Un nombre croissant d’entreprises en Europe, et notamment les PME, souhaite libeller et régler ses transactions avec la clientèle chinoise en renminbi (RMB), selon une enquête réalisée par la Deutsche Bank auprès d’entreprises en Allemagne, aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne.Actuellement, seulement une entreprise sur cinq facture ses transactions en RMB mais elles sont 80% à vouloir passer à la monnaie chinoise. Il est vrai aussi que le jeu en vaut la chandelle puisque cette démarche permet aux entreprises étrangères d’obtenir une ristourne de 4,8% en moyenne. Les échanges commerciaux libellés en RMB hors de Chine représentent actuellement une contrevaleur d’environ 2 milliards de dollars par jour. Ce qui constitue un doublement des échanges libellés en dollar/RMB au cours des quinze derniers mois.
Le ministre fédéral des Finances Wolfgang Schäuble a approuvé le 28 août la nomination de Tammo Diener comme directeur général de la Finanzagentur der Bundesrepublik Deutschland, le pendant allemand de l’Agence France Trésor. L’intéressé reprendra au plus tard les fonctions assumées depuis novembre 2008 par Carl Heinz Daube, qui a souhaité quitter son poste.Timmo Diener était en dernier lieu directeur de la trésorerie d’Aareal Bank.L’autre directeur général de la Finanzagentur, Carsten Lehr, nommé en juin 2008, reste en poste.
Au 31 décembre, l'épargne financière des Allemands avait augmenté de 1,2 % sur un an, à 4.716 milliards d’euros, comme l’avait annoncé récemment la Bundesbank (lire Newsmanagers du 25 mai). Cependant, le volume des actions dans ce total avait diminué de 22 milliards à 222 milliards (- 9,02 %). Celui des parts de fonds d’investissement avait baissé de 40 milliards (- 9,2 %) pour revenir à 395 milliards d’euros, comme le montrent les calculs de l’Association des banques allemandes du secteur privé dans la dernière livraison de son magazine Die Bank.En moyenne, à la fin de l’an dernier, l'épargne financière moyenne par tête en Allemagne ressortait à 57.600 euros, dont 2.700 euros en actions et 4.800 euros en parts de fonds d’investissement.
Dans un contexte économique difficile, la saison des résultats du deuxième trimestre, qui est en train de s’achever, pourrait être l’une des pires depuis 2003, selon Morgan Stanley, rapporte Les Echos. Une grande partie des sociétés (49 %) ont d’ores et déjà fait état aux marchés de bénéfices inférieurs au consensus des analystes. Soit davantage que les groupes ayant agréablement surpris (46 %), sur un échantillon de 260 entreprises de l’indice européen Stoxx 600, selon Thomson-Reuters.Les groupes européens devraient voir leurs profits baisser de 12 % ce trimestre. Le segment technologique est celui qui enregistre le plus de déceptions sur les profits. Signe positif toutefois, les revenus des entreprises européennes ont été globalement encourageants : 57 % des entreprises du Stoxx 600 ont dépassé les attentes des analystes sur ce point.
L’agence de notation financière Fitch Ratings a annoncé le 24 août qu’elle ne dégraderait pas la note souveraine de l’Espagne si elle demandait un sauvetage global de son économie. La note de l’Espagne a été abaissée en juin dernier de «A» à «BBB».L’Espagne, à qui la zone euro a déjà promis en juin une aide de jusqu'à 100 milliards d’euros pour ses banques, fragilisées par l'éclatement de la bulle immobilière, pourrait être amenée cet automne à demander un sauvetage plus large pour son économie, via une action de la Banque centrale européenne (BCE).Une demande du gouvernement espagnol pour un soutien financier supplémentaire auprès du Fonds de stabilité financière (FESF) et du Mécanisme européen de stabilité (MES), sous la forme d’achats de dette souveraine espagnole sur les marchés primaire et/ou secondaire, n’entraînerait pas d’action négative sur la note de la part de Fitch, précise l’agence.Un tel soutien du FESF et du MES, surtout s’il était accompagné par des achats sur le marché secondaire par la BCE, réduirait même significativement le risque d’une crise de liquidité et aiderait le gouvernement espagnol à garder un accès à des sources de financement abordables du marché et à réduire la pression sur sa note souveraine, observe Fitch.
Le 22 août, Hong Kong Exchanges & Clearing Ltd (HKEx) a annoncé qu’elle lancera le 17 septembre des contrats à terme sur le yuan de Hong-Kong (USD/CNH). Ces contrats prévoient la livraison de dollars américains par le vendeur et le paiement de la valeur de règlement final en yuans.Les futures seront cotés en yuans par rapport au dollar et les marges fixées en yuans, les commissions de négoce et de règlement étant facturées en yuans. Le prix de règlement final sera fonction du fixage au comptant USD/CNY (HK) publié par le Treasury Markets Association.Les échéances disponibles à la négociation le 17 septembre seront octobre, novembre et décembre 2012 ainsi que mars, juin et septembre 2013.
