la croissance (1,4 milliard de dollars). Les fonds actions européennes n’ont pas eu le même succès. Ils voient sortir 63 millions de dollars. Les fonds actions émergentes sont aussi dans le rouge, à hauteur de 2,4 milliards de dollars. S’agissant des thématiques actions, les investisseurs ont privilégié la technologie, avec 4,4 milliards de dollars de collecte, devant la consommation (2,5 milliards de dollars) et la santé (1,4 milliard de dollars). Dans le même temps, les investisseurs se sont détournés des fonds monétaires. Ces derniers ont vu sortir 39,8 milliards de dollars, alors qu’ils avaient drainé quelque 200 milliards de dollars ces sept dernières semaines. Les fonds obligataires ont aussi accusé des sorties nettes, à hauteur de 2,9 milliards de dollars. La décollecte a notamment concerné les fonds d’obligations investment grade, qui ont accusé des rachats nets de 6,4 milliards de dollars, soit le niveau le plus élevé depuis mars 2021. En revanche, les fonds d’obligations d’Etat ont enregistré leur plus forte collecte depuis juillet 2020, avec 3,6 milliards de dollars.
La Commission européenne (CE) a présenté mercredi sa nouvelle stratégie «Supervisory Date Strategy» visant à améliorer et à moderniser la déclaration d’informations aux fins de surveillance financière dans l’Union européenne (UE). L’objectif : mettre en place un système qui fournira des données récentes aux différentes autorités de surveillance du secteur (européennes et nationales), tout en réduisant autant que possible la charge liée à ces déclarations pour les entreprises. Elle s’intègre dans la réalisation des objectifs de l’Union des marchés des capitaux (UMC). Avec quatre grands axes : assurer la cohérence et la normalisation des données sur la base d’une terminologie claire et commune ; faciliter le partage et la réutilisation des données déclarées entre autorités de surveillance ; améliorer la conception des exigences de déclaration ; mettre en place des dispositifs de gouvernance conjoints.
La Commission européenne (CE) a présenté mercredi sa nouvelle stratégie «Supervisory Date Strategy» visant à améliorer et à moderniser la déclaration d’informations aux fins de surveillance financière dans l’Union européenne (UE). L’objectif : mettre en place un système qui fournira des données récentes, exactes et cohérentes aux différentes autorités de surveillance du secteur (européennes et nationales), tout en réduisant autant que possible la charge liée à ces déclarations pour les entreprises, a indiqué Mairead McGuinness, commissaire européenne aux services financiers.
Malgré les mises en garde des régulateurs et des conseillers financiers, les investisseurs sont de plus en plus nombreux à investir dans les cryptomonnaies, observe Cerulli dans une nouvelle étude réalisée aux Etats-Unis. Dans ce contexte, les sociétés de gestion vont devoir se positionner sur le sujet et décider si elles doivent créer une expertise et proposer des produits sur cette nouvelle classe d’actifs. Selon Cerulli, près de 70% des conseillers financiers américains ne pensent pas utiliser les crypto-monnaies lors de la création de portefeuilles, mais près de 30% l’ont fait ou envisagent de sauter le pas. «Les cryptomonnaies peuvent offrir aux gérants actifs l’occasion de prouver leur valeur dans un segment de marché opaque dans lequel les investisseurs ont besoin d’aide (…)», note Daniil Shapiro, directeur associé de Cerulli. Les sociétés de gestion ont aussi une carte à jouer en travaillant avec les régulateurs sur une offre de cryptomonnaies aux particuliers, et en misant sur l’éducation et le conseil. Cerulli encourage donc vivement les gestionnaires à évaluer l’opportunité des cryptomonnaies. «Il y a un risque pour les gestionnaires d’actifs à ne pas prendre position sur cette classe d’actifs émergente», dit Daniil Shapiro.
Santander Asset Management, filiale de gestion d’actifs du groupe financier espagnolSantander, a nommé Rodrigo Utrera en qualité de responsable des actions. L’intéressé, qui était jusqu’alors responsable des actions européennes et thématiques chez BBVA AM, remplace José Antonio Montero de Espinosa, qui quitte la firme après 20 ans passés en son sein. Rodrigo Utrera a auparavant été responsable des actions espagnoles chez Aviva et a commencé sa carrière comme analyste actions chez Belgravia Capital.
Les actifs des fonds, ETF, mandats institutionnels et fonds fermés répondant à des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) pourraient passer de 8.000 milliards de dollars aujourd’hui à 30.000 milliards de dollars d’ici à la fin de la décennie dans le monde, estime Broadridge Financial Solutions dans une nouvelle étude. Les sociétés de gestion devraient drainer jusqu’à 9.000 milliards de flux nets dans ce domaine sur la période grâce à l’élargissement du champ des stratégies ESG (gestion thématique, solutions climat et net zéro, investissement à impact). La collecte nette des fonds et ETF ESG a déjà augmenté de façon spectaculaire cette année pour atteindre 577 milliards de dollars au cours des neuf premiers mois de 2021, dépassant de loin le total annuel de 355 milliards de dollars pour 2020, observe Broadridge. «Les stratégies ESG ne représentaient que 11 % de l’ensemble des actifs des fonds et des ETF, mais elles ont capté 30 % des flux entrants au cours des douze mois à fin septembre 2021», commente Jag Alexeyev, responsable d’ESG Insights chez Broadridge Financial Solutions.
Le retour des investisseurs, de plus en plus jeunes, vers la finance est positif. Dommage que beaucoup d’entre eux ne débutent pas leur apprentissage des marchés financiers par les classiques actions.
La Hong Kong Exchanges & Clearing (HKEX) envisage d’ouvrir un bureau représentatif à New York, afin de promouvoir ses offres aux Etats-Unis, selon Bloomberg. Il s’agit d’un premier bureau sur le continent, après avoir élargi sa présence à Singapour, à Shanghai et à Londres. Le nouveau bureau de la Bourse hongkongaise comprendra cinq salariés avec une date d’ouverture au début de l’année prochaine, suite à la réalisation des démarches administratives et réglementaires. L’expansion à l’international, notamment aux Etats-Unis, est consécutive à la nomination de Nicholas Aguzin, un ancien banquier de JP Morgan Chase & Co, au poste de directeur général de HKEX cette année. La Bourse hongkongaise veut renforcer sa présence à l’international en raison de l’instabilité de la situation politique du pays, qui a posé des questions sur la réputation de Hong Kong comme hub financier international.