En juillet, les banques espagnoles rémunéraient en moyenne les nouveaux dépôts de 2,94 %, d’après la Banque d’Espagne, contre une moyenne 2,31 % dans la zone euro, d’après la BCE. Dès lors, souligne Expansión, cela signifie que la rémunération de l'épargne en Espagne est de 25 % plus élevée que dans le restant de l’Europe.Ce phénomène perdure depuis le début de la crise à la mi-2007. Il est dû à la fois à la fermeture des marchés de capitaux, qui a empêché les banques d'émettre de la dette dans des conditions normales, et à l’atomisation du secteur financier espagnol. Comme la voie du financement par la dette était fermée, les banques ont dû recourir à la captation de dépôts à des taux d’intérêt très supérieurs au prix officiel de l’argent.Les réseaux commerciaux sont très développés, ce qui intensifie la concurrence : en Espagne, on compte une succursale pour 1.000 habitants, contre 0,6 en France, 0,5 en Allemagne et 0,2 au Royaume-Uni.
La Banque centrale européenne (BCE) a publié le 23 septembre les résultats d’une enquête intitulée Euro Money Market Survey 2010 (Enquête 2010 sur le marché monétaire de l’euro) qui illustre les principales évolutions sur le marché monétaire de l’euro au deuxième trimestre 2010 par rapport à celles observées au deuxième trimestre 2009. Le volume d’activité global du marché monétaire de l’euro a diminué pour la troisième année consécutive, à un rythme moins rapide cependant, en recul de 3% par rapport à son niveau du deuxième trimestre 2009. La baisse d’activité la plus marquée a concerné le compartiment des swaps de taux au jour le jour (overnight index swaps – OIS) (‑19%) et celui des opérations en blanc (‑18%) La baisse d’activité sur le compartiment des opérations en blanc s’est avérée la plus importante pour les emprunts d’espèces en blanc, tout particulièrement pour les échéances supérieures à un an et celles comprises entre un et trois mois. Le marché repo est resté le compartiment le plus important, son volume d’activité global augmentant de 8%. Cette hausse résulte essentiellement d’une augmentation de 14% de l’activité sur les échéances comprises entre tomorrow/next (T/N) et un mois. En revanche, l’activité au jour le jour du marché repo a diminué de 8%. Tous les compartiments des marchés de dérivés couverts par l’enquête, à l’exception d’un, ont enregistré une baisse d’activité en2010. Le recul le plus significatif a concerné le compartiment des swaps de taux au jour le jour (OIS), dont le volume d’activité a diminué de 19%. L’activité sur le compartiment des contrats de garantie de taux (forward rate agreements – FRA) a fléchi de 10% en 2010, après avoir augmenté les deux années précédentes. S’agissant des autres swaps de taux d’intérêt hors OIS (other interest rate swaps – other IRS) et des swaps de devises, l’activité a reculé de 11% et de 4%, respectivement. Le compartiment des swaps de change est le seul compartiment de produits dérivés à ne pas avoir connu de baisse, son volume d’activité progressant de 3%. La partie qualitative de l’enquête montre que la liquidité et l’efficience du marché des opérations en blanc ont continué de se détériorer. S’agissant des swaps de devises, les conditions de liquidité sont perçues comme s’étant nettement détériorées. Les données qualitatives montrent également que la liquidité du marché s’est stabilisée, voire améliorée, sur la plupart des autres compartiments du marché monétaire de l’euro entre le deuxième trimestre2009 et le deuxième trimestre2010.
La Bourse kenyane envisage de lancer un nouveau marché dédié aux petites valeurs au cours des douze prochains mois. Ce projet de nouveau marché qui ciblera les petites entreprises s’inscrit dans un plan de développement global de cette place qui veut doubler le nombre de sociétés cotées ces deux prochaines années. L’indice de la Bourse de Nairobi a gagné 43% cette année, précise le quotidien.
Les marchés des dérivés ont besoin d’une réforme structurelle afin de limiter les effets de la spéculation sur les prix des denrées alimentaires rapporte la Tribune qui reprend la déclaration, jeudi 23 septembre, d’Olivier de Schutter, rapporteur des Nations Unies sur l’accès à l’alimentation. Un premier pas pourrait être d’exiger la compensation des opérations réalisées de gré à gré. Mais aussi de limiter l’accès aux marchés dérivés aux investisseurs connus et qualifiés et aux négociants ayant un véritable intérêt pour les matières premières agricoles.