Le suisse STOXX Limited a annoncé le lancement de dix-neuf indices larges, de taille et de grandes capitalisations couvrant les marchés développés et les marchés émergents, ainsi que des indices régionaux larges pour l’Extrême-Orient et l’Afrique. Ces nouveaux indices sont dérivés des indices STOXX Emerging Markets Total Market, STOXX Developed Market Total Market, STOXX East Asia Total Market and STOXX Africa Total Market lancés cette année.Dans le détail, les nouveaux produits comportent les six indices larges STOXX Africa 90, STOXX Developed Markets 2400, STOXX East Asia 1800, STOXX East Asia 1800 ex Japan, STOXX Emerging Markets 1500 et STOXX Emerging Markets 1500 ex BRIC ainsi que les neuf versions correspondantes de taille STOXX Developed Markets Total Market Large, STOXX Developed Markets Total Market Mid, STOXX Developed Markets Total Market Small, STOXX Emerging Markets Large 500, STOXX Emerging Markets Mid 500, STOXX Emerging Markets Small 500, STOXX Emerging Markets Total Market Large, STOXX Emerging Markets Total Market Mid et STOXX Emerging Markets Total Market Small.Enfin, les quatre indices de grandes capitalisations sont les suivants : STOXX Developed Markets 150, STOXX East Asia 80, STOXX Emerging Markets 50 and STOXX Emerging Markets 50 ex BRIC.
Alors que Guotai et Bosera sont en train de préparer des ETF obligataires, China Securities Index annonce son intention de lancer les nouveaux indices SSE 5-Year China Treasury Note (Futures Deliverables) Index, SSE Convertible Bond Index et CSI Convertible Bond Index.Comme les autorités chinoises ne tolèrent jusqu’à présent qu’un seul ETF par indice obligataire alors que le régulateur, la CSRC, souhaite un approfondissement du marché obligataire chinois, le lancement de nouveaux indices devrait permettre aux sociétés de gestion d’élargir leur offre, remarque Z-Ben Advisors.
Le groupe Axa a annoncé le 21 août le lancement de son opération annuelle d’actionnariat salarié qui donne aux collaborateurs du groupe la possibilité de souscrire à une augmentation de capital réservée.L’opération 2012, intitulée « Shareplan 2012 », se déroulera dans 40 pays et concernera plus de 110.000 collaborateurs, à qui seront proposées, dans la plupart des pays, une offre « classique » et une offre dite « à effet de levier ». Le nombre maximum d’actions pouvant être émises dans le cadre de cette opération s’élève à 58.951.965 actions, correspondant à une augmentation de capital d’un montant nominal de près de 135 millions d’euros.
L’américain CME (Chicago Mercantile Exchange) est en discussions avec l’autorité des marchés financiers britannique (FSA) pour lancer une Bourse de dérivés basée à Londres, rapporte Les Echos. Le CME, qui a ouvert une chambre de compensation à Londres l’an dernier, espère pouvoir démarrer ses activités vers le milieu de l’année prochaine, d’abord avec des contrats à terme sur le marché des changes, avant d’envisager de traiter d’autres produits. L’opérateur de Chicago veut concurrencer les opérateurs Eurex et Liffe depuis Londres, à un moment où les régulateurs vont encadrer les produits négociés de gré à gré.
Le groupe américain Apple a dépassé 623 milliards de dollars de capitalisation boursière hier au Nasdaq, devenant ainsi la plus grosse valeur boursière de l’histoire, rapporte Les Echos. Le record précédent avait été établi par Microsoft en 1999, au plus fort de la bulle Internet. L’inventeur de l’iPod, de l’iPhone et de l’iPad a creusé à plus de 200 milliards de dollars l'écart de capitalisation avec le groupe pétrolier ExxonMobil, qui valait autant qu’Apple au début de l’année. Le groupe bénéficie des rumeurs sur l’iPhone 5, l’iPad Mini et l’iTV.
Au premier semestre, le volume d'échanges en Europe sur les exchange traded products (ETP) comprenant notamment les ETF, les ETN et les ETC est ressorti selon Markit MSA à 121,7 milliards d’euros. Le classement ne correspond pas complètement à celui des encours. Si iShares (BlackRock), se classe largement en tête, comme pour les actifs gérés et les souscriptions nettes, avec 36,62 milliards d’euros, le numéro deux est Lyxor (Société Générale), avec 19,01 milliards d’euros et Source se classe troisième avec 16,51 milliards.Quant à db x-trackers (Deutsche Bank), il arrive seulement en quatrième position avec 14,95 milliards d’euros, alors qu’il est deuxième pour les encours. ETF Securities et Amundi se classent respectivement cinquième et sixième pour le volume de transactions, avec respectivement 8,89 milliards et 7,6 milliards d’euros.
Depuis février, Vanguard abaisse de manière agressive le taux de frais sur encours de ses ETF, ce qui lui permet de gagner des parts du marché américain. Le marché s’attend donc, selon la Börsen-Zeitung ,qu’iShares, le leader, se trouve obligé prochainement d’abaisser à son tour ses prix. Quant aux promoteurs de moindre taille, ils retirent certains de leurs ETF du marché, quand ils ne liquident pas totalement cette activité (comme Scottrade et sesMocusShares, ou comme l’envisage Russell). Cela devrait donner à réfléchir aux Européens, dans la mesure où Vanguard est arrivé en mai à Londres avec cinq produits.
