Frédéric Samama a démissionné de son poste deresponsable des investissements durables chez CPR Asset Management, filiale d’Amundi, pour rejoindre l’agence de notation S&P Global en tant que responsable du développement stratégique de S&P Global Sustainable. Il sera notamment chargé de diriger les discussions avec les clients de S&P Global pour évaluer les besoins futurs en termes d’ESG et de climat. Avant CPR, Frédéric Samama a occupé plusieurs postes au sein d’Amundi durant 12 ans dont ceux dedirecteur de l’investissement responsable et co-responsable des clients institutionnels et souverains. Il avait auparavant travaillé 12 ans au sein du comité de direction du Sovereign Wealth Fund Research Initiative et 9 ans dans la division corporate investment banking de Crédit Agricole. S&P Global Sustainable a été lancé en avril 2021. En janvier 2022, l’agence de notation a racheté The Climate Service pour renforcer ses capacités sur les données et analyses ESG.
Après une année faste en 2021, les fonds actions commercialisés en Suède ont mal commencé 2022. Ils ont affiché des rachats nets de 13,7 milliards de couronnes suédoises en janvier, soit environ 1,2 milliard d’euros, selon les dernières statistiques de l’association suédoise des fonds Fondbolagens Förening. Les investisseurs sont notamment sortis des fonds investis en actions suédoises, à hauteur de 6,7 milliards de couronnes. Les fonds Europe du Nord et les fonds Suède et monde ont aussi décollecté. Les autres catégories de fonds ont connu un mois assez morne. Seuls les fonds monétaires se sont illustrés avec une collecte nette de 4 milliards de couronnes. «La hausse de l’inflation et les anticipations de hausse des taux d’intérêt inquiètent et incitent les épargnants à se serrer la ceinture. Les épargnants actifs ont choisi d’abandonner les fonds d’actions plus risqués au profit de fonds obligataires. Il est toutefois intéressant de noter que les fonds actions monde ont continué à collecter», commente Johanna Englundh, économiste au sein de l’association suédoise des fonds d’investissement. Au total, les fonds suédois affichent une décollecte de 8,5 milliards de couronnes sur le mois. Leurs encours ont baissé de 319 milliards de couronnes à 6.632 milliards.
Dérivés. L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) préconise que les fonds de pension soient soumis à l’obligation de compenser les dérivés de gré à gré. Ils étaient exemptés de l’obligation de se soumettre à la réglementation Emir de 2014 mais cette exemption ne serait plus justifiée. Considérant l’avancement de leur préparation opérationnelle, l’Esma propose un alignement de ces institutions sur le reste du buy-side à partir de juin 2023. Cette évolution pourrait servir à alimenter le marché européen de la compensation des dérivés, celle des produits de taux étant concentrée à Londres auprès de LCH et Ice. Leur rapatriement a été jugé souhaitable par l’Esma même si elle a, en décembre dernier, recommandé à la Commission européenne de prolonger la reconnaissance des chambres britanniques considérées comme systémiques. Cette solution permet, à court terme, de ne pas pénaliser les banques européennes.
L’action EDF perd 2,9% à 8,14 euros mardi, après que l’électricien a de nouveau abaissé sa prévision de production nucléaire en France pour 2022 en raison des contrôles en cours sur ses réacteurs.
L’Espagne fait face à une"avalanche» de liquidations de Sicav suite à l’introduction de nouvelles mesures fiscales entrées en vigueur en début d’année pour ce type de véhiculesselon le journal Cinco Días.Depuis le 1er janvier 2022,seulesles Sicav réunissant au moins 100actionnaires, avec un investissement minimum de 2.500 euros chacun, peuvent continuer à bénéficierdu régime fiscaldes fonds d’investissement, qui leur permettent de ne payer que 1%d’impôt sur les bénéfices. Pour celles qui ne peuvent s’y conformer, elles se voient imposées au taux général de l’impôt sur les sociétés à hauteur de 25% De fait, les Sicav de grandes familles et personnalités résidant en Espagne, qui ne répondent pas à ces nouveaux critères,ont déjà été dissoutes ou sont sur le point de l'être. Cinco Días cite notamment la Sicav du réalisateur espagnolPedro Almodóvar, baptisée Macri Inversiones et créée en 1998, qui fait partie du contingent de Sicav dont la dissolution doit être effective dans les prochaines semaines. Les encours de sa Sicav étaient estimés à 3,8 millions d’euros fin 2021.Les sportifs participent également à cette vague de liquidations.L’ancien footballeur du Real Madrid, le Brésilien Roberto Carlos, a par exemple demandé la liquidation de sa Sicav Rodasil Inversiones 2002, dont les encours s'élevaient à 3,3 millions d’euros fin 2021 et étaient majoritairement investis dans des fonds étrangers. Des personnalités de la famille royale espagnole sont également impactées comme les enfants de l’infante d’Espagne Maria Pilarde Borbón - décédée en 2020 -dont la Sicav Gavijosa Finanzas (9,5 millions d’euros fin 2021) s’apprête à être liquidée. Le futur d’autres Sicav de grandes fortunes espagnoles demeure encore en suspens même si elles répondent aux nouveaux critèresd’aprèsCinco Días.