Singapour est appelé à devenir le deuxième centre d’expertise mondial en matière de gestion d’actifs d’ici à 2025, aux côtés de Boston, New York et Londres, indique une étude de PricewaterhouseCoopers. D’ici à 2040, les trois principaux pôles seront New York, Singapour et Londres.Aujourd’hui, les deux agglomérations américaines et la capitale britannique sont les trois plus importants centres de gestion d’actifs du monde, en termes d’encours. Mais l’Asie est en train de monter en puissance… La crise financière de 2008-2009 a changé la donne. En effet, la menace d’un renforcement de la réglementation et de la fiscalité dans certains pays occidentaux incite certaines sociétés de gestion à s’établir ailleurs, et notamment en Asie. Mais la région va aussi et surtout bénéficier de son propre potentiel de croissance.Pour PwC, deux centres asiatiques ont aujourd’hui les moyens de s’imposer : il s’agit de Hong Kong et de Singapour. Les deux offrent des régimes fiscaux plus favorables que les pays occidentaux et ont des structures réglementaires bien régulées mais légères. Mais, pour PwC, il n’y a pas de place pour deux pôles asiatiques. Au premier semestre 2010, Hong Kong a fait mieux que Singapour en attirant 65 % des lancements de fonds asiatiques. Mais PwC estime que Singapour est mieux placé pour devenir numéro un, grâce à son gouvernement qui promeut activement la ville comme centre mondial de gestion d’actifs et compte tenu d’un stock d’encours plus important.
Le secteur de la gestion d’actifs en Italie a enregistré des souscriptions nettes de 3,5 milliards d’euros au deuxième trimestre 2010, selon les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. La collecte de la gestion collective a été de 12 millions d’euros. Sur les six premiers mois de l’année, le secteur a levé plus de 26,6 milliards d’euros. Les encours sous gestion du secteur se sont élevés à 993,4 milliards d’euros.
D’après Moody’s Invesotrs Service, le taux de défaut sur la dette des entreprises américaines pourrait tomber en-dessous de 3 % à la fin de cette année, soit le niveau d’avant la crise de septembre 2008 (Lehman), contre un pic de 14,6 % en novembre 2009, rapporte The Wall Street Journal, qui illustre l’article d’une courbe de Gauss (en cloche) impressionnante. En août 2008, le taux était de 3,1 %. D’après David Keisman, un senior vice president chez Moody’s, le rebond est à couper le souffle.
Selon l’Agefi, Nasdaq OMX vient d’obtenir le feu vert de la SEC pour lancer le 8 octobre PSX, une plate-forme de transactions censée récupérer une partie des flux captés par les plates-formes traitant de gros blocs de manière anonyme (dark pools). Les investisseurs pourront traiter des actions cotées sur le Nasdaq, le Nyse, Nyse Amex et Nyse Arca sur cette bourse qui reposera sur le modèle de transactions «prix-taille» déjà adopté par le marché des options américain. PSX devrait dynamiser la négociation des actions de sociétés à faible capitalisation boursière et peu traitées et capter les ordres d’achats et de ventes algorithmiques des investisseurs qui cherchent à décomposer les ordres en petits blocs, note le quotidien.
Les positions en yuans détenues hors de Chine continentale pourront être réglées au travers de la plate-forme de Clearstream (groupe Deutsche Börse) à hong-Kong, à compter du 27 septembre 2010. Auparavant, il n'était possible d’opérer des transactions en dollars de Hong-kong et en dollars américains.Le premier émetteur de titres sur ce marché sera BOC International Holdings Limited (BOCI). Standard Chartered Bank (Hong Kong) Limited devrait également être un acteur important sur ce créneau.