Pour juillet, le volume journalier moyen de transactions «on-book» pour les ETF sur les places européennes d’e NYSE Euronext est ressorti à 239,7 millions d’euros contre 257,7 millions en juin et la baisse du volume total de juillet se situe à 2,6 % sur le mois précédent, à 5,3 milliards d’euros. Par rapport à juillet 2011, le volume journalier moyen a chuté de 45,9 %.En revanche, les échanges de blocs ont porté sur 741,5 millions d’euros le mois dernier, en progression de 1,1 % sur les 733,4 millions de juin, ce qui représente 14,1 % du volume de transactions total contre 13,5 % le mois précédent.Le spread médian a diminué à 29,7 points de base contre 31,15 points de base en juin.
Après avoir récemment créé un «chapitre» en Chine sous la présidence d’Adam Steinberg, la Hedge Fund Association (HFA) vient de créer un chapitre local à Shanghai sous la direction de Yiming Di, qui est «principal» du cabinet de conseil Schmittzehe & Partners après avoir travaillé pour la division global capital markets d’ABN Amro à Singapour. La nouvelle antenne de la HFA, dont la création a été annoncée le 13 août, aura pour mission de travailler avec les gestionnaires de hedge funds de la ville la plus peuplée du monde pour défendre leurs intérêts et faire connaître la gestion alternative à la population locale.
L’allemand DekaBank, société de gestion centrale des caisses d'épargne outre-Rhin, a annoncé le 13 août être devenu membre direct de London Clearing House, ce qui lui offre un accès direct à une contrapartie centrale pour les transactions sur dérivés. Ce service est ouvert également, et gratuitement, aux caisses d'épargne allemandes.Par cette initiative, DekaBank se met en conformité avec le Règlement européen EMIR (European Infrastructure Market Regulation) à la fois pour ses propres fonds d’investissement et pour ses opérations hors cote (OTC) ainsi que pour celles des caisses d'épargne allemandes, qui sont devenues les actionnaires de l'établissement après la sortie des Landesbanken du capital.
Aux Etats-Unis, les émissions d’obligations corporate notées en catégorie d’investissement ont atteint en juillet le niveau record de 75 milliards de dollars, rapporte le Wall Street Journal. Sur l’ensemble de l’année, ces émissions pourraient s'établir autour de 1.000 milliards de dollars, selon les estimations de Thomson Reuters.Le taux d’intérêt moyen servi sur les obligations proposées le mois dernier s’est établi à 3,2%, un niveau historiquement bas. Au cours des trente dernières années, les taux d’intérêt des obligations corporate s’est inscrit en moyenne à 7,2%. En cas de remontée des taux, les cours de ces obligations vont chuter et les investisseurs risquent de se retrouver avec un rendement nul. De nombreux gestionnaires d’actifs estiment toutefois que cette remontée des taux n’interviendra pas avant plusieurs années.
Les émissions obligataires du 13 août ont encore illustré l’existence des «deux Europe de la dette», rapporte Les Echos. D’un côté, l’Italie a dû payer cher pour lever des fonds. De l’autre, plusieurs pays bénéficient de la qualité de leur signature pour émettre des emprunts à des taux d’intérêt négatifs. Ce fut encore le cas de la France et de l’Allemagne hier. Ce phénomène a de lourdes conséquences pour les placements en sicav monétaires. Des gérants ont fait paraître des avis dans la presse pour avertir leurs clients que les rendements de leurs fonds pourraient devenir négatifs.
Le fournisseur de données sur la gestion alternative HFR a annoncé le lancement de trois nouveaux indices HFRX qui portent le nombre d’indices de cette famille à 76.Le HFRX Emerging Markets Composite Index comprend des stratégies de hedge funds avec une exposition géographique à un ou plusieurs marchés émergents et une combinaison de classes d’actifs avec des biais spécifiques sur la macroéconomie internationale ou des tendances politiques ou de marchés. Le HFRX Fixed Income – Credit Index comprend des stratégies offrant une exposition au crédit au travers d’une série de sous-stratégies sur le crédit. Le HFRX MLP Index inclut des stratégies de partenariats dans un certain nombre de secteurs liés principalement au transport, à l’extraction et au stockage de certaines matières premières et ressources naturelles dont le pétrole, le gaz et le charbon.
La société de gestion de Hong Kong Lippo Investment Management a lancé le 13 août un indice immobilier qui prend en compte des titres de l’immobilier en Chine et à Hong Kong sur la base d’une méthodologie d’indexation fondamentale.Le Lippo Select Hong Kong & Mainland Property Index a le potentiel de surperformer les indices immobiliers existants dans la mesure où la sélection de valeurs repose sur une série de facteurs fondamentaux comme l'évolution des dividendes, la croissance du chiffre d’affaires, la croissance des dépenses d’investissement ou encore le ratio dette/fonds propres.