La banque centrale de Russie a accordé à Atomyze Russia, une plateforme blockchain, une licence pour émettre et échanger des actifs financiers numériques (crypto-actifs), devenant ainsi la première entreprise à pouvoir le faire légalement en Russie, rapporte l’agence Reuters. La banque centrale a déjà préconisé une interdiction totale du commerce et de l’exploitation minière des crypto-monnaies, invoquant des menaces pour la stabilité financière, le bien-être des citoyens et sa souveraineté en matière de politique monétaire. Le président Vladimir Poutine a toutefois appelé à une approche équilibrée, demandant aux ministères des finances, de l'économie, du numérique et de l’intérieur, au service de sécurité FSB et à la banque centrale de travailler sur un plan spécial pour le secteur.
L’Union Bancaire Privée (UBP) vient d’annoncer le lancement d’un fonds alternatif Ucits «Article 8» sous le règlement européen SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation) avec Bain Capital Public Equity, la société de conseil affiliée de Bain Capital. Dénommé U Access (IRL) Bain Capital Global Equity LS Sustainable UCITS, ce véhicule long/short en actions globales intègrera des considérations environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) dans son processus d’investissement. Le fonds investira dans quatre secteurs: la consommation, la santé, les TMT (technologies, médias et télécoms) et les financières. Cette stratégie vient compléter la plateforme alternative Ucits U Access de l’UBP, qui compte aujourd’hui plus de 1 milliard de dollars d’actifs sous gestion à travers cinq autres fonds Ucits. L’UBP comptait 160,4 milliards de francs suisses d’encours sous gestion au 31 décembre 2021. Son partenaire Bain Capital, dont Bain Capital Public Equity, disposait 150 milliards de dollars d’encours sous gestion au 1er juillet 2021.
Il n’y a pas loin du Capitole à la roche tarpéienne, surtout dans la finance. Les particuliers américains qui ont investi sur les meme stocks l’an dernier l’ont appris à leurs dépens : les envolées de GameStop, AMC, Cassava… sont vite retombées. Une déception qui risque en plus de coûter cher. Bien évidemment, les gains réalisés l’an dernier sont taxés, jusqu’à 50 %. Mais la plupart des particuliers ont réinvesti leurs gains, voire n’ont plus assez pour payer le percepteur, tant certains paris ont été hasardeux. La « grande démission » va peut-être cesser plus vite que prévu.
Décidément, les adversaires des cryptomonnaies se sont passé le mot sur le Salvador. Après les Salvadoriens, qui ont manifesté leur opposition à la « bitcoinisation » du pays, c’est au tour du Fonds monétaire international de fustiger l’utilisation de cryptos. « S’appuyer sur l’effet de levier et donc augmenter la dette publique pour investir dans le bitcoin en espérant une hausse continue de son prix, tout en essayant de jouer le marché, n’est pas une solution permanente pour alléger les contraintes de financement », souligne l’institution. De fait, la dégringolade de la monnaie numérique n’a pas découragé le président du Salvador Nayib Bukele (photo) : « Pariez sur la baisse ! », a-t-il proclamé sur Twitter en achetant 150 bitcoins supplémentaires. Un appel du pied aux investisseurs ? Les obligations du pays s’échangent aujourd’hui à 36 % de leur valeur faciale, contre 75 % il y a un an. Encore des cryptosceptiques.