Le marché à terme germano-suisse Eurex a annoncé le 20 septembre qu’il lancera le 18 octobre la négociation d’un contrat de future sur un notionnel des obligations à court terme de l’Etat italien (Buoni del Tesoro poliennali ou BTp) entre 2 et 3,25 ans avec un coupon fictif de 6 % et un contrat de 100.000 euros l’unité. Le «tick» est fixé à 0,01 % ou 10 euros. Ce produit viendra compléter l’offre d’Eurex qui comprend déjà depuis septembre 2009 des contrats à terme sur l’Euro-BTp à dix ans.
Le nombre de gestionnaires indépendants s’accroît, constate Le Temps. L’organisme Genève Place Financière dénombre 734 tiers-gérants, employant 2.128 personnes, contre respectivement 706 faisant travailler 1.656 employés fin 2008.En Suisse, les indépendants seraient 2.600, selon le rapport annuel de la Finma. Se limitant aux gérants bénéficiant du statut d’investisseur qualifié, Patrick Dorner, président de l’Association suisse des gérants de fortune (ASG), table plutôt sur 2.000 professionnels, mais observe une augmentation du nombre. Cela s’explique surtout «par les failles qu’ont montrées les banques», juge-t-il. Avant de souligner que certains clients demandent désormais à leur gérant de quitter leur établissement. Au total, leur part de marché est évaluée à 15% des actifs gérés en Suisse.
A compter de ce 20 septembre, la composition des indices Dow Jones Sustainability (DJSI) est actualisée en fonction des résultats du SAM Corporate Sustainability Assessment effectué par le suisse SAM Sustainable Asset Mangement.Au total, l’indice DJSI World accueille les actions de 48 sociétés, alors que ceux de 46 autres sont radiés. Le nombre total de valeurs passe ainsi à 318. La sélection s’effectue parmi les sociétés «best-in-class» en fonction de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Les nouveaux entrants les plus grands sont Standard Chartered, Morgan Stanley et ArcelorMittal tandis que les plus éminents éliminés sont Toyota Motor, Royal Dutch Shell et UniCredit.Quant aux nouveaux „Supersector Leaders“ pour 2010/2011, il s’agit de : Air France-KLM, AkzoNobel, ANZ Banking Group, BMW, EDP Energias de Portugal, GPT Group, Investimentos Itaú, Lotte Shopping, Nokia, Pearson, Philips Electronics, Roche, Sasol, Siam Cement, SwissRe, Telefónica, TNT, Unilever et Xstrata.
Citigroup estime que ses revenus en Asie vont augmenter de 15 à 20 % de plus que ses concurrents pendant les prochaines années, rapporte la Tribune. Au premier semestre, les activités asiatiques de l'établissement ont dégagé 2,5 milliards de dollars sur un total de 7,1 milliards. La banque américaine a triplé ses effectifs en Chine, à Taiwan et à Hong Kong, note également le quotidien.
Sur le deuxième trimestre 2010, 177 hedge funds se sont retirés du marché, contre 240 le trimestre précédent rapporte l’Agefi. Un chiffre à rapprocher des 170 retraits notés au cours du premier trimestre 2008, et à comparer au 775 fermetures, au pic de la crise, au quatrième trimestre 2008, selon des données de Hedge Fund Research (HFR). Cette tendance s’expliquerait «par la performance soutenue des hedge funds, par le retour des capitaux alloués par les investisseurs ainsi que par une plus grande clarté autour de la législation de la réforme financière». Toujours selon HFR, au cours du premier semestre 2010, les investisseurs ont montré une claire préférence pour les fonds les plus établis, allouant près de la totalité des 23 milliards de dollars des capitaux collectés par les hedge funds à ceux présentant plus de 5 milliards de dollars d’encours.
L’assureur allemand Allianz a présenté le 14 septembre la première édition de son Global Wealth Report sur 50 pays. Malgré une hausse de 7,5 % en 2009, les actifs financiers mondiaux à fin décembre étaient certes remontés à 82.230 milliards d’euros, mais demeuraient inférieurs de 4 % aux 85.590 milliards atteints avant la crise.Depuis 2001, ces actifs ont augmenté à un rythme annuel moyen de 3,7 % depuis 2001, donc moins vite que le PIB nominal et la progression de 2,8 % par tête a été inférieure au taux d’inflation de 3,4 %. Ces retards sont imputables aux pays développés à cause de taux d'épargne faibles et surtout des pertes occasionnées par la crise financière ainsi que l'éclatement de la bulle Internet.Les plus gros perdants sont presque exclusivement des pays industrialisés, notamment les Etats-Unis, la Grèce et l’Espagne alors que l’Allemagne a déjà compensé ses pertes de richesses à cause d’un taux d'épargne élevé et une structure relativement conservatrice de l’investissement, qui ont limité l’impact de la crise. Les pays les plus riches sont la Suisse suivie à quelque distance des Etats-Unis, du Danemark, des Pays-Bas et du Japon, l’Allemagne se classant 16ème.
René Ricol, le commissaire général à l’investissement nommé en septembre 2009 pour assurer la sélection des projets qui bénéficieront des fonds issus du grand emprunt, s’intéressera de près au retour sur investissement de chaque projet, rapporte l’Agefi. «Dans le développement durable, par exemple les subventions publiques sont en général très importantes, les projets que nous financerons devront désormais faire la preuve de leur retour sur investissement», a expliqué le commissaire. Autre secteur promis à une évolution: les fonds d’amorçage pour lesquels une enveloppe de 400 millions d’euros est prévue . «Les règles de rémunération devront y être changées pour mettre fin au ‘carried interest’. On ne peut pas traiter l’amorçage comme on traite un LBO. Dans le cas contraire il n’y aura pas de financement», a t-il précisé.
L’Institut de l'épargne immobilière et foncière (IEIF) vient de publier son étude annuelle «L’immobilier dans l'économie». Reprenant les statistiques de la Comptabilité Nationale et de l’INSEE sur les cinquante dernières années, l’IEIF a mis en évidence le poids de ce secteur dans l'économie dans toutes ses dimensions (construction, promotion, transaction, location, gestion). Au final, il ressort que l’immobilier se présente comme l’un des principaux moteurs de l'économie, tant en termes de patrimoine - il représente le quart du patrimoine global de la France qu’en termes de production, - il se situe juste derrière les «services aux entreprises». En outre, en termes de consommation et d’investissement, il contribue à 45% des montants engagés et représente 20% des dépenses. Enfin, il s’affiche comme le sixième employeur avec 2 millions de personnes travaillant pour le secteur, précise le communiqué de l’IEIF. L'étude peut-être téléchargée en cliquant sur le lien suivant : http://www.ieif.fr/siteieif/index.nsf/WDEVObjDB/IMMOBILIER-Immobilier-Economie-2010/$file/Immobilier-Economie-2010.pdf
Dans un entretien donné a la Tribune, Noël Amenc a relevé que selon une étude de l’Edhec Risk Institute, sur la période 2007-2009, les fonds ISR ne se sont pas démarqués des fonds traditionnels pendant la crise. «La sélection de titres n’est pas une méthode de gestion des risques efficace et ne protège pas l’investisseur contre les pertes extrêmes», a t-il noté, «et parler de l’ISR comme d’une solution ou d’une évidence après la crise est une posture plus idéologique qu’une vérité scientifique. «En outre, Noël Amenc a confirmé qu’il distinguait les fonds ISR et « green » car en termes de performances, les fonds « verts » ont de meilleures performances ajustées du risque que les fonds ISR traditionnels, notamment pour les fonds diversifiés internationalement qui évitent l'écueil de la concentration sectorielle. «Et contrairement à l’opinion couramment répandue, cette performance n’est pas fortement influencée par les variations des prix du pétrole», a-t-il ajouté.
Mercredi, la Deutsche Börse a communiqué les modifications qui seront apportées au DivDax à compter du 20 septembre. Les actions préférentielles de Volkswagen ainsi que les ordinaires de Beiersdorf et de Merck remplaceront celles de ThyssenKrupp, de K+S et de MAN.Le DivDax réunit les actions des quinze entreprises du Dax dont le rendement du dividende est le plus élevé.
A compter de mars 2011, l’indice-phare de la Bourse de Vienne, l’ATX, intégrera des actions de sociétés immobilières. Cette décision prise mercredi par le comité des indices est justifiée par les concentrations intervenues récemment dans le secteur immobilier. L’indice sectoriel IATX n’est plus représentatif compte tenu de la baisse du nombre d’entreprises.